14.04.2008
Une soirée à l'Amaryllis
Mais quand même, cette soirée mérite un billet. D’abord, parce que je la passais avec ma petite sœur, dont je parle rarement ici, et parce qu’elle m’a emmenée dans un endroit fort sympathique, haut en couleurs et en rires. Ceux qui ne me connaissent pas vont peut-être s’interroger, pour les autres, ils savent déjà …
Ca fait un bail qu’elle me répète « Fofa, faut que je t’emmène dans le resto homo sur ma tournée, ils sont super sympas ».
Jeudi dernier, je la récupère au salon de massage traditionnel chinois où elle s’est fait papouiller son petit corps malmené par les charges quotidiennes, et on file sur le boulevard Pasteur. Arrivées devant le resto, Sébastien, un des deux tauliers, est sur le trottoir en train de s’en griller une. Mon p’tit Bounia m’a présentée comme étant sa grande sœur, ce qu’elle a failli regretter ensuite, vu le bin's que j’ai mis dans le resto.
Le Bistrot de l’Amaryllis est très joliment décoré, ambiance cave et rideaux de velours, à haute influence cinéma.
Après le kir framboise, j’ai félicité Sébastien sur sa jolie houppette et lui ai dit qu’on avait envie de tirer dessus. « Même pas en rêve », m’a-t-il répondu d’un air offusqué.
A partir de là, le ton était donné et on a passé la soirée à se charrier. Vu qu’ensuite, 2 tables d’amis de la maison se sont ramenés, et qu’ils s’en sont donné à cœur joie, j’ai vite plus fait le poids mais je les ai bien fait rire quand même. Pour préserver un peu l’image sans doute hautement angélique que certains ont de moi, je vous épargnerai le détail de nos propos, qui étaient dignes de certaines soirées à la Comète et relativement cruels, notamment quand on m’a fait remarquer que le remplissage de mon assiette était inversement proportionnel à celui de ma vie sexuelle. .
Bref, on a accroché au point que Sébastien et ses amis nous ont invitées à venir à leur soirée cabaret du 17 avril (jeudi). Quand j’ai appelé Oh !91 pour lui demander si ça le branchait, ils ont tous scandé « Olivier, Olivier ! » et même ma petite sœur s’est lâchée (classé X). Ensuite, j’ai eu ma mère au téléphone qui a eu droit au même accueil, c’est là qu’on a appris :
1° que Sébastien était castelroussin (pour ceux qui ne savent pas d’où que ça vient, ces bestiaux là, demandez à Ellie)
2° que mon illustre oncle Nanard d’Issoudun avait vraisemblablement été le prof d’un des joyeux oiseaux présents ce soir-là (et passablement dissipé, je dois dire).
L’Amaryllis propose une formule kir + panier-plat-café à 16 € d’un très bon rapport qualité prix. En entrée, un panier de crudités – coleslaw, taboulé, carottes râpées, salade de thon – et terrine maison. J’ai ensuite choisi un curry de fruits de mer fort goûteux tandis que ma convive optait pour un filet de canette rôti au citron.
Parmi les évènements ponctuels, une heure 30 de spectacle autour de 4 artistes (menu cabaret à 35 € avec entrée-plat-dessert) ainsi qu’en 2006, un curieux concours « Miss Bulots ».
Un dernier conseil : n’y emmenez pas votre vieille tante au sortir de la messe, elle avalerait son chapelet …
Le Bistrot de l'Amaryllis
13 bd Garibaldi - 75015 PARIS (M° Cambronne)
Tél : 01.47.34.05.98
15:26 Publié dans Le Paris de Fiso | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
17.03.2008
Soirée littérature érotique
"Ce n'est pas le plaisir, c'est le mouvement qu'il imprime, c'est le changement qu'il demande, harcèle et devant lequel il retombe, brisé, rompu, couronné d'une jouissance, liquéfié, achevé, béat, mais la volupté cache sa défaite."
Paul Valéry In cahiers, II Éros
Lectures de textes érotiques de Georges Bataille, Anaïs Nin, Henry Gougaud, Stephen Vizinczey (Louis Calaferte) par la Cie Enascor : Anne Véronique Brodsky, Lionel Rondeau et Julien Avril, mise en musique de Romain Volpe.
Soirée littérature érotique demain, mardi 18 mars, à 20h30 au café littéraire :
49-51, rue Jean-Pierre Timbaud
Paris 11ème
M° Parmentier
On peut manger sur place ou dans un des restaurants sénégalais de la rue, par exemple à l'île de Gorée au n° 70 ...
12:57 Publié dans Le Paris de Fiso | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : sexe, érotisme
21.10.2007
Pourquoi je boycotte les pistes cyclables des Maréchaux
Ça fait maintenant un an que je pédale quotidiennement mes 12 km de boulevard des Maréchaux, entre la porte d'Orléans et le quai d'Ivry. L'arrivée du tramway a aussi annoncé l'apparition de pistes cyclables. Las ! Elles ont été dessinnées sur les trottoirs ! Mon enthousiasme et ma bonne volonté des débuts ont vite été découragés et aujourd'hui, sur mes 6 kilomètres de trajet, je boycotte les pistes cyclables et roule sur la chaussée. Je ne l'emprunte que sur environ 200 mètres, entre la porte de Choisy et celle d'Ivry, seul tronçon ou elle est parfaitement plate et offre une bonne visibilité.
Cet acte de (petite) rébellion me vaut des échanges musclés avec automobilistes et piétons. Le vélo dans Paris, c'est tout sauf de la détente...
Si vous êtes franciliens, vous risquez de me croiser un jour sur les Maréchaux. Pour éviter qu'on s'engueule, voici en photos les raisons pour lesquelles je boycotte les pistes cyclables des boulevards des Maréchaux :
- Elle est dangereuse. Systématiquement encombrée de piétons, voitures et poubelles (j'ai vu une femme tomber un jour en faisant un écart pour contourner une voiture garée dessus). Au fait, vous saviez qu'un piéton qui circule sur une piste cyclable peut être verbalisé ? Je me marre doucement ...
- Elle est inconfortable. Des chicanes à angle droit, des bordures à chaque croisement de rue. Le pire, ce sont les bateaux, comme ci-dessous (3 sur 20 mètres). De vraies montagnes russes ! Déjà sur mon VTC pourvu de suspensions, c'est hyper inconfortable, j'imagine le dos des Vélib'istes ... Comme je suis plutôt bien pourvue et que je n'ai pas envie de me décrocher un sein (voire les 2), je roule sur la chaussée (plate, elle).
- Elle est discontinue. Le cycliste qui l'emprunte est donc rejeté régulièrement sur la chaussée. En tant qu'automobiliste (aussi), je ne trouve pas rassurant de voir les cyclistes régulièrement disparaître et réapparaître devant ma voiture. Et oui, là, en dessous, je traverse les rails pour débouler sur le boulevard ...
- Sa signalisation est inadaptée et ne présente aucun intérêt. Exactement les mêmes feux que pour les véhicules motorisés. En dehors des carrefours, il ne devrait y avoir que des feux oranges ou verts pour les cyclistes (à un passage piéton en côte par exemple, ou pour tourner à droite). Sur la photo ci-dessous, je suis au vert en même temps que les voitures et j'ai failli me faire foutre en l'air un soir par un conducteur qui tournait à droite ... ok, j'ai un "cédez le passage" que je n'ai pas vu, caché par le panneau publicitaire et à fond les pédales, en pleine descente ... ce serait pas plus simple de nous mettre au rouge quand eux sont au vert, et inversement ?
- Code de la route : un vélo est un véhicule et n'a donc rien à faire sur un trottoir.
Question : Si je fous un piéton en l'air sur une piste cyclable, qui est en tort ?
Rappel : Les pistes cyclables sont CONSEILLEES et pas obligatoires, n'en déplaise aux automobilistes redresseurs de torts, qui m'insultent ou me frôlent, et à la représentante de la PAP qui m'avait rappelée à l'ordre un jour.
Conclusion : Les pistes cyclables sont une perte de temps et un danger pour les cyclistes à cause de tous les obstacles énumérés ci-dessus. Elle aurait dû être tracée à l'écart des piétons et longer le traway. Croyez-moi, je n'éprouve aucun plaisir à avoir le nez collé aux pots d'échappement, ni à me faire frôler quand on me double. Si les pistes cyclables étaient confortables et sécurisées, je les prendrais avec plaisir ! Alors, vous compatissez à mon parcours du combattant quotidien ?
14:25 Publié dans Fiso en mode vénèr', Le Paris de Fiso | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : vélo
03.10.2007
Piscine Roger le Gall
Oh ben non !!! Pas cool !
Je partageai ma déception avec O., qui me répondit « Ben t’as qu’à venir à Roger le Gall ».
Renseignements pris sur internet, Roger le Gall est une piscine olympique qui se trouve près de la porte Dorée. Certains soirs, on peut même y barboter à poil - enfin, pour ceux qui en ont - mais avec un bonnet sur la tête, par mesure d’hygiène. Cherchez l’erreur (bien vu la pub pour Boursorama à droite sur la page).
Je pédale donc jusque là et surprise, les vestiaires sont calmes, spacieux et très propres. Je rejoins O. dans la ligne d’eau, il est arrivé bien avant moi et a presque fini sa séance. Ca fait des années que je n’ai pas nagé sur du 50 m et comme je le craignais, je m’essouffle sur les premières longueurs. Mais bientôt, ma respiration se régule et je constate que nager sur du 50 m est bien plus agréable que sur du 25. On a une impression de plus d’espace et ça casse moins le rythme. Les nageurs sont assez disciplinés (proportion intéressante de beaux gosses, par ailleurs).
Il fait nuit quand je ressors de là. Je prends une piste cyclable très sympa à travers les arbres et rejoins les maréchaux. Je manque de rentrer dans le cul d’une bagnole de flics qui pile juste devant moi sur la voie de bus. Arrivée à la porte de Charenton, c’est que du bonheur ! Je me laisse filer sur la piste cyclable qui descend pratiquement jusqu’à la porte d’Ivry, dessinée sur le trottoir désert. La température est étonnamment douce, on se croirait un soir d’été. Au loin les lumières des gratte-ciel scintillent et me donnent l’impression d’être sur un océan. Après les voies ferrées menant à la gare de Lyon, j’enjambe la Seine et distingue les péniches amarrées. Je n’ai même pas envie de rentrer mais mon coloc’ m’a promis un dîner succulent.
Quelques minutes après avoir poussé la porte de l’appart, je m’attable devant un feuilleté au magret de canard et crottin de Chavignol accompagné d’une salade du jardin de Pap’s et d’un verre de Sancerre rosé bien frais.
Vous ne trouvez pas que j'ai une vie particulièrement stressante ?
15:00 Publié dans Le Paris de Fiso | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : piscines, vélo
10.09.2007
Vélib et savoir-vivre
Ca m’amuse que les médias nous rebattent les oreilles avec le Vélib’ parisien depuis des semaines alors que ce concept existe depuis fort longtemps dans de nombreuses villes de province. En tant que cycliste quotidienne depuis 3 ans, isolée au milieu du flot d’autos et de piétons, je me suis réjouie de l’implantation des Vélib’ à tous les coins de rue. Enfin des alliés pour une ville plus respirable et plus silencieuse. Cependant, le comportement de certains conducteurs de Vélib’ qui font du vélo comme s’ils étaient sur une route de campagne me désole. Heureusement que j’en crois peu sur mon parcours quotidien … Samedi, devant le jardin du Luxembourg, c’était ambiance colonie de vacances : tongs aux pieds, les vélib' roulaient par 4, sans se soucier de la file de voitures bloquées derrière. Dimanche dernier, un couple qui devait nous rejoindre sur la péniche Concorde Atlantique a fini au poste pour avoir grillé un feu.
Pour ma part, presque à chaque fois que je me trouve derrière un Vélib’, son conducteur fait les 2 bords de la chaussée, tourne sans regarder si quelqu’un est derrière et grille systématiquement les feux. Sans compter ceux qui me font grincer des dents à raser les portières des voitures en stationnement ou qui déboulent sur les trottoirs en zigzaguant entre le piétons.
Il est vrai que la signalisation routière dans Paris n’a pas été faite en pensant à nous ! Et que même quand on respecte scrupuleusement le code de la route comme je le fais, on se heurte à l'hostilité des automobilistes et même de la police. Je me souviens de cet agent de la circulation qui m’avait interpellée alors que j’attendais tranquillement que le feu passe au vert. Elle me montre la piste cyclable sur le trottoir à ma droite et me dit « Vous avez une piste cyclable là ». Je lui réponds « Je sais, ça fait un an que je fais ce trajet tous les jours. Vous l’avez déjà prise, cette piste ? ». « Non, mais il faut la prendre, elle est obligatoire et si jamais vous avez un accident en roulant sur la chaussée alors qu’il y avait une piste cyclable, vous serez en tort », me dit-elle. « Vous devriez réviser votre code de la route, vous avez faux sur les deux points. Ce panneau (voir photo en haut à gauche) indique une piste facultative, comme toutes les pistes cyclables désormais. Et c’est parce que celle-ci est dangereuse, justement, que je la boycotte ». Le ton monte, son collègue se la joue à la John Wayne du bitume et commence à rappliquer, je les plante là mais j’étais furax !
Attention aux gamelles et aux prunes, amis cyclistes ! Et ne vous laissez pas faire !
16:00 Publié dans Ecologie & environnement, Le Paris de Fiso | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : vélib, vélo
03.09.2007
Apéro sur péniche
Hier, je comatais tranquillement sur ma chaise longue quand le téléphone sonne. C’était ma copine C. qui m’invitait à prendre un verre sur la terrasse d’une péniche, sous le pont Alexandre III, avec son nouveau mec et des amis d’Air France. Comme elle est souvent en vol, j’ai pas trop l’occasion de la voir, et puis, avec elle, je me marre toujours, c’est une boute en train, nature et pas dans le trip rivalité. Depuis quelques années, elle s’est trouvé une passion, quand elle ne vole pas, elle mixe ici, à Saint Martin ou Ibiza et franchement, comme DJ, elle assure. Voilà donc que je débarque à côté de l’Assemblée Nationale et que j’arrive au pied du Concorde Atlantique où, sur la terrasse, la musique booste et où il y a l’air d’avoir de l’ambiance. Ca sent les vacances, genre la croisière s’amuse mais sans les robes longues et les blondes cartonnées à la laque. Plutôt black-blanc-beur, jeans tee-shirts et basses puissantes pour les apéros en plein air des soirées Terrassa, avec les djs des collectifs Dcontract et Behype.
Déjà, à l’entrée, les videurs sont sympas, première surprise. Je rejoins C. qui me présente le nouvel homme de sa vie. Beau gosse. La connaissant, elle va en faire qu’une bouchée. Elle me case près de l’autre célibataire de la table, mais il ne me plaît pas du tout, ni son physique ni son humour 3ème degré. J’ai eu ma dose pour la journée, il tombe mal. Quand je lui demande dans quoi il bosse, il me répond « Air Guadeloupe », en fait, il bosse dans la monétique. Déjà que c’est pas facile de s’entendre avec la musique, si en plus il me raconte des conneries, je vais pas rester polie longtemps. D’ailleurs, je le lâche vite vu que C. est déjà en train de chauffer avec sa coupe de champ’ et que le DJ balance du Tribe Called Quest.
A la table d’à côté, y’a un groupe très sympa. Un des gars trinque avec moi et une des filles, cheveux courts, blouson et jean s’assied en face de moi et commence à me parler. Pas très parisien comme attitude mais C. m’avait prévenue que l’ambiance était très sympa sur ce bateau et que les gens « ne se la pétaient pas ». Au bout de quelques minutes, je remarque qu’une des filles de ce groupe, copie conforme de la première, me fixe. Je me sens tout à coup dans la peau d’une gazelle, comme celle de mon poème de l’autre jour. J’ai plus eu de doutes quand C. est arrivée derrière moi en me glissant à l’oreille « Alors, on se fait brancher par des meufs maintenant ? »
Comme j’avais pas envie de déclencher une baston, je suis allée danser un peu plus loin et puis, quand la musique a tourné à la house, je me suis assise et j’ai regardé le paysage. Les péniches de touristes passaient en dessous de nous, C. commençait à être bien gaie et à rire pour rien, la vue était belle sur la Concorde et le musée d’Orsay et l’ambiance de plus en plus festive sur la péniche.
Et dire que ça fait des années que je vis ici et que je n’étais jamais venue dans cet endroit !
16:45 Publié dans Le Paris de Fiso | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : terrassa, apéro, DJ Clara Del Rey
19.08.2007
Apéro Tzigane
Festival des Ideo en ce moment à La Bellevilloise et chaque vendredi, à 19h, apéro Tzigane au Divan du Monde.
16:01 Publié dans Le Paris de Fiso | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.08.2007
Piscine Joséphine Baker
Ayant séché plusieurs séances de natation et jogging ces derniers temps, je décidai hier soir de faire quelques longueurs dans la piscine flottante amarrée sur la Seine, au pied de la Bibliothèque François Mitterrand. Cette piscine utilise l’eau de la Seine qui est filtrée, traitée à l’ozone - un procédé qui empêche l’irritation des yeux et que j’avais déjà apprécié à la piscine de Vanves- puis restituée au fleuve après traitement.
Ecologique, chauffée à l’énergie solaire, dotée de baies vitrées et d’un toit ouvrant offrant une vue imprenable sur l’extérieur, ouverte jusqu’à 21h chaque jour (minuit le mardi) , cette piscine a tout pour me plaire, à l’exception de douches et vestiaires mixtes.
Je passai au préalable chez Décathlon pour remplacer mon matériel de natation : sac, maillot de bain et lunettes puis arrivai à la piscine vers 20h45.
Elle était presque déserte. Il n’y avait que 2 nageurs chevronnés dans ma ligne et ce fut un véritable bonheur d’enchaîner les longueurs. Comme à l’accoutumée, après une mise en route un peu ardue, je bouclais ma séance de 50 minutes le corps léger et tonique.
Je n’en reviens toujours pas d’avoir acquis une telle aisance et endurance dans l’eau, moi qui n’ai véritablement appris à nager qu’en 2001. Avant les conseils patiemment dispensés par ma copine Juju, à Dublin, je nageais la tête hors de l’eau. Je me souviens des premières longueurs dont j’émergeais à bout de souffle, rouge et toussant après avoir bu la tasse maintes fois. Juju serait fière de moi aujourd’hui.A la fin de ma séance, je marchai jusqu’à la pataugeoire à 32°C, dans laquelle je restai assise une dizaine de minutes, les bras en arrière, détendue par une fontaine chaude me coulant sur la nuque et le long du dos. Habituellement, je quitte le bassin sitôt la séance finie mais hier, j’avais envie de profiter du spectacle de la Seine à la nuit tombée.
J’observai les bateaux-mouches parés de lanternes rouges et jaunes, offrant au couples d’amoureux ébahis le spectacle romantique de la ville lumière, une péniche glissant sans bruit le long de notre bateau de verre, le toit chargé de chaises en plastique blanc, le néon rouge du Batofar, lieu de fête et de culture sérieusement mis en danger par des fermetures successives, les quais et les parasols blancs désertés de Paris-Plage, les promeneurs massés sur la passerelle Simone de Beauvoir, 37ème pont de Paris inauguré en juillet 2006.
Peu après 22 heures, je récupérai mon vélo et empruntai l’une des trop rares pistes cyclables intelligemment conçues, le long des quais, à l’écart des voitures et piétons. L’air était doux, et le corps agréablement engourdi, je roulai paisiblement, pour une fois, passai devant la BNF avant de tourner à droite pour rejoindre les maréchaux et m’installer, peu après, devant « Soleil rouge », un western mâtiné samouraï et réunissant Delon, Bronson, Ursula Andress et Toshirô Mifune.
18:35 Publié dans Le Paris de Fiso | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
10.08.2007
Bus 38
En juillet, elle m'a appelée un matin, en larmes, pour m'annoncer que son neveu de 30 ans venait de se tuer en voiture, sur une route de Corse.
Depuis son retour, je me suis fait discrète, ne posant pas de questions, la laissant venir à moi à son rythme. Je la connais un peu après 5 ans. Cette semaine, elle m'a confié qu'elle était bouleversée, n'arrivait pas à dormir et qu'elle se sentait seule. Je lui ai proposé de nous retrouver dans la semaine pour passer la soirée ensemble.
Ce soir, donc, je l'ai emmenée boire un mojito dans le Marais, un de mes quartiers préférés. Nous nous sommes laissées tomber dans les fauteuils en cuir fauve de l'Amnésia. Elle m'a raconté son neveu, fils unique, qui avait annoncé à ses parents que sa copine était enceinte 2 jours avant de se tuer. Quad j'ai vu ses yeux se mouiller, j'ai doucement changé de sujet. Puis nous sommes allées dîner d'un magret de canard rôti aux figues et miel à la Tartine, 24 rue de Rivoli. Une brasserie sans prétention que j'avais découverte, cet hiver, au sortir d'un théâtre. J'avais été subjuguée par la chaleur et le professionalisme des serveurs. Le service y est toujours aussi courtois. Sur le carrelage, un éclair qui attrape mon regard : c'est Kiki, la souris de la maison, elle se balade entre les tables, visiblement peu perturbée par le bruit et les lumières. Marrant d'observer le regard surpris des autres convives.
A la sortie du restaurant, nous levons les yeux vers l'Hôtel de Ville et la tour Saint Jacques défigurée. Le soir, j'aime rentrer en bus et admirer Paris qui scintille sous les feux de la nuit.
Place du Châtelet, je me souviens du Pygmée, restaurant africain ou âgée d'à peine 20 ans, après des concerts de jazz live au Front Lounge, je venais à l'aube manger d'odorants mafés avec Simon, le barman. Ring that bell, Simon !
J'enjambe le Pont au Change, à gauche Notre Dame, à droite la Conciergerie, sous lequel glisse un bateau-mouche qui promène sur son dos des grappes de touristes émerveillés. Nous remontons le boulevard Saint-Michel, quartier favori d'Esperanza, jusqu'au Luxembourg, puis arrivons à Port Royal, enlaidi par la cité du CROUS. J'aperçois la Closerie des Lilas, bar restaurant mythique qui vit Zola, Cézanne, Verlaine puis André Breton et Hemingway. A droite, on file vers Montparnasse. Nous roulons maintenant sur les pavés de la place Denfert Rochereau ou trône une réplique miniature du lion de Belfort et ou on trouve l'entrée des catacombes. La rue Daguerre, à droite, est quasi-déserte.
18° sur Paris m'annonce l'affichage lumineux au-dessus du périph'. J'aurais juré qu'il faisait meilleur. Dans ma rue , une québecquoise m'arrête, elle est paumée et me demande quelles sont les rues alentour. Amusée, je me lance dans une énumération appliquée quand une personne fait irruption d'un immeuble voisin et lui crie "C't'é ci !". Ma blonde frisée me jette un "Z'êtes bin fine". Je suppose que c'est un compliment. Merci madame et bone soirée ... moi je vais bloguer.
23:35 Publié dans Le Paris de Fiso, Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
03.08.2007
Le Nouveau Café à Montparnasse
Je reste fidèle à ce sympathique endroit même si à mon grand regret, la carte s’est simplifiée. Les desserts, souvent négligés en restauration, y étaient d’une originalité et d’une délicatesse rares. Disparu le sublime chaud-froid de pain d’épices aux abricots, nappé d’une sauce au Campari, qui fit tant le bonheur de mes papilles ! Volatilisés le petit pot de crème au cacao de Tanzanie et son lait d’amande ou la tarte Tatin de bananes caramélisées.
Fort heureusement, l’accueil et le service y sont toujours impeccables, grâce à Katarina, la jolie et pétillante serveuse slovaque aux allures de rockeuse blonde.La déco du Nouveau Café est sympathique et dégage un je ne sais quoi d’exotisme et d’originalité avec ses palmiers en plastique et ses lumières rouges. Aux murs, des affiches de films et d’artistes (on est dans le quartier des théâtres). Aux beaux jours, la baie vitrée coulisse et s’ouvre sur une rue paisible. Je déteste voir des chiens dans les restaurants mais je fond d’indulgence devant l’œil suppliant de la petite chienne de la maison, Jazzy, qui ferait pleurer un CRS. En fond musical, un mélange improbable et réussi : Michel Berger, de la musique classique, du jazz. Côté addition, c’est loin d’être le coup de bambou :
A l’heure du déjeuner et le soir jusqu’à 20h, une formule entrée-plat-dessert pour 7,90 € !
Deux autres formules complètes sont proposées à 12 et 16 €.
A la carte, des salades énormes à 10,50 €, des grillades et poissons, quelques plats régionaux comme une brandade de morue que je n’ai pas pu finir, une souris d’agneau caramélisée à la polenta de légumes, un confit de canard.
Côté desserts, en attendant la réapparition de mes douceurs favorites (promise par le gérant), on pourra patienter avec le croquant aux 3 chocolats ou la tarte Tatin.
Le Nouveau Café (ouvert 7j/ 7)
13, rue du Maine, Paris 14ème
Tél. : 01.43.21.65.29
Toritcho
47 rue du Montparnasse
Tél. : 01.43.21.29.97
14:55 Publié dans Fiso fait sa gourmande, Le Paris de Fiso | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : restaurants, Paris






