16.05.2008
Dans la peau d'un homme
J'aime bien parler des choses quand ce n'est pas ou plus "à la mode". Comme WajDi, j'avais renoncé à m'essayer à ce drôle d'exercice proposé par Zoridae. Pas facile de se mettre dans la peau d'un homme sans aligner les clichés. Une conversation franchement hilarante, il y a 2 jours, avec mes collègues masculins, m'a soudain donné l'inspiration nécessaire.
Merci donc à L. et surtout à JN, ma muse inspiratrice, bien malgré lui.
J’ouvre les yeux sur une toile beige, à quelques dizaines de centimètres de moi.
« Tiens, je ne suis pas dans ma toile de tente … »
Sensation d'étouffement. Le soleil qui cogne au-dessus de moi ravive les odeurs mélées de corps et celle, caractéristique, des toiles de tentes neuves. Qu’est ce qu’il fait chaud !
Je tourne la tête à droite et dans mon champ de vision, un préservatif usagé. Sur mon flanc gauche, une présence chaude. Je remue les jambes, et le contact de mon sexe contre le drap me confirme que je suis à poil. Lentement, je jette un coup d’œil sur la gauche. Une masse de cheveux bruns d’où émerge le profil d’une femme et une épaule, nue. Grand moment de solitude. Qui est-elle ? Je fouille ma mémoire à la recherche du déroulé de la nuit passée. Je me souviens de l’arrivée en boîte avec mon pote Stéph’, des nombreuses bières au bar, des jolies filles, toutes plus sexys – et chaudes - les unes que les autres, de la piste de danse, de corps frôlés et d’odeurs mêlées de parfum et d’aisselles nues. Mais comment je me suis retrouvé dans la toile de tente de cette inconnue, avec laquelle visiblement j’ai baisé, aucune idée. Et merde !
La chaleur, une barre au front qui confirme que j’ai bien trop bu hier soir, je referme les yeux. Concentre-toi, Loïc, t’as quand même pas pu baiser une nana sans en avoir le moindre souvenir ???
A ma gauche, elle a bougé. Elle se redresse, me découvrant au passage mais je me garde bien de signaler que je suis réveillé. J’entends le zip de la toile de tente, elle est sortie. Ouf ! Mon soulagement n’est que de courte durée. Quand j’étends les bras, je sens autre chose, sur la gauche. Coup de tête paniqué. Merde ! Une deuxième !! Brune aussi, dos tourné. Oh, putain ! Avec laquelle j’ai baisé ? Les 2 ???
Dehors, des bruits de casseroles, de l’eau. Je suis tétanisé. La brune allongée à ma gauche remue quelques instants, puis se lève aussi. Bruits de discussion dehors, et rire étouffés aussi. Bon, mon coco, va falloir y aller … D’autant plus que j’ai une méchante envie de pisser.
Je retrouve mon caleçon en boule dans un coin de la tente. J’enfile mon jean tant bien que mal et mon tee-shirt. Lorsque je mets le nez à l’air libre, manquant de me vautrer dans l’ouverture étroite, elles sont là, debout, toutes 2 à me guetter avec un sourire amusé. Putain, mais c’est quoi ces monstres ??? Chacune d’elle fait deux fois ma carrure … !!!
Je sens des gouttes de sueur perler à mon front.
« Tu veux un café ? » me demande l’une d’entre elles. Je balbutie un « Oui, merci » étranglé.
« Vas-y assieds toi ». Je pose la pointe de mes fesses sur un siège pliant de couleur verte. Surtout, fermer sa gueule, attendre et observer. En dire le moins possible, y’aura bien un signe à un moment ou un autre qui me dira avec laquelle j’ai couché. Pendant que la brune au débardeur kaki remplit un mug de café brûlant, je les détaille. Comment j’ai pu finir avec ces meufs, elles sont pas du tout mon genre ! On dirait des videurs de boîte de nuit. Grandes, toutes en muscles, un dos en V, des épaules de nageuses est-allemandes. La vache ! La deuxième me tend un paquet de pains au lait. "Laquelle, bordel ????" Je dois avoir l’air con, mais con !...
« Alors, bien dormi ? » J'acquiesce et essaie de me détendre. Je ne sais rien, même pas leur prénom ! Le stress, putain, de se retrouver nez à nez avec une (deux?) nanas avec laquelle on a couché, et se rendre compte qu'on ne sait absolument rien d'elle.
"Tu habites où" demande l'une. "Au camping municipal". "De Biscarosse ?" "Heu, non, de Mimizan ... pourquoi on est où, là ?" "Ben à Bisca." "Ah, ok .."
Et merde ! Comment je vais rentrer ?
La brune au top kaki passe à côté de moi et me caresse le bras au passage. Bon, ça doit être elle.
Elle susurre "Et tu fais quoi dans la vie?"
C'est ça ma cocotte, continue à causer, ça meuble.
"Je bosse dans la grande distribution, et vous ?"
"Nous, on est profs de karaté"
Je manque m'étrangler en avalant mon café de travers. Le palpitant qui s'emballe. Une peur irraissonnée s'empare de moi.
Pas question, désormais, de dire "Ecoutez les filles, je ne sais pas laquelle d'entre vous j'ai sauté cette nuit, j'étais bourré, je ne me rapelle de rien, c'était une erreur monumentale, vous êtes pas du tout mon genre, chuis désolé, on oublie tout, ok ?" Je m'imagine déjà, latté comme jamais par 2 nanas rendues hystériques par le fait que je me fasse la belle après une nuit d'amour.

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26.04.2008
Vie de merde ?
"Aujourd'hui, j'ai reçu deux SMS de ma copine. Le premier pour me dire que tout était fini, le second pour me dire qu'elle s'était trompée de destinataire. VDM"
"Aujourd'hui, ma fille (5 ans) me regarde m'habiller dans la salle de bains et me demande : "Dis, maman, quand mes tétés auront poussé, est-ce qu'ils tomberont comme les tiens? VDM"
"Aujourd'hui, j'ai ramené un copain à la maison et j'ai voulu le présenter à mon père. Ne le trouvant pas, j'ai cherché dans toute la maison "Papa??? Papa ???" Et là, venant des toilettes, la grosse voix de mon père a rugi : "Je chie !" VDM."
"Aujourd'hui, ma fille de 9 ans que j'élève seule devait faire une rédaction sur la personne de la famille qu'elle admire le plus. Elle a eu 9/10 en composant un texte très émouvant sur Skippy, son cochon d'Inde... VDM"
15:07 Publié dans Fiso déconne | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
18.04.2008
J'pars en vrille !
16:09 Publié dans Fiso déconne | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
01.04.2008
Aspirine
Monsieur sort de la salle de bains, complètement nu et très en forme..
Voyant venir son mari, la femme lui dit :
- Pas ce soir chéri, j'ai très mal à la tête...
- Ca tombe bien : j'ai saupoudré mon sexe avec de l'aspirine. Tu le veux en cachet ou en suppositoire ?
13:04 Publié dans Fiso déconne | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
21.03.2008
Berlingot givré
Puisqu’on en est à parler de berlingots, je vais vous parler du mien, une fois n’est pas coutume. Voilà un billet qui ne manquera pas de réjouir, entre autres, mes amis de la Comète et ma luciole préférée.
Ce billet est d’utilité publique. En effet, il m’a semblé important de vous mettre en garde contre un produit que j’ai testé récemment et que je vous déconseille.
Il s’agit du Gel douche rafraîchissant cheveux et corps de René Furterer. Comme je vais souvent à la piscine, ce tube 2 en 1, anti-chlore, m’a semblé pratique et adapté.
Sous la douche, donc, j’ouvre le tube et commence à me savonner.
D’abord, ça pue. Aux huiles essentielles de menthol et eucalyptus, j’avais l’impression de me badigeonner de Vicks Vaporub. Le meilleur était à venir. Une douce sensation de fraîcheur sur le visage, les jambes mais mais …
Après quelques instants, mon berlingot a été saisi (c’est le mot) d’un double-effet Kiss Cool des plus troublants. Un effet glaçon, inhabituel à cet endroit, qui m’a fait passer par toutes les couleurs. Inoubliable, comme expérience, mais pas franchement agréable.
En plus, ça se rince mal donc il m’a fallu m’asperger pendant de longues minutes pour calmer la petite qui se voyait déjà cryonisée.
Il y a 2 jours, je décide de vérifier sur ma copine Sophie si ça lui fait le même effet. Après l’avoir faite mourir de rire en lui racontant mes déboires, elle teste le produit. Ca lui a fait moins d’effet qu’à moi, apparemment, mais elle a quand même bien senti l’effet « rafraîchissant ».
Ce matin, repensant à ça (je ne perds jamais une bonne occasion de partager ma bonne humeur), je lis des avis d’autres utilisatrices :
"L'effet fraîcheur : trop, trop frais, ça pique !"
"Un veritable effet glaçon garanti"
"Attention aux zones intimes, ça pique aïe !"
Y’en a quand même quelques-unes qui ont apprécié, visiblement. Je vais refiler mon tube à mon ami Oh! 91, tiens … Avoir le zgeg qui se transforme en Mr. Freeze ne devrait pas lui déplaire …
Quand à moi, la prochaine fois je m'achète un gel douche comestible aux fruits exotiques !
11:56 Publié dans Fiso déconne | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : sexe
06.03.2008
Vibrations
Faut que je précise, ma copine Sophie, c’est une couillue. Des yeux immenses, tristes, mais une bonne humeur quasi permanente. A à peine 30 ans, elle dirige une équipe de 20 personnes. On bosse ensemble et le rapport professionnel s’est vite doublé d’un rapport amical. Ca ne m’empêche pas de faire mon boulot. Et même de faire des heures supp’ non déclarées, pour le plaisir de faire les cons ensemble, comme je le racontais là.
Donc, on parle longtemps et j’essaie de la consoler, même si je ne connais absolument rien aux effets secondaires de la maternité. Elle se sent moche, grosse, ça je peux bien le comprendre. Elle me demande si on peut se voir un samedi, elle a besoin de sortir. Elle propose de passer me chercher avec son nourrisson. On prend une date pour la semaine suivante, au programme balade dans Paris puis dîner chez elle pour que je rencontre son homme.
Le samedi prévu, son mec a la bonne idée de se proposer pour garder les 2 z’affreux. Nous voilà donc parties bras dessus bras dessous dans le Marais, un de mes quartiers de prédilection. Y’a plein de bonnes choses à manger et à boire là-bas et des boutiques sympas. Sophie, c’est une gourmande. De tout. On se ressemble pas mal d’ailleurs, je trouve, dans le parcours, le physique et le caractère.
Elle a la pêche, ce jour-là, ma Sophie. Plus de larmes et en plus, le soleil brille aussi à l’extérieur. Quand je prends des nouvelles, elle me dit qu’elle pète la forme parce qu’avec son mec, ils ont repris les câlins et que ça lui manquait grave. J’éclate de rire. Elle continue « Chouchou (ouais elle m’appelle comme ça), t’as déjà essayé les capotes vibrantes ?
Elle m’explique que des potes leur en ont offert une pour rigoler, que c’est trooooooop bien, même que quand son mec lui a dit que ça lui faisait rien de plus, elle a répondu « c’est pas grave, chéri, continue, moi j’adore ». Elle ajoute « Tu sais quoi, j’ai tellement aimé que j’ai même failli la stériliser dans le truc à biberon du bébé pour la réutiliser ».
Inutile de vous décrire comment j’étais explosée de rire dans les rues du Marais. La mission du jour, donc, c’était d’en acheter d’autres. Elle entre dans une pharmacie pour en acheter, juste au moment où mon pote Oh !91 m’appelle. Je lui raconte la mission du jour, et je suis là à m’éclater de rire avec lui sur le trottoir. Sophie ressort et me dit « Laisse tomber, la dame derrière son comptoir avait pas loin de la soixantaine, j’ai pas voulu la choquer ».
On entre dans une autre pharmacie où il y a 2 hommes et un seul client. Pendant que je l’attends devant un rayon, Sophie demande à voix basse au jeune noir derrière le comptoir s’il vend des « capotes vibrantes ». Il dit « Pardon ? ». Alors, elle répète plus fort et part dans un fou-rire, me contaminant en même temps que le vendeur qui lui désigne le rayon devant lequel je me trouve.
« Ah ben, d’accord, c’est en rayon, j’aurais pu éviter de m’afficher », dit-elle, pas perturbée pour un sou. Le temps de choisir, de payer, on est dehors.
A presque 10 € la capote à anneau vibrant, ça a intérêt à être bien ! Le soir, avant la raclette, elle nous fait une leçon de choses et déballe son nouveau joujou sous les yeux amusés de son mec et du couple d’amis présents.
La soirée fut chaleureuse et animée, j’ai eu quelques sueurs froides aussi (si, si !) quand son fils de 4 ans m’a sauté dessus et a entrepris de m’arracher/soulever mon pull pour voir mes « gougouttes ». J’ai eu beau lui dire qu’ y’avait pas de gougouttes et que c’était là que pour la déco, il était limite hystérique.
Le plus drôle, c’était lundi, jour de reprise du travail de Sophie. Au moment de la pause café dehors, elle s’écrie « Oh, chouchou, j’ai pensé à toi ! Tu sais pas la dernière ? »
« Non, mais je sens que je vais encore me marrer »
« Avec mon mec, on essaie la capote vibrante. Et là, il me dit « Oh, chérie ! y’a un bouton on/off … »
Moi, faisant semblant de ne pas comprendre ce que j’ai déjà compris « Tu vas pas me dire que vous l’aviez pas mis en marche la première fois ? »
« Ben si, on s’est piqué une de ces crise de rire ! C’est quand même vachement mieux quand on le met en route, l’anneau. Ah la la, on est vraiment bien des blonds, tous les 2 ! »
Une grande sensible aussi, ma Sophie …
17:44 Publié dans Fiso déconne | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : sexe, fofie
25.02.2008
6 petites choses sans importance (quoique)
Le règlement du jeu stipule qu’il faut :
* Mettre le lien de la personne qui vous tague
* Mettre les règlements sur votre blog
* Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même
* Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant leurs liens
* Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées
Voici ces fameuses petites choses sans importance (en tout cas pour moi) :
- S’il y a bien un trait de caractère qui me caractérise et exaspère souvent mon entourage, ce sont mes retards systématiques. Je suis tout le temps à la bourre. Oh ! pas de beaucoup ! J’excède rarement le ¼ d’heure si j’ai rdv dans un endroit public. Mes sms se suivent et se ressemblent : « J’arrive ! » Je mentais souvent avant, assurant être au coin de la rue alors que je partais à peine de chez moi, et puis, mon frère m’a copieusement engueulée plusieurs fois et depuis, je ne le fais plus. Les plus malins me disent désormais, quand on a rdv : « appelle-moi quand tu pars de chez toi ». Au boulot, j’arrive tous les jours entre 9h15 et 9h30, le midi, mes collègues commencent leur déjeuner sans moi et le soir, au moment de partir, j’ai toujours un dernier mail à lire. J’ai souvent raté des trains mais jamais des avions, bizarrement. Je rêve d’un poste à horaires libres. J’aurais dû être africaine, c’est ce que me disent mes potes blacks, les seuls à faire preuve d’indulgence à mon égard.
- J’aurais pu faire un copié-collé du point 1 de Céleste. Je suis également bordélique au possible mais je trouve n’importe quel doc en moins de 5 minutes. Le classement des papiers, factures et relevés de banque est une torture. La bannière « à classer » sur mon bureau déborde.
- Je siffle dans la rue. Ca me rappelle mon grand-père (celui qui m’emmenait aux champignons). Je le copiais, ça l’amusait beaucoup, il me faisait un clin d’œil complice. Les remarques répétées de mon père « les filles, ça ne siffle pas » ont renforcé la saveur de ce petit acte rebelle. Aujourd’hui quand je siffle, j’imagine qu’il me fait un clin d’œil de là-haut.
- J’ai l’habitude de rebaptiser les gens que j’aime de petits noms absolument farfelus. Ca a donné des choses comme Pili-pili, P’tit Bounia, Mozz, Honey Bunny, Tonton Dan, M’sieu Chic Chic. J’use aussi abondamment des « ma biche », « ma poule », « ma caille », « beau gosse » et « vieille branche ».
- Je jure beaucoup, et comme un charretier. Ca, je le tiens de mon père. Quand j’étais gosse et encore aujourd’hui, je réfrénais un fou-rire en l’entendant égrener un chapelet d’injures que je vous épargne. J’ insulte donc régulièrement les meubles dans lesquels je me cogne, mes vêtements, mes chaussures, mon vélo, les piétons, les voitures, les trottoirs, bref tout ce qui me fait obstacle. Vous vous rappelez la scène de « Le père Noël est une ordure » où Thierry Lhermitte se fait pincer le doigt dans un boitier en voulant débloquer l’ascenseur ? Ben c’est moi.
- Je ne peux pas sortir de chez moi le matin sans avoir mangé. Ca me met de très mauvaise humeur, d’autant plus qu’il n’y a aucune boulangerie à proximité. Mon coloc’ se souvient de la dernière fois où il a eu le malheur de finir le paquet de biscottes que je m’étais gardé pour le petit déj du lendemain. J’ai dû me lancer dans la confection de pancakes et il s’est fait incendier à peine le pied par terre.
Je passe le relais à Giao, M., Nicolas, Cha, Malaika et Igor.
16:27 Publié dans Fiso déconne | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
14.02.2008
Quand Wajdi et Oh!91 jouent à "Qui a la plus grosse"
W : C’était une estimation. T’as fini par les atteindre ?
O : Non, j’ai enchaîné grippes et tendinites.
W : Mdr
En lisant ce dialogue il y a quelques jours, j’ai piqué une crise de fou-rire devant mon écran. Je me revoyais, il y a quelques mois, dans le bassin d’une piscine avec mon ami Oh !91 qui après avoir jeté un œil sur le chrono, enchaînait les longueurs. Il tentait de relever le défi que lui avait lancé notre ami le boxeur.
Pourtant, j’ai essayé de te dissuader, tu t’en souviens, Oh!91 ?
A chaque fin de chronométrage, tu soufflais « Putain, comment il fait ce petit con ? »
Je te regardais d’un œil mi agacé mi amusé en te disant « Laisse tomber, c’est du bidon ses temps, il fait ça pour te provoquer, j’suis sûre qu’il nage même pas … ».
Mais non, tu ne voulais pas m’écouter. Ah, l’orgueil masculin !
Hier soir, quand en te retrouvant dans le bassin, je t’ai rappelé ce dialogue entre vous et que tu as réalisé que tu t’étais battu contre des performances virtuelles, on est partis dans une crise de fou-rire comme jamais encore.
« T’as failli te taper un lumbago avec ses conneries », je t’ai dit.
Te voir plié en deux de rire, accroché au rebord, au point d’en avoir mal au crâne, crois-moi, Oh!91, ça m’a fait un bien fou. Autant qu’à toi. Dans le silence de la piscine, on a fait du bruit en cascade. Les nageurs imperturbables jetaient des coups d’œil intrigués aux deux barges qui se fendaient la poire comme des gamins. Il a duré longtemps, ce rire libérateur, presque désespéré, qui nous réconciliait avec la réalité. Et tu sais quoi ? Je me suis surprise à regretter qu’il soit pas là pour se marrer avec nous, avant que je lui fasse boire la tasse.
Ah ! Au fait, Oh!91, tu me dois toujours une bouteille de champagne, mon salaud. Si t’as cru m’endormir, c’est raté …
11:05 Publié dans Fiso déconne | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : WajDi, Oh!91
Jean-Pierre Aumont
En ce moment, comme souvent, il y a un tournage de film dans notre bâtiment. Des fois, on se demande si on bosse ici ou si la boîte s’est transformée en studio. Mon boss n’en peut plus de faire le kéké auprès des assistantes de prod’ toutes jeunettes.
On m’a demandé d’afficher le logo d’une société extérieure sur les écrans de notre accueil, pour le tournage d’une scène ce matin. Je balance ma programmation hier, tranquille, je la montre aux assistantes du régisseur, tout va bien.
Ce matin, je croise mon boss en arrivant, je lui dis que le logo est en place et que je balance le mail d’info aux salariés , pour ne pas qu’ils s’étonnent. A 10h30, je reçois un appel de l’assistante de prod’ qui me demande si mon boss m’a informée que le tournage est annulé. « Je l’ai appelé hier soir pour lui dire que notre acteur principal est souffrant, et que le tournage est reporté, vous pouvez donc supprimer l’affichage » dit-elle.
Comme mon boss se fait un malin plaisir à nous prendre en faute quand on oublie un truc, même sans importance (il est pas méchant, juste un peu moqueur), quand il est passé dans mon bureau, je lui fait remarquer qu’il ne m’avait pas prévenue du changement, en me croisant ce matin, et que le mail d’info était parti. Il a bredouillé 2-3 trucs et notamment que l’acteur, Jean-Pierre Aumont, était souffrant.
Une fois reparti, A., la quinqua qui bosse avec moi (celle qui me ramène des frometons, accessoirement) me dit : »C’est qui, Jean-Pierre Aumont ? ». Je lui réponds « J’sais plus, c’est un vieux ». Quelques minutes plus tard, elle me dit « Ben, il est mort ! ».
Moi, absorbé dans mon boulot (si, si !), je réponds « Qui ? ».
« Ben, Jean-Pierre Aumont ! C’est écrit sur internet : décédé le 30 janvier 2001 »
Crise de fou-rire et conneries en rafale :
« Ben, au moins, il souffre plus ! »
« A ce stade, il est plus vieux, il est momifié.. »
J’ai hâte de retrouver mon boss à la cantine ce midi.
Je vais lui dire « Au fait, Jean-Pierre Aumont, on risque de l’attendre longtemps, il est mort il y a 7 ans … »
10:45 Publié dans Fiso déconne | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Pierre Aumont
06.02.2008
Cookie
Hier soir, j’ai mangé des gaufres avec un ex-blogueur charmant et modeste tout en lui faisant écouter les derniers morceaux des Starloozes (vous savez, ce groupe que j'adoooore et qui seront en concert le 1er mars à Saint-Ouen). J’avais fait fondre une plaque de chocolat aux noisettes concassées et acheté de la chantilly. On devait être quatre mais des imprévus de dernière minute ont réduit le groupe. Faudra penser à déplacer Mardi-gras au vendredi, c’est quand même plus pratique pour tout le monde …
J’ai testé une nouvelle recette de gaufres picardes, c'est-à-dire que la pâte n’était pas liquide mais plutôt compacte ce qui faisait des gaufres consistantes et ressemblant davantage à celles que j’ai pu manger en Belgique. Mon invité m’a dit qu’il avait pensé à ses gaufres toute la journée, et il est reparti avec 3 gaufres pour son petit-déj’, j’espère qu’il les a savourées. J’en profite pour râler, comme chaque année ou presque. J’ai un côté psycho-rigide sur – au moins - un point : les traditions.
La galette des rois, c’était le premier dimanche de janvier, le 6 cette année donc. Voir des galettes toujours en vente plus d’1 mois après la date, sur les étals des boulangeries, ça m’énerve. Le pire c’était l’année dernière quand on a voulu m’en faire manger le soir du 31 décembre.
La Chandeleur, c’était samedi dernier. Donc, écouter mes collègues raconter qu’ils ont mangé des crêpes pour la Chandeleur dimanche, ou recevoir un mail, certes charmant, qui me raconte qu’hier au boulot, les cadres ont fait des crêpes pour tout le monde …. Grrr !
Mardi-Gras, c’était hier. Et ce jour-là, on mange traditionnellement des beignets, bugnes, churros, oreillettes, pets de nonne, faverolles, crottes d’âne ou bottereaux, plutôt que des crêpes.
Le Carême commence aujourd’hui. 40 jours sans viande, oeufs ni graisses animales et … sans relations conjugales. Quel est le con qui nous a mis la Saint-Valentin le 14 février ?
Et toi, là, arrête de me tenter, vas voir chez Nea si j’y suis !
11:00 Publié dans Fiso déconne | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : Nea, Chandeleur, Mardi-gras, galette


