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  • Je suis une femme très simple

    Il paraît que je donne l'impression de vivre à 100 à l'heure et d'être boulimique d'activités, toujours en mouvement comme le lapin Duracell.
    C'est parce que je ne vous raconte pas (quel intérêt?) toutes ces soirées où je me délecte du silence de mon appartement, plongée dans un film ou un bon livre en sirotant une tisane. Cette semaine, par exemple; à l'exception d'une parenthèse feutrée et enjouée chez P_o_L, où j'ai immortalisé les facéties de Blacksad, j'ai égréné chaque soir l'histoire de Paris à travers Métronome, le passionnant livre de Lorant Deutsch, confortablement enfoncée dans mes oreillers.

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    Il paraît que je donne l'impression de passer ma vie à manger et d'être boulimique de saveurs, d'odeurs et d'opulence comme Gargantua.
    C'est parce que je ne vous raconte pas toutes ces soirées où, fatiguée de mes repas à l'extérieur, toujours trop riches et trop saucés, je me sustente de soupes légères ou de légumes juste cuits dans leur jus. Cette semaine, par exemple, à l'exception d'un dîner savoureux et léger chez P_o_L, je me suis contentée, chaque soir, d'un bol de soupe maison.


    Ce soir, pourtant, je m'étais préparée à une petite fête gustative. Le jeudi, c'est jour de livraison dans les coopératives italiennes Latte Cisternina. Cette super adresse m'a été confiée par Flo, ma petite lurker italienne, rencontrée sur ce blog et devenue une très bonne copine (elle a eu, de surcroît, la bonne idée d'emménager récemment dans mon quartier). Un soir de juin, nous avons partagé une salade et une bouteille de vin et j'ai découvert la texture incroyablement crémeuse de la burrata.

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    Je travaillais aujourd'hui dans les beaux quartiers, à deux pas de la place Vendôme. Vers 18h30, j'ai emprunté la rue des Capucines, où l'Irlande adultère trinquait avec l'Auvergnat robuste. A proximité du boulevard de la Madeleine, j'ai levé un sourcil sur la plaque de la rue Cambon et fouillé ma mémoire quelques instants; je viens de le vérifier, il s'agit bien du fief de Coco Chanel.


    Laissant la massive église de pierre à ma gauche, j'ai traversé le boulevard et continué dans la rue Godot de Mauroy, jusqu'au n° 37. Là, j'ai poussé la porte d'une échoppe exiguë, accueillie par les vocalises d'un grand gaillard brun à l'accent aussi chantant que sa gorge décomplexée. Noyée parmi les dizaines de cartes postales colorées recouvrant les murs, la Joconde m'adresse un sourire goguenard mais je n'ai d'yeux que pour les victuailles empilées, fromages, jambons, pâtes fraîches et légumes marinés. Surtout, je cherche du regard les boules blanches et crémeuses que les connaisseurs s'arrachent dès la livraison.

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    Pour 22€, je repars avec 200 grammes de parmesan, une boule de mozzarella di buffala, deux burratas et un sachet de raviolis farcis à la viande.


    De retour à la maison, je tranche une tomate charnue, enfonce la lame dans la boule de mozzarella moelleuse, saupoudre le tout de poivre fraîchement moulu, l'arrose d'un filet d'une huile d'olive grecque très parfumée et déguste mon festin d'une frugalité exemplaire.

    Pour les adresses des 4 boutiques parisiennes et un texte très sensuel sur cette burrata tant convoitée, je laisse la parole à LittleParis.