18/05/2013
La cuisse du steward
C'est un des premiers blogueurs que j'ai rencontrés, en 2007, lors de cette soirée mondaine entre blogueurs. Il y a quelques semaines, sur FB, il m'envoie un lien vers La Compagnie du Désastre, dont il fait partie, suivi de "Tu viendras ?".
Le temps de rameuter quelques-uns de mes ex-collègues chéris, et nous voilà hier soir au théâtre Clavel, métro Pyrénées, pour découvrir "La cuisse du steward" de Jean-Michel Ribes, jadis jouée par Jacqueline Maillan et Roland Blanche et aujourd'hui par Manon Bouchareu, Emmanuelle Lamoure, Cyril Perrin, Sylvain Prada et Serge Vollmar.
Le pitch :
Perdus dans une montagne sud-américaine, Lionel et Yvonne se nourrissent avec ce qui reste des passagers de leur avion qui s'est écrasé. Se contentant, depuis 3 mois, de pieds de footballeurs piqués de cacahuètes grillées, ils se privent d’un morceau de choix, la cuisse du steward, la réservant pour le repas de Noël.
Le quotidien du vieux couple reprend peu à peu le dessus quand surgissent deux hommes arrivés de nulle part. Ce sont deux autres rescapés de la catastrophe : Bob Chicanetto, chanteur de charme et M. Toups, révolutionnaire de salon.
À partir de cette rencontre commence une folle descente vers la forêt, le groupe s’étant mis en tête de prendre le pouvoir au Putchicador, le pays où ils ont atterri...
Verdict ? J'ai beaucoup, beaucoup ri. L'absurde de la situation est rendu franchement hilarant par le texte de Jean-Michel Ribes et les 5 comédiens ont une énergie débordante. J'ai particulièrement aimé le personnage du chanteur de pacotille et amateur de slips en soie (bleue), Bob Chicanetto, mais ils sont tous très bons. Le moment où ils chantent tous en playback sur des voix à l'opposé des leurs est drôlissime et le final, avec Yvonne qui se déhanche sur "Que te vas Yolanda" (que j'ai fredonnée ensuite pendant au moins 1 heure), à mourir de rire. Les costumes sont teès chouettes aussi.
La dernière aura lieu le 25 mai. Si vous voulez passer une bonne soirée, courez-y ! (et allez manger / boire un coup avant ou après au très sympathique bar "Jolie môme", au n° 25 de la rue)
13:13 Publié dans J'aime, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la cuisse du steward, la compagnie du désastre, théâtre clavel
21/01/2013
La petite fille de monsieur Linh à la Folie Théâtre
Quittant précipitamment le musée, j’ai couru rejoindre un collègue que j’aime beaucoup. Je lui ai offert récemment un de mes livres cultes, « La petite fille de monsieur Linh » de Philippe Claudel, et il a découvert sur internet que la pièce du même nom se jouait actuellement à la Folie Théâtre, dans le 11ème.
Comme à la lecture de cette merveilleuse et douloureuse histoire d’exil et d’amitié, si pudique, j’ai eu les larmes aux yeux, et je crois que lui aussi, car ce conte parlait de son pays natal sans jamais le nommer.
La pièce est agrémentée de jeux de lumière en ombres chinoises du plus bel effet, et ponctuée de la voix d’un enfant et de chants mélancoliques « dans la langue du pays ». La pièce est prolongée jusqu’au 3 février et je vous recommande de la découvrir.
Du coup, comme on était dans le quartier, on a fini à la Perle de Dalian. Mon convive, aventurier, a satisfait ma curiosité en commandant des oreilles de porc pimentées en salade ainsi que des raviolis au porc haché et piments verts, délicieux et piquants comme il faut !!! Mon plat ce soir là fut un guoba aux trois trésors, un savoureux assortiment de seiches, crevettes et coquilles Saint Jacques posées sur des galettes de riz soufflé. Surprenant, léger et délicieux.
Et lorsque, imitant mon compagnon de la veille, je me suis chargée des desserts et que l’hôtesse a posé devant nous les bols fumant contenant les tāngyuán, mon collègue a poussé un cri de joie et m’a claqué deux bises sonores.
La fin du repas fut un peu mouvementée à cause de la table voisine où deux jeunes chinois, après s'être saoulés au saké, ont fini par vider leur tripes. Je vous passe les détails mais c'est confirmé, j'ai l'estomac bien accroché.
23:44 Publié dans J'fais ma gourmande, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la petite fille de monsieur linh, philippe claudel, la perle de dalian
01/07/2012
Building
Mercredi dernier, alléchée par les critiques élogieuses et profitant de la générosité d'un blogueur perdu de vue et retrouvé chez Nicolas, j'ai franchi, avec Boug', les portes du théâtre Mouffetard pour découvrir Building, pièce de Léonore Confino.
Détail non négligeable : la salle du théâtre Mouffetard est très agréable et on y est très bien assis, même quand on n'a pas la chance, comme nous, d'être au deuxième rang.
Building, c'est une journée au contact des employés de la société Consulting Conseil. Des employés névrosés qui pètent les plombs et se ramassent, à l'image des pigeons qui s'écrasent régulièrement sur les baies vitrées de leur immeuble.
J'ai beaucoup ri et parfois jaune, j'ai été bluffée par l'audace de l'auteure qu est aussi sur scène, l'énergie des comédiens, leurs chorégraphies toniques, leurs corps dégingandés. J'ai regretté que la pièce s'arrête le 30 juin car j'avais déjà fait la liste de ceux et celles qui se délecteraient de cet humour caustique. Les comédiens sont tous très bons, on ne s'ennuie pas une seconde et je vais surveiller de près l'agenda théâtre de Léonore Confino.
Et puis, après le spectacle, comme il faisait chaud, on s'est offert des glaces qu'on a dégustées devant la fontaine de la place Monge et je n'ai pas réussi, malgré tous mes efforts, à transformer le compteur EDF en poubelle.
23:27 Publié dans J'aime, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : léonore confino, building
11/12/2011
Fiso entre en scène (une première !)
Un vendredi soir, 18h30, je franchis les grilles d'un lycée parisien et pousse la porte de la salle 15, une pièce sombre occupée au tiers par plusieurs rangées de chaises en bois sur lesquelles sont assises une vingtaine de personnes. Les cours que j'avais choisis cette année - allemand, chant et tango - parmi la liste de ceux proposés par la formidable Association Philotechnique, que je connais depuis plus de 20 ans, avaient lieu en semaine ou étaient déjà complets. Après avoir converti quelques-uns de mes amis et collègues, j'avais finalement jeté mon dévolu sur un cours de théâtre "Jeux d'expression, créativité, improvisations - Travailler ensemble à définir l'espace scénique, à occuper individuellement et collectivement la scène pour jouer et interpréter à travers des improvisations." J'y avais également vu un intérêt professionnel.
Un homme d'une cinquantaine d'années, imposant, cheveux gris, me fait face derrière un bureau d'écolier. Je le salue, me présente, m'excuse de n'avoir pas été présente au premier cours. "Assieds-toi Sophie" dit-il d'une voix puissante.
Je balaie le public du regard, tandis que tout le monde s'installe. Un public disparate, un homme, la quarantaine, en survêtement et coupe mousquetaire, cheveux mi-longs bouclés, une belle quinqua en tailleur et rouge à lèvres vif, deux jeunes africaines, trois jeunes garçons proches de la trentaine - charmants - et tout un panel d'hommes et femmes s'étageant entre 20 et 60 ans.
Le prof interrompt mon analyse : "Fiso, en scène !"
[Ah ben merde, je viens juste d'arriver, moi, je ne sais même pas de quoi on cause !!!]
Me voilà sur le lino noir, face à un des charmants jeunes hommes, avec comme mission d'improviser un sketch dont je ne connais même pas le thème. Le prof souffle "Tu lui apprends que Chloé ne viendra pas ce soir, elle a trop de boulot". Le dialogue s'enclenche et très vite, je m'amuse. Quelques minutes plus tard, me voilà en train de caresser la joue veloutée du jeune homme (cougarpower !)
Pendant les 2 heures qui suivent, nous faisons joyeusement les cons sur scène. Le prof nous donne par exemple l'exercice suivant. Vous formez un cercle et marchez les uns derrière les autres, en rond, les yeux fermés (rien que ça, c'est déstabilisant). L'un d'entre vous sort du cercle et effleure le cou d'un des participants. Celui-ci doit hurler et se mettre en quête de la prochaine victime et ainsi de suite. Certains poussent des rugissements, d'autres glapissent, on se marre bien. Moi je couine avec difficulté, mine de rien, c'est pas évident d'hurler, on n'est pas habitués.
Clou du cours : 3 scénariis de sketches que nous devons préparer et éxécuter en 10 minutes. Notre groupe choisit :"Une future mariée va récupérer la robe qu'elle a achetée dans un magasin. N'oubliez pas l'élément perturbateur, la chute et surtout, n'oubliez pas d'être drôles."
On me désigne comme étant la future mariée. Mon mari est le quadra à la coupe de mousquetaire, ce qui dans la vraie vie, est tout simplement inenvisageable. En effet, mon "mari" a un goût vestimentaire à chier et quelques soucis d'hygiène ou quelques chats, voire les deux, en témoignent son sous-pull taché et décousu, son parfum "litière" et son jogging distendu retenu par une ceinture en cuir bouclée haut sur le ventre. Devant nos camarades, nous jouons un sketch où j'essaie d'enfiler une robe trop petite pour moi, sous les quolibets de ma mère, qui se termine par mes fesses à l'air (pas en vrai, bien sûr). Le prof évalue notre prestation. Bien sûr, nous parlons parfois tous ensemble, nous tournons le dos au public, il a y des "blancs", la chute cafouille, bref, on a du boulot. Il s'adresse à moi "Fiso, pour quelqu'un qui se retrouve les fesses à l'air, tu n'as pas l'air très paniquée". Ma spontanéité légendaire me fait répondre "Oh, je ne suis pas très pudique. Et puis, vous savez, mon mari connaît mon cul et ma mère aussi !". Le prof reste sans voix. Bon, ben voilà, Fiso, ça c'est fait, le ton est donné.
Le cours est terminée, je suis enchantée et me suis bien marrée. Le prof propose de poursuivre la soirée dans un café voisin pour le pot de l'amitié, premier d'une longue série.
13:03 Publié dans J'aime, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23/10/2011
Le chant du cygne
Elle avait un jour fait irruption sur mon blog. Sans doute en tapant le nom de l'association sur un moteur de recherche, elle avait atterri sur 2yeux2oreilles et laissé un commentaire sympathique sur le billet où j'annonçais mon adhésion à Parisien d'Un Jour. J'avais reçu peu après un mail où dans lequel, ayant sans doute perçu mon goût pour le théâtre, elle me proposait de l'accompagner à l'un ou l'autre des nombreuses pièces auxquelles elle assistait chaque semaine.
Après plusieurs ratés, j'avais posé une option sur "Le chant du cygne" de Tchekhov, qu'on jouait au théâtre du Lucernaire, un endroit assez magique, construit en 1975 sur le site d'une usine de chalumeaux, que j'avais furtivement découvert un soir avec F., un copain de mon quartier.
« Tard dans la nuit, sur la scène d’un théâtre, est resté là, comme oublié, un vieil acteur, qui s’entraine à vieillir, à mourir.
Lui reviennent, un à un, des personnages qu’il a pu jouer dans le passé de sa vie. Mille rôles de lui-même en d’autres costumés, mille morts, à présent, qui jadis l’ont joué. Fantômes de lui ou ceux des autres, sans cesse lui revenant. Nous revenant.
Ce soir, de cet effondrement de lui-même en lui-même, dans ce théâtre déserté, seul le vieux souffleur, son ami, son garde-fou, son double, sera le spectateur.
Il va partager, le temps d’une nuit, le bruit assourdissant des pages d’un livre que le vieil acteur ouvre au hasard : le livre d’un personnage qui se souvient … du livre dans lequel il est écrit.
C’est la parole soufflée du grand Tchekhov qu’ils parleront tous deux.
Celle, vertigineuse et souvent drôle, de notre livre oublié. »
A l'approche du Lucernaire, j'appelle M. "J'ai les cheveux gris et des lunettes rouges, dit-elle. Je t'attends dans l'entrée."
Nous faisons connaissance et discutons de nos premières visites au sein de PDJ avant de nous installer au 2ème rang du théâtre rouge.
Le spectacle commence. Sur scène, Nicolas Chupin, sans âge, entame un monologue. Peu après, dans un coin, une forme s'agite : c'est Serge Noël, digne et beau dans sa chemise ouverte, qui joue le rôle du vieillard plongé dans ses souvenirs.
Je n'ai pas le talent de Marsupilamima pour décortiquer une pièce et transmettre mon enthousiasme. Je peux juste dire, tout simplement, que j'ai été hypnotisée par les jeux de lumière et de miroirs, les costumes, l'énergie et la drôlerie de Marie Frémont, le regard intense de Nicolas Chupin. La gravité alterne brillamment avec le comique. En particulier, le duel entre Marie Frémont et Nicolas Chupin est hilarant. On en s'ennuie pas un instant, j'ai passé un délicieux moment, avant de boire un verre avec M. au café Vavin, à quelques pas de là. Merci, M. !
23:33 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
31/07/2011
Hier encore, j'avais 10 ans
J'étais assise dans les gradins et d'étranges créatures évoluaient sur scène : des lombrics métalliques, des personnages au visage en pâte à modeler, au gré des émotions et des attractions, des mains géantes qui s'étreignent, des marionnettes en tissu chamarré qui perdent la tête, des boules qui roulent et n'amassent pas mousse.
Sans paroles, ni musique, le langage - corporel - des personnages de la troupe suisse Mummenschanz est universel. On est intrigué, émerveillé, questionné, ému, hilare. Dans la salle, les rires des enfants fusent tout autant que les fous-rires des adultes.
Et à la fin du spectacle, on découvre avec surprise et d'autant plus d'admiration les cheveux blancs du quatuor d'artistes qui, après 40 ans d'existence (on les as vus au Muppet Show, notamment), dépassent la soixantaine.
Mummenschanz, je m'y suis frottée par curiosité, je n'ai qu'une envie : y retourner !
Et quelques chanceux(ses) pourront même les voir à Genève en fin d'année ...
13:27 Publié dans J'aime, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : mummenschanz, théâtre de la cité universitaire internationale
05/02/2011
Venise sous la neige
Je vais publier ce billet sans faire le lien vers un billet de 2007 (je crois) dans lequel j'encensais cette pièce. On verra si LinkWithin le retrouve dans mes archives. Elle est jouée de nouveau, cette fois au Point-Virgule, et je la reverrai avec plaisir.
Je propose donc, à qui a envie de venir, la séance du dimanche 21 février, à 16h. Sur le site Webguichet, les places coûtent 9€ (+ 3 de réservation) au lieu de 18. Vous pouvez m'appeler ou m'envoyer un mail si nous sommes déjà en contact, ou me contacter en cliquant sur le lien du même nom, là à gauche. Après le spectacle, si vous le souhaitez, on ira se boire un verre, un thé ou un chocolat chaud dans le quartier.
14:48 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
02/01/2011
Cabaret New Burlesque
Discret, absent de la presse people, jouant souvent des personnages torturés, en tout cas singuliers, Mathieu Amalric est peut-être l'acteur français que je préfère. Je n'ai vu que très peu des nombreux films dans lesquels il a tournés mais en 2007, j'ai eu la révélation en visionnant "La question humaine",où apparaissait aussi Michael Lonsdale, un autre de mes géants.
Alors quand au printemps dernier, j'ai aperçu dans le métro l'affiche de son dernier flm, "Tournée", j'ai proposé à la petite lurker italienne une séance au cinéma. J'ai découvert le new burlesque, "spectacle au féminin fondé sur le striptease mais quidésamorce en partie la dimension érotique de la nudité en la transformant en une forme de comédie ou de spectacle décalé et drolatique". Je suis ressortie enchantée de la projection de ce film qui, en magnifiant des femmes pulpeuses, cassait les diktats inaccessibles de la beauté qui voudraient nous faire ressembler à ces mannequins de 15 ans anorexiques au teint d'endive, comme dirait ma copine VéroPapillon. Magnifique, j'ai admiré la sensualité de leurs rondeurs - parfois très larges-, leurs mollets solides, leurs fesses rebondies, le moelleux de leur ventre. Sous le maquillage outrancier, les faux-cils et les lèvres rouge vif pointait une fragilité émouvante, ma préférée de toutes étant Mimi le Meaux (à prononcer Mimi le Miaou pour lui faire plaisir) qui fait onduler ses jolis tatouages comme personne. J'ai pensé que toutes les femmes qui ont fait de la balance le baromètre de leur séduction devraient visionner le film, comme on s'offre une séance de shopping pour se réconcilier avec son image.
Pourtant la petite lurker italienne n'a pas du tout apprécié la prestation, elle, ni n'a goûté la beauté de ces américaines décomplexées. Moi je n'en ai que plus estimé Mathieu Amalric et je me suis réjouie qu'il décroche le prix de la mise en scène au festival de Cannes. J'ai récemment appris, sans grand étonnement, que des cours d'effeuillage, dans la plus pure tradition burlesque, suscitaient un véritable engouement de la part de femmes qui avaient oublié que nos suposés défauts font de chacune de nous un être unique.
Aux premiers jours de l'automne, alors que je me promenais avec VéroPapillon (tiens, encore elle), dans le parc de la Cité Internationale, j'ai découvert avec une joie non dissimulée que la troupe du Cabaret New Burlesque se produisait à Paris en fin d'année. J'avais d'abord pensé organiser une sortie entre filles et puis, comme je m'y suis prise un peu tardivement, je l'ai finalement proposée à Boug' et mes deux amis berlinophiles qui ont accepté l'invitation sans vraiment savoir de quoi il retournait.
Mardi dernier, donc, voilà le club des 5 disséminé dans l'élégant théâtre plein à craquer. En maîtresse de cérémonie, Kitten on the keys présente sa troupe de copines, certaines parées de corsets luxueux, de robes fourreau, de boas aériens et de bas à frous-frous, d'autres quasi-nues. J'ai retrouvé avec plaisir les prestations souvent sensuelles et parfois cocasses qui animaient le film. J'ai beaucoup ri, toutefois moins que mes deux jeunes voisines qui elles, se sont carrément esclaffées lors du strip-tease totalement loufoque, un vrai numéro de maître, du seul homme de la troupe. Perchée au balcon, j'ai passé la soirée à encourager chaque effeuillage, finissant quasi-aphone, tout en guettant anxieusement les mouvements de bras de ma copine Boug' et son compagnon, en contrebas.
A la sortie, tout le monde était enchanté, voire euphorique (je pense à un certain chanceux qui a réussi à se faire photographier avec la copie conforme, en brunette, de Jessica Rabbit). Moi je n'avais qu'une envie : m'en repayer une tranche. Hélas, les séances sont complètes. Revenez vite les filles !
Le Cabaret New Burlesque se produit à la Cité Internationale jusqu'au 14 janvier, puis au 104 du 21 au 23.
(Crédit photos : Boug')
14:30 Publié dans J'aime, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
15/10/2009
Le retour de Giacomo
La France d’après mai 68, l’immigration italienne, l’intégration, la découverte du théâtre, la garde robe de Sandrine, les « gueulantes » de l’oncle Eddy… A la manière d’une véritable saga, et interprétant 30 personnages à lui tout seul, Gilbert Ponté, alias Giacomo, nous raconte son adolescence avec cette truculence et ce sens de la comédie humaine dont lui seul a le secret. 1h30 de pur bonheur à déguster al dente !
Au hasard d'un métro, ce prénom attire mon regard. Oui, c'est bien lui, qui m'avait tant émue ce soir là. Chouette, ça fait longtemps que je ne suis pas allée au théâtre. Il joue depuis 2 semaines à la Manufacture des Abbesses. J'emmène qui ?
23:38 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25/01/2008
Les Tolstoi
Hier soir, j'ai entraîné mon ami "Dyvyne", grand adepte de la littérature russe, au théâtre des deux Portes, ancienne école du mime Marceau, ou se jouait la pièce "Les Tolstoi, journal intime". Je dois préciser que je n'ai jamais lu un seul roman de Tolstoi et je ne connais rien de sa vie.
Basée sur les lettres et journaux intimes de Léon et Sonia (qui s'appelait Sophia en fait, j'y tiens), cette pièce met en scène 2 comédiens époustouflants. Déjà, quelle drôle d'idée que ces journaux intimes que chacun des époux s'échangeaient et lisaient chaque soir ! C'est complètement à l'opposé de l'idée même d'intimité, pour moi.
J'ai découvert Léon Tolstoi et ai eu envie de le lire, enfin. Un Tolstoi attendrissant, très porté sur la chose ("Quelle virilité, mon mari, à 60 ans !" s'écrie Sonia), amoureux de sa femme jusqu'à la fin de sa vie, qui rêve de solitude et d'abstinence sexuelle, mais est incapable de s'y résoudre. Des rôles physiques, sans doute épuisants (la pièce dure près de 2 heures et demie), des larmes, des cris, des plaintes, des "Que je suis malheureuse" suivis de "Comme je t'aime, mon mari".
Sonia, sa femme, qui nous confie avec un sourire mutin : "c'est arrivé ! je suis encore enceinte! " (ils eurent douze enfants). Elle le hait et l'aime tout à la fois, à travers tous ses errements, même quand il plonge dans le mystique. Un moment grandiose, vraiment, et très émouvant. Beaucoup d'érotisme dans ces caresses et ces baisers échangés. Le théâtre, c'est vraiment magique.
«Si un homme a beaucoup plus qu'il ne faut, c'est que d'autres manquent du nécessaire.»
[ Léon Tolstoï ]
14:50 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : théâtre



