28/04/2013
Jour 1 : Une image, des visions
Au retour du déjeuner, la formatrice affiche une image. Que voyez-vous ?
Une jeune femme ... ou une vieille femme ?
Et là ?
Lapin ... ou canard ?
Quelles rélfexions vous viennent après cet exercice ? Quel est son but, d'après vous ? Et la "morale" de l'histoire ?
Et une dernière pour la route, ma préférée, qu'on voit souvent dans les pubs irlandais :
Avant 6 bières :
Après 6 bières :
20:40 Publié dans Ca m'intéresse, J'déconne ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : communication, illusion d'optique
16/03/2013
Mais pourquoi la salade ?
Un vendredi soir, j'atterris de Barcelone et file illico presto chez une amie. Je l'ai rencontrée chez lui, il y a déjà quelques années. Elle est un de mes rares coups de foudre amicaux, comme ma belle nantaise. Nous partageons la même joie de vivre, une curiosité mâtinée de sensibilité et le goût des bonnes choses. Et puis d'autres que le temps a révélé : l'amour de l'écriture et des mots, de la liberté. Et Nina Simone.
Dans l'appartement chaleureux, à l'image de son occupante, il y a déjà une jeune femme brune avec laquelle j'ai partagé, un soir, une coupe de champagne en terrasse. Et ce soir, c'est drôle, nous buvons encore du champagne, que mon amie a eu la délicatesse d'acheter pour fêter mon nouveau poste. Nous trinquons donc toutes trois bercées par la voix et au souvenir de Nina Simone, en attendant l'arrivée du dernier convive, unique et chanceux représentant de la gente masculine.
Et le voilà, "Juan Pedro de la Vega", visiblement à l'aise au milieu de ce trio de gonzesses euphoriques.
La soirée part dans tous les sens, entre initiation oenologique, molécules pharmaceutiques, musique, pratique du portugais, Alzheimer et cul, bien sûr ...
Au bout d'un moment, j'ai tellement mal au ventre à force de rire que je me dis qu'il faut absolument que je garde une trace de nos conneries, histoire de me les repasser quand je serai à jeun. J'appuie donc sur la touche enregistreur vocal de mon téléphone, après en avoir avisé mes compagnons, et c'est parti pour 1h10 d'enregistrement qui m'a valu, hier, de me pisser dessus de rire sur mon siège dans le tramway. Il vous manque l'ambiance, les éclats de rire, l'accent inimitable de JPDLV qui avait souvent du mal à en placer une, mais pour eux, en voici quelques extraits :
JPDLV : Le vin c'est l'ami des bavards, faut que je le mette aussi dans mon livre, ça. Moi les vins que j'adore, je m'indigne dessus ! Je m'indigne de plaisir, tiens, voilà.
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JPDLV : Si je fais de la logistique aujourd'hui, c'est parce que je suis un musicien raté.
J'étais le premier des trois à me lancer dans la musique. Ma soeur elle est diplômée de truc pour faire les tentures et tout le bordel, là, mon frère a fait Sciences Po, moi j'ai arrêté les études pour faire de la musique. Là aujourd'hui, moi je fais de la logistique, mon frère est chef d'orchestre et musicien professionnel et ma soeur est prof de claquettes.
Une femme : Aujourd'hui c'est quoi le bilan ?
JPDLV : Ben le bilan c'est que ça me casse les bullocks, tu vois ? Je suis l'artiste raté de la famille !
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Une femme : Peux-tu me passer, s'il te plaît, un peu de vin qui, modérément, est un remède pour l'âme et pour le corps ?
JPDLV : Tiens la blogueuse, je te l'offre celle-là ... Tu peux leur demander à tes amis blogueurs : "Chers amis blogueurs, connaissez-vous des modérations bénéfiques ?"
Je vous l'ai dit qu'à un moment j'allais me transformer, là, que Hulk allait arracher son tee shirt !
Les femmes : Vas-y, arraches ! Arraches, on n'a rien vu là !
JPDLV : Hulk il a pris un peu de poids ...
Une femme : Y'a qu'à voir ses cannes, hein !
JPDLV : Mes cannes de quoi ?
Une femme : Ben il a des cannes de serin !
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JPDLV en séquence émotion : Hé, tu te rappelles, à l'Alpe d'Huez, champagne le matin ?
Une femme : Pfff, l'Alpe d'Huez, tu veux savoir mon souvenir ? L'Alpe d'Huez, sympa, mais je me suis dit "Petite joueuse" et "Plus jamais"'. Je ne tiens pas la route.
JPDLV : Parce que ?
Une femme : Mais manger, boire, à vomir ! J'avais la méga pression, vous m'avez fait un weekend bizutage, tu vas rentrer dans notre club et tout ... Sur les pistes, t'as les dents du fond qui baignent, t'as envie de gerber. Moi, j'ai des rêves d'orgie, j'aimerais mais je ne peux pas.
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JPDLV : Quel est l'objectif de grumer, c'est d'exciter les papilles gustatives.
Une femme : Alors, heu, moi, mes papilles gustatives, je les excite assez, hein !
JPDLV : C'est un truc de bourgeois de verser le vin en douceur. Un vin, quand tu le débouches, tu le jettes dans la carafe. C'est le but, justement, faut que ça s'aère.
Une femme : Juan Pedro, putain, les verres y sont vides !
JPDLV : C'est le principe des préliminaires, tu chauffes, tu chauffes, tu chauffes ...
Fiso : 30 minutes d'enregistrement ! Oh putain, je vais me régaler !
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Une femme : Mon amant, quand il vient, c'est le lundi soir. Comme ça, j'ai toute la semaine pour m'en remettre. Et le mardi, banane, le mercredi, banane, le jeudi, banane, le vendredi, banane ! Bon, l'autre fois, il m'a eue, il est resté dormir ...
Une autre femme : Je crois qu'il peut t'avoir facilement ...
Fiso : Hé, attention, attention, tu sais que j'enregistre ?
Une femme : Oh .. je croyais qu'elle avait arrêté. Bon, c'est pas grave. Alors, attention, mon amant XXX, ne jamais en parler parce que tout le connaît.
JPDLV : C'est pas comme si quelqu'un était en train d'enregistrer ...
Une femme : J'ai confiance. Donc je lui envoie des photos, je le chauffe, je le chauffe, bon j'en ai fait 50 avant qu'il y en ait une bien, mais lui il le sait pas ... J'ai un peu peur pour la prochaine fois ..
Femme n°1 : Tu l'as un peu cherché, en même temps.
Une femme : Ouais, faudra pas que j'aille pleurer ma mère, j'aurai que ce que je mérite, hein ...
Femme n°1 : Juan Pedro il est largué, là ...
JPDLV : Ca fait un quart d'heure que je comprends rien ...
Une femme : Alors que l'autre, je lui ai mis un coup une fois, il a boité pendant une semaine. Il m'a fait un truc, ma jambe a fait un mouvement instinctif, je lui ai dit "Mais ne me fais pas ça, tu vas mourir !" Maintenant, je pense qu'il fait attention.
JPDLV : J'suis limite tome 4, là.
Une femme : Il me faut 5 hommes parce que j'ai pas tout dans 1. J'ai pas tout dans 1 ! Non mais c'est vrai, t'as tout dans une, toi ?
JPDLV : Non mais le sujet n'est pas là. Quand on sait ce qu'on cherche, on a une chance de le trouver. C'est l'introduction déjà, ça.
Une femme : Non mais tu me juges, là ? Mais moi je sais pas ce que je cherche !
JPDLV : Ben c'est exactement ce que je suis en train de dire. Ça tombe bien que tu répondes ça parce que c'est exactement le sujet, tu vois !
Une femme : Oui, alors ... Je ne sais pas forcément ce que je veux, mais je sais ce que je ne veux pas !
JPDLV : D'accord. Mais c'était pas la question que je te posais non plus... C'est hyper agréable d'avoir des réponses aux questions qu'on ne se pose pas.
Une femme : Et puis, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.
JPDLV : Ouais, j'ai bien vu la cuisine ce soir : y'a pas de salade !
23:06 Publié dans J'déconne ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jpdlv
04/02/2013
J'suis vraiment une branleuse
Mon client cette semaine a les cheveux longs (et accessoirement un joli petit cul). Ça me fait penser que je ne suis jamais sortie avec un homme aux cheveux longs. Ça a failli mais ça a seulement failli. En d’autres termes, il s’en est fallu d’un cheveu.
[Parenthèse : Celui-là d'ailleurs, que je nommais affectueusement la diva, je l’aurais capillotracté avec plaisir pour lui faire payer son insolence. Ça m’aurait sûrement fait plus d’effet que l’espèce de daube que je viens de finir, « Cent nuances de Grey » pour ne pas le nommer, best seller, je me demande bien pourquoi. Faut croire que la vie sexuelle de ses lectrices est bien morne pour qu’un dominateur mou du genou et une gamine de 22 ans qui s’en remet à Dieu toutes les deux pages les émoustillent. Pour ma part, c’est du niveau érotique des Harlequin que je piquais à mamie Coco pour titiller mes émois d’adolescente]
Mon client aux cheveux longs utilise des expressions locales comme « aussi bien » à la place de « de toute façon ». Il se plaint de « son réseau d’brin » mais est « fin heureux » du résultat de la formation.
Et j’ai fini ma prestation sur la dernière connerie de Fiso, qui devrait détendre les zygomatiques de Eniomel. Attention, c’est du lourd …
Le dernier jour, la directrice est entrée dans le bureau pour nous saluer comme chaque matin. Elle a exprimé sa satisfaction des résultats obtenus. Et là, j’ai dit : « On a sorti un premier jet hier matin et ensuite on a pignolé … heu … fignolé les horaires ».
La directrice n’a pas bougé un cheveu, ni mon client. Moi non plus, mais faut dire que j’en ai plus beaucoup sur le caillou.
A posteriori, comme je ne comprenais pas comment j’avais pu remplacer fignolé par pignolé, j’ai laborieusement reconstitué mon cheminement intérieur et réalisé que j’avais fait un mix entre peaufiné et fignolé.
En revanche, le mystère demeurait entier sur l’inertie de mes interlocuteurs face à mon magnifique dérapage verbal. Pignoler serait-il est une expression inconnue dans le coin ? Mon honneur serait-il sauf ?
Le même soir, devant une pizza aux Maroilles et une bonne bière, je racontai ma mésaventure à mon oncle et ma tante. Qui ne bougèrent pas d'un poil jusqu’à ce que je leur explique ce que pignoler voulait dire. Mon honneur est sauf.
23:32 Publié dans J'déconne !, Les malheurs de Sophie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
25/04/2012
Week-end à thème : les fesses à l'air
J'ai pourtant réalisé ce rêve, chanté par Dutronc, il y a quelques années !
Ce week-end chez Gi a été très riche en émotions. Certaines que je tairai, par pudeur, d'autres que je me fais une joie de partager. Les malheurs de Fiso, ça faisait longtemps, non ? Ben vous allez être servis, les amis !
Samedi, on rentre de courses, Gi et moi. J'ai dévalisé la Migros en fondue Moit-Moit. C'est que je connais quelques adeptes de fromage ...
Lorsque l'ascenseur s'ouvre, au rez de chaussée, une femme élégante l'occupe, avec son chariot Ikéa. "Je vous le renvoie" dit-elle.
- C'est ma voisine, commente Gi lorsque la porte se referme. Elle est charmante mais elle a 2 chiens absolument insupportables qui t'aboient dessus furieusement, ils sont très agressifs, je ne suis pas rassurée quand je les croise."
Nous montons dans l'ascenseur tout en nous épanchant sur notre peu d'amour pour les chiens, sales et bêtes (ça c'est de moi).
Sur son palier, la porte de l'appartement de la voisine est grande ouverte. Un chien apparaît, un colley miniaturisé genre Lassie. "Tiens, quand on parle du loup ..." je lâche.
Il nous accompagne tranquillement jusqu'à la porte. Et puis, alors que Gi s'apprête à enclencher la clé dans la serrure, nous entendons une course effrénée et des aboiements furieux dans notre dos. Pas le temps de dire ouf, un des chiens me saute dessus. Leur maîtresse accourt, leur hurle dessus.
C'est alors que passant la main sur mon cul, je sens ma peau. J'ai une jolie déchirure à angle droit, bien nette. Cet enfoiré a craqué mon futal ! Et à travers le tissu, le sang perle. Non seulement le sale cabot m'a niqué mon fut' mais en plus il m'a niaqué la fesse !
La voisine se répand en excuses, promet de me rembourser le pantalon que je vais devoir acheter. Gi m'applique une compresse badigeonnée de désinfectant sur la fesse. J'ai échappé à l'ablation, mais de justesse. "Ça nous apprendra à avoir dit du mal d'eux" concluons-nous.
Quelques heures plus tard, dans un hamam, ce constat se répète. Alors que Gi me raconte, en chuchotant, cette fois où une bonne femme les a engueulées, elle et M., et dénoncé à la direction, nous nous faisons pourrir par une mégère qui a le culot de nous sortir que "se shampouiner ça fait du bruit". Et de deux.
Le lendemain soir, un homme vient me chercher chez Gi. Lorsque je monte dans la confortable BM, j'entend "Crac !". Je glousse et me cache le visage dans les mains "Oh p'tain ! J'y crois pas à ce qu'il m'arrive !!! C'est pas vrai, mais j'ai la poisse ce week-end !!!
Il se marre "Quoi ? T'as craqué ton pantalon ?"
Bingo. Et pas qu'un peu. J'ai littéralement le cul à l'air. Je m'extirpe de la voiture après avoir noué mon blouson autour de ma taille et me change fissa.
Résultat des courses : partie avec deux pantalons et une robe, je suis rentrée avec ... une robe.
00:05 Publié dans J'déconne !, Les malheurs de Sophie | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : je sens comme un courant d'air t'as ouvert la fenêtre ? ...
19/04/2012
Mon vocabulaire espagnols s'améliore de jour en jour
J’ai encore enrichi mon vocabulaire espagnol. J'ai appris une expression très rigolote pour dire « Tu deviens chauve » : Se te ve el carton (on te voit le carton).
Je sais aussi comment dire sodomie et partouze (merci les moustiques partouzeurs des bords de la Segre qui ont initié ce type de conversation), et aussi quelques insultes.
Et fidèle à moi-même, j’ai dit, bien sûr, quelques conneries. Comme par exemple « Tenia que dormir con tampones (au lieu de tapones) en las orejas » (j’ai dû dormir avec des tampons - au lieu de bouchons - dans les oreilles). Cesc et Kique se sont bidonnés pendant un quart d'heure.
23:25 Publié dans J'déconne ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22/02/2012
Fiso sur les pistes
Ce matin, nous partons pour les pistes de la Sierra Nevada, à une trentaine de kilomètres de Grenade. B. m'avait écrit, peu avant mon arrivée " Nous n'avons pas les mêmes formes, certes, mais nous avons la même taille et des chaussettes épaisses devaient compenser la diiférence de pointure".
Le matin, B. dépose une tenue dans ma chambre. Je pique une crise de fou-rire en enfilant le long caleçon d'homme avec une fente pour laisser passe la zigounette. Ptain, j'ai une touche là-dedans !
A l'arrivée sur les pistes, il galère pour clipser mes chaussures de ski. Je marche comme un robot et j'ai la sensation que tout le monde a capté que je suis une quiche au ski. J'achète mon forfait journalier (47€) et nous grimpons dans une cabine de téléski.
"J'ai bien envie de t'emmener en haut, même si ça fait longtemps que tu n'as pas skié" dit B.
Longtemps, c'est le moins qu'on puisse dire. La dernière fois que j'ai chaussé des skis (de fond), c'était en 86, lors d'un retour à Munsingen, le village de mon enfance.
Les premiers mètres me donnent pourtant grand espoir. J'ai d'instinct retrouvé le geste pour freiner, la position dite "chasse-neige'. Mon optimisme sera de courte durée car hélas, c'est la seule figure que je serai foutue de faire.
Lorsque B. m'enjoint de négocier un virage et m'arrêter en levant les fesses, façon grand champion, je me lance, vire et bouffe la poudreuse lamentablement. Je mets quelques instants à comprendre comment désemberlificoter mes skis et une fois debout, contemple la longue pente que j'ai à descendre en me demandant dans quel état je vais arriver en bas. B. est moins optimiste aussi, désormais, il me parle doucement, d'un ton rassurant, un peu comme une mère qui a enlevé les petites roues du vélo de son gosse. Il tente encore quelques essais de "virer, pousser sur les jambes, stopper" mais c'est peine perdue. "Tu es debout, dit-il, il faut que tu baisses le cul. C'est comme la salsa, tout est dans les fesses".
Finalement, il se résigne à me faire descendre la pente en mode chasse-neige et en slalomant, quand même, histoire que l'honneur soit sauf. Ca me parait interminable et je regarde avec envie les surfeurs qui évoluent élégamment. Arrivée en bas, mes cuisses et mes mollets me brûlent comme à l'époque où je prenais des cours de callinetics à Dublin et les chaussures de ski sur mes péronés me donnent l'impression d'avoir une armure.
" Tu peux t'acheter à manger, casser une petite croûte et puis descendre la piste des débutants, là où il y a 95% d'enfants et quelques adultes " dit B.
Il croit toujours en ma ténacité. Moi pas. De toute façon, si je desserre les sangles, il me sera impossible de les remettre toute seule. J'opte pour la terrasse du restaurant et desserre mes chaussures de Goldorak avec un soulagement inexprimable.
Je choisis un croque-monsieur et une bouteille d'eau en priant de ne pas m'étaler avec mon plateau sur le sol glissant de la cafétéria. Après avoir déjeuné, je sors sur la terrasse et dégote peu après une table au soleil d'où je ne bouge plus jusqu'à ce que B. m'appelle et me donne rendez-vous au parking. Je reprends le téléski et le retrouve à sa voiture. La porte du coffre est ouverte.
" Change-toi, je vais chercher un sandwich" di-il en s'éloignant. Je claque la porte du coffre, me dirige vers le siège passager. Damned, la porte est fermée ! Pas question que B. revienne et que je sois encore dans ma tenue de Robocop. Pas le choix, pas de recoin, je baisse la salopette, le caleçon d'homme et me voilà en string dans le parking ....
Lorsque B. revient, il s'exclame "Oh, zut ! La fermeture centralisée, j'ai oublié de te laisser la clé". Je lui raconte que je me suis retrouvée les fesses à l'air au milieu des bagnoles. Il éclate de rire
" Voilà le fantasme absolu ! Une fille en string dans le parking d'une station de sports d'hiver, manquerait plus qu'elle fasse du stop !"
Arrivés à Grenade, il me laisse à un arrêt de bus et file bosser. Bon, le moins qu'on puisse dire, c'est que mon retour sur les pistes après 25 ans d'abstinence n'aura pas laissé de traces impérissables, ni de fractures, c'est déjà ça. On se console comme on peut.
16:41 Publié dans J'déconne ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
28/05/2011
L'Irlande au fond d'un verre
Hier soir, j’ai ri de bon cœur à ma table du restaurant de l’hôtel Van der Valk. Je fus bien aise de n’avoir pas de voisins me dévisageant d’un air interrogateur. Pourtant, lorsqu’on rit, le nez plongé dans un livre, la nature de cette soudaine bonne humeur ne fait pas de doute, à moins d’être munie par ailleurs de boules de geisha ou autre joujou ré-jouissant, me direz-vous.
Ce soir, dans un Thalys bondé, j’ai failli être gênée de pouffer à nouveau en continuant la lecture des mésaventures d’un Anglais en Irlande qui fantasme le complot de quelque membre de l’IRA qui lui aurait fourré « un oiseau dans le fion » (je cite).Dit comme ça, ce n’est pas drôle, mais moi j’ai d’abord gloussé, puis lâché un éclat de rire qui m’a surprise autant que mes voisins.
N’osant lever les yeux, j’ai perçu dans mon champ de vision le mouvement de tête vers la droite d’un des hommes qui, me faisant face, tentait de déchiffrer le titre de l’ouvrage à l’origine de mon hilarité. Me sentant observée, les tentatives de me calmer provoquèrent l’effet inverse, et en quelques instants, je plongeais dans une crise de fou-rire quasi-hystérique. Tandis que j’écrasais mes larmes le plus discrètement possible et tentais de reprendre mon souffle, entre deux hoquets, j’ai regardé mon voisin d’en face, casque vissé sur les oreilles, qui me fixait, visage impassible, comme si j’étais folle.
« Comment font-ils pour afficher une telle absence d'émotions ? » me suis-je alors demandé. Dans ce monde de plus en plus sinistre où tirer la gueule devient la norme, les gens joyeux passent pour de doux illuminés. Au moins un domaine dans lequel je suis une lumière.
Pour ma part, je suis tellement perméable à ce qu’il se passe autour de moi que les larmes d’autrui en amènent vite à mes yeux et que de la même façon, je ne peux m’empêcher longtemps de partager une hilarité contagieuse.
Dans le wagon cahotant, à l'approche de ma jungle urbaine, j’ai regretté un instant le sourire enjôleur de la petite fille brune de la gare de Verviers.
00:38 Publié dans J'déconne !, Lectures | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bande de coincés du cul
02/05/2011
Changé d'avis
Mais rien ne prouve, sur cette effrayante vidéo, que c'était moi au volant !
17:33 Publié dans J'déconne ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : on est pas là pour se faire chier hein ?, irlande, sky road
25/04/2011
La Sky Road de nuit avec "Changing your demeanour" en stéréo
Retour du Kings restaurant, à Clifden.
"Tu prends la haute ou la basse?" demande Boug'. Elle parle de la Sky Road. "La haute, c'est plus sûr, y'a une haie".
Sur la Sky Road, c'est nuit noire. Mes pleins phares éclairent la route bordée de murets de pierres et de haies d'épineux. A gauche, le gouffre maritime.
"Quand tu ne vois plus la haie, tu cries", je dis. Boug' se marre, pousse des petits cris apeurés quand on se prend une butte ou qu'elle voit la haie de trop près.
Je change de chanson et met la n°5, "Changing your demeanour", une de mes préférées. "Ah ben, en plus, elle met la chanson où elle tape dans ses mains" s'écrie Boug', hilare.
Mais je ne tape pas dans mes mains, quand même. Enfin, juste deux fois, et vite (Boug' vient de contrôler ma note et elle insinue que je mens ! Moiiiiii ???)
PS : Boug' m'informe qu'elle a filmé le retour. Une vidéo arrivera plus tard mais ne comptez pas sur moi pour en faire la pub (il paraît qu'elle a vu la haie intimement dans ses moindres détails, et même de nuit après un verre de vin blanc, c'est dire).
10:52 Publié dans J'déconne ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : clifden, sky road, connemara, irlande
22/04/2011
Un arrêt plus long que prévu à Dingle : la faute à Gerald !
En quittant Brandon's creek, en direction de Dingle, nous embarquons deux jeunes filles auto-stoppeuses, une blonde, l'autre rousse. Je ne comprends pas leurs prénoms. Elles m'indiquent une boutique où acheter un adaptateur mais la porte est close.
"Il va revenir dans peu de temps, me lance un homme debout devant le pub next door. Tu peux aller te boire une pinte en attendant". "Exactement, répondis-je. Ca tombe bien, c'est l'heure du déjeuner et je déjeune d'un verre de Guinness".
Il désigne la porte du pub "Ben voilà une excellente idée. Entre ici".
Nous les suivons à l'intérieur du pub sombre. "Ils sont très bons pour te ramener des clients", dis-je à la jeune propriétaire". Perchés sur des tabourets, au comptoir désert, les présentations sont faites : Gerald est le grand blond qui m'a apostrophée, et Enda (end of the world, end of whatever you want, plaisante-t-il) et Padraig, ses amis. Ils posent les questions habituelles, d'où nous venons, où nous allons.
Après les poignées de main et les "Nice to meet you" d'usage, Gerald nous offre à boire et s'écrie en me voyant descendre mon verre de Guinness "Jaysus Christ ! That french girl can drink !!" Tout le monde se marre, même Boug' qui près quelques gorgées de cidre, fait des progrès fulgurants en anglais (et parlé avec un ptain d'accent ilrlandais, s'il vous plaît)
Padraig nous prédit un temps superbe pour quelques jours : "Un de mes amis Américains a passé 10 jours ici, il n'a eu que 2 minutes de pluie, le temps d'aller de la maison au pub !" Gerald me prendpar l'épaule et entonne une cahnson irlandaise. Enda essaie de s'incruster dans notre bagnole (décidément, ça devient une habitude !) et répond à un de ses appels téléphoniques "Je te rappelle, je pars en France". Je sors une méga grosse connerie comme je sais si bien le faire et ils gloussent dans leur mousses.
Bon, comme j'ai - un tout petit peu - honte, je vous la fais en V.O., ça limitera les dégâts : "We have our irish deserts everyday" "Well, I'll be your desert, Fiso" "Do you come with cream too ?" "Plenty ! Bags of cream !"
Pas mal, hein ? Je ne sais pas comment je me démerde, j'en loupe pas une !
Je refuse le deuxième verre de Guinness et après une photo souvenir, nous prenons la route en direction du Connor's pass (le col de Connor).
01:25 Publié dans Gens (d'ici et d'ailleurs), J'déconne ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





