25.01.2008
Les Tolstoi
Hier soir, j'ai entraîné mon ami "Dyvyne", grand adepte de la littérature russe, au théâtre des deux Portes, ancienne école du mime Marceau, ou se jouait la pièce "Les Tolstoi, journal intime". Je dois préciser que je n'ai jamais lu un seul roman de Tolstoi et je ne connais rien de sa vie.
Basée sur les lettres et journaux intimes de Léon et Sonia (qui s'appelait Sophia en fait, j'y tiens), cette pièce met en scène 2 comédiens époustouflants. Déjà, quelle drôle d'idée que ces journaux intimes que chacun des époux s'échangeaient et lisaient chaque soir ! C'est complètement à l'opposé de l'idée même d'intimité, pour moi.
J'ai découvert Léon Tolstoi et ai eu envie de le lire, enfin. Un Tolstoi attendrissant, très porté sur la chose ("Quelle virilité, mon mari, à 60 ans !" s'écrie Sonia), amoureux de sa femme jusqu'à la fin de sa vie, qui rêve de solitude et d'abstinence sexuelle, mais est incapable de s'y résoudre. Des rôles physiques, sans doute épuisants (la pièce dure près de 2 heures et demie), des larmes, des cris, des plaintes, des "Que je suis malheureuse" suivis de "Comme je t'aime, mon mari".
Sonia, sa femme, qui nous confie avec un sourire mutin : "c'est arrivé ! je suis encore enceinte! " (ils eurent douze enfants). Elle le hait et l'aime tout à la fois, à travers tous ses errements, même quand il plonge dans le mystique. Un moment grandiose, vraiment, et très émouvant. Beaucoup d'érotisme dans ces caresses et ces baisers échangés. Le théâtre, c'est vraiment magique.
«Si un homme a beaucoup plus qu'il ne faut, c'est que d'autres manquent du nécessaire.»
[ Léon Tolstoï ]
14:50 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
23.12.2007
Guêpières
C’est décidé, je me laisse pousser les cheveux pour le même carré court qu'elle et retente les porte-jarretelles. La dernière fois que j’en ai mis un, je sortais avec un adepte des culottes Petit Bateau, et ça n’a eu pour effet que de le faire rire. J’aurais dû comprendre alors que nous ne serions pas en phase sur ce plan-là. J’adore la lingerie et surtout les guêpières, je trouve ça sublime. Pour les adeptes des culottes Petit Bateau, une femme en guêpière ressemble à ça :
Profitez-en, c'est Noël, je me suis dit que ça ferait plaisir à Nicolas et Tonnégrande de voir de belles femmes sur mon blog !
Pourquoi je parle chiffons, tout à coup ? Parce qu’hier, mon ami Olivier m’a emmenée voir « Cabaret » aux Folies Bergères. C’était magique, drôle et sexy. Les filles étaient délicieusement vénéneuses dans leurs porte-jarretelles et leurs culottes froufroutantes ne laissaient que deviner des fesses voluptueuses et fermes.
J’aime beaucoup la mode des années folles, les robes à franges, les bibis, les longs gants, les minois mutins. Je crois même que si j’avais vécu à cette époque-là, j’aurais fumé pour le seul plaisir de tenir un porte-cigarettes entre mes lèvres. Le côté garçon manqué très féminin des années folles me correspond, tout comme la classe des hommes de cette époque. Alors, voilà, c’est décidé, si je n’ai pas la morphologie adaptée à la robe charleston, pour le reste, je me lance ! Le carré court l’est assez pour ne pas me prendre la tête avec un brushing (je déteste ça) et assez long pour protéger ma nuque (comprenne qui pourra). Je compte bien sur les copains pour me dire ce qu’ils en pensent…
17:55 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : guêpière
02.11.2007
"La vie devant soi"
Mercredi soir, comme cadeau d’anniv, je passai la soirée au théâtre pour découvrir la pièce « La vie devant soi » adaptée du roman éponyme de Romain Gary. L’ami auquel je devais ce merveilleux moment m’accompagnait et découvrait par la même occasion l’univers de M. Gary.
Dans le rôle de la vieille pute juive au grand coeur, Myriam Boyer que j’avais découverte dans « Je viens d’un pays de neige » et dans le rôle de Momo, Aymen Saîdi.
Les acteurs, tous, sont justes, le jeu de lumières est beau et poétique (Momo qui peint un voilier sur le rideau de la scène), la musique nostalgique. Myriam Boyer est une très grande actrice, une madame Rosa bouleversante. Elle a quelque chose de Simone Signoret.
« La vie devant soi » est un cri de révolte contre le racisme et la misère, financière et affective ; en cela, il fait écho au billet de Nicolas sur la solitude qu’on traîne même dans la mort. Il aborde aussi le thème de l’euthanasie, de l’identité, celle qu’on nous colle, celle(s) qu’on se choisit. J'ai ri aux formules incongrues de Gary, eu les larmes aux yeux devant la déchéance de madame Rosa.
Pour lire un résumé de cette œuvre essentielle, c’est ici.
Olivier, nous nous sommes mutuellement fait un cadeau ce soir-là. Je suis heureuse que les mots de Romain Gary t’aient touché.
17:45 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : romain gary, oh!91, myriam boyer
19.10.2007
Giacomo, l'enfant de la cité
Ce sont les critiques très élogieuses de cette pièce qui m’ont incitée à la découvrir. Lundi soir, après la piscine, le théâtre se trouvant à quelques mètres, j’y suis allée avec le facétieux O. « Au rythme des chansons qui ont marqué son enfance, dans les années 60, Gilbert Ponté nous raconte son histoire, celle de Giacomo, quittant son Italie natale pour une France qui découvre l’immigration de masse. »
Seul sur scène, Gilbert Ponté - auteur et comédien - interprète jusqu’à 8 personnages simultanément avec une énergie phénoménale et un talent à passer de l’un à l’autre bluffant.
Quelle émotion en revivant, à travers les yeux d’enfant émerveillés et effrayés de Giacomo, le départ d’Italie pour un long périple en train jusqu’à la France ! Bruitages, mimiques, on a l’impression d’être dans ce train avec lui.
Et puis, la vie en France, avec d’autres immigrés venus du Maghreb ou d’Afrique, des machos, des racistes. On rit beaucoup, notamment lors de la scène finale de la soirée de Noël au rythme effréné.
Un très beau moment plein de nostalgie de l’enfance et d’humour. D’autant plus émouvant que c’est sa propre histoire qu’il raconte. Dépêchez-vous ! Ca se termine le 27 octobre !
(J' attend avec impatience « Giacomo sur les planches »)
"Giacomo, l'enfant de la cité" de et par Gilbert Ponté, jusqu'au 27 octobre, au théâtre 12 Maurice Ravel, Pte de Vincennes, Paris 12ème.
10:25 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : théâtre, Gilbert Ponté
17.07.2007
Olivier Sauton
Beaucoup de finesse dans son spectacle, je crois que Dyvyne a apprécié, pour moi, je retiens une de ses phrases, qui me convient tout à fait "Les hommes ont inventé Dieu pour se trouver un responsable".
A la sortie, dîner chez Mukura, joyeux restaurant colombien du bord du canal Saint-Martin.
Olivier Sauton, à suivre !
00:40 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
24.04.2007
"Son mec à moi"
Samedi, après l'habituelle séance de natation et le gueuleton félicien, je suis allée me poser au soleil dans le parc de la cité U. A 19h, je retrouvais P., auteur et metteur en scène de théâtre, rencontré début février. J'avais déjà vu une autre de ses pièces "La guerre des sexes", qui mettait en scène une femme déterminée à faire un bébé et un homme décidé à retrouver la télécommande avant le début du match de foot. J'aime beaucoup ce que fait P., d'abord parce qu'il écrit très bien, ensuite parce qu'il aborde des sujets de société qui me passionnent, avec beaucoup d'humour. Ce soir-là, il m'avait invitée dans le cadre du festival de théâtre gay et lesbien qui programait sa pièce "Son mec à moi".
"Nina, meilleure amie de Daniel et Ludo, 2 homos, découvre à la fois le départ de son mec et son homosexualité. L'amitié du trio traverse une crise."
J'ai beaucoup ri. Les 3 comédiens sont très doués, Magali est charmante et a beaucoup d'énergie, Olivier est loufoque et Amaury magnifiquement beau et racé. C'est celui qui est de dos sur l'affiche, là à gauche. Je n'en revenais pas quand P. m'a dit que ce très beau gosse n'avait que 21 ans, il va être dangereux dans une dizaine d'années, ce petit ...
Il y avait une très bonne ambiance dans la salle et le public, majoritairement gay, a fait un véritable triomphe à la pièce.
Nous sous sommes ensuite retrouvés au bar du "Côté cour" ou P. m'a présenté O., un de ses amis, lui-même accompagné de 2 frangines pétillantes, dont une qui vit au Maroc. Autour d'un verre de vin, on a échangé des idées sur l'homosexualité et les discriminations en général. O. nous a alors proposé d'aller manger chez lui, il habite un joli appartement au-dessus des toits. Je me suis rué à la fenêtre ou j'ai découvert le Sacré-Coeur. J'envie les gens qui habitent en hauteur; j'en ai toujours rêvé mais n'ai jamais dépassé le premier étage. Les 2 frangines arrivaient du Périgord, on a donc fait un festin de magret de canard au foie gras, de cuisses de poulet fermier, de pastilla marocaine délicatement parfumée de cannelle, pour finir par des cornes de gazelle. Je n'aime rien plus que ces soirées improvisées ou je rencontre des gens d'horizons divers. O. est né et a grandi au Maroc, ou il a également été prof de français. Nous avons passé des heures à parler de politique - normal, une veille de présidentielle - de littérature, de musique, de communication et d'orthographe. A 2h15, ravie de cette très belle soirée, j'ai pris un bus de nuit sur la place du Châtelet et ai passé le trajet à discuter de contacts humains avec le monsieur qui tient la caisse.
Le lendemain soir, j'ai rejoint toute la troupe aux Bains-Douches, après la cérémonie de remise de prix du festival. Je me suis retrouvée entourée de mâles tous plus beaux les uns que les autres, à la Justin Timberlake, avec tee-shirts moulants juste comme j'aime. Magali, la comédienne de "Son mec à moi" a gagné le prix d'interprétation féminine. A 2h15, j'ai repris le bus de la veille dans lequel j'ai retrouvé la même équipe, hilare de me voir 2 jours de suite sur la même ligne. J'ai parlé astrologie occidentale et chinoise avec Aziz, et aussi voyages. Arrivée à la porte d'O. je leur ai serré la main et les ai laissés continuer leur périple vers les Yvelines.
11:40 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.03.2007
François Pirette
Je vous recommande chaudement cet humoriste belge qui fait un carton dans son -plat - pays et est maintenant au grand Gymnase à Paris. C'est très très drôle et le public, pris à partie, en prend plein la tronche. Le sketche à l'hospice était particulièrement émouvant.
Pour le site officiel, c'est là.
13:45 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10.02.2007
"Je viens d'un pays de neige"
Jeudi dernier, c'était ma deuxième fois au "Vingtième théatre" situé à proximité des Amandiers.
"Anna a disparu en 1942 lors d'une rafle. Depuis Maria l'attend et espère. Nous sommes en 1970 et seule, un soir de Noël, elle regarde la fenêtre de l'appartement jadis occupé par son amie d'enfance. Une lumière s'allume. Alors les souvenirs affluent, appelés par un mot, un bruit, une odeur. Maria se rappelle leur complicité, leurs rires, leurs disputes. Elle raconte à cette interlocutrice invisible ce qu'a été sa vie depuis sa disparition. Un récit captivant à chaque instant, d'une justesse infini, tout d'émotion et de tendresse, sur l'absence de ceux qui ne revinrent jamais de l'enfer concentrationnaire."
Nomination aux Molière 2005, meilleures comédienne dans son rôle de :"Je Viens d'un Pays de Neige".
Myriam Boyer est comme une petite fille, tout à tour enfantine et délurée puis grave et désespérée. J'ai beaucoup aimé sa façon de parler, imagée et crue. Très émouvant.
14:10 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : théâtre
03.09.2006
"Venise sous la neige"
Jeudi soir, je me suis payé une bonne tranche de rire au Café de la Gare. Je ne suis pas bon public mais cette pièce loufoque vaut vraiment le détour. Les comédiens sont talentueux et l'absurde de la situation fait rire aux éclats, de même que le couple "cucu-la-praline" des Chouchous. Le site de la pièce : www.venise-sous-la-neige.com
Nous sommes ensuite allés finir la soirée devant une bonne brandade de morue dans le Marais; ce quartier est vraiment sympa à toute heure de la journée et ce soir-là, y'avait pas de moustiques.
12:00 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : théâtre
12.05.2006
"Le barbier de Séville"
Mise en scène de Ladislas Chollat. Au Vingtième théâtre (Paris 20ème), jusqu'au 25 juin.
Hier soir, j'ai emmené ma petite soeur, amatrice de cirque et arts forains, voir cette adaptation moderne de la fameuse pièce de Beaumarchais.
"Un spectacle festif, forain, branché sur 100 000 volts : on chante, on danse, on y joue des castagnettes et de l'accordéon. Un seul cap à maintenir : la bonne humeur"
Promesse tenue ! Malgré un premier acte un peu tiède, on se laisse vite séduire par les comédiens, beaux et plein d'énergie, le décor astucieux, les jeux de lumière poétiques, les chansons et les accompagnements musicaux entraînants. On rit franchement, une bonne soirée en perspective !
15:00 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : théâtre


