13.05.2008
J'aime pas ma chambre
Il y a quelques semaines, avant de m’envoler pour la Crète, j’ai soudain pris ma chambre en horreur. J’ai fait quelques allers-retours vers le local poubelles, avant d'écumer maintes boutiques de linge de maison pour dénicher une nouvelle housse de couette. Marre des couleurs pétantes, envie de douceur.
La plupart des gens apportent un soin particulier à leur chambre, moi, c’est tout le contraire. Ca a toujours été un lieu strictement fonctionnel, destiné à y dormir. Et la votre, elle est comment ? J’aime les chambres de filles de mes copines, avec guirlandes lumineuses, coussins soyeux et bougies parfumées. Je les trouve marrantes. Ma chambre, à moi, pourrait être celle d’un homme, elle ne dit rien de moi. Elle est froide, blanche et encombrée d’objets que je n’aime pas tandis que mon salon est exotique, chaleureux et ensoleillé. Je me suis demandé, alors, pourquoi j’avais toujours négligé cette pièce de mon intérieur. Celle qui symbolise l'intimité.
Je me suis remémoré toutes les chambres que j’avais occupées, plus ou moins longtemps : 21 chambres en 36 ans ! C'est beaucoup, non ?
Le constat de Myriam, lors de mon bilan de compétences il y a 3 ans, m’est revenu en mémoire « Votre vie est parsemée d’arrachements et de ruptures.» J’avais fondu en larmes, elle était restée à côté de moi, silencieuse. Son regard et son sourire bienveillants étaient comme l’épaule d’un ami. Moment difficile mais sans doute nécessaire, qui m’a permis de comprendre certaines choses et de faire un peu la paix avec mon passé.
Aînée de 3, j’ai pratiquement toujours partagé ma chambre, d’abord avec mon frère, puis avec ma petite sœur. Quand j’ai vécu seule, ce fut en studio où la pièce unique faisait office de tout, salon, cuisine et chambre, et de rien, donc.
En Irlande, les chambres étaient entièrement meublées - et très moches - (en bleu, ce qui est loin d’être ma couleur favorite). Elles auraient dû constituer un refuge pour m’isoler des autres, mais j’y passais finalement peu de temps. Je leur préférais la cuisine où ustensiles et livres de recettes parlaient de moi. Là-bas,pendant 6 ans, j’ai vraiment perdu le goût de décorer mon chez-moi, puisqu’il ne l’était pas.
J'ai déjà prévenu JM que j'allais le réquisitionner bientôt pour peindre et percer les murs. Je vais me débarrasser, une bonne fois pour toutes, des traces du passé qui encombrent mon présent. Je suis prête à laisser s’exprimer le festival de mon intimité. A laisser voir qui je suis, au fond de moi. Enfin.
12:20 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
09.05.2008
En mai, va à Paris Carnet !
Nous sommes arrivés tôt. Parmi les visages familiers, attablés avec d’autres, seuls Chondre et Manou. Je me suis installée à l’écart avec JM, on a commandé des amuse-gueule en guettant les arrivées. Je vais saluer Chondre qui ne me reconnaît pas et bafouille qu'il est myope. C'est l'avantage des blogs, on sait déjà plein de choses sur les gens, des détails disséminés ici et là. La myopie de Chondre, je savais. Et puis, on ne s'est vus qu'une fois, en janvier dernier, et à peine parlés. D'ailleurs, au cours de la soirée, beaucoup me diront que j'ai beaucoup changé. Les cheveux plus longs, le bronzage, sans doute. Je chope Manou qui se dirige vers le bar et nous discutons un peu. Je fais la bise à Nichevo que je lis régulièrement. Un peu plus tard, une jeune femme franchit le seuil de l'Assassin. Elle scrute chaque visage d’un air gêné, comme quelqu’un qui vient dans une fête où il ne connaît personne ou presque, et cherche désespérément un visage ami. Je me penche vers Jean-Marc et lui dis : « Tiens, ça pourrait bien être la fille que je cherche, elle a écrit sur la liste des inscrits que c’était son premier Paris Carnet ». La jeune fille ressort bien vite du restaurant. Je la rattrape sur le trottoir et lui demande « Tu es blogueuse ? » « Oui » « C’est quoi ton pseudo ? » « Incompréhensions ». Bingo, c’est bien elle.
« Salut, moi c’est Fiso ! T’es toute seule ? Tu veux venir avec nous ? »
Elle s’assied à notre table et nous faisons connaissance. Je lui fais remarquer que le nom de son blog, "Douce, soyeuse mais passionnée"pourrait faire penser à un blog de cul et elle confirme que parfois, ça l'est. Va falloir que je remonte dans les archives. Et ces quelques lignes devrait lui amener des visites d'un blogueur influent mais inconstant, Tonnegrande. Je suis ravie de mettre enfin un – beau - visage sur cet étrange pseudo, débarqué sur mon blog il y a environ un mois. Les rencontres de blogueurs ressemblent un peu à celles des sites de rencontres. "T'as quel âge, tu habites où, tu bosses où ?" et puis après on parle plus perso. Très perso, d'ailleurs, et après quelques minutes, la miss me pose une question qui me fait rire et sur laquelle je cogite depuis. Mes écrits semblent trahir des choses dont je n'ai pas moi-même conscience. Ça me trouble d'autant plus que JM acquiesce. Je parle de ma jolie luciole à Incompréhensions, je trouve qu'elles ont un peu la même sensibilité et l'encourage à aller faire un tour sur le blog de M.
Nous sommes rejoints par Goon, Manou, Bénédictequi est toujours aussi pêchue et mordante. Derrière nous, Fauvettes'est assise à la table de Nichevo et m'embrasse chaleureusement. La veinarde, elle part au Sénégal dans quelques jours avec son Corbillo qu'elle me présente. On se promet de se faire un hamam à son retour. T'as raison, Fauvette, le gommage ça enlève un peu de bronzage mais il dure plus longtemps. Enfin Oh!91 arrive, il me manquait pourtant on a passé la soirée ensemble la veille. Je peux enfin présenter l'un à l'autre mes deux amis très proches, depuis le temps que je parle de JM à Oh! et inversement. Oh!91 a toujours le sourire, malgré le rythme infernal au boulot. "J'ai une migraine épouvantable, qu'est que je peux boire ? " me demande-t-il. "De la bière", je réponds. Un jeune garçon entre et fait la bise à Oh!91 qui en reste comme deux ronds de flan. "Tu le connais, c'est qui ?" je lui demande. "Non, je ne le connais pas mais c'est bien ici, les garçons te font la bise, comme ça, d'entrée".
Moi je passe la soirée entre mes deux hommes chéris, JM et Oh!91 se battent gentiment pour passer leurs bras autour de mes épaules. Manou me parle d'Afrique et aussi du festival de Romans. Moi, les statistiques, les classements et les prix littéraires, ça me fait marrer. Je ne vote jamais à ce genre de choses.
Je guette Richard, que je retrouve sur le trottoir et qui me canarde avec son appareil photo. On va se refaire une chasse aux trésors, cette année mais faudra que je le prévienne que je ne veux pas le faire au pas de course. M'en fous d'arriver première, moi, j'ai envie de flâner dans Paris et de découvrir un arrondissement méconnu. Il me présente Gonzague et Macsym, je retrouve Dagrouik qui a bobo la tête, et Luc Mandret (voir les liens chez lui, j'ai la flemme). Je retrouve aussi Traouqui me demande "La Crète, c'était avec l'UCPA, non ?" Elle me confie qu'elle a séjourné à Alimirida il y a quelques années et que ce furent ses meilleurs vacances. Je le dirai à Dzé, ça lui fera plaisir, tiens. C'est drôle, parce que plein de blogueurs dont j'ignorais qu'ils me lisaient, me demandent comment était la Crète.
L'Elephant nous rejoint, je ne l'avais pas revu depuis la soirée chez lui où j'avais rencontré Anydris et raté Lancelot(bouhouhou!). Toujours le sourire lui aussi, et la classe avec ses jolies lunettes, je raconte des bêtises et le fait rire. Vers 23h30, nous levons le camp. JM est absolument ravi de sa soirée, ça lui donne même envie d'ouvrir un blog, mais avec 3 enfants et demi (et oui, le 4ème a - 3 mois) et du boulot par-dessus la tête, c'est pas gagné. Je rentre chez moi, mon coloc' n'est pas là, parti faire un tour de manège dans des contrées chaudes et épicées, le coquin ...
12:09 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
06.05.2008
Yamas !
Et dire qu’hier à la même heure, j’étais attablée à la taverne Erotokritos, bercée par le ressac des vagues turquoises à ma droite, à discuter cinéma avec 3 charmants hommes … Vous connaissez le rituel de l’apéro crétois ? Vous nappez votre assiette d’huile d’olive délicieusement fruitée, vous la salez et poivrez légèrement et vous en imbibez des bouts de pain au sésame. Ça, je vous le dis, c'est le bonheur à l'état pur !
Ensuite, on a commandé des côtelettes d’agneau qu’on a dégustées avec les doigts, bien sûr, des tentacules de poulpe grillés au citron, et des salades grecques. Laurent et Karim, épuisés de s’être battus avec leur planche à voile toute la matinée, nous ont rejoints, ainsi qu’Anne-So et Arnaud.
Le truc génial en Crète, c’est que le dessert et le raki sont systématiquement offerts en fin de repas, et avec le sourire s’il vous plaît. Les restaurateurs français feraient bien de suivre des cours de service client en Crète.
Après avoir partagé nos avis sur les derniers films vus, le serveur a déposé devant nous 4 petits verres et un carafon de raki au miel. Quand les garçons ont quitté la table pour aller à la plage, j’ai rejoint l’autre tablée et du coup, j’ai eu droit à un autre dessert et un raki. Les serveurs s’en sont jeté un gorgeon avec nous et on a trinqué tous ensemble à coups de tonitruants Yamas. J'ai même réussi, comme eux, à poser mon verre de raki sur le dos de l'index et du majeur joints et à boire sans en renverser une goutte.
Et là, j'ai un petit coup de blues, tout à coup.
Taverna Erotokritos (en face du bar Sirocco)
Almyrida Apokoronou, Crète. (Tél : 28250 31211 & 32586)
13:51 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : almirida, raki, erotokritos
Fiso en mode "ciga, ciga"
7h30, ce matin, mon portable me croasse dans les oreilles. Je croise mon coloc’ qui a l’air aussi frais que moi, ça tombe bien, j’ai pas l’énergie de parler. « Alors en quelques mots ? » demande-t-il. Ouais mais pas plus, alors….
Je ne trouve plus mon badge d’accès, tant pis, je sors et dans la rue, y’a un truc qui cloche. Moi, jambes et orteils nus en mini-jupe et sandales, top en crépon … les autres en couleurs sombres, chaussures d’hiver, vestes et même encore quelques écharpes. Je détonne un peu dans ma tenue estivale. Fiso est déjà passée à l’été. Je marche nonchalamment - en fait, je sens un peu dans les mollets les 51 kms de VTT en montagne d’avant-hier - attrape au vol des chouquettes pour mes hôtesses, un croissant pour ma quinqua et un pain au lait pour moi.
Aujourd’hui, ça va être « ciga,ciga », comme on dit en Crète. Mon boss est prévenu. "C'est calme", qu'il a dit.
*ciga : doucement11:01 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
24.04.2008
Nico l'a 42 ans
C'était l'anniversaire de Nicolas, mon chevelu préféré, hier. Je ne pouvais pas rater ça, d'autant plus que j'étais en vacances. J'ai eu la mauvaise idée d'y aller en tramway, et pas en vélo, du coup je me suis retrouvée nez à nez avec un contrôleur qui m'a mis la main aux fesses une belle amende de 40 € (prix initial 62 €, j'ai négocié de pied main ferme).
A la Comète, la tristesse suscitée par l'absence de Tonnegrande et du vieux Jacques a été amoindrie par le plaisir de retrouver Balmeyer et de rencontrer Didier B. avec lequel j'ai discuté plus tard du tour du monde dont il est rentré l'année dernière. Peu après, Oh!91 est arrivé, super sexy dans son top noir à lacets qui laissait entrevoir une toison aussi discrète que soyeuse (ben oui, j'ai touché).
On a fait la fermeture de la Comète, puis retrouvé Igor devant l'Aéro ou j'ai bu du jus de fraise (si, si), puis sur les conseils de Nicolas, nous avons tous 3 rejoint Fratello's, un restaurant iltalien sur la N7 qui a le bon goût de diffuser le jazz classieux de la TSF. "La vérité est au fond de l'assiette", dit la carte, et bien, les portions étaient généreuses, les fruits de mer tellement savoureux que je m'en suis léché les doigts, et les noix du vieux Jacques de Saint-Jacques merveilleusement charnues.
Aux douze coups de minuit, mes deux princes charmants m'ont enlevée dans leur carosse métallisé pour une destination bien connue. Aux douze coups de midi, je filais retrouver Seiji qui m'emmenait déjeuner de boeuf émincé et sauté au gingembre chez Miyoshi, du côté de l'Opéra. Nous nous sommes ensuite posés sur un banc dans le jardin des Tuileries et avons devisé sur le Japon, Amélie Nothomb et les blogs. "En mai, fais ce qu'il te plaît", au programme, soirée japonaise et une soirée blogueurs chez moi pour avoir l'occasion de mieux connaître la compagne de Balmeyer, que je n'ai croisée que trop vite.
Fratello's
37, avenue de Fontainebleau, au Kremlin-Bicêtre (tél : 01.49.59.81.58)
Miyoshi
11 rue Danielle Casanova, Paris 1er, M° Pyramides (tél : 01.42.86.80.80)
18:57 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
20.04.2008
Torpeur
Préambule : Raisonnablement, ce billet aurait dû figurer sur un autre blog. Mais je n'ai pas envie d'être raisonnable aujourd'hui. Ni de vous choquer. Il sera donc légèrement édulcoré.
Je me réveille, soulève le rideau. Ciel gris, nuages sombres. J'allume la télé et me love sous la couette, écoutant en fond sonore un hommage à un grand poète. "Échappées belles" me propose un trip à San Francisco, non merci, je me brosse les dents, enfile un sweat sans manches à capuche, un jogging et après un thé vert et une barre de céréales - sans huile de palme - j'enfourche mon vélo jusqu'au parc. Je commence à courir dans l'odeur de terre mouillée. Il y a une semaine, je courais là avec Fred. On avait croisé une très jolie jeune fille, cheveux attachés, visage impeccable, maquillée, fraîche. J'avais ironisé sur mon admiration devant ces femmes sur lesquelles l'effort ne laisse aucune trace. J'avais dit à Fred que je ne courais jamais avec un homme avant d'avoir fait l'amour avec lui, et ça l'avait fait rire. Ou alors les potes de mon frère, j'avais répondu, devançant sa question. Quoique, à y bien réfléchir, y'en a bien ou deux avec lesquels... Bref. Ce matin, je suis là, seule, bien. Et ce n'est pas à eux que je pense. Est-ce la proximité des joggeurs, de leurs fesses moulées, de leurs odeurs d'hommes au réveil que j'imagine, des auréoles de transpiration dans leur dos ? J'ai envie de faire l'amour.
Au milieu du 3ème tour, la pluie commence à tomber. Elle ruisselle sur mes bras nus et trempe mes cheveux. Le parc se vide soudain. Comme ça doit être jouissif d'être nue sous la pluie ! Je m'imagine roulant dans l'herbe humide, sous son corps. Il m'embrasserait dans le cou, lécherait le sel de ma peau. La pointe de mes seins, caressée par la brise, deviendraient tour à tour dures et tendres dans sa bouche. L'endorphine fait son oeuvre dans mon corps devenu léger. Je ne sens plus l'effort, et je cours, je cours. 6 tours, 55 minutes, un petit sprint pour finir. Je suis prête.
Je t'appelle, tu dors encore et me répond d'une voix rauque. Quand tu ouvres la porte, nu, mon oeil s'allume et mon sang ne fait qu'un tour. Tu me serres contre toi. "Mmmm ...Tu as couru ?", demandes-tu, emplissant tes narines de mon odeur animale. Je réponds avec un sourire : "Vas te coucher, je fais un café, j'arrive".
Quand j'entre dans la chambre sombre, tu dors sur le ventre, les bras hors de la couette, ou tu fais semblant. Je me déshabille rapidement, grimpe sur ton dos et enserre tes mains dans les miennes, cramponnant tes doigts. J'embrasse tes épaules veloutées et chaudes, ta nuque. Ton dos se contracte. Je te garde comme ça quelques minutes, prisonnier de mes cuisses puissantes, et joue dans ta nuque, longuement. Ma langue et mes lèvres te goûtent religieusement, je pince, je mordille, je lèche. Je suis dans un état second et les odeurs que nos corps exhalent déroulent un scénario des plus excitants. Je baisse le drap jusqu'à dévoiler tes fesses et m'assied entre tes genoux. Que tu es beau ! Je les pétris doucement et les embrasse. Je suis amoureuse des fesses des hommes. Au bout d'un moment, tu n'en peux plus d'être immobilisé et te retourne, me déséquilibrant doucement. Tu me regardes d'un oeil gourmand et poses tes mains sur mes hanches, sur ce repli attendrissant que tu aimes tant. Ton sexe est dressé à quelques centimètres de mes cuisses. Mais ce matin, j'ai décidé que tu serais passif.
Laisse-toi faire. Et surtout regarde-moi.
15:49 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
14.04.2008
Vacances, j'oublie tout ...
Dans quelques jours, je serai en vacances pour 2 semaines ! Et je ne reste pas à Paris, ça c'est sûr !
Mais je n'ai rien acheté ni réservé. Le plan initial, c'était une semaine à Istanbul. Ensuite, j'ai pensé, pourquoi pas l' Espagne, l'Italie, Lisbonne ? Et là, je tombe sur un circuit au Sénégal ... Il me reste une semaine avant de partir. Je ne sais où, mais je pars !
00:35 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
08.04.2008
Douce créature ... rhô !
J’étais en train de faire des cafés pour tout le monde quand un inconnu entre et me découvre derrière la porte. Brun, la trentaine, souriant, il salue l’assemblée. Je lui propose un café, qu’il accepte avec plaisir tout en posant un sachet de congélation sur le bureau. « Oh ! des cannelés ! » m’écriai-je avec un intérêt non dissimulé. « Vous aimez ça ? » demande-t-il, d’un air amusé. « Prenez-en, c’est ma femme qui les fait. ». Faut pas me le dire deux fois.
Ignorant les coups d’œil goguenards de mes collègues et L. qui secoue la tête avec un petit sourire attendri en me regardant « J’y crois pas … ! P’tain mais quelle gourmande, celle-là ! », je mords dans la pâte moelleuse et caramélisée. Mmmm ! Les cannelés, c’est depuis peu mon péché mignon. Je ne mange jamais de bonbons, mais je raffole des madeleines, financiers, palets de dames et autres délicates bouchées parfumées.
Ils étaient bons les cannelés de sa femme, à l’assistant de prod’. Ben oui, ce jour-là, il venait pour signer le contrat de tournage dans nos locaux.. Et ce matin, alors que mon café coulait, faisant de la mousse, la porte s’ouvre, il me voit et s’écrie « Oh ! Bonjour douce créature ! » J’ai failli avaler mon café de travers et il a répété, sans se démonter. Mes collègues se marraient. Du coup, il a eu droit à son café du matin. Tonnegrande qui dit souvent des choses horribles sur moi devrait en prendre de la graine.
13:31 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
02.04.2008
No comment
Fin de journée, j'accroche mon vélo quelque part à la porte de Choisy et me dirige vers l'arrêt du bus 183 qui m'emmène au musée Mac Val de Vitry. Sur le trottoir mouillé, je croise un jeune homme charmant qui parle dans son téléphone portable.
"Tu veux quoi ? .... et quoi d'autre?"Et là, je ne peux pas m'empêcher de chantonner : "No comment ... hou hou hou ..."
Plusieurs heures plus tard, je mets le pied par terre devant mon immeuble. Désormais, je freine en douceur et descend de mon vélo prudemment, histoire d'éviter de me ramasser comme je l'ai fait une fois. C'est quand même rageant de se taper 6 kms de vélo sous la flotte, d'esquiver piétons et voitures, de dévaler la descente de la Poterne des Peupliers sans toucher les pédales et de glisser sur le carrelage mouillé devant la porte de mon immeuble. Heureusement, il faisait nuit et la rue était déserte ...
Ce soir, de l'immeuble surgit en trombe une silhouette féminine, la trentaine, cheveux longs, très jolie. On se salue avec un grand sourire. Elle traverse la rue et court dans son long manteau. Je me retourne, elle aussi, tout en courant, et on éclate de rire. Elle est super sympa, cette voisine. La dernière fois qu'on s'est croisées, il y a quelques semaines, je rentrais d'une soirée bien arrosée avec mon pote Nicolas. On avait fait la fermeture de la Comète et puis on avait fini à l'Aéro ou il m'avait fait mourir de rire en dansant la Tecktonic. J'ai bien essayé de récupérer une des photos qu'il a prises mais en vain. Même un peu éméché, il est encore lucide, le Nico ...
J'étais rentrée de fort bonne humeur après cette excellente soirée. J'ai roulé bien moins vite que d'habitude et rigolais toute seule sur mon vélo en me remémorant les bêtises de Nicolas. En arrivant à la porte de mon immeuble, quelqu'un était derrière moi. La fameuse voisine. Elle me dit "Hé ben, vous rentrez tard! Vous en avez du courage de faire du vélo en pleine nuit !"
"Surtout dans l'état ou je suis", je lui répond.
Ca l'a beaucoup fait rire. On monte dans l'ascenseur et elle me demande "Vous savez encore à quel étage vous habitez?"
Je devais être marrante à voir parce qu'elle était pliée de rire dans l'ascenseur, et moi aussi, du coup. Le plus drôle, ça a été quand je suis sortie à mon étage, et qu'en me retournant pour lui dire au revoir, mon vélo m'a échappé des mains. J'ai lâché "Oh! merde!" elle a éclaté de rire et je l'entendais encore rire alors que l'ascenseur s'éloignait dans les étages.
Alors ce soir, on s'est reconnues...
23:50 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : son, gainsbourg
21.03.2008
Pour Zarxas
09:32 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : yannick jadot, greenpeace



