26.04.2008

Mon repas préféré

Le petit-déjeuner est un moment privilégie de ma journée. J'aime ce moment ou ébouriffée, pas maquillée, nonchalante, je partage ce moment d'intimité avec d'autres, avant que chacun vaque à ses occupations. Je fais partie de ces gens qui sont d'excellente humeur, dès le pied posé par terre. Impossible de commencer une journée le ventre vide. Si je délaisse volontiers les viennoiseries au petit déjeuner et le pain aux autres repas, mordre dans des tartines beurrées est un plaisir dont je ne me lasse pas. Depuis 4 ans, avant d'attaquer mes 6 kms de vélo, je déjeune de café ou thé vert, de pain de préférence bio - ah les grandes tranches odorantes du pain St Jean de la boulangerie "Au pain naturel" - beurré et de fromage. Réminiscences inconscientes de mes origines flamandes ou de mon enfance en Allemagne, je préfère les petits déjeuners salés. Et quand je voyage, le moment où mon hôte dépose sur la table le petit déjeuner local est toujours magique.

Ce matin, je me suis souvenue avec bonheur de mes petits-déjeuners à la Réunion, chez Christian et Sorène. Des mangues parfumées et tendres et des ananas Victoria sucrés, juste saupoudrés de sel pour en rehausser le goût. Le bonheur tranquille, sous l'auvent en bois de leur terrasse qui surplombait Sainte-Clothilde et laissait voir un bout de mer bleu profond. Et d'autres matins souraints me sont revenus en mémoire.

Dans la cour ombragée de la casa de Dona Rosa, à Antigua, une superbe ville coloniale du Guatemala, un granola croquant et caramélisé surmonté de papayes, mangues et autres fruits tropicaux ou des "panqueques" à la banane.

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Et puis, les petits-déjeuners dans un B & B au fin fond du Connemara. De la fenêtre, on voit l'herbe très verte et la mer au delà des rochers. Sous la pluie ou le soleil, la lumière est magnifique. La maîtresse de maison, tout en devisant sur le temps qu'il va faire - sujet de conversation préféré des Irlandais - dépose une assiette remplie de bacon, oeufs, saucisses roses, haricots blancs à la tomate et rondelles épaisses de boudin blanc et noir. Et aussi du pain fait maison, dont elle est très fière. 

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A Manhattan, chez Bubby's, un stack de "fluffy pancakes" aux fraises et bananes ou encore un bagel au cream cheese avalé sur le pouce à un coin de rue. Je peux avaler un nombre invraisemblable de pancakes, j'adore ça.

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A Puerto Columbia, un village de pêcheurs sur la côte Caraibe du Vénézuela, un jus de guanabana, chaque matin.

Et puis, à Avanos en Cappadoce, au centre de la Turquie, dans  la cour de la pension Kirkit, sur la table en bois, des olives noires, du fromage de brebis, et de belles tranches de pain sur lequel on étale du pekmez, une confiture de raisin fabuleuse.

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Et vous, quel est votre petit-déjeuner préféré ?

18.03.2008

Bande-annonce

Moins d’un mois plus tard, je pénètre dans un bar intimiste et inconnu. J’ai longtemps hésité sur la tenue à porter. Robe près du corps, jupe ou pantalon moulant ? La première fois, tu m’avais vue en robe. J’avais deviné un goût certain pour les croupes rebondies et les cuisses dénudées, à portée de main. Mes dessous rose et chocolat avaient finalement décidé de mes dessus. Je ne comptais pas les garder longtemps, de toute façon. 

J’espérais que tu m’effeuillerais lentement, en ne perdant pas une miette de notre communion, pendant que je tenterai de cacher mon émoi derrière un sourire mal assuré. M’embrasserais-tu longtemps, lentement ? Ta bouche m’effleurerait-elle timidement ou laisserait-elle des traces sur ma peau ? Retarderais-tu le moment de me dénuder, goûtant le contraste entre ma peau chaude et blanche et le satin rose ? Ou alors m’arracherais-tu mes vêtements pour t’enfouir dans mon odeur et sentir ma peau palpiter contre la tienne ?

Tu portais un pull sobre, ajusté sur tes épaules larges. Ces mêmes épaules que j’avais dévorées du regard la première fois. Mon esprit rêveur suivait d’abord du doigt, puis de la bouche la ligne de la clavicule jusqu’à la rondeur de l’épaule. La fente de ton aisselle laisserait remonter jusqu’à moi une odeur de houblon. Je fermerais les yeux pour te respirer quelques instants.

Nous avons bu, un peu. Tu as choisi un rhum et j’ai salivé en imaginant le goût et la fraîcheur de ta bouche. Il me semblait que chaque geste que nous faisions était terriblement provocateur. Nous avons beaucoup ri, aussi. Il y a eu des silences pensifs au cours desquels je te faisais déjà l’amour. J’ai tellement eu envie de t’embrasser alors. Aimantée par ta présence, je me rapprochais de toi.

Comme si tu lisais dans mes pensées, tu as soudain fixé ma bouche, à l’instant précis où je faisais crisser sous mes dents une feuille de menthe glacée. Tu as passé ton pouce sur mes lèvres entrouvertes et dit «qu’est ce que c’est sexy une femme qui sourit !».

J’ai balbutié une ineptie. Ta langue autoritaire et fraîche a aspiré la mienne dans une tornade.  Il n’y avait plus personne, soudain, dans ce bar bondé. Tu as demandé « On part ? » mais c’était déjà un ordre.

La suite ? Ailleurs, dans un espace réservé aux adultes qui ont encore des yeux d’enfants et aiment les berlingots.

21.01.2008

Coeur d'amandes

Vous connaissez le cœur d’amandes (Kalb-Al-Louz) ?

A chaque fois que j’en mange, je pense à Yema. A partir du jour où elle a su que j’en raffolais, elle m’en faisait à chaque fois que je venais prendre le thé dans son salon avec Esperanza. Bon,je précise, c’est elle, « Esperanza » qui a choisi ce pseudo sur le blog. Son vrai prénom, plein de douceur, a la même signification, dans une autre langue. Yema m’avait donné la recette du cœur d’amandes, avec ses recommandations « D’abord, il faut faire dorer la semoule dans la poêle ».

Hier, en route vers l’appartement de Pascal, mes yeux, toujours en alerte sensorielle, ont été attirés par des couleurs alléchantes. De jolies bouchées orientales, vertes, roses et brunes, me faisaient de l’œil derrière la vitre d’une pâtisserie orientale. Ni une, ni deux, j’entre.

Après avoir hésité quelques minutes, je choisis une corolle de pâte d’amande verte. Je passe à la caisse et là, sur le comptoir, un plat en argent contenant des carrés de coeur d’amandes ! La semoule toute imbibée de miel suinte de bonheur, les amandes brunies promettent ce goût caramélisé si agréable sous la dent. J’y jette un regard attendri et demande au monsieur comment ça s’appelle, « déjà ? ». Je ne me rappelle jamais du nom arabe mais sa traduction, sans doute erronée, est merveilleuse. Nous échangeons quelques mots, je le félicite sur la variété et la délicatesse de ses pâtisseries et lui promets de repasser au retour, pour en prendre d’autres parce que « là, je suis pressée, et en retard ». Je m’éloigne déjà, je vais passer la porte quand il me hèle et me fait signe d’approcher. Il saisit une pelle à tarte, découpe un carré de cœur d’amandes et me l’offre. Grillée, la gourmande !

Le soir, comme promis, je prends un assortiment que j’amènerai au bureau. Il me reconnaît et m’offre un nouveau carré de mon dessert favori. A cet instant, je repense à son sourire et sa générosité spontanée, parce que c’est l’heure du thé et que là, sous mon nez, dans un joli papier cerclé de bleu, où il est écrit « El Mordjane, 80 avenue Edouard Vaillant à Pantin », un carré de coeur d’amandes excite mes papilles.

16.12.2007

Biscuits de Noël en Allemagne

baba2f6257640e7f2c4a74f348f18e44.jpgBien que je rentre des tropiques et ai du mal à réaliser que c'est bientôt Noel, n'empêche, samedi prochain, je pars le fêter en famille. Nous avons discuté hier soir avec Igor et O. des traditions de Noel. Igor pense que nous n'avons pas de traditions en France, or dans le Nord et l'Est, on fête la Saint-Nicolas et en Provence, il y a les santons et les treize desserts. Si je connais assez bien l'Est et le Nord, la Provence, je n'y connais rien ! En Hongrie, Noel est différent apparemment mais j'ai pas trop compris en quoi, à part une histoire de soupe de poissons à 16h. En Allemagne ou j'ai grandi, la tradition veut qu'on confectionne plein de biscuits à l'approche de Noel. Ma mère a conservé cette tradition et chaque année, nous vidons ses boîtes en fer blanc avec une gourmandise non dissimulée. Moi je prépare chaque année des ginger breads que j'offre à mes amis. Ferez-vous partie des chanceux qui en dégusteront ? Sinon, en voici la recette :

Pour 50 gâteaux environ
Préparation 20 minutes
; Cuisson 1/4 d'heure
Eléments de base : (l'unité de mesure est la tasse à café)
2 tasses à kfé de sirop de sucre de canne - 2,5 tasses de sucre semoule - 8 tasses de farine - 2 tasses de beurre en pommade - 1 tasse de crème fraîche - 2 cuillerées à kfé de gingembre en poudre - 2 cuillerées à kfé de canelle - 2 clous de girofle
Mélanger le sirop de sucre de canne, le sucre en poudre, la farine tamisée, le beurre fondu, la crème fraîche, le gingembre, la canelle et les clous de girofle (qui seront retirés avant cuisson).
Travailler la pâte et la laisser reposer une journée au frais.
Le lendemain, étendre la pâte au rouleau puis la découper à l'aide de moules de diverses formes.
Déposer les biscuits bien espacés sur une plaque farinée et cuire de 12 à 15 minutes à 230°C, th. 7.
Ces biscuits refroidis se conservent plusieurs jours dans une jolie boîte hermétique.

J'ai également trouvé une multitude de recettes sur ce site.

17.11.2007

Cacao

40fa75e2acac5ee5e3b92af67e9efcc9.jpgLa morsure du froid m'a donné des envies de ... chocolat chaud. Mmmmm ! Un bon chocolat crémeux et parfumé ! J'ai fouillé dans mes placards et ai extirpé de ma boîte à épices un trésor rare et précieux : une tablette de cacao de Chuao, souvenir de mon séjour au Venezuela. Une tablette épaisse, enveloppée dans un papier aluminum, cachée dans un pochon en coton noué d'une cordelette. Je l'ai laissée fondre dans du lait entier, avec un bâton de canelle. Le breuvage a épaissi lentement, dégageant des arômes puissants. Une pincée de sel, un peu de Maizena (c'est la recette !) et la casserole se nappe d' une texture proche du chocolat "L' Africain" de chez Angélina, pour ceux qui ont eu la chance d'y goûter (j'y ai promis une après-midi à 1000 calories à Olivier et Igor)

Dixit le "Choco-Club" :

Le Chuao, surnommé " la Romanée-Conti des chocolats " est le plus puissant des cacaos, il est intense. Comme un grand vin, la " persistance aromatique " de ce chocolat est d'une extraordinaire longueur.

Et quand j'aurai fini ma tablette, je râperai le bâton lisse et parfumé de Tonnégrande ... oui, oui, le bâton de cacao qu'il m'a gentiment rapporté de Guyane !

A venir, pour une mise en bouche avant mon départ pour le Mexique (dans moins de 15 jours), le récit de mon séjour à Puerto Columbia, sur la côte caraibe, à quelques kilomètres de Chuao, justement !

15.10.2007

Vin chaud aux épices

En réponse à Eric, qui me demandait ce qu’il devait boire pour équilibrer son hyper yin, je me suis souvenue de ce breuvage revigorant que j’ai découvert en Irlande. Là-bas, on boit le « mulled wine » au moment de Noël. Je l’achetais tout prêt, en bouteilles chez Marks & Spencer. J’ai amélioré cette recette en m’inspirant d’autres trouvées sur le web anglophone. Pour éviter de boire du vin infusé aux pesticides, je vous conseille des pommes et oranges bio.

 

Ca devrait te donner un sérieux coup de fouet, Eric !

 

Préparation : 20 mn

1 litre de vin rouge - 150g de sucre en poudre - 3 figues sèches - 6 amandes douces - 1 pomme - 1 orange - 10cl de rhum ou de cognac - 1 bâton de cannelle - 3 clous de girofle.

Lavez les fruits. Coupez l'orange et la pomme en quartiers, sans les peler. Partagez les figues en deux. Mettez le sucre, les fruits, les amandes, la cannelle et les clous de girofle dans une casserole. Couvrez avec le vin et laissez mariner quelques heures (une nuit entière si possible). Faites réduire une dizaine de minutes sur feu vif (sans le faire bouillir). Retirez du feu; couvrez la casserole et laissez infuser 5 minutes. Ajoutez le rhum ou le cognac et servez brûlant dans des tasses, à travers une passoire.

06.10.2007

Tajine de veau aux coings caramélisés et aux noix

C'est la saison des coings. J'en ai ramené de ma dernière visite chez Pap's et Mère Mi. J'en ai donné quelques-uns à Esperanza au cours du dîner ou elle m'a régalée d'un tajine de poulet aux olives violettes et citron confit et lui ai promis cette recette (issue d'un livre qu'elle m'avait offert). Mercredi dernier, j'ai cuisiné ce plat à JM, ponctué d'un thé à la menthe; c'était un régal, même sans les noix qui me faisaient défaut. On peut aussi remplacer le veau par de l'épaule d'agneau, des souris d'agneau ou des côtelettes.

Pour 6 à 8 personnes

Préparation-cuisson : 2 heures.

1,5 kg de jarret de veau - 2 kg de coings - 2 oignons - 1 bol plein de cerneaux de noix - 1 cuil à Kfé de poivre - 1 bonne pincée de safran - 1 pincée de gingembre - 2 cuil à Kfé de canelle - 1 bâton de canelle - 3 ou 4 cuil à soupe de miel - 1,5 cuil à soupe de sucre - 4 cuil à soupe d'huile d'olive ou 150 g de beurre - 1 pincée de sel.

  • Rincer la viande et la couper en morceaux de 120 à 130g chacun. Les faire revenir dans 1 cuil à soupe d'huile ou 1 noix de beurre, le poivre, le safran, le gingembre, les oignons râpés, le bâton de canelle, sur feu moyen, en remuant pendant 5 ou 6 minutes (sans faire roussir les oignons). Couvrir à moitié d'eau, porter à ébullition.
  • Ajouter le reste des matières grasses, la pincée de sel et laisser cuire à couvert à feu modéré. Remuer de temps en temps et ajouter de l'eau si besoin.
  • Avant la fin de la cuisson de la viande, ajouter la canelle en poudre et le sucre. Remuer.
  • Lorsque la viande est cuite, la retirer et la réserver, retirer le bâton de canelle, ajouter les coings coupés en 2 ou en 4 et épépinés. [qu'est ce que j'ai galéré pour couper les coings !! j'y suis allée au couteau de boucher, c'est du béton, ces trucs !]. Laisser cuire en surveillant bien la cuisson pour ne pas qu'ils se transforment en marmelade.
  • Une fois les coings cuits, les retirer de la marmite et les laisser égoutter.
  • Quelques instants avant de servir, faire chauffer dans une poêle 20g de beurre, y ajouter le miel et faire caraméliser les coings et les noix.
  • Réchauffer le viande dans sa sauce et la mettre dans un tajine ou un autre plat, arroser avec la sauce onctueuse et mielleuse, puis disposer les coings dessus et décorer avec les cerneaux de noix.

29.09.2007

Picalilli

Du plus loin que je me souvienne, le samedi midi, ma mère n’a jamais eu besoin de s’interroger sur le plat du jour. Si pour certains, « le lundi c’est ravioli », pour moi, jusqu’à ce que je vole de mes propres ailes, ce fut « le samedi, c’est steak frites ». Les frites, la chasse gardée de mon père, du choix des patates au produit fini, la marque de fabrique de ce gars du Ch’ Nord, en dehors de son physique de viking. Peu-être inconsciemment, un lien générationnel avec ses ancêtres flamands, des forains qui tenaient justement des baraques à frites. Aujourd’hui encore, quand j’ai la chance de déjeuner avec eux un samedi, et que mon père demande innocemment « Qu’est ce qu’on mange ? », ses moustaches frisent de plaisir en m’entendant répondre « Ben ! Steak frites bien sûr ! ». Pas question de manger autre chose quand je suis là.

Il faut dire que les frites de mon père, c’est un repas de fête, pour moi. Des frites dorées, moelleuses et grossières, taillées au couteau et assez épaisses pour sentir tout le goût de la patate, cuites à la Végétaline et abondamment saupoudrées de sel. A chaque fois qu’il pose négligemment le plat en pyrex au centre de la table, tout en guettant ma réaction du coin de l'oeil, je redeviens la fille de mon père. La petite fille blonde qui, devant des frites "étrangères" refusait (et refuse encore souvent) poliment mais fermement toute infidélité par un « Merci, mais je mange que les frites de mon père ». Aujourd' hui encore, mon visage s’éclaire à chaque fois d’un sourire enfantin. J’ai compté. J’ai dû commencer à manger les frites de Pap's vers l’âge de 6 ans et chaque semaine jusqu’à 22 ans. Sans compter les vacances d'été où faute de friteuse, notre régime était chamboulé, ça fait que j’ai connu ce moment de grâce au moins 700 fois (16 années x 45 semaines). Et je ne m’en suis jamais lassée.  

Il est cependant un ingrédient particulier qui fait du steak frites de mon père un plat à nul autre pareil. Un bocal jaune orangé qui, s’il venait à manquer sur la table –ce qui fut rare - lui gâchait presque le goût de ses frites. C'est le Picalilli. 

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Si vous n’êtes pas chti'mi, belge, hollandais ou anglais, vous écarquillez sûrement les yeux en vous demandant ce qu'est le Picalilli. Laissez-vous guider par le descriptif de la maison mère, Heinz :

« Picalilli Extra met en avant vos sens : la couleur pour les yeux, l'onctuosité et le croquant des légumes pour le toucher, la saveur pour le palais ... et même le petit bruit lors de l'ouverture du couvercle.»

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Pour ma part, j'ignorais, jusqu'à samedi dernier, que ce condiment eût un quelconque lien avec la région d'origine de mon père. D'après mes recherches, il est surtout consommé ailleurs avec des viandes froides ou tartiné sur les tranches de pain qui composent un sandwich. Je pensais que le Picalilli était une fantaisie de mon père car je n'ai jamais vu personne d'autre que lui en manger avec ses frites. Je n'ai même pas le souvenir de l'avoir vu à la table de mes grands-parents paternels, ni de ses frères et soeurs. Mais samedi dernier, lorsque mon Pap's posa son plat de frites et le fameux bocal jaune sous le nez de ma copine S., moitié chti elle aussi, celle-ci s'écria "Oh du Picalilli, mon père en mange aussi avec ses frites!". Je réalisai alors que Pap's, en quittant son Nord natal, avait emporté dans ses bagages, à travers tous les pays dans lesquels il avait vécu, un petit bocal jaune comme le soleil qu'il a dans le coeur. 

[crédit photos : Pap's qui a bien voulu immortaliser son bocal]

10.09.2007

Bonbon à la rhubarbe et son parfait glacé à l'anis

41bba5fd7011ee9d4a2734ec52ea5683.jpgRhubarbe, anis et pâte d'amande, tout ce que j'aime et en ce moment, j’ai envie de bonbons !

Pour 6 personnes / Préparation : 20 minutes.

Parfait :

  • 5 jaunes d'oeufs
  • 3 oeufs
  • 150 g de sucre
  • 1/2 litre de crème
  • 500 g de rhubarbe
  • 50 g de framboises
  • quelques gouttes de pastis

Bonbon :

  •  6 feuilles de brick
  • 1 kg de rhubarbe
  • 200 g de sucre
  • 1 c. à café de cannelle
  • 200 g de pâte d'amande
  • 30 g de beurre
  • sucre glace

Parfait :
Mélangez les jaunes, les oeufs et le sucre, jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajoutez la crème fouettée.
Epluchez les tiges et coupez la rhubarbe en petits dés, faites-en une purée, ajoutez-y les framboises écrasées, en coulis.
Faites bien réduire, laissez refroidir avant de mélanger avec le reste. Ajoutez quelques gouttes de pastis et mélangez.
Mettez au freezer.

Bonbon :
Epluchez les tiges de rhubarbe, puis coupez-les en dés de 1,5 cm de côté.
Sautez-les au beurre, dans une poêle bien chaude, avec le sucre et la cannelle. Attention de ne pas trop les cuire, il faut juste les "casser". Egouttez-les dans une passoire et réservez.
Découpez les feuilles de brick en 2, en coupant les bords, pour avoir des rectangles.
Etalez la pâte d'amande sur 2 mm d'épaisseur, puis découpez des rectangles plus petits que ceux des feuilles de brick. Déposez-les sur cette pâte, couchez dessus un boudin de rhubarbe sautée, refermez en roulant, puis attachez les 2 extrémités avec de la ficelle à rôti, pour obtenir un bonbon.
Passez ensuite à la poêle bien chaude dans du beurre clarifié.
Colorez-les bien, puis déposez-les sur une grille.
Saupoudrez-les de sucre glace et glissez-les au four à 220 degrés pour les glacer, pendant 3 ou 4 mn.
Coupez les ficelles et dressez, en les accompagnant du parfait glacé ou d'une glace vanille.

(recette de Etienne Krebs – l’Ermitage)

 

2 paires pour le prix d'1 !

Après le "bonbon à la rhubarbe sur parfait glacé à l'anis", la recette de Fiso :

 

"Bonbons qui ne laissent pas de marbre sur parfaits et brûlants Adonis"

(attention aux caries)

 

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