11.11.2009

Le papy portugais

6h00, le néon bleu d'un taxi est garé sous mes fenêtres. « Merde, il est déjà là » pensai-je. Tout en buvant mon thé trop chaud, j'essaie de lui faire signe que j'arrive mais il ne me voit pas, occupé à astiquer la carrosserie. Trait noir autour des yeux, mascara, un petit coup de vaisselle avant de partir.  

Comme chaque lundi matin, mon téléphone chante « Baby can't you see, I'm callin' ». C'est le standard qui vérifie que je n'ai pas loupé le réveil. « Oui, oui, je descends ». Dernières vérifications, carte d'identité, billet d'avion, GPS, permis de conduire, je m'engouffre dans l'ascenseur.

Le chauffeur, court sur pattes, un faux air de papy portugais avec sa moustache grisonnante, prend ma valise. Je m'assois. L'habitacle sent bon l'eau de Cologne légère. J'attends toujours que mon chauffeur engage la conversation pour ne pas le saouler dès le matin. « Il faut faire vite, dans un quart d'heure je ne pourrai plus remonter d'Orly. Avec les grèves, tout le monde prend la bagnole » dit-il.

Il n'est pas très bavard et moi je n'ai pas grand-chose à dire, ce matin. Je m'amuse beaucoup en revanche, de l'entendre glousser en écoutant les vannes super nazes de Rires & Chansons. Surprenant mon sourire dans le rétroviseur et se méprenant sur la raison de ma bonne humeur, il monte le volume. Il se tape même sur les cuisses, c'est trop drôle. A l'approche d'Orly, une sonnerie se fait entendre, suivie de la voix d'un type. Un collègue de mon chauffeur qui se plaint d'être envoyé rue de Rivoli alors que tout est bloqué, paraît-il, pour « leur cérémonie à la con » (commémoration de la chute du mur de Berlin).

Mon chauffeur répond avec un clin d'œil goguenard à mon intention »Ah, c'est pas grave, Jojo, ce soir on sera dans les bras d'une belle blonde ». Jojo ne comprend pas et enchaîne. « Faut que j'emmène ma voiture en révision ce soir, ça pue, j'comprends pas ». Mon chauffeur se penche sur le micro « Hé, j'veux pas dire, Jojo, mais ... t'as des fuites. C'est le quinquennat ! » et s'en remet un coup sur les cuisses de sa bonne blague. Moi je suis pliée à l'arrière. Il en remet une couche sur la belle blonde, dont je commence à comprendre qu'il s'agit de moi (putain, l'insulte, j'suis rousse -par intermittence - bordel).

Jojo répond « Moi c'est le quinquennat, toi c'est le septennat, elle risque rien avec toi,  ta blonde ». Mon chauffeur est toujours plié, et ça se vanne non stop jusqu'à l'aéroport. Arrivé devant l'aérogare Ouest, je crie « Bon courage pour la journée, Jojo ! » et je salue mon papy. Sacrés numéros, ces deux-là.

07.11.2009

Princesse Fiso, mon cul, oui !

Y'a celles auxquelles les hommes offrent des fleurs (ça c'est l'effet Impulse)

Celles auxquelles les hommes offrent du chocolat (moi, ce sont les femmes qui m'en offrent, merci les copines:)

A moi, (vous vous souvenez ... lui, là, qui m'en garde toujours une pinte au frais, je vous remets le lien juste pour le plaisir, les commentaires sont un régal, ça met de bonne humeur de relire ça au réveil), les hommes m'offrent ça, par exemple  :

J'aime mes potes.jpg
PS : Le truc en cuir estampillé "semences de France", c'est pas une boîte de capotes, c'est une clé USB ...

 

03.11.2009

Un jour mon prince viendra

Conversation sur MSN d'une princesse des temps modernes :

Fiso dit : "... et ce soir, je suis dans le lit à baldaquin d'un château du Vexin ... trop la classe !

Lui : "le Vexin pas si loin ... ouoauh princesse fiso j'arrive pour te délivrer"

Fiso dit : "ok je vais faire la belle au bois dormant pour toi alors"

Lui : "mets toi au balcon et guette le cheval blanc qui arrive"

Fiso dit : "

ok ....Mais si je chope la mort, je t'éclate ! (mon prince adoré)"

Lui : Dès que tu entends tacata tacata ce sera mon cheval blanc et moi"

Fiso dit :

 "Fais gaffe, il fait nuit noire dans le coin, vas pas te manger une branche, tu vas te ruiner"

31.10.2009

Vu dans le métro

Une pub pour AdpteUnMec ? "Perdu beau brun sur ligne 4, tatoué, vacciné"

Photo192[1].jpg
Celui-là, en revanche, jeune, blond, sac Diesel en bandoulière mais  ....
Photo044[1].jpg

02.10.2009

Plus frais, y'a pas !

Mon pote T. et moi, on a enfin rattrapé notre soirée foirée de l'autre jour. Ce soir, après le boulot, duo chez Toritcho.

Ca a bien commencé avec mon habituel menu D, jugez-en plutôt (trop mignons les tempura, on dirait un bouquet de fleurs):

Photo194[1].jpg
Puis j'ai vu passer sous mes yeux des plateaux de bois avec un coquillage dessus.
"C'est quoi, Isao ?" ai-je demandé à l'expert dans l'art de trancher le poisson en douceur. "Akagai" a-t-il répondu.
Mmmm ! Les sushis de vernis, ce joli coquillage rouge-orangé, dont je suis friande depuis mon voyage express au pays du Soleil Levant.
"Tu m'en mets 2?"
Mon pote T. me regarde, amusé, en dégustant ses brochettes.
Peu après, Isao me passe mon plateau où 2 sushis brillants m'attendent.
Je les admire quelques instants et quelque chose d'inhabituel attire mon attention.
Je soulève le plateau à hauteur de mes yeux et tape mon pote du coude "Hé regarde, je rêve ou bien ?"
J'avoue, j'ai hésité quelques instants mais celui-là a fini comme les autres, dans mon estomac.
T. s'est marré mais j'en connais quelques-uns devant lesquels je ne mangerai plus d'akagai.
Je vous laisse faire vos déductions grâce au petit film souvenir que j'ai réalisé :


 

  

24.09.2009

Dix points de suture quand même ...

Dans la série "soiréee tranquilles qui dégénèrent", y'avait déjà eu celle-là. Je viens de vivre ma deuxième.

20h22, alors que je traverse la galerie commerciale en direction de chez moi, je visualise mon frigo où se battent en duel du jambon de Vendée, des conserves provençales et un reste de charlotte aux pommes. Il fait doux, les terrasses sont animées, pas envie de manger chez moi, et seule, surtout. Je peste contre mon seul et unique ami de la ville dont le téléphone est, comme d’habitude, sur répondeur (oui, toi, le roi du déhanché 70’s en chemise tergal rose, si tu me lis, tu m’énerves !)

J’appelle mon ami du lycée, fraîchement divorcé et vivant désormais – le veinard – à 2 pas de Toritcho. Aide-soignant le jour, videur la nuit, je ne crois pas trop à la probabilité qu’il soit libre mais j’essaie quand même. Il décroche et je ne perds pas de temps.

« T’es chez toi ? Oui ? T’as mangé ? Non ? On se fait des brochettes chez Toritcho ? Super ! Je pose mon ordi chez moi et je repars ». Il propose de me récupérer en scooter sur la route, pour gagner du temps.

4 minutes plus tard, alors que j’ouvre la porte de mon appart’, le téléphone sonne. C’est S., mon autre pote du lycée.

« Ca va Fiso, je te dérange pas ? » « Non, j’arrive à l’instant chez moi » « Ah, t’es sur Paris ? A tout hasard, tu ne serais pas en voiture ce soir ? » « Ben non, qu’est ce qu’il t’arrive ? »

« Ben écoute, j’ai commencé un nouveau boulot aujourd’hui, dans un resto, et je me suis ouvert la main avec un couteau.  Je dois me faire opérer demain matin à Longjumeau mais impossible de conduire mon scooter, je ne peux pas rentrer chez moi. Faudrait que quelqu’un me dépose chez moi ». « Bon, écoute, y’a T. qui est en route pour me récupérer, il a une caisse, ça devrait pas poser de problèmes, on passe la récupérer chez lui et on arrive dès que possible »

20 minutes plus tard, T. gare son scoot’ au milieu d’un méga embouteillage et me tend un casque en s’écriant « J’ai la dalle ! ».  « Heu, changement de programme, ma biche, y’a S. qui a besoin de nous ». Je lui explique la situation. « Mais je n’ai plus de caisse, je l’ai vendue ! » Merde. Je sors mon portefeuille, allo Caisse Commune, une voiture dispo à 100 mètres et moins de 45 minutes plus tard, je me gare sauvagement rue Saint-Honoré.

Le voilà notre cuistot en herbe, la main bandée, tout couillon. On convient qu’il monte avec moi et que T. enfourche son scooter pour le ramener chez lui. Je charrie S. « Tu m’avais dit que tu étais une burne en cuisine mais là, ça dépasse tout ce que j’imaginais ! Premier jour de boulot et le mec s’ouvre la main ! »

Il est plus de 22h quand nous entrons aux urgences de la clinique SOS Mains de Longjumeau. Une belle clinique toute neuve de 2 ans et demi, apprendrai-je ensuite du veilleur de nuit avec lequel je tape la discute. Dans le couloir où nous attendons S., nous tendons l’oreille. « A priori, le tendon n’est pas touché mais je crains que le nerf le soit. Une infirmière va vous emmener dans votre chambre et nous vous opérons demain matin ».

S. est déprimé de dormir là, lui qui croyait nous accompagner au resto. Nous on est déprimés parce qu’il est 23h, on meurt de faim et il n'est même plus question d’aller au resto.

Je sors de l'autoroute peu avant minuit et propose à T. de passer chez moi faire un attentat dans le frigo mais il est claqué. Il rigole « Il nous a pourri notre soirée au resto ! Il nous les fera toutes, celui-là ! » Je suis vannée moi aussi, je gobe 2 tomates et des figues fraîches du jardin de Pap’s et vais me coucher. La tête que je avoir demain !

 

17.09.2009

Nicolas pris en flag', le nez dans ma panacotta !

Photo103[1].jpg

07.09.2009

La photo à la con du jour

Regardez bien la photo ci-dessous.

Cette table est mise en vente sur Ebay. Comment pouvez-vous savoir que c'est un homme qui la vend ?

Allez, réfléchissez bien, mes cailles. Si vous trouvez, vous pouvez mettre un com' mais envoyez-moi la réponse par mail, SVP (fiso71@hotmail.fr).

Sinon, réponse avant minuit (après mon ciné).

Table sur Ebay .jpg

27.07.2009

Comment dit-on ... au Sénégal ?

Un de mes amis nous en a sorti une bonne hier. Et il a récidivé dans la soirée. Les jeux sont ouverts ….  

Alors, d'après vous, comment dit-on, dans le Larousse franco-sénégalais ? (à moins que ce ne soit du français de Casamance)

Apprendre par cœur :

Défaire sa valise :

PS : Boug', je sais quà l'inverse de Oh!91, tu n'es pas une fieffée tricheuse, mais au cas où, tu ne peux, bien sûr, jouer que pour la deuxième expression ...

Mise à jour du 31 juillet :

Apprendre par cœur : parcoeuriser

Défaire sa valise : ben ... dévaliser !

19.07.2009

Cékoiça ?

Entre panama et tournesols, mais qu'est ce que c'est que ce truc ?
100_3479.JPG

Toutes les notes