06.04.2008
Il y a longtemps que je t'aime
Je déteste qu'on me prenne pour une conne, et qu'on dispose de mon temps, surtout un samedi. C'est ce qui est arrivé ce midi. J'ai donc passé une journée très moyenne, mais ça se règlera.
Ce soir, donc, comme il y avait un brin de soleil, je suis allée au ciné pour voir un film auquel on emmène généralement pas un homme.
Kristin Scott-Thomas est une de mes actrices favorites, je la trouve très belle et chic. J'aime les beautés froides, femmes ou hommes. Fanny Ardant, Nathalie Baye, Nastassja Kinski, Isabelle Huppert et Julianne Moore sont toutes, pour moi, de très belles femmes. Kristin Scott-Thomas, je l'avais découverte dans "Lunes de fiel" mais surtout remarquée dans "Le patient anglais".
Les premiers plans de "Il y a longtemps que je t'aime" la montrent brune, sans maquillage, cernée. Grossie, engoncée dans des vêtements austères, elle est bien loin de la garce blonde sophistiquée du patient anglais.
Elle sort de 15 ans de prison pour le meurtre de son fils et est accueillie par sa jeune soeur (Elsa Zylberstein). Laquelle Elsa, désarmante de fraîcheur et de spontanéité, m'a rappelé ma jolie luciole provencale aux yeux bleus.
J'ai pleuré une bonne partie du film. Il faut dire que j'avais déjà bien chialé hier soir dans mes sashimi, et bizarrement, la situation était assez similaire. Le choc et des larmes de tristesse d'apprendre que quelqu'un qu'on connaît depuis près de 20 ans a vécu un drame terrible dont on a jamais rien su.
"Il y a longtemps que je t'aime" est un film bouleversant sur l'enfermement, la culpabilité, le manque d'amour et le jugement. En plus, en générique de fin résonne "Dis quand reviendras-tu" de Barbara, que j'ai chantonné sur le chemin du retour. A voir, mais préparez les mouchoirs !
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26.02.2008
Biennale d'art contemporain à Eragny sur Oise
Une vingtaine d’artistes venus principalement d’Europe, avec en « tête d’affiche » le peintre-sculpteur français Rachid Khimoune, sont exposés à la 5èmeBiennale d’Art Contemporain : Ghani Alani(Irak), Dorota Baer (Pologne), Carla Benvenuto et Valéria Capitanio(Italie),Corinne Bretel, Pascal Catry, Jean-François Chenais, Nathacha, Laurent Vignais et Marie Wermuth(France), Alvar Calvet-Castells et Gabriel Hernandez(Espagne), Knagny Folly (Togo, France), Bruno Gérard (Belgique), Igor Laszlo(Hongrie), Noé Nguyen (Vietnam), Stoïmen Stoïlov (Bulgarie) Diana Stoïlova (Autriche)
J’ai aimé la clarté de la salle et le regroupement des œuvres par artiste. D’emblée, mon œil fut attiré par les sculptures longilignes, en acier, de Laurent Vignais qui rappellent le style de Giacometti. Je restai songeuse devant un couple enlacé dans un baiser.

Je tombai ensuite devant un arbre étrange, œuvre du peintre-sculpteur Rachid Kimoune (et compagnon d’Eve Ruggieri). L’arbre s’appelle « Strange fruit » et porte de drôles de fruits, comme dans la chanson de Billie Holiday : les masques de visages humains se balançant au bout de chaînes.

Un peu plus avant, sur un monticule de sable, de drôles de tortues dont la carapace est remplacée par des casques des armées de tous pays :

J’avais vu un reportage sur cet artiste, Rachid Khimoune, qui s’amuse à composer un monde imaginaire et poétique en utilisant des objets de notre quotidien : plaques d’égout, prises électriques, ampoules etc. Son oeuvre la plus célèbre, « Les Enfants du Monde » est installée dans le parc de Bercy depuis 2001. Chacune des 21 sculptures a son jumeau dans le pays « d’origine », d’où Rachid Khimoune a prélevé la « peau des sols », nécessaire à leur construction. Ci-après, vous pouvez découvrir Enzo le Vénitien et Ayako la Japonaise. Mignons, non ?
Je restai un long moment dans l’espace consacré au plasticien espagnol Alvar Calvet-Castells. Ses pièces en noir et blanc, graphiques et apaisantes, m’ont intriguée tout autant qu’un livre dans lequel il pose une série de questions à des Marocains. Pour chaque question figure la réponse en arabe de son interlocuteur et sa traduction en espagnol. Rejointe par mon ami O., nous nous amusâmes à déchiffrer ensemble, lui en arabe et moi en espagnol, les réponses des personnes interrogées. Des réflexions empreintes de sagesse, parfois surprenantes. Par exemple, à la question « De quoi rêves-tu ? », il n’est jamais fait allusion à la richesse et l’argent.
Par exemple :
C’est quoi pour toi l’Espagne et l’Europe ?
"L’eau salée nous sépare" mais aussi "des pays de droits humains ou, paradoxalement, où certains ont beaucoup et d’autres rien".
Ou encore :
De quoi as-tu peur ?
"De rien" mais aussi "De l’intolérance et du terrorisme".
C’est quoi pour toi le paradis ?
"Rien" mais aussi "Un endroit où il n’y a plus de races parce que nous sommes tous les enfants de Dieu".
Ensuite, je me suis extasiée avec Igor devant les tableaux remarquables du bulgare Stoïmen Stoïlov qui retranscrit les symboles des mythes et légendes des civilisations antiques. Ses œuvres d’une finesse remarquable ont l’aspect du parchemin. J’ai lu depuis qu’il avait été fort influencé par les aborigènes parmi lesquels il avait vécu.

Bien sûr, j’ai retrouvé avec plaisir les mosaïques d’Igor que j’ai la chance de pouvoir admirer à loisir chez lui. Je vous en mets une, pour le plaisir, ma préférée, "Séduction wodaabe" :

Pour l’expo, si vous passez dans le Val d'Oise, c’est jusqu’au 6 avril !
Salle des Calandres (Théâtre de l’Usine) à Eragny-sur-Oise (95)
Entrée libre
Mardi, mercredi, jeudi, de 14 h à 19h
Vendredi de 14h à 20h
Samedi et dimanche de 10h à 12h et de 4h à 18h
Renseignements au 01 34 48 35 55
18:47 Publié dans Bouillon de culture | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : art contemporain, expos
23.02.2008
"Au nom du père"

Mon frère m'a offet récemment le DVD de ce film de Jim Sheridan, un de mes favoris. On l'a regardé ensemble il y a quelques jours. En VO, obligé, pour savourer les expressions et l'accent irlandais qui caresse ma mémoire.
Ce film poignant fut tiré du roman autobiographique de Gerry Conlon, "Proved Innocent". Il retrace un scandale judiciaire majeur des années 80 : la condamnation à la prison à vie de Gerry Conlon, jeune délinquant irlandais, arrêté à Londres en 1975 avec 3 autres, (les 4 de Guidford) pour un attentat de l'IRA dans un pub. Avec lui, son père et plusieurs membres de sa famille furent emprisonnés, avant qu'ils soient innocentés, 14 ans plus tard.
Bien sûr, le thème du film est le conflit en Irlande du Nord et la situation des Irlandais, humiliés et méprisés en Angleterre. Mais "Au nom du père" est surtout un film sublime sur les rapports père-fils.A l'époque, j'avais été bouleversée par la performance de Pete Postlethwaite qui interprète Giuseppe Conlon, le père de Gerry. Il est depuis un de mes acteurs préférés.
Daniel Day-Lewis, autre acteur - irlandais - absolument génial, exprime à merveille la souffrance de Gerry et sa haine pour l'image du père, si parfait et intransigeant, mais aussi résigné et victime de sa vie. La scène ou Gerry parle de son enfance, "tu étais toujours là quand je faisais quelque chose de mal, jamais quand je faisais quelque chose de bien" est d'une violence rare. La droiture inébranlable de Giuseppe et l'amour qu'il a pour son fils, malgré tout, sont bouleversants. Ce film évoque aussi les regrets de n'avoir pas eu le temps de dire cet amour. J'aime la pudeur des personnages, les errances de Gerry, rebelle immature. Si vous ne le connaissez pas encore, rattrapez votre retard. Vous ne le regretterez pas.
22:20 Publié dans Bouillon de culture | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : ciné, Au nom du père
16.01.2008
Into the wild
Hier soir, j’ai laissé mon vélo au boulot, il tombait des cordes et surtout il faisait un vent à décorner un cocu. J’aime bien le sport mais me taper des côtes avec le vent de face, y’a des limites… Une gentille collègue m’a déposée porte d’Orléans et je me suis hâtée jusqu’au cinéma où la douce Fauvette m’attendait. La semaine dernière, je lui avais proposé de découvrir ensemble le dernier film de Sean Penn, adaptée du livre de John Krakauer et racontant l’histoire vraie de Chris Mc Candless, un étudiant de 23 ans, promis à une brillante carrière, qui décide de tout quitter et de partir vivre en ermite en Alaska. Je tenais absolument à voir ce film. D’abord parce que j’ai beaucoup d’estime pour Sean Penn, immense acteur et homme engagé, notamment contre l’invasion de l’Irak par les troupes américaines, à une époque où l’opinion américaine y était massivement favorable. Ensuite, parce que l’histoire de Chris Mac Candless, qui abandonne une vie confortable mais dépourvue de sens pour se retrouver seul au milieu de la nature, est au cœur de mes interrogations actuelles. Il fait sienne une phrase de son auteur préféré, Henry David Thoreau : "Plutôt que l'amour, plutôt que l'argent, plutôt que la célébrité, donnez-moi la vérité". Chris envoie ses économies à Oxfam, détruit argent, papiers d’identité et carte bleue et prend la route.
Se mettre en danger pour se sentir vivant, se réaliser en surmontant des obstacles, éprouver les limites de son corps, reprendre contact avec notre animalité, celle qui nous rend humble et nous permet de vivre en harmonie avec la nature et les autres êtres vivants, à une époque où on ne cherche que facilité, confort et douceur, voilà ce qui me fait rêver alors que je vous écris, perdue dans l’immensité surchauffée d’une structure de verre, métal et béton.
Hier soir, assise dans mon fauteuil, j’ai ressenti l’ivresse de la liberté et du possible en suivant le périple de Chris, parti de Virginie, à travers les champs de blé du Dakota, sa folie invincible quand il dévale les flots tumultueux du Colorado en canoë. Les paysages sont magnifiques et écrasants de puissance, les animaux que croise Chris, devenu lui-même un animal luttant contre le froid et la faim, sont à la fois fragiles et inquiétants. Dans sa quête de lui-même, Chris rencontre des personnes abîmées, merveilleuses, bouleversées par sa détermination. Il les pousse à se surpasser, à ouvrir les yeux sur la beauté du monde et à trouver en eux un nouvel espoir.
On pourrait voir dans cette aventure tragique le caprice d’un enfant gâté vomissant le monde bourgeois qui l’a nourri. On peut aussi reconnaître qu’il questionne en nous les sources principales du mal-être occidental : le matérialisme et l’ennui.Lorsque Chris a rendu son dernier souffle, seul dans sa camionnette, les yeux ouverts sur le ciel bleu, en pensant à ses parents « Si je courais vers vous maintenant, en souriant, verriez-vous ce que je vois ?», je n’ai pas ressenti de tristesse. Il est allé jusqu’au bout de son idéal, il a vécu en quelques mois plus de sensations, donne plus d’amour et admiré plus de merveilles que bien des hommes en une vie. Sa mort est absurde, mais pas plus que la vie.
Franchement, ça ne vous arrive pas, à vous, de vous demander si ce que vous accomplissez dans une journée a véritablement un sens ? Vous n’avez pas envie, parfois, de redevenir l’enfant que vous avez été, de retrouver ce sentiment d’invincibilité, d’avancer dans le monde sans peur ?
Moi parfois, j’ai envie de m’élancer au milieu du hall d’accueil de ma boîte et de faire le poirier, juste pour rire. De balancer mon badge d’accès à la tronche de mon big boss et de claquer la porte de la salle de réunion en criant « vous me faîtes chier, gros naze, je me casse ».De dévaler une colline en faisant des roulades, sans avoir peur de me salir ou de me faire des bleus.
Et vous, de quoi vous rêvez ?
12:05 Publié dans Bouillon de culture | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : ciné, Sean_Penn
13.01.2008
Once
Vu "Once" hier, film irlandais de John Carney, sur les conseils de ma copine Chacha. La vérité, c'est que j'appréhendais de voir défiler sur l'écran des bouts de cette ville que je connais si bien, Dublin, et de laisser mes oreilles s'emplir de cet accent qui me serre le coeur, désormais. Enfin, une vie est peuplée de fantômes et il faut vivre avec, hein!
Ce joli film musical, qui a reçu plusieurs prix, ne passe plus que dans quelques petites salles, dont l'Entrepôt, haut lieu culturel du 14ème arrondissement. Dès la première scène du film, un sourire se dessine sur mon visage car je reconnais Grafton street, rue incontournable et toujours bondée de monde de Dublin, ou se produisent les musiciens de rue. Glen qui chante sur sa guitare est emmerdé par un toxico qui veut lui piquer son fric (un knacker comme on les appelle là-bas, équivalent de notre "racaille"). C'est sur Grafton street d'ailleurs qu'ont débuté bon nombre de chanteurs irlandais, dont Paddy Casey, un de mes chouchous, et Glen Hansard, le personnage principal de Once et fondateur du groupe The Frames (inconnu ici mais star là-bas). Marketa Irglova est elle aussi une chanteuse tchèque.
Le pitch ?"Dans les rues de Dublin, deux âmes seules se rencontrent autour de leur passion, la musique... Il sort d'une rupture douloureuse. Elle est mariée à un homme qu'elle n'aime plus. Dans un monde idéal, ils seraient faits l'un pour l'autre. Ensemble, ils vont accomplir leur rêve de musique."
J'ai découvert ce film comme un album photos des 6 années passées là-bas. L'avantage, c'est que je n'ai pas regardé une seule fois les sous-titres. L'accent irlandais, je l'adore. Les "oki doki", les "what's the story" et autres expressions savoureuses qu'on apprend pas dans les livres ... J'aime la bienveillance naturelle de ce peuple de poètes et de musiciens. J'ai reconnu Dunnes Stores, the Camera Centre de Grafton street, O'Connell bridge, le revêtement des sièges des bus, le mobilier kitsch qui décore les intérieurs irlandais, l'aéroport de Dublin dont je franchissais les portes dans mon joli tailleurs vert, chaque jour. J'ai ri en découvrant la troupe des Hare Krishna passant devant Glen, leurs clochettes m'ont suivie ou devancée si souvent ! La scène ou Marketa marche dans la rue, en pyjama et pantoufles en chantant "If you want me" m'a donné des frissons.
J'ai pleuré quand ils se retrouvent sur la plage de Dun Laoghaire ou j'ai marché souvent. La bande originale du film est absolument superbe, il faut que je me la procure.
Après ces émotions, nous nous sommes attablées dans le restaurant de l'Entrepôt, accueillies par un serveur au sourire enjôleur. Je me suis régalée d'un risotto de saint-jacques aux girolles poêlées, à tomber, puis d'un millefeuille de macarons aux pistaches. J'ai fait rougir le serveur (j'aime bien les taquiner, ces petits jeunots) et quand il nous a demandé si nous étions contentes du repas, je l'ai félicité pour la nourriture et le service en lui disant que je ne venais plus parce que la dernière fois, il y a plus d'1 an, le service était déplorable. C'est comme ça que j'ai appris que le gérant avait changé, depuis. J'y retournerai désormais, c'est sûr, dans ce bel endroit, même si un jour comme aujourd'hui, je me demande pourquoi je suis revenue en France.
PS : Spécial dédicace à Philippe, la bande-annonce du film : là.
18:45 Publié dans Bouillon de culture | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : ciné, once, Glen_Hansard, Marketa_Irglova, Paddy_Casey
26.11.2007
Hiroshima, mon amour
Pendant que O. faisait sauter les crêpes, j’ai fait rire I. aux éclats avec mes histoires de bottes à éperons, tout en buvant du vin de pêche (merci tata X., il est très bon, ton p’tit vin).
Après le repas, j’ai proposé des DVD que j’avais apportés. Je me suis enfoncée dans les coussins du moelleux canapé. J’avais besoin de tendresse, de paix, d’amitié, de douceur. J’ai eu tout ça.
Hiroshima, mon amour. Découvert à Dublin il y a plus de 10 ans. Quand le film s’était arrêté, j’avais appuyé de nouveau sur « play ». Un choc.

Puis l’insoutenable. La nausée. Les peaux en lambeaux des blessés d’Hiroshima. 200.000 morts en 9 secondes. Les mots d’Emmanuelle Riva, oiseau de mauvaise augure qui assure «Ca recommencera. 200 000 morts, 80 000 blessés en 9 secondes, ces chiffres sont officiels, ça recommencera. Il y aura 10 00 degrés sur la terre, 1000 soleils dira-t-on. »
« La colère des villes entières contre l'inégalité posée en principe par certains peuples envers d'autres peuples, contre certaines races envers d'autres races... ». J’ajouterais « par certains hommes envers d’autres hommes. »Ce film m’agace aussi. Le rythme des dialogues, le lancinant « J’ai tout vu à Hiroshima, tout » et lui qui réplique « Tu n’as rien vu à Hiroshima », la voix empruntée d’Emmanuelle Riva avec son « Tu me tues, tu me fais du bien ».
Mais ensuite, quelle profondeur dans les mots, les gestes, les non-dits ! Quelle émotion dégage cet amant japonais qui lui souffle à l’oreille son français éraillé « Je crois bien que je t’aime ». Quelle pudeur et vérité dans les dialogues :
« Rien. De même que dans l'amour cette illusion existe, cette illusion de pouvoir ne jamais oublier. De même, j'ai eu l'illusion devant Hiroshima que jamais je n'oublierais, de même que dans l'amour ? Comme toi, j'ai essayé de lutter de toutes mes forces contre l'oubli, comme toi j'ai oublié. »
Images insoutenables, si proches de mon histoire, de cette française déshonorée d’avoir aimé un soldat allemand, rasée et enfermée dans la cave, qui griffe les murs de sa douleur animale jusqu’à s’en faire saigner. Que serait-il advenu de Marguerite, amoureuse d'un prisonnier français, si elle n’avait pas quitté l’Allemagne vaincue ? Quelle absurdité que ces guerres qui jettent 2 amis l’un contre l’autre !
« Je suis d'une moralité douteuse. Qu'est-ce que tu appelles, être d'une moralité douteuse ? Douter de la morale des autres. »
11:40 Publié dans Bouillon de culture | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ciné, Oh!91, Igor, Marguerite
20.09.2007
"La question humaine"
Hier soir, j’étais invitée à l’avant-première du film « La question humaine » au cinéma Le Luxy d’Ivry sur Seine. Juste avant, nous avons dîné dans un restaurant libanais à 2 pas du métro, le « Al Dabka ». Après avoir siroté un arak sur la terrasse au soleil, j’ai laissé mon compagnon, fin connaisseur de la cuisine libanaise, choisir un mezze succulent composé d’ailes de poulet au citron, humous, feuilletés, caviar d’aubergines.
« La question humaine », de Nicolas Klotz, adapté du roman de François Emmanuel, réunit des acteurs talentueux qu’on ne voit que trop rarement : Mathieu Amalric, Michael Lonsdale et Jean-Pierre Kalfon parmi d’autres.
La trame ?
Simon est un psychologue en ressources humaines qui fait la fierté de son entreprise, multinationale pétrochimique, depuis qu'il a réussi à virer proprement des centaines de salariés inutiles. La nouvelle mission qu'on lui confie sera moins simple : enquêter sur le cas troublant et troublé de Mathias Jüst, vieux boss chez lequel ses pairs soupçonnent un début de dangereuse dépression. Très vite, en pénétrant dans la nuit d’un homme, Simon entre dans la sienne : une nuit hantée par les spectres de l’Europe contemporaine.
Avant la projection, le réalisateur a expliqué que le film avait été tourné dans une usine de Vitry sur Seine ; c’est sur la vue de cette usine que s’ouvre la première scène du film, avec en fond sonore des bruits de métal. On pénètre tout de suite dans un univers froid et gris. La constante du film, c’est l’absence de couleur et de sourires. Tous les personnages sont vêtus de noir et arborent des visages fermés. L’impression d’être dans un nid de corbeaux lugubres. Quelques scènes dont je n’ai pas compris le message, comme celle de la rave ou de la ballade en bateau, la nuit. Et puis, surtout au fur et à mesure, le rideau qui glisse et découvre les traumatismes d’enfants et la honte qu’on porte, sous le poids de l’héritage familial. Le passage où Simon lit la fiche technique de 1942, qui par l’utilisation de termes dénués d’humanité, donne la nausée.
Quelle résonance ont les mots de Simon, dans notre monde capitaliste où on parle d’êtres humains comme de machines : problèmes, planification, rendement, marchandises, investissement. Où l’on pousse à sans cesse se surpasser et où on exclue du système tous ceux qui ne correspondent pas à la fiche produit.
Après la projection qui dure 2h20 (sans qu’on s’impatiente), nous sommes restés pour le débat. C’est une chance de pouvoir connaître les motivations du réalisateur et lui poser des questions. Nicolas Klotz a alors expliqué qu’il avait voulu montrer à quel point la Shoah avait été la matrice du monde industriel contemporain. Pour lui, cette extermination à grande échelle fut l’acte fondateur de la modernité. Le pouvoir aujourd’hui est entre les mains des pères, dont certains ont eu du sang sur les mains ou un comportement douteux pendant la seconde guerre mondiale. Nicolas Klotz met en lumière cet héritage à travers le langage utilisé aujourd’hui.
J’ai particulièrement eu du plaisir à retrouver à l’écran Michael Lonsdale. J’aime le visage de cet homme.
Un bref embarras quand O. a pronocé son nom à la française alors que je lui donne une intonation anglophone (bien plus sexy) mais en fait, mon intuition était la bonne. Michael Lonsdale est né de père anglais. Dans « La question humaine », il est tout simplement bouleversant. Un grand acteur !
Al Dabka (restaurant libanais)
1 bis rue Robespierre
94200 Ivry sur Seine (tél : 01.46.58.56.56)
15:35 Publié dans Bouillon de culture | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : Oh!, ciné, ivry, restaurants
24.08.2007
La fille coupée en 2
Je me réjouissais de voir le dernier Chabrol. J'aime les muses du monsieur, Stéphane Audran Marie Trintignant dans "Betty" mais surtout, surtout, l'une des plus belles femmes françaises, à mes yeux, Isabelle Huppert, dans le pesant "La cérémonie". Dans "La fille coupée en deux", Ludivine Sagnier, Benoît Magimel et François Berléand forment un trio infernal. "Une jeune femme qui veut réussir dans la vie et dont le rayonnement séduit ceux qui l'entourent, s'éprend d'un écrivain prestigieux et pervers, et épouse un jeune milliardaire déséquilibré."
Quelle déception ! Je n'ai pas cru un instant à ces histoires d'amour. La platitude du jeu des acteurs et les nombreuses caricatures m'ont envoyée sur des pistes complètement fausses, si j'en juge le script et les critiques. J'ai vu une Ludivine Sagnier manipulatrice et vénale et un Berléand malheureux. Pourquoi tombe-t-elle amoureuse de lui, puisque contre toute évidence, elle est amoureuse ? Pourquoi alors qu'il a enfin obtenu ce qu'il voulait, Magimel fait ce qu'il fait ? Ludivine qui déclare à propos de Berléand "Je l'aime" avec la fougue d'une limace, ce même Berléand qui l'embrasse comme un poisson dans son bocal, et Magimel si peu crédible dans son costume étriqué de minet torturé. La fin est ridicule, une sorte de clin d'oeil à "La fille sur le pont", film magnifique, lui.
Perplexe, je lis les critiques, quasi unanimes, qui encensent ce film.
14:00 Publié dans Bouillon de culture | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : ciné, chabrol
12.08.2007
Que savez-vous des femmes ?
Deuxième volet du quizz "25 idées reçues sur l'amour". Pour rappel, les réponses du quizz "Connaissez-vous les hommes" ont été publiées à la date du 5 août.
1. A quel âge la femme connaît-elle le sommet de sa libido ?
- entre 18 et 22 ans
- autour de 35 ans
- après 50 ans ?
2. Comment doubler ses chances d'obtenir le téléphone d'une inconnue dans la rue ?
- en lui glissant un mot d'humour
- en établissant un contact tactile
- en provoquant sa compassion
3. La phase dite de plateau est une étape importante lors de l'acte sexuel. De quoi s'agit-il ?
- c'est lorsque l'un des partenaires fait savoir à l'autre qu'il est prêt pour l'acte
- c'est lorsque les partenaires atteignent l'orgasme en même temps
- c'est la phase de plaisir intense qui précède l'orgasme
4. A un certain degré d'excitation, les muscles qui enserrent le vagin se contractent à un rythme régulier, toutes les :
- 0,8 secondes
- 8 secondes
- 8 minutes
5. Selon une étude de 2002, lorsqu'ils passent une annonce de rencontre, les hommes qui reçoivent le plus de réponses sont :
- divorcés
- plutôt jeunes
- pas trop grands
6. Quel est le nom anatomique du mont de Vénus ?
- le pénil
- le conil
- le terril
7. Une femme séduite :
- a les mains moites
- a les pupilles dilatées
- joue avec ses cheveux
8. Qu'est ce qui éveille le plus le désir chez une femme ?
- qu'il exprime son désir verbalement
- qu'il l'embrasse langoureusement
- qu'il s'étende nu devant elle
9. Parmi les 3 suivants, quel est le comportement de séduction le plus fréquent chez les femmes de 18 à 35 ans ?
- frôler en simulant l'inadvertance
- pencher la tête en se caressant la nuque
- rejeter une mèche de cheveux en regardant l'homme dans les yeux
10. Quelle est la profession la plus sexy aux yeux des femmes ?
- masseur
- footballeur
- policier
11. Qu'est ce que l'aménorrhée ?
- une absence de désir
- une interdiction religieuse
- une absence de menstruations
12. Combien de femmes sont satisfaites de la taille du sexe de leur partenaire ?
- 23 %
- 48 %
- 85 %
(réponses demain, antidatées au 11 août)
11:45 Publié dans Bouillon de culture | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
06.08.2007
Quizz - (Vous) Connaissez-vous les hommes ?
1. L'homme s'endort après l'amour à cause d'une poussée :
- d'adrénaline, de morphine ou d'endorphine ?
2. Qu'est ce qui éveille le plus le désir chez un homme :
- qu'elle dégrafe son soutien-gorge, qu'elle l'embrasse langoureusement ou qu'elle le caresse ?
3. A quel âge l'homme connaît le sommet de sa libido :
- entre 16 et 20 ans, à 25 ans ou après 40 ans ?
4. Combien d'hommes sont insatisfaits de la taille de leur sexe :
- 24 %, 45 % ou 85 % ?
5. Selon une étude de 2002, lorsqu'elles passent une annonce de rencontre, les femmes qui reçoivent le plus de réponses sont :
- divorcées, plutôt jeunes ou plutôt grandes ?
6. Des pathologies ou des médicaments pruvent provoquer des érections intempestives ou prolongées. Comment se nomme cette affection :
- le saturnisme, le priapisme ou l'éructisme ?
7. Le maquillage qui valorise le plus le visage des femmes aux yeux des hommes est celui :
- des yeux, de la bouche ou de la peau ?
8. Lors d'une étude américaine, des chercheurs ont enregistré le nombre de fois ou une femme se faisait aborder à une terrasse de café selon la taille de sa poitrine, modifiée pour l'expérience. Quelle taille lui a valu le plus de succès :
- bonnet A, bonnet B ou bonnet C ?
9. Comment s'appelle la partie du spermatozoide qui lui sert à se mouvoir :
- la queue, le flagelle ou la mouvelle ?
10. Quelle est la profession féminine la plus sexy aux yeux des hommes :
médecin / infirmière, institutrice ou secrétaire ?
11. Les médicaments contre la dysfonction érectile (Viagra, Cialis...) agissent en provoquant un afflux sanguin dans le pénis. Comment ?
- en augmentant la pression du sang dans les artères, en relâchant les muscles des corps caverneux ou en diminuant la concentration de globules rouges dans le sang au niveau de la zone pelvienne.
12. A quoi sert la prostate ?
- elle contrôle le débit de la miction, elle bloque le flux sanguin déclenchant l'érection ou elle produit le plasma séminal, un des composants du sperme.
[source "Ca m'intéresse", édition d' août 2007]
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