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<title>2yeux2oreilles - pensee_du_jour</title>
<description>et 5 sens ...</description>
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<lastBuildDate>Tue, 22 Dec 2009 23:53:21 +0100</lastBuildDate>
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<title>Bonhommes en papier</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Fiso)</author>
<category>Pensée du jour</category>
<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 23:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/media/01/02/1364784994.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2165025&quot; src=&quot;http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/media/01/02/1952407020.jpg&quot; alt=&quot;Photo323[1].jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2165025&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;De haut en bas :&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Aurel Vlaicu, le premier aviateur roumain&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolae_B%C4%83lcescu&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nicolae Bălcescu&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, révolutionnaire et écrivain&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;George Enescu, compositeur&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Nicolae Grigorescu, peintre&amp;nbsp;roumain&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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<title>&quot;Protège-moi de mes amis, mes ennemis, je m'en charge&quot;</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Fiso)</author>
<category>Pensée du jour</category>
<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 00:15:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Cette nuit-là, à 0h01, son téléphone a lancé un rappel. «&amp;nbsp;M., 38 ans&amp;nbsp;». Elle a fixé l'écran qui clignotait et appuyé sur la touche «&amp;nbsp;arrêter&amp;nbsp;». Songeuse l'espace d'un instant, elle a eu peur de sombrer dans la tristesse, au souvenir de tous ces anniversaires passés ensemble. De ces étrangers qu'ils sont devenus, l'un à l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'heure du déjeuner, elle l'a appelé. Cet anniversaire serait l'occasion de reprendre contact, puisqu'il y avait encore certains&amp;nbsp;détails à régler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quand il a décroché, sa voix était enjouée, il avait reconnu son numéro sur l'écran. Elle lui a souhaité un bon anniversaire, en l'appelant par son nom de famille, comme à l'armée. Il a éclaté de rire, lui a dit qu'il avait pensé à elle, la veille, en visionnant la vidéo de ses 26 ans, leur premier anniversaire ensemble. Au ton de sa voix, cça semblait être de bons souvenirs.&amp;nbsp;Il a demandé des nouvelles des uns et des autres, du boulot. Lui a parlé de ses projets. Elle n'a pas posé de questions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Il faut qu'on reprenne contact, cette année. On s'est un peu perdus, depuis 2 ans, hein&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle n'a pas renchéri. Elle n'a pas rappelé toutes ces fois où il avait téléphoné. «&amp;nbsp;Je viens à telle date, on déjeune ensemble, ok&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» A chaque fois, elle s'était réjouie de le revoir, avait guetté la date, attendu. &amp;nbsp;Le téléphone était resté silencieux et il avait toujours&amp;nbsp;une bonne excuse à laquelle elle faisait semblant de croire. Parce qu'elle l'avait connu sincère et loyal, qu'il l'avait chérie, avant,&amp;nbsp;elle ne pouvait accepter l'idée&amp;nbsp;qu'il la méprise.&amp;nbsp;Et pourtant un matin, l'occasion lui fut donnée, à son grand regret, de faire face à la vérité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques heures avant celle de leur déjeuner ensemble, après si longtemps,&amp;nbsp;il avait appelé, pretexté un avion raté. Une fois de plus, elle lui avait laissé le bénéfice du doute,&amp;nbsp;avait été désolée de ce contretemps «&amp;nbsp;Ce sera pour une prochaine, fois, hein, tu vas bien, sinon&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» &amp;nbsp;mais quand repensant à quelque chose, elle avait composé son numéro quelques minutes plus tard, elle avait compris&amp;nbsp;qu'il avait menti. Il était là, à quelques kilomètres d'elle. ¨Partagée entre colère et tristesse,&amp;nbsp;elle avait rappelé et demandé, incrédule «&amp;nbsp;Putain, c'est ça que tu es devenu&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, en entendant son ton faussement désinvolte, elle a souri, partagé entre amertume et ironie. Elle a failli lui dire la vérité, qu'il lui importe peu désormais, qu'elle ne lui réservera plus jamais une minute de son temps&amp;nbsp;et qu'il ne fait plus partie de ceux qu'elle aime. Elle a juste répondu&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;On s'est un peu perdus, c'est le moins qu'on puisse dire&amp;nbsp;» mais elle a pensé avec tristesse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;On ne s'est pas perdus, M. Tu m'as perdue&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
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<title>Un tour de manège et ... feu d'artifice!</title>
<link>http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/archive/2009/11/23/un-tour-de-manege-et-feu-d-artifice.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Fiso)</author>
<category>Pensée du jour</category>
<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 00:23:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Où comment &quot;les déprimes me réussissent plutôt bien&quot;, dixit &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://entre2eaux.hautetfort.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Oh!91&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;(&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;le titre, résumé festif de ma soirée d'hier, est aussi de&amp;nbsp;lui)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hier, 16h30, le jour décline et mon irritation monte. Le soleil du matin a vite laissé place à la grisaille et un vent mauvais éparpille les feuilles mortes. Je n'ai rien fait ce week end, à part du sport,&amp;nbsp;un magret de canard trop cuit et me siffler une bouteille de Beaujolais samedi soir avec &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://deftones75.blogspot.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;un blogueur ami&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. J'aurais bien aimé voir un peu de monde, quand même.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'en suis là de mes pensées grises lorsque sur msn, un vague inconnu&amp;nbsp;demande comment je vais. &quot;Bof&quot;, répondis-je. &quot;Bon, on va boire un café&quot;. Je suis tellement motivée que je brave une ligne de métro fermée et traverse tout Paris pour le retrouver dans un bar. Je bois un grog, deux. Il est drôle et nos considérations sur la génération bousillée que nous sommes nous fait rire.&amp;nbsp;Il parvient presque même à me convaincre de me laisser draguer par des petits jeunots de 15 ans de moins que moi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la sortie du bar, les 2 grogs sur mon estomac vide commençant à avoir des effets pervers. Il faut que je mange. J'appelle un ami,&amp;nbsp;hilare &quot;J'suis pompète, tu veux bien me faire&amp;nbsp;des pâtes ? J'arrive!&quot;. Mes talons encore vaillants attaquent&amp;nbsp;les marches métalliques d'une passerelle qui surplombe le canal.&amp;nbsp;J'arrive chez mon ami à 23h05. Ptain, qu'est ce que c'est bon un plat de penne à la sauce ricotta tomates de chez Monoprix Gourmet ! A 23h15, découragée par le trajet à faire dans l'autre sens, je décide de finir la soirée en beauté et de m'offrir un petit tour de manège. J'appelle un moto-taxi. Ben oui, ça y est, chuis accro, Paris la nuit sur une moto, c'est trop beau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon chauffeur me propose des gants que j'enfile, prudente. Celui-là n'a pas de micro sur ses casques et je le charrie &quot;Ah, vous avez fait exprès en fait, vous vous êtes dit : comme ça, elle me fera pas chier à papoter, hé ben, raté, ce soir, j'ai envie de parler, moi!&quot; Il rigole et on discute tout le long de la route. De mon boulot, du sien qui est désormais rendu encore plus difficile par un tout récent décret leur&amp;nbsp;interdisant de stationner aux aéroports et gares sans être&amp;nbsp;munis d'une réservation. Nous longeons le parvis de Notre-Dame, remontons la rue Saint-Jacques. Moins de 20 minutes après avoir quitté mon ami et pour le prix d'un restaurant, sans&amp;nbsp;répercussions sur&amp;nbsp;mes poignées d'amour, je suis chez moi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A 0h08, un SMS : &quot;Tu dors&quot;?.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un dimanche de déprime et 4 hommes pour mettre un sourire sur mes lèvres, elle est pas belle la vie ?&lt;/p&gt;
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<title>Toute l'eau du ciel sur Bruxelles</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Fiso)</author>
<category>Pensée du jour</category>
<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 23:55:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Des trombes d’eau se déversent sur les pavés de la Grand’Place quand j’y débouche, cherchant mes amis. Mon béret «&amp;nbsp;so chic&amp;nbsp;» et le léger manteau de mamie Coco sont trempés en moins de deux. Eux sont déjà là, serrés l’un contre l’autre et hilares, sous un porche. «&amp;nbsp;Fait beau dans votre contrée&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», je lance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Sous une pluie battante, Mlle Cigue conduit jusqu’à Ixelles. Le tunnel que nous empruntons passe sous le parc du Cinquantenaire aux imposantes arcades. En descendant de voiture, Filaplomb met le pied dans une flaque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;«&amp;nbsp;On t’emmène dans un resto qu’on aime bien. Ca s’appelle l’Apocalypse&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Tout à fait de circonstance. D’humeur bucolique, Monsieur Poireau croque une fleur. Si, c’est vrai, j’ai une photo, tiens&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/media/01/00/353513777.jpg&quot; alt=&quot;Photo220[1].jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2041810&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Paraît que c’est votre anniversaire&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» demande le serveur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Prenant la confiance, comme dirait l’autre, j’essaie de négocier un strip-tease mais il fuit lâchement. Petit joueur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;PS&amp;nbsp;: Une belle soirée, au chaud. Merci encore à Monsieur Poireau, Filaplomb et la ravissante mlle Cigue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Méditation des heures de pointe</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Fiso)</author>
<category>Pensée du jour</category>
<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 11:25:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;9h00 dans une des gares les plus saturées de Paris. Je zigzague entre les gens pour atteindre mon quai. Le train, proche du départ, est bondé et nous sommes tous écrasés les uns contre les autres. Le quotidien du bétail francilien, quoi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Je saisis une barre métallique et le train s’ébranle. Je sens que la femme à ma gauche, contre le strapontin, à laquelle mon bras tendu barre le passage, est agacée (comme nous tous). Elle souffle et soupire, moi je surveille mes arrières, lestée de chaque côté de ma sacoche d'ordinateur qui pèse une tonne et de mon sac à main qui glisse de mon épaule.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Après quelques minutes, la femme dit «&amp;nbsp;excusez-moi&amp;nbsp;» d’un ton excédé et fait un geste me signifiant que je ne lui laisse pas d’espace. J’hausse un sourcil méprisant genre «&amp;nbsp;qu’est ce qui t’arrives, ma grande, tu débarques de la planète Mars&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». Du coup, elle boude et sortant un bouquin de son sac, nous tourne le dos pour le lire. Ah ben oui, la pauvre chérie, c’était donc ça&amp;nbsp;! Elle ne pouvait pas lire son livre&amp;nbsp;! Ça m’hallucine toujours, moi, les gens qui s’entêtent à lire dans les transports en commun bondés. Le pire étant ceux déplient leur journal sur le visage des autres voyageurs, alors qu’il n’y a pas 5 centimètres de distance entre eux, comme s’ils étaient dans leur salon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Là, par curiosité, j’en profite pour lire le titre de son livre, par-dessus son épaule&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Méditer pour ne plus déprimer&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Calibri;&quot;&gt;Je comprends mieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Voir le KB et mourir</title>
<link>http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/archive/2009/09/04/voir-le-kb-et-mourir.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Fiso)</author>
<category>Pensée du jour</category>
<pubDate>Fri, 04 Sep 2009 00:59:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;J'ai rendez-vous à la Comète, au Kremlin-Bicêtre. Je pensais finir vers 17h mais mes clients sont adorables et nous nous quittons à 19h. Tout juste si on va pas boire un apéro au bistrot du coin.&amp;nbsp;Ils n'ont pas entendu mon soupir de soulagement quand nous avons éteint les PC, ne savent pas que je stresse depuis la mi-juillet à la perspective de cette semaine avec euxj, ni qu'ils ont été les cobayes de&amp;nbsp;ma première formation sur ce nouvel outil que j'ai découvert un mois avant eux.&amp;nbsp;Dans le taxi qui roule sur le périphl, je reçois des sms d'un collègue et de mon commercial qui me félicitent.&amp;nbsp;Putain de semaine&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hier soir, j'ai commencé à me détendre&amp;nbsp;à Paris Carnet avec &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://voyagesdenuit.hautetfort.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Boug'&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;,&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://entre2eaux.hautetfort.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Oh!91&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://igorleterrible.comuv.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Igor&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://deftones75.blogspot.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Deftones&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; que j'ai récupéré devant la FNAC de&amp;nbsp;Saint-Lazare. Ce mec me fait mourir de rire. Que du bonheur que d'écouter ses histoires de petites culottes&amp;nbsp;en bouffant des lasagnes.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce soir, je papote 5 bonnes minutes des ravages de l'alcool avec le taxi qui me dépose devant la Comète. &quot;Ca va picoler ce soir, alors?&quot; dit-il en rédigeant ma note. &quot;Non, non, pensez-vous&quot;, je réponds. A l'heure qu'il est, j'ai 2 demis, 1 marsala, une bouteille de rouge (à 3) et 2 amaretti dans le cerveau. En terrasse, je retrouve la nouvelle coupe de cheveux new wave de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://jegper.blogspot.com/search?q=ma+coiffeuse&quot; title=&quot;C'est sur ce billet que je suis tombée amoureuse....&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nicolas&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (on dirait le chanteur de A-HA, &quot;Take on me&quot;, vous vous souvenez?), &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://tonnegrande973.blogspot.com/&quot; title=&quot;Dernière mise à jour, il y a 3 mois, on roupille sur ce blog !&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Tonnegrande&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et une inconnue. C'est &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://alluvions-mc.blogspot.com/&quot; title=&quot;Christie, pas Christine !&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Christine&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; du blog Alluvions, de passage à Paris. On discute, on rigole, je reluque le nouveau serveur de la Comète, décidément top canon et Tonnegrande pique une crise de jalousie. Trop mignon. Il embrouille gentiment le serveur et comme celui-ci ne comprend pas le soudain&amp;nbsp;cynisme de notre gentleman guyanais, je balance. &quot;Il est jaloux parce que vous êtes jeune et beau et qu'il est vieux et ... usé&quot;.&amp;nbsp;Quand je règle une tournée, il glisse &quot;On aura l'occasion de se revoir&quot;. je fais croire à Nicolas et Tonnegrande que j'ai pécho son numéro de portable. Ils marchent à fond, j'adore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est l'heure de notre restau en amoureux et je pars bras dessus-bras dessous avec Nicolas tandis que Tonnegrande nous sourit, du trottoir opposé. Nous entrons au Fratello's, un restaurant italien sur la N7. Je mange très rarement dans des restaurants italiens. C'est comme les chinois, peu de bons pour beaucoup de médicocres. Mais le Fratello's, j'aime beaucoup. Le service y est discret et parfait, la musique jazzy de qualité et la nourriture raffinée. Je dîne à côté de Nicolas et face à Tonnegrande. Je vais pas vous raconter nos conversations, l'alcool nous rend ridiculement émotifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est minuit quand je me retrouve à l'arrêt de bus. &quot;7 minutes d'attente&quot; affiche lle panonceau. J'envoie un sms à Nicolas, pour le rassurer.&amp;nbsp;J'appelle un ami qui fait le Ramadan et erre dans les rues de Paris, complètement décalqué. Je monte dans le bus désert, le&amp;nbsp;conducteur me balance&amp;nbsp;un grand&amp;nbsp;&quot;bonsoir&quot; et je m'assied à l'avant. Une jeune fille blonde, en jeans et baskets, est debout à côté du conducteur. A sa façon à lui de faire le kéké au volant de son bus et sa façon à elle de basculer d'une hanche sur l'autre, je devine qu'ils ssont amoureux. Il boit à la bouteille qu'elle lui tend. J'imagine que si je n'étais pas là, ils&amp;nbsp;se feraient des bisous aux feux rouges. Je l'envie un instant et m'imagine&amp;nbsp;amoureuse d'un chauffeur de bus.&amp;nbsp;Je ferais le tour de Paris avec lui, la nuit.&amp;nbsp;Ca me met de bonne humeur. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Convention-Jaurés. 2 stations de métro parisiennes à l'opposé l'une de l'autre. On s'attarde à des détails à la con quand on est un peu gaie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le conducteur croise un de ses collègues et s'arête quelques instants, pour échanger des balivernes. &quot;T'es au courant, y'a eu un suicide sur la 7, à Pierre et Marie Curie. Allez, bonne soirée, ma poule!&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis toujours seule dans le bus. 7 minutes après mon départ du KB, il me dépose près de chez moi.&amp;nbsp;&amp;nbsp;En descendant, je lance &quot;Merci, bonsoir&quot; mais les amoureux s'en foutent. Moi aussi, d'ailleurs, j'ai une méchante envie de pisser.&lt;/p&gt;
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<title>Béziers - Lens - Alès</title>
<link>http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/archive/2009/06/10/beziers-lens-ales.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Fiso)</author>
<category>Pensée du jour</category>
<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 00:43:58 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Y’a eu Béziers, qui vit naître Paul Riquet, constructeur du Canal du Midi, mais aussi&amp;nbsp;Jean Moulin. On se demande pourquoi son hôtel Imperator a encore 3 étoiles, il est vieillot et ses murs sont fins comme du papier. Pourvu,&amp;nbsp;me suis-je dit en me couchant le premier soir, que mes voisins aient&amp;nbsp;la libido au point mort. Ils l'avaient (au point mort). Le petit déjeuner y est aussi appétissant que le dentier de ma grand-mère (et ce constat vaut pour 99% des hôtels dans lesquels je séjourne chaque semaine).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;A Béziers, il y a eu aussi Fiso en perdition le premier jour, autour des allées, j’en ai fait 3 fois le tour avant de repérer l’entrée du parking de l’hôtel. Les allées de Béziers, désormais, je te les prends les yeux fermés. Le seul avantage de l’Imperator, c’est qu’il est situé en plein centre, et qu’un soir, je me suis perdue dans ses rues étroites jusqu’à la place de la Révolution, d’où je contemplai le panorama et l’Orb, en contrebas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Et à Béziers, il y a eu aussi ce déjeuner &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.cafedeplaisance.fr/&quot; title=&quot;le café de plaisance, et il porte bien son nom !&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;au Café de Plaisance,&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;une guinguette au bord du canal du Midi, avec un blogueur rencontré quelques jours plus tôt. Le monde est petit, décidément … Après quelques tartines au camembert, je salivais déjà à l’idée de la seiche grillée mais dus me rabattre sur un curry de poulet. N’empêche, la beauté de l’endroit, l’atmosphère bucolique et la sympathie de mon compagnon m’ont donné envie de faire l’école buissonnière. J’y retourne en septembre, et là, je l’aurai ma seiche, je l’aurai&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Après Béziers, on m'a catapultée à Lens. Rien à en dire, si ce n'est que le Pain à la Bouche, un estaminet à deux pas de la gare,&amp;nbsp;s'est spécialisé dans la faluche&amp;nbsp;gratinée&amp;nbsp;qui déchire. Par pitié pour mes stagiaires, j'ai zappé la faluche aux 4 fromages qui puent mais je n'ai pas résisté à une salade&amp;nbsp;aux tartines de Maroilles et andouille d'Arras. Et je vous le dis, ça tient au corps. L'après-midi fut long. Comment ça vous savez pas ce que c'est, une&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.linternaute.com/femmes/cuisine/magazine/dossier/faire-pain-maison/recettes/25.shtml&quot; title=&quot;Et j'ai découvert que c'était aussi un béret !&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;faluche&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Et cette semaine, je suis à Alès, dans la seule région de France, paraît-il, où il n’a pas plu aujourd’hui. Je confirme, ce soir après un jogging autour du stade nautique, j’ai dîné en terrasse. Demain, après&amp;nbsp;un plongeon dans ledit stade nautique,&amp;nbsp;direction Anduze&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Fiso chez Georges</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Fiso)</author>
<category>Pensée du jour</category>
<pubDate>Thu, 28 May 2009 01:38:14 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;C’était l’été dernier sur la route des vacances, quelque part entre Rocamadour et Vaison la Romaine. Lassés des CD que nous écoutions en boucle, chacun y allait de sa chansonnette. Un ami entonna alors la « Supplique pour être enterré sur la plage de Sète » et je me promis d’y aller un jour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’ai une tendresse particulière pour le moustachu, amoureux des chats, dont les balades accompagnèrent mon enfance et qui vécut dans ce quartier du 15ème arrondissement où un parc porte son nom, et où j’ai moi-même passé une bonne partie de mon adolescence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette semaine donc, lorsqu’inspectant la carte de la région où je me trouve, je constatai que Sète n’était qu’à une quarantaine de kms de Béziers (dont je parlerai bientôt), je décidai d’y passer une soirée, après Béziers et Port-la-Nouvelle. Mon boulot m’envoie rarement dans le sud, à mon plus grand regret, et le temps s’y prête, alors je me balade.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la sortie de Béziers, je longe le canal du Midi où joggeurs et cyclistes se croisent. A Agde déjà, la grande bleue apparaît. A l’approche de Sète, je roule sur la bande étroite du lido, peuplé de nombreux promeneurs et quelques baigneurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Allongée sur la plage où les grains de sable me fouettent le visage et s’engouffrent dans mon décolleté, j’envoie un MMS à cet ami « Si je te dis que je comprends enfin pourquoi il suppliait qu’on l’enterre sur cette plage, tu devineras où je me trouve. Comme j’aurais aimé que tu sois là pour boire l’apéro sous le soleil ! »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus tard, sur les recommandations d’un enfant du pays, je contourne la colline par la gauche et face à l’espace Georges Brassens, je me heurte à la porte close du cimetière où le troubadour repose. Pas grave, de toute façon je ne suis pas adepte des cimetières.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/media/01/01/1523534692.JPG&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Je reprends la voiture et me dirige vers le centre ville, le long de la corniche que surplombe le cimetière marin. Je déboule sur le port de Sète et je tombe instantanément sous le charme. Je largue ma voiture devant les halles et descend sur les quais. Au cours de mes 2 heures de flânerie en ville, j’apprends par exemple que Sète s’appela Cette jusqu’en 1928.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/media/02/01/1651971562.JPG&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/media/02/01/305969412.JPG&quot; alt=&quot;100_3362.JPG&quot; id=&quot;media-1781922&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-1781922&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/media/01/02/1263272043.JPG&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/media/01/02/1608751852.JPG&quot; alt=&quot;100_3365.JPG&quot; id=&quot;media-1781923&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-1781923&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Comme je n’ai pas eu le temps de consulter les critiques des restaurants sétois sur internet, il est plus de 21 heures quand je m’attable, sceptique, dans un restaurant « à touristes » qui confirme mes craintes. La nourriture est médiocre et le serveur, charmant avec les autres clients, se révèle odieux envers le couple d’allemands, derrière moi, qui aligne difficilement quelques phrases en français : « Vous avez choisi ? Pas encore ? Bon, allez, je reviens, moi j’ai pas le temps, on y est encore demain à ce rythme là… » C’était à « La calanque » où je ne retournerai pas. Mais j’ai bien l’intention de revenir à Sète.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Horaires de travail obligent, j’ai raté l’exposition « &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.ot-sete.fr/fiche-presentation_agenda-32-FR-Y-OFFICESETE-MUSEEGB-SETE-accueil.html&quot; title=&quot;Jusqu'au 31 mai !&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Barbara-Brassens, de Bobino à Sète&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ». Mais peut-être reviendrai-je cet été, pour un des nombreux festivals,&amp;nbsp;dont le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.worldwidefestival.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;worldwide festival&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; de Gilles Peterson, en juillet ?&lt;/p&gt; 
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<title>Entre luz y sombra</title>
<link>http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/archive/2009/05/07/entre-luz-y-sombra.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Fiso)</author>
<category>Pensée du jour</category>
<pubDate>Thu, 07 May 2009 13:01:21 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Est-ce parce que la lumière est aveuglante que je me tourne vers l'ombre, parce que la musique est lancinante que ma douleur l'est aussi, parce que le livre que je lis parle d'un être coupé en deux, parce que mon amie est triste que je n'arrive pas à être gaie, et que je n'essaie même pas, parce que c'est à un cow-boy solitaire que je pense, quand la part de masculin l'emporte sur le féminin, quand je suis un autre, et qu'au feuillage des orangers je préfère les paysages désertiques et escarpés de la Sierra Nevada.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai quand même embrassé Jésus, hier, et on a échangé quelques mots autour de tapas, et puis, ce soir, je vais fêter la journée de la femme avec Pepito, à Malaga, et je pourrais bien le croquer, j'ai envie de chocolat.&amp;nbsp;En parlant de chocolat, il était bon hier, à Séville, mais les churros avaient un goût aigre, pas ce à quoi je m'attendais, tout comme la ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Séville, je m'en faisais une joie, la faute à Carmen, tant pis, pour les émotions fortes, il faudra retourner à Istanbul, ou ailleurs si quelqu'un a une idée.&lt;/p&gt; 
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<title>Le coeur est un muscle et votre masse musculaire est en train de fondre (1)</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Fiso)</author>
<category>Pensée du jour</category>
<pubDate>Sun, 22 Mar 2009 22:29:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Pourquoi l’homme et la femme ont-ils besoin de &quot;toujours&quot;, de &quot;jamais&quot; ? Pourquoi les mots d’amour, conjugués au présent, sont presque immanquablement &lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;entendus comme un serment&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;C’était un de ces instants où l'on frissonne, où des soupirs involontaires s’échappent, où les peaux se parlent, où il n’est pas besoin – surtout pas- de mots.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Pourtant, il demande «&amp;nbsp;Tu ne me quitteras jamais, hein&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Et elle, avec cette sincérité dont elle a fait une vertu, répond «&amp;nbsp;On ne sait pas de quoi est fait demain&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Tu ne peux pas mentir, juste pour me faire plaisir&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Elle l’a fixé, incrédule, affligée. Quelle désolation. Les films d’amour abrutissent même les hommes, désormais. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Elle est devenue triste, distante. Elle a repensé à ces mots lus &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://boatontheocean.hautetfort.com/&quot; title=&quot;Une des plus belles déclarations d'amour qui soit&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;ailleurs&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, qui l’avaient émue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Il sait mes silences, il sait mes angoisses, il sait même mes mensonges. Et il les respecte. Il m’emmène sans m’emporter, il me tient sans me prendre, il m’aime sans me vouloir.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Verdana&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Ces mots qu’elle aimerait prononcer un jour, était-elle condamnée à ne les conjuguer qu’au conditionnel&amp;nbsp;? &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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