24/04/2012

Sur les starting blocks

Après une pause de 4 mois (qui n’est pas passée inaperçue), j’ai repris la course, et pas qu’un peu. Ces 2 dernières semaines ont été très sportives. Jugez plutôt :

- 4 matches de foot en 2 semaines (dans les bars espagnols, c'est tout de suite plus facile)

- 4 séances de jogging la première semaine et 2 la seconde : à Paris, à Lleida, à Barcelone (les 11 kms de la carrera El Corte Inglès) et à Genève !

Ca y est, c’est parti, plus rien ne m’arrête …

26/02/2012

Où courir à Grenade ? (c'est la reprise !)

Ce matin, je me suis levée tard. J'ai déjeuné d'un café, de quelques tranches de pain et d'un bout de fromage. B. se lève encore plus tard, lui, mis K.O. par le café bu la veille.

Nous discutons longtemps de religions, conversation très intéressante, comme toutes celles que j'ai eues jusqu'ici avec lui. Je m'incruste dans sa séance de jogging le long de la rivière. Il ne sera pas dit que j'aurai amené ma tenue de joggeuse pour rien, et si j'ai abandonné tout espoir de courir dans son quartier, beaucoup trop escarpé pour moi, je souhaite vraiment profiter du beau temps pour reprendre la course, que j'ai arrêtée il y a 4 mois. B. m'apprend que les étirements avant de courir, que je pratique depuis toujours, sont non seulement inutiles mais de surcroît, mauvais pour les muscles.

Il se gare tout à côté de l'endroit où il m'a récupérée la veille, en route pour Malaga, et nous nous longeons la rivière en nous éloignant des terrasses où se prélassent les Granadinos.

Très vite, après le quartier escarpé du Realejo, petit frère de l'Albaicin, d'où émergent de superbes demeures, on se trouve sur le paseo Fuente de la Bicha. Le chemin devient de terre, une végétation touffue de joncs remplace les élégants palmiers, B. s'élance, puis me distance. Je suis son tee-shirt rouge qui trotte à bonne allure et s'éloigne jusqu'à disparaitre. Le parcours, qui totalise 14 kms, est vraiment très agréable et fréquenté par les promeneurs, familles, joggeurs et cyclistes.

Après le quartier du Realejo, que je parcourerai le lendemain, on longe à droite ceux de Bola de Oro, puis El Serrallo. Ensuite, après un court voisinage avec l'autoroute qui mène à la Sierra Nevada, le sentier s'enfonce à travers champs et les habitations se raréfient. Je demande l'heure à une femme, elle m'indique 18h40. J'ai dû courir une demie-heure, je m'arrête et marche tranquillement.

Après 5 minutes, B. vient à ma rencontre, toujours courant. "On a commencé à quelle heure ?" lui demandé-je. "18h22" dit-il en s'éloignant. Zut, je n'ai donc couru que 20 minutes ? Je reprends la course, une petite dizaine de minutes, je pense, et le retrouve à sa voiture. C'était, pour moi, une petite séance mais la reprise est faite.

Pour fêter ça, peut-être, ou juste pour terminer le weekend en beauté, B. débouche une bouteille de rosé de sa Provence natale, ouvre le bocal d'olives noires préparées par son maçon, tranche chistorra et chorizo, me sert une assiette de lentille aux poivrons qu'il a - très bien - cuisinées. Ensuite, nous mangeons un peu de fromage et finissons par un bol de fraises arrosées de citron - et de sucre - et une anone (la fameuse guanabana, version miniature).  

24/04/2011

Où courir à Clifden ? (only jokin'!)

Jogging.jpg

De retour au B&B, nous croisons le maître de maison, un homme très distingué.
"Je suis John" dit-il en nous tendant la main et un papier sur lequel se trouve le code d'accès au WI-FI. Je lui demande où je peux courir.
"Vous pouvez faire la boucle, vous prenez à gauche, vous montez sur la Sky Road, et plus loin, vous aurez une intersection et vous pourrez prendre à droite pour redescendre ici par la Lower Sky Road. Vous courez combien de temps? ". "Une heure, habituellement". "Hé bien, je ne l'ai jamais fait, mais ça pourrait vous prendre une heure".

Quelques instants plus tard, mes mollets souffrent en grimpant jusqu'à la Sky Road. Et arrivée là, ça grimpe encore bien sûr. Le plus beau du paysage est dans mon dos et ma détermination fléchit déjà.

Je cours 20 minutes, me retourne et aperçoit un cycliste qui grimpe les lacets derrière moi. "Purée, il a du courage, celui-là" me dis-je.

Un peu plus loin, des côtes à perte de vue, je craque et marche un peu. Le vélo se rapproche de moi et je découvre, sous le casque et le maillot jaune et noir, une demoiselle criblée de taches de rousseur. Elle aussi pose le pied à terre et marche à mes côtés, poussant son vélo, et je ne regrette pas cette parenthèse.

La jeune fille s'appelle Aoife (ça se prononce Ifa), elle a 12 ans et est en vacances chez sa grand-mère de l'autre coté de la Sky Road. Aoife adore le vélo. d'ailleurs, elle en fait tous les jours et rêve de rejoindre un club, comme son grand frère qui travaille dans un magasin de vélos à Clifden. Nous discutons pendant 10 minutes, c'est une gamine enjouée et volubile, elle a une copine française et beaucoup d'énergie. Au parking offrant un superbe panorama sur la côte déchiquetée, je reprends ma course mais cette fois je ne m'arrêterai plus, sans doute reboostée par cette jolie rencontre pleine de fraîcheur.

Des kilomètres plus loin, au carrefour, je prends à droite, une pancarte indique le Ardmore House B&B à 3 kms. A gauche, les ruines d'un château. La Lower Sky Road est beaucoup moins fréquentée et la course est vraiment très agréable car je cours maintenant sur du quasi-plat. Sans efforts, je savoure la fraîcheur du soir tombant et la mer bleue à perte de vue. Le long de la route, les bâtisses, plus ou moins imposantes, ont toutes vue sur la mer. A ma gauche, les prairies vert tendre dévalent jusqu'à la mer. Plusieurs B&B se succèdent jusqu'au notre, nous avons choisi le meilleur, visiblement.  

J'ai commencé à courir à 18h49, me suis offet une pause de 10 minutes avec la douce Aoife, et il est 20h03 lorsque j'atteins la maison blanche. Une heure pile poil, John avait vu juste. Je me sens en super forme.

A Doolin avec Pat the fishman

pat the fishman,doolin,irlande, galwayCe matin, après le petit déjeuner (j'ai pris un bol de porridge pour plâtrer mon estomac fragilisé), nous flânons une bonne heure dans les rues animées d'Ennis. Nous descendons O'Connell street, puis faisons un tour à la Market Place, où se tenaient anciennement le marché aux animaux, et où aujourd'hui, on peut voir des poulets et un cheval, puis nous remontons Parnell Street jusqu'au Rowan Café & Bar où Boug' m'offre un café, en terrasse, au bord de la rivière Fergus.

Peu avant 14h, nous nous mettons en route pour la région du Burren et plus précisément le village de Doolin sur la côte, juste au-dessus des falaises de Moher. Cette journée sera la plus belle de notre séjour, ciel bleu et soleil omniprésent.

Sur la route, je peste un peu contre les véhicules lents qui ne se rangent pas sur la bande prévue à cet effet. Les bonnes habitudes se perdent aussi en Irlande. En sens inverse, à partir de 15h, les bouchons se forment. C'est le début du week-end de Pâques et les citadins se ruent vers la côte.Nous passons sans nous arrêter sur le site des falaises de Moher, dont l'accès est désormais payant (8€). De toute façon, je n'ai jamais trouvé ce site incontournable. En revanche, le long de la route, les B & B se succèdent, tous plus somptueux les uns que les autres.

A Doolin, les verres de bières sont posées sur les tables, au soleil. Nous allons au bord de la mer, bordée d'énormes pierres plates et fissurées de toutes parts.
Un homme blond, la quarantaine, jean et chemise bleu ciel, s'approche de nous et propsoe de nous prendre en photo. Je lui tend mon appareil, nous plaisantons un peu, poignée de main. Il s'appelle Pat, vient du comté de Roscommon. Avant de s'éloigner, il nous conseille un pub, dans le village, "où l'on mange bien".
Quleques dizaines de minutes plus tard, nous le croisons dans les rues. "Hey girls !" Il nous entraîne dans son pub, "juste à gauche". Nous marchons une bonne demi-heure. Je le charrie "Hey, Pat, t'es sûr qu'il existe ton pub ? A ce rythme là, on va arriver à Galway" Il se marre. Ne manque pas de demander si nous sommes mariées. Je mens, me suis déjà fait avoir une fois, pas deux. "Pas mariées mais on a des copains". Je leur invente même des métiers, au pied levé. Pat, lui, est vendeur de poissons après avoir travaillé dans le bâtiment. Séparé depuis des années, sa femme s'est barrée avec un de ses amis qu'elle a rencontré "aux chevaux". Il faut savoir que le divorce n'a été autorisé en Irlande qu'en 1996 et que dans les faits, il est compliqué, aujourd'hui, de divorcer.
Finalement, nous voilà arrivés à son pub, le Mc Gann's. Le contraste entre la clarté extérieure et l'atmosphère sombre du pub nous aveugle un instant. Pat commande deux verres de Guinness pour nous et une pinte de Smithwick's pour lui. Le seul jour où je n'ai pas bu mon verre de Guinness (hier), j'ai été malade alors aujourd'hui, je reprends les bonnes habitudes.

"T'es trop forte, dit Boug', tu te fais payer ta Guinness tous les jours". Pour info, le pub fait aussi B & B à 23€ la nuit sans petit-déj.


Devant nos verres, je questionne Pat. Qu'est ce qu'il fout là tout seul ? Ce n'est pas très clair mais il raconte qu'hier, au volant de son fish van, il s'est arrêté pour secourir une motarde qu'il a crue en panne. Il a proposé de charger sa moto dans le fish van mais les cages à poissons prenaient trop de place. Il s'est quand même démmerdé pour pécho le numéro de la motarde, qu'il a suivie jusque là mais elle lui a envoyé un sms lui signifiant qu'elle était chez son oncle et qu'elle ne pourrait pas le voir. Il s'est pris un vent, quoi, et ça le fait plutôt marrer. "Je devrais laisser tomber, tu ne crois pas". "Ouais, je crois, Pat".
Seulement le Pat, il a de la suite dans les idées, mari, copain, ou pas et il insiste pour que nous restions à Doolin cette nuit. Il me file son numéro et gratte le mien "au cas où il viendrait à Paris". "Ton copain n'est pas jaloux?" "Non, il me connaît, il a confiance en moi".

Comme je ne suis pas allée à Galway depuis un moment, et que Pat the fishman semble avoir le coude léger (et pas que), je demande des tuyaux. "Tu sais dans quel pub on peut aller à Galway, faire la fête ?" "The Quays is the place".

Ah oui, bien sûr, ça me revient, the Quays, ce pub ultra bruyant et bondé.


"Je vous ramène, les filles" dit Pat. Il insiste pour nous prendre en photo devant son van blanc "Fresh fish and seafood". Ca claque. On grimpe à bord du van dans lequel ça sent méchamment le poisson, en effet. Pat met de la musique country, et il chante du Johny Cash, c'est irréel et Boug' se tape une crise de fou-rire complètement hystérique. Elle écrase ses larmes, ce qui fait beaucoup marrer Pat qui en rajoute et fait le con au volant. Il est vraiment super drôle, ce mec.


Peu avant 16h, nous atteignons Ballyvaughan, une charmante petite ville en bord de mer. Juste avant, je me suis fait rentrer dans le cul par un Irlandais étourdi ou ébloui. Dans le délicieux jardin intérieur des Tea and Garden Rooms An Féar Gorta, nous mangeons un berry cheesecake. A côté de nous, une famille avec mémé et 4 enfants constellés de taches de rousseur partagent un goûter sur une pierre plate. Il fait toujours un soleil éclatant et l'endroit est fort bucolique.

pat the fishman,doolin,irlande

Nous poussons jusqu'à Black Head, le long de la mer scintillante comme une flaque d'huile. Entre nous et elle, des roches et d'énormes pierres rondes, et pas un mouton à l'horizon.Nous atteignons Galway à 18h. Notre hôtel se trouve dans la rue où il ne faut pas dormir à Galway. Surtout pas un week-end. Une rue piétonne, de surcroît, coup de pot, je gare la voiture près de la cathédrale, sur un parking gratuit à partir de 18h30 et le dimanche (pour info, c'est le parking juste à coté de la cathédrale, à 5€ par jour).

L'hôtel est à 800m, nous traînons nos valises sur les pavés. Sur mon téléphone qui a bipé, je découvre un sms "Hi girls I could meet up with ye later if ye for the crack in Galway. I have enough of this place. What do ye think ? Pat the fishman".

Merde, vl'là le Pat qui rapplique à Galway ! J'interroge Boug' mais nous sommes d'accord. Pas question de nous coltiner le Pat qui a visiblement d'autres intentions que de partager un verre de Guinness. Je ne réponds pas au sms.
Au Barnacles hostel, le réceptionniste, très sympa, me tend une carte : "Vous avez le lit n°1 et votre copine, le n°2". "Ah, nous sommes plusieurs ?" "Ah oui, c'est un dortoir de 8 lits". La gueule de Boug' quand je lui annonce ! J'ai attendu d'avoir presque 40 piges pour découvrir les dortoirs des auberges de jeunesse ! J'insiste "Mais, mon ami, a réservéune chambre double, pas un dortoir". Rien à faire. Merci S. ! Nous montons nos valises au dernier étage, à travers un dédale de couloirs et portes. Des lits superposés. Je regarde par la fenêtre. Chouette, on est juste au-dessus du pub "The Quays", on ne va donc pas fermer l'oeil avant une heure très avancée de la nuit. Boug' fait sérieusement la tronche et propose de se barrer. Le problème, c'est qu'un week-end de Pâques, à Galway, on risque fort de ne rien trouver.
La porte s'ouvre sur une jeune fille brune qui s'avère être française. Très sympa, nous discutons. Elle est étudiante à Dublin et voyage avec son copain, qui sort justement de la douche. Mmm ! Pas dégueu du tout, le Nantais ! Je lui mangerais bien les oreilles, moi, au Petit Lu !   

Nous ressortons et Boug' m'accompagne sur la jetée qui va jusqu'à Salthill, où je m'offre 45 minutes de course très très agréables, dans le soleil couchant. Où courir à Galway? pourrait faire l'objet d'un billet à lui tout seul. La réponse tient en quelques mots : sur la jetée en direction de Salthill.

 
A 20h53, nouveau sms "Hi ladies, you both would enjoy Taffs before the Quay's. I am in Sonny's. Pat"
Nous sortons de l'hôtel, prenons la Quay street, à la recherche d'un restaurant. "Demi-tour, Boug', dis-je en avisant le pub Sonny's". Pat the fishman a visiblement élu domicile dans notre rue. Nous marchons dans les rues guettant une chemise bleu ciel, que nous croyons apercevoir ici ou là.

Nous entrons au Mc Donagh's, un restaurant de poissons que j'aime bien, et où il y a quelques années, j'avais réussi l'exploit d'envoyer une pince de crabe sur la chaussure d'un mec, faisant pleurer de rire mon copain S. J'étais déjà une experte en lancer de fruits de mer. Le Mc Donagh's est toujours un restaurant fort typique, avec ses filets de pêche accrochés au plafond. Pour 19€95, nous mangeons une soupe de poissons et un fish and chips (enfin, sans les chips pour moi) avec un verre de vin blanc.
Boug' fume une clope devant le Quay's où déjà, des Irlandais(es) sont passablement éméchés.
En remontant dans notre chambre, nous croisons le couple de petits Français qui promettent de dire à Pat que nous sommes parties à Sligo s'ils le croisent. Et là, à l'heure où je vous écris (0h50), le pub d'en-dessous diffuse "Sunday bloody sunday". Je ne sais pas si mes boules Quies seront suffisantes pour m'isoler du vacarme...

21/04/2010

Où courir à Râmnicu Vâlcea ?

Avertissement : Ce billet est plutôt un clin d'oeil aux notes que je rédige parfois sur mes expériences de joggings matinaux aux 4 coins de la France et d'ailleurs, et surtout l'occasion d'évoquer le sort des malheureux chiens errants dont les dépouilles peuplent les bas-côtés des routes roumaines.

Il y a deux jours, j'ai joggé sur un chemin caillouteux, le long de l'Olt, la rivière qui traverse Râmnicu et se jette dans le Danube.  Il suffit de suivre la E81 en direction de Bucarest. A gauche l'Olt et à droite, les vergers des maisons de Rm Vâlcea. Quelques croix de métal sont érigées ça et là à la mémoire de personnes qui se sont noyées. La veille, lorsque Dana m'a montré l'endroit pour que je puisse y revenir seule en voiture le lendemain, nous avions aperçu des promeneurs et même un joggeur mais aujourd'hui, je ne croise personne durant ma course, à part un monsieur au visage tanné par le soleil qui pédale sur son vélo et ne répond pas à mon salut.

Un peu plus loin, après un ravin boueux, on rejoint des habitations. Je vois se dresser, non sans inquiétude, les oreilles de chiens en faction devant les maisons. Les chiens errants, une plaie en Roumanie, sont les victimes de la politique d'expropriations massives de Ceauşescu. Celui-ci a chassé les paysans de leurs terres et rasé leurs maisons, les parquant dans des barres d'immeubles hideuses et les poussant, par la même occasion, à abandonner leurs chiens. Ceux-ci divaguent sur les routes et dans les villes, finissant généralement sous les roues d'un camion ou d'une voiture. Pour pallier ce problème qui prend une ampleur importante, une campagne de stérilisation des chiennes a été lancée.

Une meute de 5 ou 6 chiens ne tarde pas à rappliquer vers moi. Je raisonne la petite voix qui susurre « Ils vont te chiquer les mollets, demi-tour, Fiso ! » en me répétant ce que j'ai lu : « Généralement, les chiens n'attaquent pas les humains qu'ils craignent parce qu'ils les battent ». Et en effet, les chiens courent vers moi et aboient mais restent à bonne distance. Plusieurs fois, sur la route, des groupes de chiens se précipitent vers moi. Une seule fois, j'ai dû élever la voix sur un corniaud plus belliqueux que les autres, qui trottinait sur mes talons en jappant furieusement.

Un peu plus loin, la route goudronnée s'écarte du bord de l'eau. Je cherche en vain une piste de terre dans les bois jonchés de détritus et au sol noirci par les feux que les gens allument lors de pique-niques, le week-end. Ici, on peut encore faire des feux en forêt. Je dois maintenant courir sur une route en direction de ... Méfiante, j'enlève un de mes écouteurs pour ne pas me faire surprendre par les voitures.

 Je continue encore un peu en direction d'un pont mais lorsque je repère une meute de chiens errants paresseusement allongée au soleil, je décide de tourner les talons. Courageuse mais pas téméraire, la Fiso, je n'ai pas envie d'y laisser mes mollets. Je décide de ne plus aller jusqu'aux maisons la prochaine fois. Je ferai des allers-retours au bord de l'eau.  

24/03/2010

Ou courir à Dax ?

lac2_large.jpgUn hôtel pourvu d'un centre aquatique, une piscine municipale posée sur ses rives et ouverte jusqu'à 20h, j'avais donc choisi de dormir sur les rives du lac artificiel de Christus, à Saint Paul lès Dax.

Un matin, réveillée trop tôt par le bruit de la circulation (hé oui, plus dense que dans ma petite rue parisienne), j'ai sauté dans mes baskets et traversé le jardinet de l'hôtel. Après quelques enjambées, j'ai arraché les écouteurs de mes oreilles pour profiter du calme et du chant des oiseaux.

Arrivée à un ponton de bois, j'étudie rapidement une carte des sentiers de randonnée autour du lac. 3 boucles sont proposées, je choisis celle de 2,5 kms, qui fait simplement le tour du lac de Christus. Des canards à bec gris et orange s'ébattent bruyamment dans l'eau. Un jogger me souhaite une bonne journée en me croisant et de nombreux promeneurs, plutôt agés, me saluent également.

Sur l'autre rive, une femme et un jeune homme sont déjà assis, cannes à pêche posées au sol.

De nombreux arbres sont plantés au bord de ce lac artificiel, dont un magnifique cerisier du Japon, alourdi de belles fleurs d'un rose tendre et aussi un liquidambar (ce nom m'a toujours fait sourire). Il y a également des tables pour le pique-nique et un ponton "handipêche" pour les personnes à mobilité réduite.

Le soleil darde ses rayons sur la surface scintillante du lac et la piscine marguerite, posée comme une grosse soucoupe volante, fait éclater sa blancheur au soleil.

Au deuxième tour, la dame qui taquine le poisson me lance "Dernier tour ? " "Non, encore un !"

Dans la cour d'une maisonnette, des poules caquettent joyeusement.Je grimpe le ponton de bois sur les pas d'un pêcheur affublé de son matériel.

Sous un platane, un monsieur accompagné d'un bichon, me lance d'un accent chantant :"Ouh ! On est matinale ! "

"Hé oui, ça réveille, ça fait du bien!"

Un peu plus loin, un autre en jogging de velours lève pouce et index "2 tours déjà ?"

"Non, 3, c'est le dernier là !"

"C'est bien, bonne journée !"

Un peu moins d'une heure plus tard, je remonte dans ma chambre pour une douche réconfortante avant d'attaquer la journée. Je délaisse le sinistre petit-déjeuner de l'hôtel; 9,50€ pour des viennoiseries, du jus d'orange et des boisons chaudes, je trouve que c'est du racket et décide de m'offrir un Bacon & Egg muffin au fast-food du coin. On sait à quel point j'éxècre les fast-food et c'est un exploit de m'en voir franchir les portes mais c'est un des seuls endroits où je peux m'offrir un petit-déj salé comme j'aime. Las ! Chez Mc Do', la journée n'appartient pas à ceux qui se lèvent tôt et une affichette m'invite à patienter jusqu'à 10 heures pour calmer ma faim.

Je file chez mon client me taper un espresso et un jambon-fromage sous les yeux écarquillés de la serveuse. J'y croise même le promeneur au bichon du matin que je salue et qui, ne reconnaissant pas la joggeuse hirsute et rougeaude croisée un peu plus tôt, me lance "Je ne vous aurais pas reconnue, moi !"

Bon, je file me taper des tapas à la casa Miguel et vous laisse saliver devant quelques recettes ... et je reviens très vite vous raconter mon week-end à Lyon avec une belle brune !

01/12/2009

Où nager à Vittel

Photo281[1].jpgMessage perso à Nicolas: Ne lis pas ce qui suit, tu vas te rendre malade.

Cette semaine, on m'a envoyée dans une contrée qui représente l'enfer sur Terre pour Nicolas. Y'a de l'eau partout, ici, Contrex, Vittel, Hépar, et j'ai poussé la cure thermale jusqu'à aller en boire à la piscine olympique Pierre de Coubertin, à Vittel.

Suivez les pancartes « Complexe omnisports », dépassez le Carrefour Market, tournez à droite, c’est au bout de la rue.

Le mardi, elle fait nocturne et ferme ses portes à 21h. L’entrée est chère (3,85€) mais la carte magnétique qui permet de passer le portillon d’entrée verrouille aussi le vestiaire. Pas de panier à disposition des nageurs pour ledit vestiaire, justement, et pas d’injonction d’enlever ses chaussures à l’entrée. La signalétique laisse un peu à désirer, on a l’impression que la construction de la piscine n’est pas terminée. Je découvrirai ainsi par hasard qu’en plus des douches mixtes, la version individuelle se trouve dans les toilettes femmes.

Le sol est glissant. Je monte quelques marches, à gauche un bassin de 25m, un bassin ludique et un espace forme avec jacuzzi, hammam et sauna. Moi je suis là pour bosser alors je tourne à droite et découvre le bassin olympique, 8 lignes d’eau et une moyenne de 3 personnes par ligne. Quel pied de nager en province, je ne le dirai jamais assez !

Les horaires, les infos, c'est .

Pour le jogging, ça se passe à 2 pas de mon hôte, à l’Hippodrome de Vittel. Y’a que de la forêt tout autour, et des sangliers énormes comme celui qui fumait dans mon assiette, ce soir … ;)

 

24/10/2009

Où nager à Saint-Etienne

A Saint-Etienne, j'ai nagé à la piscine Raymond-Sommet, à la plaine Achille, ancien site de friches industrielles et qui abrite désormais des équipements sportifs et culturels.

http://www.epase.fr/pdf/livret-planche.pdf

50m et elle est ouverte jusqu'à 21h certains soirs.

Les horaires, l'adresse et les coordonnées des 3 piscines municipales, c'est .

Où nager à Reims

Photo226[1].jpgEn tout cas, pas à la piscine Talleyrand !

Elle est située en plein centre de Reims, que les travaux d'aménagement du tramway ont rendu inaccessible, à proximité de la place d'Erlon. Après avoir payé le droit d'entrée (3€70 quand même), le parcours jusqu'aux vestiaires (prévoir une pièce d'1€), douches et bassin est labyrinthique pour qui ne connaît pas les lieux. Je n'ai jamais compris comment fonctionnait la fermeture des cabines, heureusement personne n'a poussé la porte de la mienne pendant que je me changeais.

La piscine Talleyrand est pourtant belle. Plus ancienne piscine de Reims, construite dans les années 30, elle en a conservé le charme. Je suis pourtant ressortie frustrée de ma séance de natation. Le système de douche est agacant (le jet dure tout au plus 10 secondes), il faisait vraiment froid aux alentours du bassin qui est très petit (25m X15, 2 lignes seulement pour les nageurs). J'ai même failli renoncer à ma séance pour aller me plonger dans le jacuzzi. Car oui, elle propose aussi jacuzzi, sauna et hammam.

A la sortie, j'ai marché jusqu'au boulevard Foch et me suis sifflé une coupette de champagne au Côté Cuisine, très beau restaurant à l'ambiance feutrée, sur le boulevard Foch, avant d'y dîner d'une belle assiette de moules au chorizo.

Photo228[1].jpg

Le lendemain, ma cliente m'a dit "Oh vous auriez dû aller au Nautilud !". Oui, mais elle fermait trop tôt (19h45). C'aurait pourtant été plus simple que de buter contre les sens interdits du centre-ville. Difficile de choisir le bon établissement quand on ne connaît pas l'environnement.

Piscine Talleyrand, rue Talleyrand, nocturne lundi et mercredi, 3€70, vestiaire 1€.

Toutes les piscines de Reims, c'est .