21.05.2008

Coups de coeur

Après les coups de gueule et loin des coups de blues, mes derniers coups de cœur musicaux :

"Tu l'aimeras" de Spleen, à écouter ici [lien], hip hop folk sensuel, découvert en 206 sur la compil "FNAC Indétendances". J'aime sa voix éraillée sur cette complainte douloureuse de l'homme abandonné pour un autre.

"C'est bien t'as l'air heureuse hein?
épanouie du haut de tes trente glorieuses.
J'te vois porter ton regard sur lui
Comme celui que j'ai connu autrefois."
 

Un peu dég', je suis, car j'ai raté la Nuit Zébrée [lien] de vendredi dernier, où il passait en concert à la Bellevilloise [lien]. A l'écoute du concert, en live sur radio Nova, quelque chose m'a dit que l'ambiance sur scène aurait plu à Tonnegrande.

Et puis, Absynthe Minded [lien], un groupe belge flamand. C'est un des groupes préférés d’Arno (non, pas toi !) et quelque chose me dit que ça plairait à M. Poireau [lien]. J’écoute « My heroics part One » en boucle mais j'aime beaucoup aussi les autres morceaux, notamment le violon (encore!) très "Djangoesque" sur "Pretty Horny Flow".

"Isn't it always so?
the story is unfold, at least
you got a different role
and now you gotta quit the scene"

Leur site et les dates de leurs concerts (veinards, ces belges !...), c'est  [lien]. Mag, Francouas et autres mangeurs de frites, vous connaissez ?

Et enfin, un inconnu (pour moi, en tout cas), que j’ai découvert au hasard de vagabondages sur « My Space Music » : EDI [lien]. J’aime son rap posé qui m’emmène « A la recherche du bonheur » et la mélodie triste de « Ecchymose ».

 

28.04.2008

Un beau brin de fille à Belleville

free music

Sur le quai du métro, il est là, me guettant dans les wagons bondés. Ca tombe bien, le mien s'arrête juste devant lui, je lui fais signe et il me rejoint, longue silouhette au crâne nu dans sa veste kaki. Tandis que nous discutons, je m'amuse du contraste entre nous. Il parle lentement et me fait répeter mes mots qui s'entrechoquent. Il est posé et moi, je suis le lapin Duracell. Nous arrivons à Belleville. Dans la rue, les terrasses sont bondés de gens heureux. Nous passons devant un restaurant japonais. "Un faux, hein ?", lui demandai-je. "Oui", répond-il. Au Japon, on ne sert jamais du riz en accompagnement de sushis." Logique. C'est comme les gens qui mangent du pain avec les pâtes, ça m'a toujours sciée.

Nous arrivons devant le n°38, j'appelle Yohan et je crie "A boire, à boire !". Ca le fait marrer. Quelques secondes plus tard, la porte de l'immeuble s'ouvre sur son visage rieur. Nous pénétrons dans une cour verdoyante entre deux bâtiments aux facades rose saumon. Deux jeunes femmes assises à une table métallique déglinguée nous accueillent avec un sourire. Yohan nous présente. Nous buvons de la bière dans des flûtes à champagne. Je me sens très vite à l'aise. Elles ne sont pas parisiennes mais nancéennes. Toutes deux très souriantes et chaleureuses, l'une est brune et l'autre a des cheveux chatains mousseux, relevés en une masse improbable retenue par un serre-tête et de minuscules pinces crocodile. Elle a un je ne sais quoi de Marion Cotillard dans "La môme". Le teint pâle, de grands yeux clairs sous des paupières immenses, une vraie gouaille de titi, beaucoup de charme. Elle dit "baiser" au lieu de "faire l'amour", j'adore ça. Je trouve un charme fou aux femmes féminines qui disent des gros mots. Je lui dis qu'elle est parfaitement à sa place dans ce quartier qui a vu naître Piaf. Ca la fait rire, on lui dit tout le temps. Nous parlons de Nancy, cette ville que je ne connais pas et que j'ai envie de visiter depuis longtemps. Je découvre que Seiji connaît beaucoup de villes en France, notamment Marseille que je n'ai jamais visitée. Il connaît aussi l'architecture de Nancy et parle d'une banque à l'intérieur Art Déco.

Et puis, nous parlons de cul. Nous rions, beaucoup. J'enrichis mon vocabulaire et apprend que PC signifie "plan cul" et BGF, "best gay friend". L'apéro dure des heures et le concert prévu est vite oublié. Nous sommes bien, là, dans cette cour aux odeurs estivales. Nous chantons même des chansons de Daniel Guichard et Joe Dassin, "Le gitan", "Mon vieux", "L'été indien". On se promet une soirée karaoké. Seiji se marre, il doit nous prendre pour des fous. Des voisins traversent la cour et nous saluent. La campagne à Paris !

Vers 23h, la faim se fait sentir. Nous pénétrons au "Président" par le grand escalier, Seiji et moi nous extasions sur l'entrée majestueuse et imposante. Je mange du canard laqué en me léchant les doigts. La nourriture est bonne mais le service vraiment moyen. Sandrine, fâchée, sort son harmonica et balance des salves de musique en guise de réprimande. Quand nous quittons le restaurant, un groupe nous demande de les prendre en photo dans l'entrée et pour les faire sourire, Sandrine joue de l'harmonica en dansant devant eux. Moi, je suis pliée, qu'est ce qu'elle est drôle, cette fille ! 

Ca y est, c'est dimanche. Nous n'avons pas envie de dormir et réussissons à entraîner Yohan au Lou Pascalou tandis que Seiji nous quitte. Dans le métro, Sandrine continue à amuser les passants (et moi). Yohan répète "oh la honte" mais en fait, ça l'amuse beaucoup aussi.   C'est le deuxième soir que je me retrouve au comptoir du Lou Pascalou. J'y retrouve une récente connaissance et son amie, une jeune femme au sourire bienveillant.

2 heures moins le quart (avant JC), je file dans le métro avec Yohan. Aie, aie, aie, à Barbès, le quai est vide, plus de métro. J'emboîte le pas à deux jeunes qui cherchent l'arrêt du bus de nuit. Le retour dans le bus de nuit bondé est folklorique, quelqu'un a gerbé ce qui ressemble à du vin rouge granuleux et les voyageurs font des commentaires très drôles. Je me faufile difficilement vers l'avant du bus pour demander au conducteur ou il s'arrête et un jeune brun s'exclame "Qui est ce qui me caresse le boule???". "T'inquiète pas, je lui dis, je te caresse pas, je te frôle". Il se retourne et se retrouve nez à nez avec mon décolleté, qu'il a l'air de trouver à son goût. S'ensuit une joute verbale qui amuse beaucoup ses copains. Et hop, arrivée au carrefour qui m'intéresse, je saute du bus.

Dans la rue, mes jambes sont légères sur les hautes sandales d'été. C'est la première fois que je les porte cette année, mes jolies sandales vert amande. Mon coloc n'est pas encore rentré de son concert. J'ai passé une excellente soirée. Décidément, cette semaine de vacances à Paris fut riche en rencontres et en émotions.

08.04.2008

Where is my mind ?

free music

J’ai la tête en vrac. Je flotte. Je plane. Ca fait un bon mois que ça dure et loin de m’inquiéter de cet état cotonneux, je m'en délecte. C'est magique.

Comme cette sensation étrange au décollage d’un avion, quand les pilotes mettent les gaz, que tu te retrouves le dos plaqué au siège et qu’une myriade de papillons s’envole dans ton ventre.  Où comme ce jour de mars où, en pleine cordillère des Andes, je descendais le lit d’une rivière en sautant sur les rochers. Il faisait frais sous les arbres immenses, je m’accrochais à leurs racines noueuses et la terre brune et grasse noircissait mes ongles. Les condors planaient dans le ciel.

Le cadre était d’une sérénité incroyable. Je n’arrêtais pas de me dire « Tu es là, au Venezuela, tu te rends compte ? » et mon ventre se tendait délicieusement à l’idée qu’au bout de cette rivière, je devrais descendre en rappel une cascade de 50 mètres. J’aime être en suspension, ne pas toucher terre. Le danger m’amuse.

En ce moment, les sentiments négatifs sont amoindris, relativisés. Même la colère n’a pas de prise sur moi. Elle glisse comme la pluie sur les plumes d'un oiseau. J’ai l’impression de ne pas vraiment être là, de regarder les choses d’en haut. Et pourtant, c’est moi aussi que je regarde vivre. Les émotions sont si intenses. Mon baiser sur la joue d’Esperanza, vendredi soir, était plus appuyé que d’habitude. J’ai soif d’embrasser, de toucher, de dire. Dire ma joie d’avoir croisé leur route et la force de nos liens. Je ne le fais pas forcément d’ailleurs, car rien que d’en avoir envie me fait du bien. Ma voix est plus douce, mes mots plus tendres et mon sourire radieux. Je suis confiante. Je n’ai peur de rien, en ce moment.

31.01.2008

Lettre à une absente

Qu’il me soit donné, ma tendre absente, de briser le silence de nos vies en déposant au chevet de ton âme les mille couleurs de ma flamme pour dédier au mystère de ta beauté la tendresse de mes baisers.

Dans ce pli, vois le témoignage de ma passion.

Après toi, rien d’autre et plus personne.

Mon amour d’artichaut arc-en-ciel,

mon beau bigoudi bleu de Bali

mon cœur de coquelicot couleur clémentine,

mon drôle de dromadaire décapotable,

mon élégant escargot étoilé,

mon fil de fer fleuri,

mon gros gâteau gonflable à la guimauve,

mon honorable hurluberlu herbu,

mon inimitable ibis des îles,

mon joyeux joujou jaune,

mon kangourou en kimono de kabouki,

mon lapin en lapis-lazuli,

mon merveilleux muguet multicolore,

mon nénuphar des neiges,

mon ouistiti des oasis,

mon petit pingouin à plumes de paon,

mon quatuor en quadrichromie,

mon rigolo radis rouge,

mon super scoubidou sans souci,

mon tendre tournesol tout torsadé,

mon univers utopique,

mon vénérable vison vêtu d’une veste en velours vert,

mon wapiti wagnérien,

mon xylophone (classé) X,

mon yoyo,

mon zébu zébré de Zanzibar,

je voulais juste te dire une chose : je t’m.

(anonyme - trouvé dans un livre de correspondance)

27.01.2008

Big up pour les Starloozes

Ca fait plusieurs semaines que je découvre au fur et à mesure des enregistrements, les dernières compositions des Starloozes. A chaque retour d'enregistrement, mon coloc' me fait écouter le dernier morceau enregistré, sur lequel ils ont posé les cuivres, le chant etc. J'ai d'abord eu les versions instru, et puis au fur et à mesure, les instruments se sont ajoutés, et ça déchire grave ! Du reggae, bien sûr, mon préféré étant "El Dub", trop smooth, et puis aussi des morceaux bien funky dans le style de "T plays it cool", ci-dessus, bijou de Marvin Gaye sur la BO de "Trouble Man".

Je connais déjà tous les morceaux par coeur, ça veut dire qu'au prochain concert, je vais déchirer en chauffeuse de salle moi aussi.

La bonne nouvelle du jour, que j'ai eu en rentrant de mon jogging, c'est qu'ils seront en concert les samedis 1er mars et 26 avril au pub O'Gradys à Saint-Ouen. Je vous le rappelerai d'ici là, bien sûr. Ca fait près d'un an qu'ils n'ont pas fait de concert et que j'attends avec impatience de pouvoir y emmener Oh!91 et y retrouver d'autres amis. Donc j'suis trop contente !

16.01.2008

Mustapha

S'ila fallait encore une preuve que le mot "amour" n'est pas une utopie et que les hommes peuvent se nourrir de leurs différences, lisez le témoignage pudique et bouleversant, dont la magnificience ne peut rester dans l'anonymat d'un commentaire, de Mustapha sur le blog de mon ami Oh!91.

07.01.2008

Libertés chez Pascal

Je fais de la pub pour un nouveau blogobébé (moins d'un an), un copain que je connais depuis plus de 10 ans, même si on s'est perdus de vue un moment. Le ton de son blog Libertés devrait plaire à certains copains du côté du KB et de Toulouse (et aux autres, aussi) ...

Bien avant son blog, ce sont ses photos que j'ai découvertes, elles sont sensuelles, drôles ou graves, à lécher du regard ici.

PS : Pascal, le printemps approche, c'est plus la saison des cols roulés ... si jamais ... c'est oui ! ;)

02.01.2008

Moi aussi je pique !

Questionnaire piqué chez Bougrenette

 

- Quand êtes vous déjà morte ? Plusieurs fois, sans doute.
 - Qu'est ce qui vous fait lever le matin ? Le croassement d'une grenouille.
- Que sont devenus vos rêves d'enfant ? Je n’ai pas souvenir d’en avoir eu.
- Qu'est ce qui vous distingue des autres ? Ma sensibilité exacerbée.

- Vous manque t’il quelque chose ? Il ne me manque rien de matériel.
- Pensez vous que tout le monde puisse devenir artiste ? Oui, il suffit d’avoir le courage de mettre ses tripes sur la table.
- D'où venez vous ? Des rêves d’une petite fille brune mal aimée.
- Jugez vous votre sort enviable? Oh que oui !
- A quoi avez vous renoncé? A être comprise.

- Que faites vous de votre argent ? Je le crame.
- Quelle tache ménagère vous rebute le plus ? Le repassage
- Quels sont vos plaisirs favoris ? Tout ce qui éveille les sens.
- Qu'aimeriez vous recevoir pour votre anniversaire ? Une valise pleine pour une destination inconnue avec un homme qui m’aime.
- Citez trois artistes vivants que vous détestez: Je ne peux pas détester une image.
- Que défendez vous ? Les indéfendables.
 - Qu'êtes vous capable de refuser ?  De juger.
- Quelle est la partie de votre corps la plus fragile? S’il y en a une, elle doit être interne car je suis ce qu’on appelle une fille « robuste »..
- Qu'avez vous été capable de faire par amour ? Renoncer à donner la vie.
- Que vous reproche t’on ? Mes silences butés.

- A quoi vous sert l’art ? A libérer mes émotions.

- Rédigez votre épitaphe ? « C’est pas le tout mais j’ai la dalle ! ».

- Sous quelle forme aimeriez-vous revenir ? J'aimerais être un oiseau.

 

26.12.2007

Awa Y'Okeyi !

En français : "Si tu t'en vas" de l'album "Emotion" de Papa Wemba sur lequel on retrouve aussi Lokua Kanza.

Une de ces voix qui me donnent immanquablement des frissons, dans une langue que je chéris, le lingala.


30.11.2007

Chaud les garçons !

Après le froid et la solitude des trottoirs parisiens, que diriez-vous d'un peu de chaleur ? C'est peut-être la perspective du soleil et des peaux nues qui me rend sensible, ces jours-ci, à l'érotisme subtil  et classieux distillé au masculin. Des blogs d'hommes qui aiment les femmes et célèbrent les histoires épidermiques. Je suis vraiment impressionnée par la sensibilité qui s'en dégage.

J'ai eu un véritable coup de foudre pour les mots soyeux et polissons de Zorg et hier, je suis tombée "en amour" avec le poème de Rohic : "Fleur d'abysse". Tout simplement sublime ! Bravo, messieurs, continuez à me ravir !

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