18.05.2008
En Crète avec l'UCPA - jour 4
Réveil tardif. J'ai raté le p'tit déj dans la salle de l'hôtel, et le rendez-vous à 9h30 pour la sortie en kayak. Un autre garçon du groupe aussi, nous nous retrouvons à la terrasse de "Chez Françoise" pour un rapide café grec et yaourt au miel. Nous décidons de prendre un kayak et d'aller nous balader un peu dans la baie. Benji nous a parlé d'une grotte cachée à flanc de falaise. Nous pagayons le long des rochers, il fait un soleil magnifique. Un long moment, nous nous laissons dériver et quand nous rouvrons les yeux, le courant nous a ramené près de la plage. Nous attendons les autres au beach office.

Pas de place pour notre groupe de 30 chez Françoise, Dzé pédale jusqu'à l' Erorotokritos qui dresse une table pour notre groupe dans l'arrière-salle, avec vue sur la mer, toujours aussi turquoise. Je ne me mêle pas à mon "crew" pour une fois, et m'attable avec Paola, Mickaelle et les moniteurs. Fred commande un plat de grillades d'agneau et fait le con. Je mitraille la tablée.
Cet après midi, sortie en trimaran avec Fred, Laurent, Stéphane, Aurélie et Patricia. Je me suis dit que ce serait l'occasion de pioncer un peu et récupérer de ma courte nuit, bercée par les vagues. Tu parles !
Je n'ai jamais fait de trimaran. Vous avez de la chance, nous dit Fred, car le groupe de ce matin n'avait pas de vent. Il nous fait barrer et tenir le spi, à tour de rôle. Aurélie et Patricia, en bonnes bretonnes, assurent bien mieux que nous. C'est impressionnant de voir toutes ces voiles se dérouler et claquer au vent. Je filme Laurent et Stéphane en prise avec les voiles et fais piquer une crise de fou-rire à Laurent pour une histoire de mousqueton. Une sortie sympa, dommage en revanche, qu'on n'aie pas fait de pause baignade.
Le soir, je rejoins Karim, Stéphane, et Laurent dans leur chambre pour un apéro aux olives, avant de prendre le bus pour aller dîner et passer la soirée à Chania, l'ancienne capitale. Aurélie et Patricia sont déjà là et ont sorti les olives. Le décolleté affriolant des deux cousines, leurs coiffures soignées, leur maquillage sophistiqué me laissent croire qu'elles ne sot pas insensibles aux charmes de mes copains... Je me fais la réflexion, soudain, que je voyage décidément trop léger. J'ai oublié ma panoplie de fille.
Je pars toujours en vacances avec le strict minimum, que ce soit au niveau vestimentaire ou en terme d'accessoires. En fait, c'est surtout parce qu'attendre mes bagages, pendant des plombes, après l'atterrissage me gonfle et qu'ayant bossé en compagnie aérienne, j'ai entendu trop d'histoires de vacances gâchées pour cause de bagages perdus. Alors, je m'arrange pour que tout tienne dans un bagage à main. A moi la lessive en tube ! Et si je n'oublie jamais ma trousse d'urgence (Biafine, anti-moustiques, désinfectant, pansements et paracétamol), en revanche, je zappe le superflu (accessoires, ceintures, bijoux, trop faciles à perdre). Et pour le maquillage, c'est crayon noir, mascara et brillant à lèvres. Même pas de parfum, incompatible avec le soleil. Mon frère avait halluciné de me voir débarquer pour 3 semaines au Vénèz avec un bagage à main. Quand je vous disais que je suis la femme idéale ...
12:04 Publié dans Globe-trotting | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
30.04.2008
En Crète avec l'UCPA - jour 3
Ce matin, Dzé nous emmène en rando VTT. J'hérite du n° 14, un superbe vélo gris métallisé, très léger, au guidon en corne de vache. Nous grimpons jusqu'au village de Plaka, à 1 km d'Almirida et longeons la côte. Près d'une base militaire grecque, nous croisons un vieux berger et ses biquettes. Bénies soient les jolies biquettes crétoises qui donnent la délicieuse féta ! Dzé nous propose une pause au bord de la falaise, parsemée de buissons de thym odorant. Je frotte des brindilles pour en imprégner mes doigts. En bas, à gauche, le village d'Almirida et sa plage.
Nous abandonnons les vélos au bord de la route et descendons à pied vers une crique déserte. L'eau est très fraîche mais Mickaelle, Laurent, Stéphane et moi nous lançons. Après un effet saisissant et quelques mouvements vifs pour se réchauffer, elle est bonne. Le temps de sécher et Dzé annonce alors que nous allons rejoindre "le village de Zorba". Je crois avoir mal compris et lui fait répéter. "Ben, oui, le village où a été tourné le film "Zorba le Grec" avec Anthony Quinn."
Waouuuuh ! Un de mes films cultes !!!
J'étais émue, vraiment, de me retrouver là. Nous avons bu un verre sur la jolie place de Kokkino Chorio qui signifie "village rouge" et j'ai vu l'église devant laquelle a lieu la scène la plus dure du film, ou les villageois lapident la veuve.
Saviez-vous que la danse du sirtaki, qui devint un succès mondial, fut créee pour le film ? A l'époque ou j'ai découvert "Zorba le Grec", il y a près de 15 ans, j'avais acheté la bande originale du film, de Mikis Theodorakis, CD qui a disparu dans un cambriolage et que je n'ai jamais retrouvé. J'ai fait découvrir ce film récemment à mon coloc' et maintenant, c'est décidé, je l'achète !
23:23 Publié dans Globe-trotting | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : vtt, zorba le grec, kokkino chorio, ucpa
29.04.2008
Fiso en Crète
Vous saviez bien que je ne vous laisserais pas sans nouvelles ....
Après une nuit blanche et un départ lundi à 6h55 de Roissy, je suis depuis hier dans le joli village d Almirida. L'hôtel est magnifique, avec vue sur les montagnes, une belle piscine alimentée en eau de montagne (donc glacée parait-il). Le groupe avec lequel je suis est très sympa, une majorité de parisiens, un marseillais, un lyonnais et un couple de belges adorables (oups, un pléonasme). Je partage ma chambre avec une chtimi exilée à Agen et une Biélorusse déjantée. Hier, après un diaporama de bienvenue à 18h, nous présentant les activités et excursions de la semaine à venir, nous avons passé la soirée avec les moniteurs dans une taverne du village? Ce matin, nous somms partis en kayak de mer nous balader dans la baie de Souda. Il fait un peu frais, mais le soleil est bien là et la mer d'un bleu profond.
Tout va bien !
22:06 Publié dans Globe-trotting | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : almirida
En Crète avec l'UCPA - jour 2
Re-kayak jusqu’à une plage où nous nous baignons dans nos combinaisons. Une des filles du groupe, à la traîne sur le trajet aller, me pique mon pompier. Je pagaie en solo et le retour, vent dans le dos, est bien plus rapide pour tout le monde.
Nous déjeunons dans la taverne face au beach office. C’est là que Dzé nous montre comment déguster l’huile d’olive en attendant les plats et que je découvre une saveur fruitée inomparable. Sur la table, l'incontournable salade grecque, du tzatziki et tarama, des cubes de féta frite, des calamars grillés, des croutons de pain aux tomates.
Dans l’après-midi, je pars en balade jusqu’à Aspro (qui veut dire « blanc » en grec) avec Stéphane, Claudine, Anne et Constance. Stéphane est prof en région parisienne. Claudine, droguée de sport et taillée au laser, est d'origine arménienne. Avec elle, je discute Turquie. Anne, une douce et rieuse antillaise, me raconte ses différents séjours avec l'UCPA, ainsi que Constance qui est partie 9 fois déjà avec eux, et me fait rêver de Pérou, Thaïlande et Birmanie. Sur la route bordée de lauriers roses, je m'arrête devant un arbre étrange d'où tombe de longues gousses brunes semblables à des gousses de tamarin plates. Il me faudra attendre le lendemain pour en connaître l'espèce. Le village d'Aspro est sans grand interêt et nous redescendons vers l'hôtel retrouver les autres pour le dîner.
09:45 Publié dans Globe-trotting | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : almirida, ucpa, kayak
16.04.2008
Ras la crête
Je garde Istanbul sous le coude car Esperanza (la bienheureuse, à cette heure sous le soleil d’Abu Dhabi) a émis, il y a quelques semaines, le souhait de s’offrir quelques jours de villégiature avec sa vieille copine Fiso. Cette perspective me remplit de joie, d’abord parce que nos dernières vacances ensemble (Vancouver, quand même) remontent à 1994, ensuite parce qu’après les mois difficiles qu’elle a traversé, ça va nous faire du bien d’être entre filles et pour finir, parce qu’il caille un peu à Istanbul en ce moment.
« En mai, fais ce qu’il te plaît » dit-on. Ça ne me changera pas beaucoup de d’habitude. On va donc se faire 3-4 jours à Istanbul ou Lisbonne, au choix. J’ai une petite préférence pour Lisbonne avec elle, comme ça on la découvrira ensemble. Istanbul, c’est vraiment une ville à faire en amoureux, pour moi …
Donc … je disais … mes vacances !
Jusqu’à ce matin, je partais pour un circuit de 8 jours au Sénégal. Une petite folie, si je tiens compte de mes projets à venir et des frais qu’ils vont engendrer, mais j’ai tellement besoin de soleil. Sophie la sage a gagné –cette fois - contre Fiso la barjo. Ce matin, j’ai choisi un séjour multisports en Crète avec un organisme spécialisé dans les séjours sportifs. J’hésite encore entre un combiné kayak-VTC ou trimaran-planche à voile- beach kayak.
Certes, une randonnée équestre en Jordanie ou du kayak de mer au Vietnam aurait davantage comblé ma soif d’aventure, mais au moins, je reste dans le budget initial. J’espère que le groupe sera sympa et les garçons agréables à regarder. Et que l’eau ne sera pas trop froide …
PS : Et sinon, pour une pause détente entre deux cannelés, lisez ce billet de Jid
17:35 Publié dans Globe-trotting | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : crète, esperanza, istanbul, lisbonne
25.03.2008
En Arles (1)
Nous voilà donc condamnés à voyager debout dans le wagon bar avec la cohorte des resquilleurs. Heureusement un festin libanais que j’avais attrapé au vol nous réconforta grandement et nous permit d’engager la conversation avec nos compagnons d’infortune. Nous avons beaucoup ri et une demi-heure avant l’arrivée, entamé une course poursuite des plus cocasses avec les contrôleurs, qui nous a tenus en haleine jusqu’au moment où les portes se sont ouvertes sur le quai de la gare d’Avignon.
Dans la foule, derrière notre solide gaillard landais que je n'appellerai plus désormais que Bi-O-Bi-Ouaille, tout rieur de nous retrouver après notre rencontre parisienne, deux yeux bleus magnifiques dans un écrin de cheveux noirs qui sautille de joie en nous apercevant. Ma luciole ! Embrassades, étreintes, éclats de voix et rires avant une mauresque bien méritée sur une place d'Avignon, celle là même que ma luciole évoque si souvent. Notre joie d’être ensemble résonne sur les pavés déserts de la place du Palais et nous regagnons Arles.
18:10 Publié dans Globe-trotting | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : bi-o-bi-ouaille, m., oh!91, wajdi, arles
En Arles (2)
Nous filons au marché et flânons dans les effluves délicats d'olives, de savons et de fougasses à la fleur d'oranger. La ville, parée pour la feria, est en pleine effervescence. Je m'arrête devant chaque stand pour humer savons, lavande et produits locaux. La Camargue doit être, avec le Nord, une des dernières régions de France ou l'on mange du cheval. Je me suis promis de goûter à de la viande de taureau le soir même. Avant de rentrer à la maison, Boby nous emmène sur les bords du Rhône et nous raconte la tragédie du bombardement des Lions. De retour à la maison, après une visite du jardin de Boby, celui-ci m'invite à me pencher sur le généreux contenu d'une cocotte. "Je vous ai fait une gardianne de taureau", dit-il de sa belle voix de calisson. Je saute de joie tandis qu’il rosit de fierté. La viande est fondante à souhait et merveilleusement mise en valeur par un goûteux "Mas des Dames" si fruité que pour ma part, je l'aurais volontiers rebaptisé "Mât" des Dames.
A 16h30, nous voici dans les magnifiques arènes d'Arles pour une corrida. Ma première. J'appréhende un peu, plutôt contre à priori mais j'aime me faire une opinion par moi-même. Nous sommes face au soleil et c'est bien agréable par le froid glacial qui règne. Je ne connais absolument rien à la culture de la corrida et écoute les commentaires passionnés des spectateurs tandis qu’Olivier et Boby, en aficionados, me décrivent les différentes étapes. Cette corrida m'a laissée à la fois déçue et soulagée. Déçue parce que j'imaginais une ambiance bien plus festive avec force « Olé ! », musique et foule déchaînée, et soulagée parce que je m'attendais à des mises à mort cruelles dans un bain de sang et qu'il n'y a rien eu de tout ça. Je n'ai trouvé la corrida ni belle ni horrible.
Nous avons ensuite erré parmi la foule joyeuse. La ville d’Arles est vraiment belle. Sur la place de la République, nous sommes entrés dans la chapelle Sainte-Anne qui accueillait une exposition des pastels de la série « Tauromachie » de Sergei Chepik. A la sortie, j’ai longuement admiré la façade restaurée de l’église Saint-Trophime puis nous avons rejoint la place du Forum où j’ai enfin vu le café de nuit rendu immortalisé par Van Gogh avant de m'attabler pour une paella. Dans les nombreuses bodegas, j’ai dansé avec O. sur des tubes kitchissimes des années disco. Tard dans la nuit, après quelques derniers pas de danse au son d’un concert live de Kassav’, nous surplombons l’immense site des ateliers SNCF jadis spécialisés dans la réparation des locomotives à vapeur avant de redescendre vers la maison de Bi-O-Bi-Ouaille.
18:09 Publié dans Globe-trotting | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bi-o-bi-ouaille, m., oh!91, wajdi, arles
En Arles (3)
C’est un bonheur de visiter la ville avec un passionné d’histoire tel que Boby. Malgré le froid mordant, nous ne pouvons résister à sa joie visible de nous faire découvrir un détail dans la façade, une cour cachée recélant des trésors ou de partager des souvenirs de promenade avec Monique. Dans le quartier de l’Hauture, le préféré de Boby, nous admirons la major avant d’emprunter une superbe rue pavée, l’ancienne rue des Baptêmes, pour descendre jusqu’aux Arènes. De là, Boby nous entraîne jusqu’au théâtre antique d’Arles, datant d’avant JC, et nous admirons la représentation de l’édifice imposant et majestueux qu’il fut avant d’être endommagé.
En attendant nos invités, nous retournons au chaud dans la maison accueillante. Notre luciole rayonne de bonheur. Tandis que O. s'entretient avec Gilles, je découvre, troublée, que mon histoire et celle de M. ont des similitudes. Par moments, je surprend le regard un peu distrait de Boby. Largué ou rêveur ? Heureux, je crois, tout simplement du bonheur de voir réunis ce groupe qui est d'abord là pour lui. Au dessert, son regard se voile d'une tristesse qui ne m'échappe pas. Je me penche, le serre, l'embrasse. Je sais. Nous vivons nos derniers instants ensemble. Bientôt, ce sera la dernière nuit ensemble. Le lendemain matin, lever aux aurores pour nous accompagner jusqu'en Avignon. Sur le quai, les conversations se veulent légères mais notre sensible luciole a déjà disparu, elle ne veut pas que nous voyions ses yeux briller. Dans le train, je dors beaucoup et je pense à lui que nous avons laissé. J'ai hâte de le revoir et d'entendre sa voix rugueuse rire comme celle d'un enfant. En septembre, tu as dit ?
17:59 Publié dans Globe-trotting | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
17.12.2007
De Cuernavaca à Tepoztlan
Réveillée très tôt, je pars me balader dans la jolie ville de Cuernavaca. Pour une fois, la circulation est supportable. Je blogue un peu d'un café internet puis retourne à l' hôtel en espérant que les garcons sont enfin réveillés. Nous petit-déjeunons rapidement puis reprenons la voiture pour Tepoztlan. Le haut de Cuernavaca est bien agréable,fleuri et ensoleillé. Nous traversons le village d' Ocotepec, dont les trottoirs sont envahis par des collégiens en uniformes - chemise, pull, jupe + chaussettes en laine par ce temps ! - bordés de boutiques dont les devantures sont ornées de piñatas. Après quelques kilomètres,le paysage est magnifique, nous sommes entourés de hautes montagnes rocheuses.
Nous parlons des filles-mères au Mexique et Fred nous apprend qu'il y a pas mal de mères célibataires au Mexique d'une part à cause de l'émigration des hommes vers les USA, qui ne reviennent généralement pas, et aussi parce que l'avortement n'a été autorisé qu'il y a 4 mois seulement et uniquement pour la ville de Mexico. Au Mexique, quand tu es enceinte, tu te maries.
Nous arrivons à Tepoztlan vers 13h. On l'appelle la ville des magiciens. On lui confère des propriétés un peu mystiques et elle est prisée des écrivains et astrologues. Deux journalistes francais y vivent en permanence. Je suis littéralement tombée sous le charme de Tepoztlan, de ses rues larges pavées de pierres, de son zocalo charmant. Nous quittons la ville en passant devant l'église et un kiosque ou une fanfare s'époumonne pour entreprendre la grimpette de la montagne et rejoindre les ruines de Tepozteco. La montée est rude mais fort agréable dans la fraîcheur de la flore exhubérante. Des écureuils accompagnent le voyage. Nous arrivons là-haut en sueur mais Fred avait raison. Tepozteco se mérite et la vue de là-haut sur la vallée, les montagnes environnantes et la ville de Tepoztlan est incroyable. Je pourrais rester des heures là-haut.
Peut-être est-ce l'influence mystique de la ville mais je me sens particulièrement bien, assise sur les ruines de la pyramide. L'air est vivifiant et l'endroit particulièrement apaisant.Lorsque nous redescendons, il est trop tard pour que je puisse faire un temazcal - un bain de vapeur mexicain aux plantes - mais cette grimpette nous a donné faim et nous nous attablons devant une parillada au restaurant Las Colorines. Après ce repas gastronomique, nous rentrons à Mexico retrouver Tania et Chapultepec.
Mais .... ?? je ne vous ai pas encore présenté Chapultepec ??
01:00 Publié dans Globe-trotting | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Cuernavaca, Tepoztlan, Chapultepec
16.12.2007
De San Marcos à Cuernavaca
Nous décidons de profiter une dernière fois de l'océan et sur les conseils des locaux, nous arrêtons sur la plage de Barra Vieja. Une plage déserte et bien agréable car l'océan y est calme et les vagues moindres. L'endroit idéal pour les familles avec enfants, et vu le prix des plats (la patronne tente de nous vendre un poisson à 450 pesos, soit 30 euros, un prix exorbitant ici), sûrement un piège à touristes.
Je me douche rapidement en écoutant la musique distillée par le bar et nous repartons pour Cuernavaca, à 45 minutes de Mexico. C'est une ville assez prisée des Américains pour son climat doux. Nous prenons une chambre à l'hôtel America et sortons dîner. Nous mourons d'envie d'une bonne viande pour changer du poisson et avons jeté notre dévolu sur un restaurant argentin dans las Palmas mais la patronne ne sert plus que des hamburgers. les garçons se jettent dessus mais moi je boude, pas question de bouffer un hamburger, du coup, je mange un truc dégueu sur le zocalo. Nous cherchons ensuite un bar ou écluser quelques tequilas et nous installons dans un bar minuscule ou un chanteur live officie sur sa guitare. Fred nous commande une tequila bandeja, il s'agit de 3 verres, un de jus de citron, un de tequila et un de tomate qui forment les couleurs du drapeau mexicain, d'ou le nom. Il faut boire les verres dans l'ordre et je dois avouer que la première surprise passée, la tequila coule toute seule entre l'acidité du citron et la douceur de la tomate.
A notre droite, 2 Mexicains d'une quarantaine d'années chantent en fermant les yeux et se penchent régulièrement pour réclamer un titre au chanteur. Je tombe littéralement en amour avec une chanson inconnue jusque là : "Mi viejo". Les paroles me font frissonner. "Viejo, mi querido viejo ... Yo soy tu sangre, mi viejo, soy tu silencio, tu tiempo". Quelques jours plus tard, je connais le nom de son auteur : Piero, un chanteur argentin. Vicente Fernandez, un chanteur mexicain très célèbre, l'a interprétée aussi. La vidéo est là. Fred lie ensuite conversation avec 3 charmantes jeunes filles à la table voisine. Elles sont très jolies et n'ont pas froid aux yeux, et après quelques verres et de nombreuses photos de mon frère dans leurs bras, je décide de rentrer à l'hôtel pour profiter de la journée du lendemain.
21:55 Publié dans Globe-trotting | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : barra vieja, cuernavaca, piero, mi viejo








