25.09.2009
C'était supportable alors je me suis tu
Je m'appelle Mabrouck Rachedi. A l'école déjà, la maîtresse m'appelle Rachid "parce que c'est plus facile que mon drôle de nom". Quand un -vrai - Rachid squatte les bancs de ma classe, elle me rebaptise Marc. Deux années à s'entendre appeler d'un autre prénom à un si jeune âge, ça marque. C'était supportable et je me suis tu.
(...)
Pour sortir dans les boites branchées, j’ai essayé toutes les combinaisons : en costume, en vêtements de marque, en habits hype ; en petit comité ou à plusieurs ; seul avec une fille ou avec plusieurs filles. Aucune ne marchait si lesdites filles n’étaient pas blanches et si possible blondes. Devenu analyste financier dans une société de bourse, j’ai pu sortir avec un jean pourri, en bande de 20, et en compagnie uniquement masculine. J’étais le seul « usual suspect » (encore mon allure indéfinissable) parmi des Blancs alors j’étais « au mieux » Blanc, « au pire » le bon Arabe. C’était supportable alors je me suis tu.
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Pas facile de trouver un travail en France alors pour se donner du courage, un ami et moi démarchons ensemble cette grande banque qui a décidé de monter un grand rendez-vous de l’emploi. (...) De fait, nous sommes invités à déposer notre CV et on nous promet de nous rappeler plus tard. Mon ami aura droit à un entretien personnalisé, moi non. La grande différence de nos CV est que j’ai obtenu des mentions là ou il n’en a pas eu. Ah oui, j’oubliais qu’il s’appelle Sébastien. Mais bon, c’était supportable alors je me suis tu.
(...)
Je cours plutôt pas mal quand je suis en forme. Ce jour-là j’étais en très grande forme, dévalant mon parcours habituel à toute berzingue. Les yeux ébahis des badauds témoignent que je suis en train de réaliser une belle performance quand je suis arrêté par la police montée. Qu’est-ce que je fais à courir dans un parcours… de jogging ? (...) Comme la plupart des gens autour de moi, j’ai la fantaisie de chasser la performance sans mes papiers car je suis à deux pas de mon domicile. Mais moi, on me plaque contre un mur et me demande mon identité. C'était supportable alors je me suis tu.
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On s’étonne que je ne boive pas d'alcools et que je ne mange pas de porc. Je peux comprendre l’ignorance alors j’essaie d’expliquer mon héritage culturel. Mais la surprise persiste : je suis cultivé (parait-il car je suis écrivain), je suis sociable, j’ai la blague facile. Allez Mabrouck, du mangera bien du sauciflard ou un coup de rouge pour être un bon camaraaadeuuh. C’est véniel, ce n’est pas méchant, c’est arrivé une bonne centaine de fois dans ma vie. C’était supportable alors je me suis tu.
(...)
Aujourd’hui je suis aux Etats-Unis pour un programme d’écriture internationale regroupant des écrivains de 36 nationalités. Aux yeux de tous, je suis le Français. On me renvoie toutes les caricatures, du béret à Edith Piaf, de la baguette de pain à l’intellectuel germanopratin… Et même au sauciflard et au vin. Je souris du sublime paradoxe de n’avoir jamais été aussi français, pays de ma naissance, qu’à l’étranger. Et là, tandis que j’écris ces lignes, j’ai le mal du pays. Mon pays. La France.
(...)
Me taire était une erreur. Bout à bout, la séquence des événements à un sens, celui d’une bête immonde dont le ventre est encore fécond. Ce n’est pas supportable alors parlons-en.
Retrouvez le billet complet sur le blog de Mabrouck Rachedi : là
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17.09.2009
En 2 mots : Démerdez-vous !
Guichet Informations de la SNCF hier, 18h30, à la station Parc des Expositions de Villepinte. Rideau tiré aussi pour le guichet de vente de billets, en pleine heure de pointe et un jour où 4 salons se déroulent à proximité.
Une affiche indique pourtant "guichet de vente ouvert de 7h45 à 21h45" ... et nous sommes une vingtaine à faire la queue devant la seule machine automatique. Bienvenue en France !
![Photo062[1].jpg](http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/media/01/02/237942653.jpg)
![Photo113[1].jpg](http://2yeux2oreilles.hautetfort.com/media/01/00/1227338004.jpg)
22:11 Publié dans Fiso en mode vénèr' | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
25.06.2009
Les Franciliens aboient, la caravane passe
Mon chauffeur avait un accent charmant. Il disait « jé suis vénu ».
Quand je lui ai indiqué ma destination, il a haussé les sourcils : « Le périphérique sud est fermé, l’A6 aussi, tout est bloqué ». Je m’étonne : « Ah bon, qu’est ce qui se passe ? » « Et oui, maintenant quand un officiel arrive en France, ils bloquent tout. Avec les autres présidents, les gyrophares suffisaient mais pas avec celui-là ».
Je râle : « On se croirait revenus au temps de la royauté (que je n'ai pas connu, certes). Les nobles passent, les gueux doivent s’effacer. C’est quand même incroyable ce mépris du peuple. Paralyser tout Paris aux heures de pointe pour que les grands de ce monde circulent tranquille ! Comme si les gens n’avaient que ça à foutre de passer des heures dans leur voiture pour rentrer chez eux après le boulot ! »
On a eu le temps de discuter, vu les bouchons. Ce fut un vrai périple pour rentrer chez moi mais j’ai surtout pensé aux copains qui eux, doivent rejoindre la grande banlieue.
Sur radio Bleue, on donnait, en boucle, l’état catastrophique du traffic. « Ecoutez-bien, vous verrez, ils se contentent de dire que c’est bouché mais ils ne donnent pas la raison du bloquage. C’était encore pire l’autre jour avec Khadafi. C’est régulièrement comme ça, maintenant, un vrai bordel », fait remarquer mon chauffeur.
Et ce matin, on apprenait que M. Sarkozy avait reçu, hier après-midi, M. Netanyaou ….
23:11 Publié dans Fiso en mode vénèr' | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : égalité qu'y disent ...., on nous prend pour des cons
03.06.2009
Vivement demain soir
J’ai fini la journée sur les nerfs. Pas desserré les dents dans la bagnole.
Je DETESTE partir bosser avec ce mec. Il est sympa en dehors du boulot mais au taf, il m'horripile ! Stressé pour rien, pas de directivité. Déjà, quand je me le suis tapé pendant plusieurs semaines, j’en pouvais plus. Le gars a encore du lait qui lui sort du nez et il prétend apprendre leur métier à des gens qui le font depuis 25 ans. Chacun son boulot, bordel ! On apprend à nos stagiaires comment utiliser un outil pour faciliter leur taf’, on leur apprend pas leur taf !
Cet après-midi, je le regardais trifouiller sa souris. Il faisait des ronds sur l’écran, en mode « cliqueur fou », laissant les stagiaires dans la plus grande solitude. Ca a duré de longues minutes. J’ouvre un dossier, je le ferme, j’ouvre le même dossier, je le re-referme, je le rouvre une troisième fois ...Putain, mais tu vas arrêter de l’ouvrir ce dossier ??? Il est vide, bordel !
Au bout d’un moment, la cliente perd patience et prend la main. Lui demande pourquoi l’outil n’arrive pas à faire ce qu’elle arrive très bien à faire à la main (en gros, lui demande pourquoi elle a claqué 10 000 euros pour acheter un truc qui lui sert à rien). Au lieu de reconnaître « je ne sais pas pourquoi ça ne fonctionne pas, mais je vais trouver une solution », il bredouillait « vous avez trop d’exigences ». Je mourais d’envie de lui arracher la souris des mains mais je ne pouvais pas, parce que c’était SA formation. A un moment, j’ai pas pu me retenir « vas-y clique bordel ! »
Je déteste les bluffeurs. J'ai bien l'impression que la mauvaise foi est un des défauts des formateurs. Pourtant, les gens ne sont pas dupes, tu passes pour un con et tu perds toute crédibilité. Quand un client te demande pourquoi l’outil ne fait pas ce qu'on lui dit, c’est pas la peine de broder et une grave erreur de lui répondre que c'est de sa faute. Quand tu sais pas, tu sais pas, y’a pas de honte à le reconnaître. On n’a pas la science infuse. Le principal, c’est de repartir en ayant résolu le problème du client et t’as 3, voire 4 jours pour ça.
Pourquoi je suis ultra vénère ? Hier, je lui demande de me déposer, sur la route, à la piscine qui ferme à 20h30. Comme on n’a qu’une bagnole pour 2 et qu’il passe la soirée chez des potes, je rentrerai à l’hôtel à pied. M’en fous, entre nous. Mais il dit « non, non, j’y vais pas, finalement », donc je rentre à l’hôtel avec lui. A 19h30, je reçois un sms « finalement j’y vais ». J’ai raté ma séance mais c’est pas grave puisque demain on démarre à 9h (et qu’on finit donc à 17h).
Ce matin, je le préviens « La piscine ferme à 19h30, faut qu'on décolle au maximum à 18h ». J’ai le dos en vrac et j’ai vraiment besoin de nager. En fin de journée, je vois le temps passer et lui qui clique comme un demeuré. 17h30, 17h45, 17h55. A 18h15, je sais que c’est mort et j’ai la rage. Les stagiaires s’impatientent aussi. T’as un timing à tenir, mine de rien. C'est aussi un signe que tu sais ce que tu fais.
Il est 18h30 quand on monte dans la voiture. 1h30 de retard pour que dalle, on en est au même point et il ne nous reste plus qu'une journée pour trouver la solution. Je tire sérieusement la gueule. « Elle ferme à quelle heure, la piscine ? » demande-t-il d’un air innocent. J’ai envie de lui faire bouffer mon bonnet en silicone.
Il me reste 5 minutes pour me calmer avant de le retrouver pour le dîner. C’est pas gagné.
(je sais c’est pas intéressant pour vous, désolée mais j’avais besoin d’extérioriser)
20:14 Publié dans Fiso en mode vénèr' | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
21.01.2009
True romance
Elle est assise au milieu de tous ces étrangers, à la cantine. Elle sourit amèrement de leurs échanges superficiels et vains, de leur hypocrisie. Ils se cassent tous du sucre sur le dos, à peine quitté la table conviviale. Elle, elle est nouvelle. Elle a déjoué habilement toute question qu’elle a jugée trop personnelle. Son responsable fait un point avec elle chaque semaine, sur l’évolution de ses acquis. Il se félicite de la réussite de son intégration « malgré une certaine distance ».
Quand le service se réunit pour manger tous ensemble, comme une belle famille, elle n’a qu’une envie : aller bouffer seule, ne pas avoir à échanger ou écouter des stupidités, parler des derniers films vus, du programme du week-end. Elle n’a jamais aimé se sentir « obligée de » mais elle serait la seule à ne pas jouer la comédie, alors elle la joue, juste ce qu’il faut.
Ce midi, sa collègue D., une jolie fille peu réservée la prend à partie, de but en blanc et devant tout le monde. « Tu as été mariée, J. ? ». Elle est surprise, ne s’attendait pas, elle ne réfléchit pas et répond oui. Elle regrette aussitôt sa sincérité car la jolie liane continue « Combien de temps ? ». Elle répond « 6 mois ». « Ah, c’est bien 6 mois, juste ce qu’il faut ! 6 mois c’est largement suffisant pour tester, et juste assez pour ne pas se lasser ». Elle glousse et tout le monde rit avec elle. D. se penche et lance « Et qu’est ce qu’il s’est passé ? Y’t’ trompait ? Y’t’ battait ? ».
J. n’en croit pas ses oreilles. Elle regarde la fille fixement, elle hésite. Elle pense un instant répondre : « Oui, c’est ça, connasse, il me battait, et un jour il m’a éclaté la gueule à coups de barre de fer, j’ai failli perdre un œil et je me suis enfin décidée à partir ». Son cœur tambourine maintenant dans sa poitrine, une colère froide et sèche l’envahit et avec elle, cette envie de frapper qui la submerge parfois, quand elle n’en peut plus de la connerie humaine. Elle serre les dents et le visage fermé, répond :
« Il est mort. Cancer généralisé. Ca répond à ta question ? »
Elle pensait que le sourire qui se fige et la mine décomposée de la fille serait une source d’amusement, pour elle. Une petite vengeance. Elle pense « Bouffonne, va, continue à rigoler avec tes potes, à raconter tes histoires de cul, espèce de connasse, et fous-moi la paix ». Mais elle n’est déjà plus à cette table de formica. Ses souvenirs l’ont rattrapée. La connasse a réussi à pourrir ses pensées. Dans sa tête défilent des instants de vie, les premiers baisers, les balades à moto, serrée contre lui, le visage de l’enfant qu’ils auraient ensemble, le mariage dans une belle robe qu’elle a dessinée. Et puis, l’incrédulité, la révolte, les crises de larmes qu’on tente d’étouffer, coupable, les derniers instants, ce lit qu’il ne quitte plus, dans lequel il n’a même plus la force de lui faire l’amour. Cette nuit où les secours ont descendu son corps par l’escalier, ses pauvres petits 45 kilos, et elle qui hurlait son nom accrochée au chambranle de la porte.
Elle ne s’en est jamais remise. Elle a passé des soirées entières à pleurer son amour perdu, seule ou avec des amies. Aujourd’hui et depuis 15 ans, elle est la maîtresse d’un homme marié qui porte presque le même prénom que lui.
Dans l’après-midi, alors qu’elle travaille sur l’écran de l’ordinateur, elle reçoit un mail de la liane qui est assise en face d’elle. « Sorry pour ce midi, je ne voulais pas être indiscrète ». Elle répond « OK. Maintenant tu as compris, j’espère. Je ne mélange pas perso et boulot, moi ».
09.01.2009
De la neige en janvier, c'est incroyable, non ?
Ces jours-ci, j’ai l’impression, à écouter les gens (qui écoutent les médias), que la France est un pays tropical. Qu’il ait neigé en Provence, c’est exceptionnel, certes. Mais - 9 degrés à Paris, en janvier, quelques centimètres de neige et on n’hésite pas à parler d’un « froid polaire ». On prend des photos de Notre-Dame de Paris sous la neige, comme si c’était du jamais vu. Fabriquons du sensationnel !
On a tellement perdu la notion des saisons que la normalité en devient anormale. « La France paralysée », « vague de froid exceptionnelle » … je rêve ! Et en été, dès qu’on frise les 30 degrés, on nous ressort la canicule. On marche vraiment sur la tête …
Quand j’ai découvert la neige, j’étais ravie. J’ai imaginé la bouille réjouie des enfants de mes amis, les bonnes joues rosies des fils d’Esperanza. Pour couronner le tout, la plupart des parcs sont fermés, « pour raisons de sécurité », comme ça les pauvres gamins parisiens qui bouffent du béton à longueur d’année ne peuvent même pas aller s’amuser dans la poudreuse.
Cette semaine, je me suis retenue de faire l’andouille sur les trottoirs verglacés. C’est pas marrant de devenir adulte, franchement.
La neige, ce serait vraiment drôle s’il n’y avait pas des êtres humains qui dorment dans la rue et qui en meurent.
23:34 Publié dans Fiso en mode vénèr' | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : ça me scie les trompes
03.09.2008
A sec
Redresser la barre, j'y travaille toujours, pour info (C'est qu'on est plus toute jeune, ma p'tite dame ! ...)
En attendant, mon copain Olivier a poussé un coup de gueule qu'on a partagé tous les 2 lundi, soir ou je constatais que la piscine de mon quartier n'était toujours pas ouverte.
Décidément, j'en reste au jogging, qu'on peut pratiquer partout et à toute heure. D'ailleurs, le joli rayon de soleil qui a caressé Paris en fin de soirée m'a donné une furieuse envie de faire quelques enjambées avant de retrouver ma fratrie. C'était bien, même si j'ai failli perdre mon podomètre.
23:35 Publié dans Fiso en mode vénèr' | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : sport, ça me scie les trompes
19.06.2008
Autosuffisance
Et là, j'ai pensé à un blogueur dont je raffole particulièrement - enfin, de ses écrits -. Non, Tonnegrande, ce n'est pas toi. Celui auquel je fais référence, je le lis depuis des mois déjà. Chacun de ses billets est délicieusement acide, ses mots sont cruels et son humour, cynique comme j'aime. Extraits choisis :
"Au fond des femmes. Pour ceux qui y vont :"
"Je crois que je l'ai baisée en 2002, à l'arrière d'une Twingo. Elle avait le cul un peu bas mais j'avais senti un truc en elle. Pas le col de son utérus, non. Elle avait simplement le caractère et l'originalité nécessaire pour être une fille intéressante."
"Baiser une gamine de dix huit ans c’est comme aller en week-end chez maman. On est détendu, confiant, confort, on retombe un peu en enfance, on se surprend même à jouer un peu avec les peluches."
"Tous nos poissons sont mort parce qu’un fils de pute s’est amusé à mettre de la coke dans l’eau. Ce matin, je descends les escaliers, pénètre dans la cuisine et constate que toute la population de l’aquarium fait la planche. Seul le petit vert est posé au fond sur son flanc droit. Mon coloc a invité quelques amis et voilà le travail."
Un de ses billets porte même mon prénom ! Il ne s'agit pas de moi, cependant, car si j'ai en effet quelques taches de rousseur qui éclosent comme des fleurs sous la caresse du soleil, elles s'arrêtent à mon visage. Bougrenette le connaît. Elle le trouve "dur" si je me souviens bien. Moi, il me fait mourir de rire et je pense qu'il plairait énormément à Arno. Bougrenette ne m'a d'abord pas crue quand je lui ai dit que ses commentaires étaient fermés. "Mais non, ce sont les gens qui n'osent pas laisser de coms". "Si, si je t'assure, moi j'ai essayé à plusieurs reprises et c'est porte close!" Même pas une adresse mail. Que dalle, nada, walou.Son nom lui va comme un gant, à ce Divin Connard.
00:11 Publié dans Fiso en mode vénèr' | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
17.06.2008
Où est mon gun ?
Toi qui as dit "A force de fuir le problème, fallait bien que je m'y colle" : je t'y ai collé. Et je ne vais pas te lâcher.
Toi qui essaies de de m'attendrir en parlant du passé, qui n'as pas de parole : chacun pour sa gueule. Tu ne m'as pas crue, tu as eu tort.
Toi qui disposes de ma liberté, qui me prives et me fais serrer les dents : faux frère. Attends que je te chope, tu vas t'en rappeler ...
Toi qui as eu le culot de me recontacter et de souhaiter que tout aille pour le mieux dans ma vie, "malgré tout". As-tu vraiment cru que je te répondrais ? Je n'oublie rien, JAMAIS. Tu es la personne que je méprise le plus au monde.
Toi qui crois que je vais participer au simulacre: tu rêves. Ma copie sera blanche. Je ne te donnerai pas ce plaisir deux fois.
Toi qui as fait l'erreur de piquer mon orgueil : tu as vu. J'aime les défis. Et je n'aime pas perdre.
Toi qui viens, qui repars, qui n'avance que jusque là où tu as pied : je vais te faire boire la tasse.
7 hommes à abattre : mon chiffre
00:39 Publié dans Fiso en mode vénèr' | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : prodigy, le son de fiso, ça me scie les trompes
14.06.2008
Ils ne manquent pas d'Eire !
Je me suis retrouvée dans la peau des étrangers en France qui sont si souvent accusés de venir "piquer le boulot" des autochtones (sic).
Moi et mes amis étrangers ne manquions pas alors de souligner ce que tous semblaient avoir oublié. Les immeubles, les bus, toutes les constructions portaient la mention "Financé par la Communauté Européenne". En adhérant à l'UE en 1972, l'Irlande sortait de la misère grâce à l'argent de la communauté européenne. Certes, d'autres pays ont bénéficié des mêmes aides et n'ont rien su en faire. Les Irlandais sont courageux et travailleurs. Mais l'attitude populaire était puante d'arrogance et de xénophobie. Au moment du vote pour le traité de Nice, les banderoles "L'Irlande ne veut plus d'étrangers" et "Le traité de Nice va appauvrir l'Irlande" ne se comptaient plus.
Pourquoi l'Irlande a-t-elle dit non, par deux fois déjà ? Moi je dis : parce qu'elle est xénophobe et parce que, maintenant qu'elle s'en met plein les poches, elle ne veut pas participer au budget de l'Union. Il suffit de lire les gros titres des journaux irlandais pour le constater.
Ingrate Irlande ! As-tu oublié d'ou tu venais ?
12:11 Publié dans Fiso en mode vénèr' | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : irlande
