15/06/2013

Ikra, bistrot russe à Montparnasse

Je suis en retard dans la publication d'endroits gourmands où vous pourriez vous perdre sans crainte de le regretter. Je répare ces oublis en publiant 2 billets consécutifs, avant d'aller cramer les effets secondaires de mes excès à la piscine du Kremlin-Bicêtre (un endroit où je ne risque pas de croiser Nicolas).

D'abord Ikra, sur le boulevard Raspail, dont le nom m'avait intriguée, alors que je passais devant en bus. J'avais cherché et trouvé : il s'agissait d'un bistrot russe dont les critiques étaient inégales. Le concept, un bistrot franco-russe avec piano bar et ambiance musicale tous les soirs, m'avait séduite et la carte , convaincue que l'endroit valait au moins une visite.

Un soir, j'avais proposé à la belle plante qui habite Montparnasse de nous retrouver là, pour changer. J'étais arrivée la première, l'endroit était chic et clair, en harmonies de rouge et beige. Installée sur une banquette, j'avais parcouru la carte, fort alléchante.
Pour fêter nos (trop rares) retrouvailles, j'ai commandé un cocktail Ikra, une merveille de fraîcheur qui mélange vodka, champagne et perles de fraise. Superbe.
En entrée, j'avais choisi le saumon gravlax du chef, un saumon entier cuit au sel, agrumes et saupoudré de baies roses, accompagné de son blini maison (13€ quand même). Je ne sais plus ce qu'a commandé la brune sophistiquée face à moi (elle complètera).
Entre temps, la chanteuse-pianiste est arrivée et a accompagné notre repas de sa belle voix et surtout de son inaltérable sourire.
En plat de résistance, elle avait jeté son dévolu sur un véritable Kotlety de babouchka, de traditionnelles boulettes de boeuf russe accompagnées de riz et épinards (15€50) et moi, un chachlick de quasi de veau piqué d'estragon et accompagné de courgettes et autres légumes de saison (22€). Les deux plats étaient très bons mais j'avoue une préférence pour le sien : les boulettes étaient moelleuses et la sauce aux épinards, goûteuse.

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En dessert, nous nous sommes régalées du citron dans tous ses états, une mousseline de citron, écume de vodka et citron vert. Ma vatrouchka aux poires ne m'a, en revanche, pas laissé un souvenir impérissable.
L'addition est un peu salée mais une soirée chez Ikra est vraiment un bon moment. J'ai bien l'intention d'y emmener mamz'elle Gigi lors d'un de ses prochains séjours parisiens. De plus, le bistrot Ikra propose un brunch  qui me semble d'un bon rapport qualité-prix, quand on voit ce que l'on peut payer ailleurs pour des oeufs brouillés entre eux et des viennoiseries flétries.

12/06/2013

Viens chez moi, j'habite chez ma voisine

sleep as androidJ'ai téléchargé un nouveau gadget la semaine dernière : Sleep as Android, une application de réveil intelligent. Ca fait longtemps que je me pose la question de savoir quel est mon temps de sommeil nécessaire et cette application promet une réponse. Si je me base sur les périodes de vacances où je me réveille naturellement, j'aurais visiblement besoin de 9h de sommeil !

Le principe de Sleep As Android ? Vous indiquez votre temps de sommeil idéal, vous programmez votre heure maximum de réveil et vous donnez une marge de temps avant votre réveil pendant laquelle l'application peut vous réveiller. Au moment de vous coucher, vous posez votre téléphone sur le matelas, vous le mettez en mode avion et vous appuyez sur l'icône d'analyse de votre sommeil. A partir de là, l'application va détecter vos phases de sommeil aux mouvements que vous faites pendant la nuit et vous réveiller au moment le plus propice dans la plage programmée pour vous éviter d'avoir la tête dans le cul.

Par exemple : J'ai indiqué un temps de sommeil idéal de 8h , je dois me lever au plus tard à 7h30 et j'autorise Sleep As Android à me réveiller dans les 50 minutes précédant mon heure de réveil, soit à partir de 6h40. Fraîche comme un gardon.

Au réveil, vous aurez votre courbe de sommeil ainsi que le temps de sommeil (+/- précis en fonction du moment où vous vous endormez) et le pourcentage de sommeil profond sur votre cycle de sommeil.

J'ai lancé l'expérience le weekend dernier et aujourd'hui, après 5 nuits avec l'android, j'ai une tête de batracien éclaté. Mais je m'amuse beaucoup.

Vendredi soir, je programme l'heure limite de réveil à 10h et lance l'analyse de mon sommeil à 0h18.
A 7h samedi matin, ma voisine du dessus se lève (elle bosse visiblement le weekend) et me réveille. Je ne me rendors plus et à 9h20, je décide de me lever.
Je regarde ma courbe de sommeil, il y a des pics qui correspondent à mes phases de sommeil léger dont un à 4h (pause pipi) et un autre à 7h, juste au moment où ma voisine m'a réveillée. Ca paraît fiable. Sleep as Android indique :
9:01 de sommeil parce que je l'ai arrêté à 9h20, en fait je n'ai dormi que 7h20 (merci la voisine)
80% de temps de sommeil profond

Samedi soir, après une journée éreintante (jogging, vélo puis chasse au trésor au Kremlin-Bicêtre, billet à paraître), je me couche à 23h54. Ma voisine me réveille à 7h mais cette fois je réussis, après un petit moment, à me rendormir jusqu'à 9h09. Courbes cohérente avec un pic à 7h (salope !) :
9h15 de sommeil
72% en sommeil profond

Dimanche soir, coucher 23h04. Ma voisine, elle, ne dort pas et me tient éveillée jusqu'aux alentours de minuit. Je dors très mal cette nuit-là et comme j'ai programmé mon réveil pour 8h max, je me réveille naturellement à 7h54, juste avant que les mouettes ne commencent à crier. 8h50 de sommeil officiellement, au moins 1h de moins, en fait. Je suis crevée :
8h50 de sommeil (7h50 maximum en fait)
73% en sommeil profond

Lundi soir, je retrouve mon voisin auquel je parle de ma dernière lubie et décris toutes les options de l'appli
- On peut aussi enregistrer ses bruits nocturnes et pour les ronfleurs, tu peux même programmer un signal qui sonne quand tu commences à ronfler !
- Et ça marche  les ronflements ?
Je le regarde avec un sourire :
- Ben, j'en sais rien, je ne ronfle pas, moi, bien sûr !
Je me couche à 23h28, cette fois avec des bouchons d'oreille. Je suis réveillée à l'aube par ... mes ronflements. Bon.Ca c'est fait. Dans les 5 secondes qui suivent je me prends une vague dans la gueule et les mouettes me narguent. Il est 6h41 :
7h13 de sommeil
66% en sommeil profond

Hier soir, je me couche à 23h54 et programme mon réveil pour 7h30. Il sonne à 7h30, signe que Sleep as Android n'a pas détecté de sommeil léger dans les 50 minutes précédentes. J'ai l'impression d'avoir dormi comme une bûche et quand je me regarde dans le miroir, je l'ai visiblement aussi prise dans la tronche, la bûche :
7h35 de sommeil
73% en sommeil profond

Il me reste 10 jours de test gratuit de l'appli. Je suis convaincue par l'expérience et vais acheter Sleep as Android (2€49) même si pour l'instant, j'ai surtout l'impression de dormir au rythme de ma voisine. Et vous, vous utilisez ce type d'application ?

[Un blogueur a rédigé ici un guide d'utilisation de Sleep As Android très pointu. D'autres applis similaires existent sur le marché. Pour Iphone, l'équivalent s'appelle Sleep Cycle]

10/06/2013

Petite mais ... costaud !

C'est ainsi que je définirais la commerciale nouvellement embauchée. Je l'ai rencontrée lors de notre induction program, il y a 1 mois (un induction program, pour les non-initiés, c'est un parcours d'intégration à l'intention des nouveaux arrivants).

Lorsqu'elle s'est présentée, le parcours de ce petit bout de femme d'allure un peu austère m'a intriguée. Elle a négocié avec les marchés asiatiques et managé de très grosses équipes; le directeur commercial ne cachait d'ailleurs pas sa joie d'avoir réussi à la débaucher, après plusieurs essais infructueux. Ses interventions me semblaient toujours justes et à son image : discrètes et efficaces. J'ai eu envie d'en savoir plus et le lendemain, je me suis installée à côté d'elle. 

A la pause, après l'éblouissante intervention du PDG qui m'est décidément fort sympathique, je lui fais part de ma surprise et elle rebondit sur ses propos lapidaires : 

" En France, on a une culture matheuse. Les banques ont assez de moyens financiers pour s'offrir les premiers de la classe. Du coup, ces types ont tout le monde à leur pieds et se prennent pour les rois du monde. Un jour, ils se retrouvent face à un Indien de 1m22 qui leur explique que la finance, il fait ça depuis X années, pour X clients et dans X pays. L'autre, en face, il n'a bossé que dans sa boîte, ça le calme d'office.  

Le marché financier, en France, il est tout petit mais ils se la pètent quand même. Ils ont développé qu'une moitié de leur cerveau, ce sont quasiment des autistes."

Autiste : voilà bien un des adjectifs que j'appliquerais à mon ex-PDG. "Se la pète" aussi, lui qui, dirigeant d'une PME de 60 personnes, a l'aplomb de répondre à une remarque sur le fait qu'il ne salue pas ses salariés par " Est-ce que le PDG de SFR fait le tour de ses collaborateurs le matin ?"

Le soir, au pot de bienvenue, j'ai proposé un déjeuner ensemble au petit bout de femme. Et un midi, je l'ai emmenée au coin de la rue.

Nous avons partagé nos premières impressions sur notre nouvelle boîte, dynamique et ambitieuse, dirigée par un conquérant et pourvue d'étonnantes et talentueuses personnalités.

Comme moi, le petit bout de femme a été favorablement impressionnée par un processus de recrutement exigeant et extrêmement professionnel : pour elle, un jeu de rôles, pour moi une mise en situation. Pour la dernière étape de mon recrutement, j'avais dû former, pendant près d'une heure, un petit groupe composé de ma chef, de ma N+2 et d'une chef de projet. J'avais déroulé ma prestation avec assurance, revigorée par les conseils et encouragements de quelques collègues-amis qui avaient accepté de me soumettre, 2 jours plus tôt, à une répétition générale. Mes futurs responsables avaient noté ma pédagogie et fait un retour si élogieux que la suite faisait peu de doute.

- Toi, dès qu'on te voit, tu dégages tout de suite quelque chose de très positif, confirme le petit bout de femme.

Nous racontons aussi nos expériences. Elle travaillait dans un très grand groupe et n'a plus supporté que ses supérieurs brisent constamment ses collaborateurs directs, sans raison. Nous tombons d'accord sur le fait que le management à la terreur ne fonctionne pas et qu'on continue pourtant à l'encourager. Les gens bossent parce qu'ils ont peur mais ils détestent leurs chefs et sabordent, plus ou moins consciemment, leur boîte. C'est quelque chose qui m'avait frappée à mon retour d'Irlande, il y a 10 ans. Le petit bout de femme ajoute " Les gens ont de l'énergie mais elle est négative."

Elle raconte qu'elle a travaillé pour un client (une banque, tiens) où des types étaient payés à élaborer des projets foireux qu'on confiait ensuite aux personnes dont on voulait se débarrasser; ils foiraient le projet foireux et l'affaire était réglée. Alors quand des chasseurs de tête l'ont contactée, elle a prévenu : "Petite boîte, grande boîte, je m'en fous, je veux juste travailler dans une boîte saine." Et de fait, notre nouvelle boîte n'est pas parfaite mais elle est sympathique. 

Nous partageons aussi nos constats des carences de notre nouvelle boîte, constatées ailleurs : en France, on choisit les managers sur la base de leurs résultats, pas de leurs qualités managériales. Et hélas, on ne les aide pas à acquérir les compétences qui leur font défaut.

 - C'est très français, affirme le petit bout de femme.

Nous parlons aussi du système scolaire qui entreprend très tôt le travail de broyage des différences. Son fils de 17 ans a déjà hélas tout compris : "En France, si tu n'as pas fait une école de commerce ou d'ingénieurs, tu ne vaux rien".  Le petit bout de femme, effaré par le traitement appliqué à son fils, a placé la cadette, qui a des difficultés d'apprentissage, dans une école qui mélange enfants handicapés et valides. Pour ne pas qu'on brise sa confiance en elle déjà vacillante. "Tu es folle d'avoir mis ta fille dans une école d'handicapés !" se sont écriés ses amis.

"Ma fille aujourd'hui, elle a de très bons résultats, elle se trouve belle et très forte. Elle grandit dans un milieu qui la valorise et lui inculque la bienveillance. Elle part en classe de voile avec des handicapés qui balance la chaise roulante dans le bateau. Ils n'ont peur de rien, ils font tout comme les valides. Ce ne sont pas eux qui se mettent des freins, ce sont les autres. "

Une heure était trop courte pour tout ce que nous avions à échanger. Il y aura d'autres déjeuners, j'en suis sûre.

07/06/2013

Mafé rêvé

Il y a presque 10 ans, à l'époque où je bossais pour la grande distribution, un collègue sénégalais, informé de mes appétences pour la cuisine africaine, m'avait emmenée, un midi, dans un foyer africain de l'autre côté de la Seine. Dans une résidence grise peuplée d'hommes, après un dédale de couloirs, on entrait dans une cuisine où des mamans s'affairaient derrière d'énormes marmites en fer-blanc. Pour 1€50, on pouvait manger de généreuses portions de mafé, thiep, bananes plantain et autres plats exotiques.
Tout fin connaisseur vous dira que la meilleure bouffe afriacaine se trouve dans les foyers. Les travailleurs sont exigeants et ont de l'appétit.

Il y a quelques semaines, alors que je suis revenue dans le quartier, le foyer s'est rappelé à moi. J'ai regardé un plan : il devait être dans le quartier où mon frère bosse, à 2 stations de bus de mes bureaux. J'ai appelé mon frère, avec lequel je devais déjuener :

- Ca te dit une bonne bouffe africaine ?

Il y a 10 ans, je n'aurais jamais réussi à le traîner dans un foyer africain. Mais depuis, il a goûté, et il sait. Je le préviens que je crois avoir retrouvé ma super adresse mais que j'ai pu me tromper.

- J'ai un collègue qui est intéressé, on ira avec lui, dit-il.

Le jour J, armée de l'adresse convoitée et de mon GPS, nous nous mettons tous 3 en route. Je reconnais la rue, c'est bon signe. Nous voilà devant la résidence grise, des hommes sont aux fenêtres, nous montons les marches et entrons. Je jubile et met les résidents à contribution : " La cusine, c'est où s'il vous plaît ?"
Un jeune homme indique une cour où des vieux discutent, posés sur des chaises d'écolier. Je continue ma chasse au trésor. " Par là" disent les vieux, un peu surpris de voir 3 petits blancs débouler dans leur quotidien. On ouvre des portes, on descend des marches, guidés par des hommes rigolards. On débouche dans une salle à manger où des hommes déjeunent sur des nappes plastifiées, les yeux rivés sur une télé qui donne des nouvelles du pays.

On prend nos places dans la file d'attente, parmi les travailleurs affamés. Rien n'a changé, les mamans qui s'affairent, les marmites qui glougloutent. Des poissons braisés se sont échoués là. Mon frère a les yeux qui font roue libre.

J'opte pour une belle assiette de veau aux épinards sur du riz blanc, eux se saisissent d'un mafé au boeuf et brochettes. Les prix ont à peine augmenté : 2€ par personne.

Un homme fait la vaisselle en direct et balance des couverts dans une bassine. Je préfère ne pas déranger les travailleurs qui mangent entre eux; mes compagnons acquiescent.
- On peut manger dehors ? je demande à la dame
- Ou ça dehors?
- Ben dans la cour
- D'accord mais vous nous ramenez les assiettes ok ?

- Vous allez bien manger ! nous lance un homme hilare alors que nous repartons dans les couloirs, nos assiettes dans les mains.
Nous nous installons sur un banc et c'est super bon. Mon frère est ravi.

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Après avoir fini nos plats, nous ramenons les assiettes en cuisine et allons boire un thé à la menthe dans le foyer où des hommes vendent des babouches, des cigarettes au détail et autres bricoles. Un vrai, avec la branche de menthe.

2 jours plus tard, mon frère m'appelle : On y retourne, Fiso ?

Je chope un Vélib et y arrive avant eux. Les femmes nous reconnaissent (tu m'étonnes!). Je me fais souffler une barquette de bananes plantain sous le nez à 10 secondes près et me console avec un mafé. Une petite bombe de cholestérol. Frérot commande un thiep et ses 5 légumes par jour. 

Cette fois, on prend nos aises. Dans la cour, il y a une table un peu gondolée et des chaises d'écolier.
- On se fait une terrasse, les gars ? lancé-je à mes compagnons.
- C'est plus cher en terrasse, dit un homme avec un clin d'oeil.

Prudents, on a opté pour l'ombre. Et là, franchement, ça a été royal. On se serait crus à la campagne.

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- Et en plus, ils sont super sympas, a dit mon frère.

- Cet après-midi, on va y reprendre doucement, ajoute son collègue berbère, avouant que la dernière fois, ils ont été pris de somnolence au retour du déjeuner.

Heureusement que je viens à vélo. A 126 calories les 7 kms (diwxit ma super appli Runstatic), ça ne va pas être superflu, si vous voulez mon avis.

PS 1 : Ce n'est pas un oubli. L'adresse est secrète et se transmet sous le manteau. Tout le monde n'est pas volontaire pour s'aventurer en Afrique de l'ouest. Et pourtant ...

PS 2 : Phil, desserres ta ceinture.

PS 3 : 2 billets de bouffe de suite : rassuré, mon Obs ?

06/06/2013

Les Galopins, restaurant pour carnivores

La semaine a été riche en calories. Lundi soir, vers 21h45, un ami m'envoie un sms :
- Tu as dîné ?
J'avais effectivement dîné, très légèrement, d'une salade verte et de truite fumée. Je le rejoins néammoins, avec la ferme résolution de ne boire qu'un verre pour lui tenir compagnie. J'ai commandé un ris de veau, bu deux verres de vin et partagé une tartelette framboise-chocolat. J'ai donc dîné 2 fois.

Mardi soir, c'était le KDB à la Comète. Magret de canard aligot. Et chouchen (merci Bab!)

Et hier soir, j'ai retrouvé mon ex-chef de projet et sa femme qui ont la bonne idée d'avoir de la famille à 10 numéros de là où je bosse. C'est fort. On a rejoint le beau-frère au restaurant "Les galopins", un endroit à la déco vitaminée, en rouge et jaune canari, dont ils sont habitués.

La carte est à tendance viandarde. En entrée, j'ai commandé de fines tranches de thon mi-cuit au sésame et mousse de wasabi, une mousseline avec juste ce qu'il fallait de piquant.

les galopins,restaurants

Madame avait choisi une tarte sablée légumes grillés, mozzarella di buffala et jambon Pata Negra.

En plat de résistance, j'ai pris un onglet de bœuf « Angus » (300gr), échalotes confites et os à moelle coupé dans la longuer, le tout présenté sur une planche en bois, avec des pommes sautées parfaitement cuites et dépourvues de graisse. Je n'ai pas réussi à manger plus de la moitié de mon os à moelle.

les galopins,restaurants

Madame a opté pour une brochettes de lotte au chorizo, lequel était visiblement relevé, dans une jolie sauce.

les galopins,restaurants

Quand à ces messieurs, ils se sont jetés sur une pantagruesque épaule d’agneau confite pour 2, parsemée de girolles.

les galopins,restaurants

Comme ils n'ont pas réussi à en venir à bout, le patron leur a emballé le reste pour dégustation ultérieure. Pour faire couler tout ça, il nous a recommandé un Pézenas frais et plein de caractère.
En dessert, j'ai délaissé la profiterole géante pour une poire Belle Hélène à leur façon, sur un sabayon, dont la présentation était peu raffinée. Pas inoubliable. En revanche, j'ai louché sur le millefeuille praliné et pommes caramélisées de ma voisine.

les galopins,restaurants


A la sortie, 40€ par tête de pipe : un très bon rapport qualité-prix dont on ressort avec la peau du ventre très tendue. Je reviendrai sans aucun doute, pour la côte de boeuf pour 2 par exemple. Et comme je n'étais pas équipée de mon appareil photo, et que ça commence à devenir une habitude, je remercie Obs d'avoir contribué à l'illustration de ce billet qui, sans lui, eût été beaucoup moins alléchant. Non ?

Les Galopins au 17 rue Paul Bert à Boulogne-Billancourt (01.47.12.13.03) M° Marcel Sembat (ligne 9)

et aussi à Bastille au 24 rue des Taillandiers (01.47.00.45.35)