26.09.2008
Mes journées du patrimoine
Lors des journées du patrimoine, j’étais en Sancerrois où je prenais soin du patrimoine familial.
Presque sexagénaire, et toujours sexy, elle ne vieillit pas, ou si bien, elle a toujours cette tête de gamine facétieuse et pourtant si rêveuse, alternant gaieté et mélancolie, ma jolie rousse constellée de taches de son.
Dimanche, nous avons décidé d’aller nous promener ensemble du côté du canal de la Loire. Il faisait un soleil magnifique, j’avais envie de prendre des photos et de vous faire découvrir, peut-être, cette jolie région. D’adresser un clin d’œil à Dan-Oméga, aussi, et à Céleste, même si ce n’est pas tout à fait son coin.
Ma mère m’a fait prendre son itinéraire préféré, la route de Saint-Gemme, qui longe le château de Buranlure avant d’arriver à Cosne sur Loire.
J'aime énormément ce château, de nombreuses voitures y étaient parquées, il était ouvert au public en cette journée, quelle aubaine, moi qui l’admire à chaque fois ! J’étais excitée en pénétrant dans son enceinte, à l'idée de pouvoir enfin l'admirer de plus près.

Mère Mi et moi avons déambulé dans les pièces de ce château inhabité, magnifique, profitant par moments de la visite guidée par une des filles de la famille.
Nous avons admiré les vitraux, notamment celui, grandiose, ornant la chapelle rouge dédiée à Sainte-Solange, patronne du Berry.

Plus tard, nous avons repris le petit chemin qui sent la noisette et longé le canal latéral à la Loire pour de nombreuses photos, à Bannay et Ménétréol sous Sancerre :



La Loire à Saint-Satur, à l’endroit même où nous prenons le départ en été, de nos balades en kayak jusqu’à la Charité, et une petite maison toute biscornue qui m’a tapé dans l’œil :


Dans le soir qui fraîchissait, nous sommes rentrées à la maison où on nous attendait avec impatience pour déguster un cheese-cake aux citron et groseilles fraîches (fait maison, bien sûr) qui eut beaucoup de succès.
http://www.geocities.com/chateaudeburanlure/
12:27 Publié dans Le monde de Fiso | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : une jolie fleur au bord de l'eau, j'adore le cheese-cake, en sancerrois
16.09.2008
Le théâtre du dimanche soir...
J’avais pourtant pas reçu un seul coup de fil de la journée …
Dimanche soir, je sors du ciné vers 21h30, enchantée de l’atmosphère déjantée et de l’extrême pudeur du « Premier jour du reste de ta vie ».
Pas de pathos, les scènes tristes sont suggérées, l'amour dit avec les yeux. J’aime vraiment.
Je pédale jusque chez moi, contente de me poser, enfin.
(Il est 22 h)
***
A peine le temps d’une pause pipi (z’avez remarqué comme on est pris d’une irrépressible envie de pisser dès qu’on se trouve devant sa porte d’entrée, limite si on a le temps de l’ouvrir ?), mon portable sonne, c’est mon père qui me demande :
- si je suis chez moi
- si j’ai écouté le répondeur de mon fixe.
« Ben non, je viens de rentrer, pas été là de la journée »
(A part mon père, tout le monde sait que je n’écoute jamais le répondeur de mon fixe, qui d’ailleurs ne me sert pas à grand-chose à part à être réveillée en sursaut le samedi matin à 9h par des vendeurs de fenêtres, cuisines équipées, volets roulants … rayer la mention inutile)
« Bon, c’était pour te dire que j’arrive demain à 14h à la gare de Lyon ».
Je soupire. Il m’avait parlé d’une nuit à Paris il y a 2 semaines et annonce son arrivée … la veille.
« Ok, pas de problème, mais comment tu vas récupérer les clés de chez moi vu que je bosse ? ».
« Oh, ben ça c’est pas grave, je vais attendre que tu sortes du boulot »
« Mouais, Papa, sauf que demain justement, j’ai une journée de dingue, convention, salon, et que je sortirai au plus tôt à 19h30 »
Pendant que j’essaie de trouver un moyen de pas le faire errer dans les rues pendant des heures, un bip se fait entendre dans le téléphone, justement mon frère, tombe bien celui-là, je mets le pater en attente, cherche un n° de tel pour mon frère et négocie qu’il retrouve le reup’ pour lui filer les clés.
***
Mon père demande « Tu veux parler à ta mère ? »
Ben là tout de suite, pas trop, j’aimerais bien me poser, ah elle est couchée, quel dommage, ah ben non elle dort pas, dis donc ! J’te la passe. OK.
Comme ça dure généralement 3 plombes plus de 5 minutes, je saute dans mon pyjama et rappelle ma mère du fixe, histoire de pas me cramer les neurones. Je suis pas en ligne avec elle depuis 5 minutes que mon portable sonne de nouveau, je lâche un « Putain, mais qu’est ce que c’est que ce bordel ce soir, j’y crois pas, quitte pas, Maman ! »
Sur le téléphone, y’a Igor qui clignote, ça lui ressemble pas d’appeler à 22h30 et je m’inquiète, décroche et entend « Olivier est chez toi ? »
(qu’est ce que je suis censée répondre, là ????)
Je bafouille, Igor m’explique une histoire à dormir debout de clés oubliées le matin, de téléphone bloqué (ça je savais) et de message sur un répondeur disant « je vais dormir chez Fiso » et finit par : « Je suis à Palais-Royal, j’arrive ».
Je reprend ma mère qui pige que dalle, faut dire que je suis pliée de rire par la tournure que prend mon dimanche soir peinard.
***
Quand l’interphone sonne, je me penche à la fenêtre et crie en rigolant à Oh ! « C’est pas un peu fini ce bordel, chuis en pyjama, moi ! ».
Je rigole moins quand l’interphone fait grève et que je sors de chez moi en pyjama pour aller le chercher, sûre de ne croiser personne, et voilà l'ascenseur qui s’ouvre sur 4 visages hilares, je me perd dans la contemplation de mes babouches (encore heureux, y’avait pas le canon du 6ème).
Pendant qu’Oh ! se remet de ses 2 journées de fête de l'Huma, 100 bornes de la journée, 3 heures à faire la conversation chez le voisin, et se prépare pour les 35 bornes restantes, je lui sers un thé.
Le téléphone sonne encore 2 fois, mon frère pour me demander si mon pote photographe peut prendre sa meuf (en photo, donc) et Igor qui s’est paumé entre le périph’ et chez moi.
Vers 23h, je libère mon amant qui se les gelait sur le balcon (nan, je déconne !)
17:31 Publié dans Le monde de Fiso | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : j'adore les soirées peinardes qui partent en couilles, quand fiso fait du nicolas, oh!91, igor, pap's, mon frère
27.08.2008
Entre Drôme et Vaucluse
La même voiture dorée, au même endroit, à la même heure, mais sous une pluie battante qui n'a pas cessé depuis le matin.
Jusqu'aux confins de la Bourgogne, il pleut, mais les coeurs sont réjouis. Y. chante "La complainte pour être enterré à la plage de Sète" et la voiture qui file sur l'A6, vers la Provence, résonne bientôt du "P'tit bonheur" de Félix Leclerc et des standards de Brassens et Dassin. La nuit est tombée depuis longtemps quand ils atteignent la maison aux volets bleus accrochée à la montagne, à quelques kilomètres de Vaison-la-Romaine.
Au matin, lorsque Fiso émerge, le soleil est déjà haut et la café brûlant. En déjeunant sous le tilleul de tartines dégoulinantes de miel de Provence, ils savourent la vue saisissante sur les vignes et surtout le silence, irréel. Bientôt, deux frimousses les rejoignent, tout surpris de retrouver ces visages devenus familiers. Baisers sonores, jeux d'eau, siestes dans le hamac, séances d'aquagym sur fond de déconnade dans la piscine, tapenade et muscat, grillades saupoudrées de romarin frais. Le soir venu, Fiso retrouve son répertoire de chansons d'enfants et les éclats de rire d'une petite fille pleine de vie troublent la nuit. Et lorsque les enfants sont couchés, Fiso et ses amis s'allongent dans l'herbe pour regarder les étoiles. Elle n'avait plus admiré le ciel étoilé depuis son enfance, en Allemagne.
Ce soir, il me reste des parfums. Celui du cou d'un petit garçon blond comme les blés que j'ai dévoré de baisers. Ceux des cheveux soyeux de sa soeur que j'ai parfumés d'huile de sésame.
Mais surtout, il me reste le parfum puissant des quelques brins de thym, romarin et de lavande que j'ai cueillis avant de partir.
23:52 Publié dans Le monde de Fiso | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
31.07.2008
Saugrenu
J’éclate de rire et demande « c’est quoi, maman, vivre comme un homme ? ».
Elle s' explique. J'ai envie de lui dire que c'est le plus beau compliment qu’elle m’ait jamais fait mais les larmes dans ses yeux m’en dissuadent.
On dit qu’une mère connaît son enfant mieux que quiconque. Suis-je la seule à vivre un tel malentendu ?
10:57 Publié dans Le monde de Fiso | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
01.07.2008
Tati
Génialissime, le site créé par Sophie Tatischeff, en hommage à son père :http://www.tativille.com/
(je suis une fan de Jacques Tati)
00:08 Publié dans Le monde de Fiso | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01.12.2007
Toute ma vie, j'ai rêvé ...
Faut croire que les avions et moi, c'est une histoire d'amour qui dure depuis toujours. La première fois que j'en ai pris un, j'étais encore au chaud dans le ventre de ma mère et on s'envolait ensemble sur une île du Pacifique qu'on appelle "le caillou". Au retour en France, quelques années plus tard, je passais les quelques 20h de vol à gambader dans les jambes de l'équipage, gavée de bonbons.
Et puis, quand j'avais à peine la vingtaine, je dégotai mon premier job dans un aéroport. Pendant près de 10 ans, j'allais vivre au milieu de ces oiseaux de métal, porter un uniforme et arpenter les couloirs des aéroports jour et nuit. J'ai d'abord envié les passagers, rêvé devant les panneaux d'affichage qui me parlaient d'exotisme et de contrées lointaines. Senti les larmes monter en assistant aux adieux déchirants d'amoureux enlacés et souri aux youyous méditerranéens qui emplissait le hall de l'aéroport de joyeuse chaleur. Récupéré des touristes en perdition que j'accompagnai jusqu'à leur hôtel.
C'est en Irlande que je réalisai enfin mon rêve de gosse : être hôtesse de l'air. Dans mon tailleur vert à boutons dorés, chignon banane et maquillage soigné, j'exercais enfin à loisir ce besoin que j'avais et ignorais : réconforter et sécuriser. Je découvrai aussi un certain plaisir à exercer mon autorité et à être le point de mire.
Après les premières semaines ou mon corps se couvrait de bleus à force de se cogner au mobilier hostile de l'avion, je gagnai en équilibre. J'en connaissais les moindres bruits et me sangler sur mon jumpseat pour le décollage était devenu aussi banal que monter dans un bus. Mais chaque montée dans l'avion, mise en route des moteurs, prise de micro pour souhaiter la bienvenue à bord, fermeture des portes pour décoller était un moment excitant.
Il y a les passagers qui se forcent poliment, avec un sourire gêné, à regarder la démo de sécurité en pensant "la pauvre, elle doit se sentir tellement bête" (je sais, ça m'arrivait avant). Les hommes d'affaire qui attendent juste que vous leur tourniez le dos pour vous reluquer à loisir. Les idiot(e)s qui font sauter bébé sur leurs genous à l'atterrissage, ceux-là je les engueulais sévère.
Je me souviens de plusieurs de "mes" passagers. Je passai souvent la fin du vol à griffonner des adresses à Paris pour les Irlandais et en Irlande pour les Français. Je revois cet humanitaire Irlandais, presque intégralement plâtré, qui embarqua sur mon vol, totalement paniqué, seul rescapé d'un crash en Afrique. J'eus pour lui la tendresse d'une mère pour un nouveau-né, il paraissait tellement vulnérable !
Et cette jeune française, honteuse, que la police accompagna à bord. Paniquée à l'idée de prendre l'avion, elle avait bu pour noyer sa peur et venait de passer quelques heures en cellule de dégrisement à Roissy. Elle pleura pendant tout le vol.
Des moments de bonheur, aussi. Le choc de me retrouver face à une de mes idoles, Nina Simone. Inoubliable. Les échanges passionnants avec un charmant passager blond, somme toute quelconque jusqu'à ce que je le reconnaisse dans un magazine: Eric-Emmanuel Schmitt. La joie d'accueillir à bord famille ou amis : ma mère, gonflée de fierté, qui eut les larmes aux yeux en entendant ma voix résonner dans la carlingue. La rigolade avec les copines quand on s'amusait, en phase de descente, à faire traverser l'avion à des grains de raisin jusque dans le cockpit, sous les yeux de passagers ébahis.
Et puis Paul Newman, Mylène Farmer et d'autres.
Des souvenirs moins glamour aussi, comme ce vol Dublin-Londres ou secouée par de violents trous d'air, je me retrouvais par terre, sonnée. Un passager dévoué me souleva de terre et m'assit à côté de lui. Le PDG de la compagnie et quelques autres vomirent leur petit déjeuner à l'atterrissage. J'ai pu tester mon sang-frois à plusieurs reprises.
En 2001, j'eus les larmes aux yeux en apprenant qu'un avion de mon ex-compagnie s'était écrasé sur les tours du World Trade Center. Je pensai aux passagers, bien sûr, mais aussi à tous ces stews et hôtesses que j'avais croisés et qui avaient dû masquer leur terreur jusqu'au bout, alors qu'ils savaient qu'ils ne reverraient jamais les leurs. Et puis, je pensais à mes potes qui devaient faire face aux appels. Plusieurs jours de cauchemars, pour eux. Depuis que j'ai quitté ce monde magique, je n'ai qu'une envie, y revenir (mais pas dans les airs). Les aéroports et les avions me manquent.
Alors ce soir, à quelques heures d'embarquer sur le vol de mon ex-compagnie avec Mexico en destination finale, je me réjouis déjà. Dans les airs, je me sens comme un poisson dans l'eau. Un poisson volant, tiens !
01:50 Publié dans Le monde de Fiso | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
01.09.2007
Courir
Je cours seule, au saut du lit - je n'avale rien à part un jus de raisin -, en musique et pendant 50 minutes généralement. Il y a des fontaines à eau dans le parc où je cours, j'ai donc la possiblité de boire quelques gorgées toutes les 10 minutes. En ce qui concerne le fait de courir à jeun, il y a les pro et les anti. Moi je me sens plus légère et plus tonique en n'ayant rien dans le ventre.
Ici, un lien vers des fiches-conseils entraînement et santé. Mes recommandations ne sont pas nombreuses : investir dans le matériel adapté (ne pas oublier le soutien-gorge spécial sport, qu'on ait une poitrine généreuse ou pas), s'étirer avant et après, y aller progressivement quand on commence et éviter les poids supplémentaires aux poignets et chevilles qui fatiguent les articulations. Moi j'ai d'abord démarré par des séances de 20 minutes et puis j'ai augmenté progressivement. Ce sont d'ailleurs ces premières 20 minutes qui sont les plus difficiles pour moi, après je pourrais courir pendant longtemps tellement c'est bon. Bientôt, sur les conseils avisés de mon sportif préféré, W., je vais investir dans un cardio fréquencemètre, pour bien préparer le Paris-Versailles et les 20 kms de Paris.
Pourquoi courir ? Ca ne fait pas maigrir, mais ça sèche comme tous les sports d'endurance. Ca muscle pratiquement tout : jambes, fesses, dos, abdos. Et surtout, très vite, on court pour le plaisir que ça procure; au bout de 20 minutes d'endurance, le corps libère l'endorphine, hormone de l'orgasme.
Pourquoi vous croyez que j'ai toujours le sourire ?
03:25 Publié dans Femme active, Le monde de Fiso | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : jogging, bien-être, paris-versailles, 20 kms de Paris
Mon amie
J'ai peu d'amies. A., dont le prénom signifie "espoir" et que j'ai connue au lycée. On avait 17 ans et on a mis longtemps à s'apprivoiser. On se croyais différentes mais au fond on était pareilles. La colère a construit notre indépendance. Je ne parle pas souvent d'elle parce qu'elle lit mon blog et qu'elle est pudique.
Mon autre amie, celle dont j'ai envie de parler ce soir parce que je viens de passer une heure avec elle au téléphone, je l'ai rencontrée il y a presque 4 ans. A un moment ou j'étais en pleine détresse, devenue une étrangère pour moi-même. Incapable d'afronter les questions, peur d'être jugée, mes amis n'ont parlé qu'à mon répondeur pendant un an. Mes parents étaient loin, heureusement, et ma fratrie me laissait tranquille. On a toujours été pudique dans la famille. J'aurais voulu hiberner dans un trou et je n'arrivais même pas à faire une nuit complète. L'hiver 2003, je ne l'oublierai jamais. C'est l'hiver ou j'ai eu le plus froid de ma vie.
Dans ce brouillard, I. croise ma route. Derrière la battante, je découvre une sensibilité exacerbée et un sens de l'écoute immense. Petit à petit, elle me raconte son histoire, similaire à la mienne, et ses blessures : manque de confiance, peur de l'abandon, sacrifices. Et puis la révolte, violente, inattendue. Le remords, comme un couteau qu'on s'enfonce et qu'on remue dans la plaie. Cette blessure là, il fallait être une femme et l'avoir vécu pour la comprendre. Alors pour la première fois, je me confie à une femme. On pleure ensemble sur nos questions sans réponse. Et puis, après de longs mois, les larmes commencent à laisser la place aux rires, au fur et à mesure qu'on se pardonne nos fautes imaginaires.
Aujourd'hui, I. cherche toujours l'amour. J'ai souvent du mal à comprendre pourquoi ses rapports avec les hommes sont si passionnels. Notre différence, c'est qu'elle en a peur. Moi, je me nourris d'eux. Je vois ce qui nous rapproche, pas ce qui nous éloigne. Ils ont les valeurs que je ne trouve pas chez mes soeurs et qui sont miennes : la fraternité et la loyauté. Mais y'a toujours une exception à la règle. La mienne s'appelle Isabelle.
03:10 Publié dans Gens (d'ici et d'ailleurs), Le monde de Fiso | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
30.07.2007
"Assaut" de John Carpenter
Ce week-end j’ai revu un de mes films culte, et découvert ses bonus : « Assaut » de John Carpenter. Ce film, je l’ai découvert quand j'étais ado. A l'époque, le samedi soir, mon père, mon frère et moi avions un rituel : nous mettre devant la télé pour regarder le film d’horreur du jour, avec une bonne réserve de plaques de chocolat. Je réalise que mes goûts cinématographiques me viennent de mon père, principalement.
Westerns d’abord, puis films d’horreur et enfin films d’action et de guerre. Avec lui, j’ai découvert "Il était une fois dans l’Ouest", "Charlie Bravo", "Voyage au bout de l’enfer", "Platoon", "Arlington Road". "La soupe aux choux", aussi.
Assaut, sorti en 1978, n’eut pas beaucoup de succès alors. Jugé nul aux USA, il connut un franc succès en Angleterre. Il devint ensuite un film culte qui fit même l’objet de 2 remakes, dont un inavoué, « Nid de guêpes ».
Le pitch d’Assaut ?« Une nuit, à Los Angeles, les membres d’un gang assiègent un poste de police dans lequel s’est réfugié un homme qui a tué l’un des leurs. Pour survivre aux assauts répétés, les policiers et les prisonniers unissent leurs forces. »
La musique lancinante du film, composé au synthé par Carpenter lui-même, ajoute beaucoup à la lourde ambiance du huis clos.
Dans les bonus du DVD, John Carpenter explique que, fan de Howard Hawks et sachant qu’il ne pourrait vendre un western à l’Amérique d’alors, il avait imaginé un western urbain, inspiré de « Rio Bravo », avec un arrière-goût de « La nuit des morts-vivants ».Christophe Gans, interrogé lui aussi, considère qu’Assaut est un film de cinéphiles. A la fois rétrograde et prophétique, dans la mesure où Carpenter met en scène des affrontements entre gangs et police qui ne verront le jour qu' avec les émeutes du quartier de Watts en 1992. Film lent, au silence pesant, où la violence est esthétique. A sa sortie en France, Assaut est amputé de 2 scènes : celle du pacte du sang entre les membres du gang et celle où une petite fille se prend une balle en pleine poitrine.
Vous l’avez vu ?
14:40 Publié dans Bouillon de culture, Le monde de Fiso | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, john carpenter
24.07.2007
K-OS
Un petit coup de « B-Boy Stance » dans les oreilles pour se donner la pêche par ce temps de merde. K-OS c’est un rappeur canadien, originaire de Trinidad, qui mélange rap, funk, reggae, oriental et latino. Tout ce que j’aime, quoi.
Je sais que la plupart de mes lecteurs n’aiment pas le rap, à part JM avec lequel je me fais une session nostalgie de temps en temps, mais moi, c’est là-dedans que j’ai baigné.
Si depuis, je me suis ouverte à d’autres musiques, le rap reste ma jeunesse, je peux pas m’empêcher de bouger dessus, ça me met la patate comme rien d'autre, et quand je cours ça me donne des ailes. On a bien saoûlé mon père avec ça à la maison. Le seul endroit où je m'interdis le rap, c'est en voiture parce que ça me rendait trop speed et trop nerveuse.
Le rap, c’est PDV, mon quartier, les défis à la Cinquième Dimension à Montreuil, Dee Nasty sur Nova que j'écoutais avec mon frère, les soirées au Bobino, au Rex, où je croisais régulièrement Joey Starr, et au Palace avec Nathalie, ma copine qui vit maintenant au Bénin.
J’ai toujours été plus rap américain que français : Gang Starr, Public Enemy, Ice Cube, Jeru the Damaja. Mais mon album préféré, que j’écoute encore quand j’ai envie de sentir l’adrénaline, c’est Mobb Deep « GOD Part 3 ». Ca claque !
10:55 Publié dans Le monde de Fiso, Muzik | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : K-OS, rap, Mobb Deep, Son

