02.11.2009

Ca me rappelle une série

2066_Dreamrides.jpgBien sûr, c’est sa silhouette virile et ses yeux verts qui m’ont attiré l’œil. Il est moto-taxi et me propose un tour en moto, j’accepte, bien sûr (hé, j’suis une fille, quand même !)

On convient de se retrouver le soir même. Je sors de l’immeuble, il est là, en face, accoudé sur sa moto. Un très bel homme sur une superbe Honda Goldwing 1800. Avec une casquette et beaucoup d’imagination, il ressemblerait à Marlon Brando.

Il me coiffe d’un casque et range mon sac, m’aide à enjamber sa monture de métal avant de remonter la jupe de sa moto sur la mienne. Je lui propose un concert de jazz manouche à Bastille. « On ne pourra pas parler » souligne-t-il judicieusement. Chacun des casques est équipé de micros, ce qui nous permet de discuter tout le long de la route. Enfin, moi, franchement, je pourrais ne pas parler tellement je savoure la balade à travers Paris, la nuit.

« Tu as déjà trouvé la position relax » dit-il en m’observant dans le rétro, les coudes posés sur les accoudoirs en cuir. Tu m’étonnes, toi, je pourrais piquer un somme tellement je suis bien sur le siège arrière. Un vrai fauteuil. « Profites-en, c’est pas toujours gratuit et pas pour tout le monde », me dit-il. Curieuse, je pose des questions sur le quotidien de son boulot.

Rue de Rennes, dans une voiture à notre droite, un jeune homme lève le pouce. « Merci monsieur » dit mon conducteur. Saint-Germain, Saint-Michel, la place de la Bastille, comme d’habitude je suis éblouie par la beauté de Paris comme si je la découvrais.

Nous entrons dans un pseudo bar cubain où tout le personnel est ridiculement grimé pour Halloween. C’est marrant cette façon qu’ont les gens de jouer la comédie de la fête en tirant la gueule. Pendant qu’il négocie une table en terrasse, j’en profite pour le détailler, l’air de rien. Il porte un tee-shirt à manches longues qui moule ses bras juste comme il faut et un jean. Franchement canon, le motard. Quand il sourit, une jolie fossette creuse sa joue gauche. Après plus d’une heure, je lui demande si ça lui pose un problème qu’on retrouve un ami à moi dans un bar d’Oberkampf. Un petit blondinet aux yeux bleus pour lequel j’ai beaucoup d’affection. Il accepte. « Quand tu en as marre, tu me dis, on se casse ».

Au Mécano Bar, mon blondinet est là, sur une banquette, avec 2 de ses amis. « Ca va cocotte ? » (il m’appelle cocotte). On s’installe et on commande des bières. Le barman a des cornes noires collées sur le front. Décidément, le métier de M. n’intrigue pas que moi et ils lui posent des questions auxquelles il répond bien volontiers. En fin de soirée, vers minuit, le trio décide de partir dans un autre bar. Nous restons seuls. Il me parle de sa vie sur la Côte, de ses amis, de son voyage en Irlande. Pendant qu’il part aux toilettes, un homme accoudé au bar m’interpelle. Tiens, justement un Irlandais de Kildare en vacances à Paris pour 10 jours, ça fait plaisir ! Lorsque mon compagnon revient, nous sommes dans une conversation animée à laquelle il participe.

Vers 1 heure du matin, M. demande « On y va ? ». Rue Oberkampf, nous enfourchons sa moto et il fait une marche arrière. 2 africains s’arrêtent et sifflent, admiratifs « Elle est belle ». J’ajoute « Et elle est très confortable ».

Devant mon enthousiasme, M. m’offre un petit cadeau. Il prend les quais, longe la BNF, slalome souplement entre les voitures avant de s’engager sur le périphérique qui est bouché suite à une panne. Là encore, les automobilistes à l’arrêt laissent errer des regards admiratifs sur sa moto. Je comprends qu’il l’aime, son engin ; moi-même je suis fière d’être sa passagère. Sur le périphérique, il accélère pour nous dégager des bouchons et m’offre un délicieux coup d’adrénaline. Je ne sais pas à combien il roule mais pas à 80, ça c’est sûr vu comment nous filons entre les voitures. J’ai envie de le prendre par la taille et de me serrer contre lui, tout à coup.  

Et ce matin, en roulant sur le périphérique, j’ai eu un sourire complice lorsqu’un moto-taxi m’a doublée et fait un signe de la main, en guise de remerciement.  

01.11.2009

Fallait pas me narguer !

Il y a 2 semaines :
Photo208[1].jpg
Il y a 5 jours :
Photo036[1].jpg
Aujourd'hui :
Photo036[2].jpg

15.09.2009

Je m'étais promis de ne plus parler de bouffe ...

Figeac. Après ma journée et avant de rejoindre mon hôtel, sur les bords du Célé, je me détend chez le coiffeur. Une charmante jeune femme aux cheveux rouges (spéciale dédicace à Zorg) me shampouine en confiant sa nostalgie du port méditerranéen où elle est née. « Ici, pour nous, c’est le pôleu Nord ! ». Elle trouve les Lotois froids et le canard ne la console pas ; à chacune de leurs visites, ses sœurs ont pour mission de lui ramener une glacière remplie de poissons. Ses enfants sont ravis, eux, et font beaucoup plus d’activités qu’à Marseille.

Il est 19h15 quand je quitte mon hôtel et traverse le Célé. Je me dirige vers le centre-ville, longeant l’église Saint-Sauveur où des odeurs chaudes – et inexpliquées –  d'écurie emplissent la rue. Débouchant place Champollion où se trouve le musée du même nom (le célèbre égyptologue naquit ici), je grimpe jusqu’à l’église Notre-Dame-du-Puy d’où je contemple, assise sur un banc, les toits rouges et les façades beiges des maisons médiévales, couvertes de lierre, de Figeac.

La ville est quasi-déserte, la plupart des restaurants fermés. Après un détour par la place des Ecritures où je ne croise rien d'autre que 3 chats craintifs, je m’apprête à rejoindre l’autre rive et à m’attabler à la Table de Marinette quand j’avise une ardoise posée sur le sol, à quelques pas de l’église Saint-Sauveur. Je m’avance, le restaurant est bondé, j’y entre et la patronne improvise une table. Je sens des regards désolés se fixer sur moi qui dîne seule au milieu des groupes. Je souris intérieurement en repensant à cette question qu’on me pose souvent « Mais tu ne t’ennuies pas toute seule, le soir, au restaurant, à l’hôtel ?» Pourtant, ce soir, ces regards me gênent et je me plonge dans la carte 2007 des « 1000 tables et auberges de France ». J’aime parcourir les cartes, de France ou du monde, retrouver les endroits où j’ai vécu plus ou moins longtemps, et rêver d’ailleurs.  

Cette fois c’est la carte du restaurant que je parcours et celle-ci m’inspire des pensées érotiques. Impatiente qu’on vienne prendre ma commande, je me livre à mon occupation favorite : regarder,  écouter et sentir.

Face à moi, deux hommes aux cheveux argentés. Le plus âgé des 2, une écharpe noire autour du cou, jette régulièrement un regard dans ma direction. Je les devine anglais.

A ma droite, 2 couples d’allemands très allemands : pull bordeaux, godillots de marche, les chaussettes qui vont avec et pour l’un des hommes, cheveux longs dans la nuque sur calvitie évidente. Un jeune couple d’amoureux près de la cheminée, une famille près de la fenêtre, un berger allemand sous la table.

La porte du restaurant s’ouvre sur un groupe d’hollandais. Je le sais parce qu’ils parlent fort et un des types, grand évidemment, se plante devant moi et me fixe en attendant qu’on leur trouve une table. Sont chiants les touristes, ce soir, c’est quoi leur problème, y’a pas de femmes seules en Hollande ?

La patronne m’amène une mise en bouche (ahhh la jolie expression, je m’en pâme d’avance, suis vachement émotive ce soir) puis l’entrée, belle comme une paire de jambes féminine : un obélisque croustillant de confit de canard, linguinis de légumes à l'huile de sésame et vinaigrette pimentée au soja. C’est pas un putain de programme érotique, ça ?

Premier soupir d'extase de votre incorrigible gourmande . Ça croustille, ça fond, la salade verte frise de plaisir sous la dent et les feuilles d’endive en pleurent d’émotion. Moi aussi.  Deuxième soupir : je regrette amèrement l'oubli, ce matin, de mon téléphone portable à Paris, ce qui m’empêche d’immortaliser la merveille que j’ai sous les yeux. Le regard embué de gratitude, j’observe les deux cuisiniers, l’un crâne rasé, jeune, l’autre arborant de majestueuses moustaches et coiffé d’une vrai toque de chef, qui virevoltent sous mes yeux. La cuisine est ouverte, les produits cuits devant nous.

L’entrée n’était qu’un préliminaire. La patronne, tout sourire dehors, dépose devant moi LE plat : un suprême de canette fermière rôtie du pays de Rouergue au jus de myrtilles, sur une galette croustillante d’orge aux fruits secs. Quoi vous dire d’autre que ce que j’ai dit à la patronne quand elle vint récupérer l’assiette vide « C’est une expérience inoubliable. C’était tellement bon qu’à la première bouchée, j’ai eu un frisson ». Elle a ri : « C’’est une canette qui vient d’une ferme voisine … Et vous avez aimé l’orge pelé ? »

Mes voisins allemands contemplent d’un air dubitatif le dessert feuilleté qu’on a posé devant eux. « Ah ça vous change de la Forêt Noire, hein, mes cocos» pensé-je en moi-même. « Régalez-vous » dit la patronne en posant un aérien pastis aux fruits de saison flambé au Calvados, praline de noix et caramel au sel de Guérande.

Une heure et demie après mon arrivée, je me déleste d’une vingtaine d’euros et quitte à regret « La cuisine du marché », ancienne cave à vins restaurée et superbement tenue par Santiago, chef espagnol à moustaches, et sa charmante épouse.

Dans la rue, je chemine derrière mes 2 anglais. Celui qui s’appuie sur une canne se tourne vers moi « Bonchoir madame, je vu reconnais ». Il tente le français et nous nous accordons sur l’anglais. Il confirme mon impression, qu’il a trouvé triste de me voir dîner seule et a hésité à m’inviter à leur table. Mes 2 anglais n’en sont pas, en fait ils sont hollandais et nous traversons ensemble le Célé en bavardant quelques minutes, juste le temps pour moi d’apprendre qu'un écrivain hollandais porte le même nom que moi (pas vraiment étonnant) et que la ville de Den Haag (la Haye en français) a le statut de village. De retour à l’hôtel, je vérifie cette étonnante information, .  

Après Loriol et Aigues-Mortes, Figeac aura été ma troisième plus belle expérience gustative. Si vos pas vous mènent dans les rues de cette jolie ville, ayez une pensée émue pour moi ! Une soirée ici, une seule, et déjà je ne vis plus que pour le jour où je reviendrai m’attabler dans ce fabuleux restaurant. Merci, monsieur Santiago !

La cuisine du marché au 15 rue Clermont à Figeac (46). Tél : 05.65.50.18.55.

.

07.09.2009

Vous venez bruncher avec nous ?

Inscription - obligatoire -  chez Bougrenette 
Brunch.jpg

20.08.2009

Intercallis, au carrefour des sentiers

Au hasard de mes pérégrinations en Provence, cet été, j’ai célébré la fête du taureau sur la place du village d’Entrechaux, à quelques kilomètres de Vaison la Romaine. Situé aux confluents de l'Ouvèze et du Toulourenc, proche du Ventoux, c'est son château posé sur un promontoire, qu'on aperçoit d'abord, au détour d'un virage. 

pano-chateau.jpg

Le village était très animé et les hommes surveillaient, absorbés, les flammes léchant les carcasses ruisselantes des taureaux.

100_3507.JPG

Nous nous attablâmes au pied de l'église et après de longues minutes à saliver à l’idée du festin qui nous attendait, une caillette tiède délicatement posée sur un lit de salade verte atterrit sous mon nez. J’avais découvert cette spécialité drômoise l’hiver dernier, j’en avais ramené et stocké quelques-unes dans mon congélateur mais à chaque dégustation, j’étais invariablement écœurée par le gras qui s’en échappait. Ca, c’était avant la fête du taureau à Entrechaux.

Le pâté que je goûtai ce soir-là était tendre et riche en épinards, un pur délice qui fondait dans la bouche. Je partageai mon enthousiasme avec ma voisine de gauche qui m’apprit que la fête du taureau était organisée par le traiteur du village et que ses caillettes étaient excellentes, comme tous ses produits. Nantie d’indications précises « C’est la seule épicerie du village, vous ne pouvez pas vous tromper », je me promis de faire un crochet par Entrechaux sur le chemin du retour.

Après l’entrée, la bête. De belles tranches de taureau rôti accompagnées d’un gratin dauphinois, le tout arrosé de bouteilles de vins excellents et généreusement distribués par les organisateurs.  Au moment des cafés, je félicitai une des joviales dames, préposée au service, sur l’excellente organisation de la soirée. 

A la nuit tombée, l’éclairage féérique du château d’Entrechaux, accroché à un piton, se découpait sur le ciel noir tandis que les cigales entonnaient leur chant nocturne.

Le jour du départ, je m’arrêtai devant l’épicerie SPAR du village d’Entrechaux. Je félicitai M. Rège pour la soirée (« ce n’est pas moi, je suis le cousin germain mais je lui dirai », précisa-t-il) et surtout pour ses délicieuses caillettes, si peu grasses en comparaison de celles que j’avais goûtées auparavant. "Recette de la grand-mère, beaucoup d’épinards", dit-il. Je raflai donc sans états d’âme les 12 caillettes restantes dans la vitrine de M. Rège, qui les emballa sous vide.

Si vos pas vous mènent un jour au pied du piton d’Entrechaux, évitez la boulangerie mais arrêtez-vous  chez Hervé Rège (dans la boutique SPAR). Et si c’est l’heure du déjeuner, ma voisine de table m’a aussi recommandé les spécialités de gibier du restaurant de chasse Saint-Hubert.  

100_3508.JPG

17.02.2009

Le bistrot d'Albert à Saint-Vallier

Si vous passez par Saint Vallier, dans la Drôme, et que la faim vous titille, arrêtez-vous au 116 avenue Jean-Jaurès.

Le bistrot d’Albert, au bord du Rhône et à 2 pas de la gare, on peut facilement le louper. Et si mon client ne me l’avait pas recommandé, sa façade de mauvaise pizzeria ne m’aurait pas tentée. Pourtant l’entrée exigüe cache une salle claire et spacieuse, sous une belle hauteur de plafond.

Parmi les sémillantes serveuses, on croise une star du basket-ball local. J’ai laissé fondre dans ma bouche un filet de lièvre rôti aux marrons et à la poire confite, choisi sur le menu à 15 euros. Les déjeuners suivants furent un enchantement des papilles. Voilà un endroit que l’on quitte à regret.

Le soir, j’ai traversé le Rhône pour dormir en Ardèche. A l’hôtel, j’ai demandé à la jeune serveuse. « Salade à la caillette, c’est quoi la caillette ? » « C’est une petite caille » a-t-elle répondu. C’est bon, la caillette. Mais je n’y ai pas vu l’ombre d’une plume.

30.12.2008

Un dîner dans le quartier d'Obuda

Le soir, nous nous faisons jeter du Poco Loco. Décidément, il semble que nous soyons condamnés à ne jamais manger dans ce restaurant, à quelques encablures de l'hôtel, où nous bénéficions d'une réduction de 10 %. Le premier soir de notre arrivée tardive, il était déjà fermé, ce soir, il abrite une soirée privée.
RLB propose d'aller manger dans le quartier d'Obuda.
Sur le chemin, Oh! m'attrape par le bras et m'entraîne dans une rue perpendiculaire au Danube, devant un immeuble lugubre donnant sur un petit square. Il est ému de revenir devant cet immeuble où il a vécu pendant 4 années. Il le racontait ici.
Nous continuons dans les rues larges et sombres. Ce n'est franchement pas animé, bien que RLB nous assure qu'on va trouver pleins de restaurants un peu plus loin. Yo et moi le charrions "Oh, chouette, encore une pharmacie!"
Nous arrivons bientôt sur une place un peu plus animée et bordée de restaurants. Un joli endroit au charme un peu désuet, atmosphère renforcée par les rues pavées, les maisons colorées, les églises baroques et les lampadaires.
Nous entrons au Leroy Café, une adresse branchouille.

leroy_obuda.jpg

Le cadre est design, la déco contemporaine, les lustres splendides et les fauteuils en velours noir merveilleusement moelleux. Nous commandons des soupes, je choisis une gulyàs (qui se prononce gouillache).
La gulyàs hongroise est une soupe et le ragoût au paprika que nous appelons goulasch en France est un pörkÖlt. Ma gulyàs est à peine mangeable, très salée. C'est la deuxième fois que je mange une soupe hongroise et elles sont toutes trop salées. RLB confirme que l'hypertension frappe beaucoup de Hongrois qui consomment beaucoup trop de sel. Lui-même trouvait la nourriture française trop fade et aujourd'hui, il n'arrive plus à manger aussi salé.
A une table voisine, je remarque un très bel homme, aux cheveux poivre et sel et pourtant jeune, qui fume un cigare et boit un verre de vin. Il est d'une sensualité folle et j'ai du mal à cesser de le fixer. Certains Hongrois ont un visage taillé au couteau qui leur confère quelque chose de mystérieux. Si je pouvais le croiser aux bains, celui-là ...

Leroy Café (suivre lien)

1036 Budapest, Bécsi ut 63.

22.11.2008

Aigues-Mortes, mais pas de faim !

A l’approche de la Camargue, mercredi soir, j’ai eu une pensée émue en voyant les directions d’Avignon et Arles. Il est presque 22h quand nous partons à la recherche d’un restaurant encore ouvert dans Aigues-Mortes. Le patron de l’hôtel nous a dit « Dépêchez-vous ». Pas le temps de réfléchir donc, j’avise sous les arcades (d’où son nom), un restaurant ouvert, saute de la voiture pour vérifier qu’ils servent encore, mmm, il fait chaud à l’intérieur, un feu flambe dans la cheminée de pierre, je vérifie quand même l’éventail des prix sur la carte qui est prometteuse, me gare et nous entrons. A l’intérieur, 2 couples.

Je n’ai pas précisé. Ce soir-là, nous avions décidé de manger léger. J’opte pour le menu, oubliant mes bonnes résolutions. Hé, merde quoi, en Camargue, on bouffe pas de la salade verte !!!

J’opte pour une soupe de poissons maison. Servie à la soupière, s’iou plaît, avec croutons et rouille.

Mais avant ça, un jeune serveur nous apporte une mise-en-bouche : une verrine de mousse de betteraves à l’huile d’olive avec filet d’anchois sur toast, posé sur la verrine. Une pensée pour Oh ! et Lancelot qui m’auraient sans aucun doute filé leur part.

100_2787.JPG

La soupe est divine et la serveuse nous en propose une nouvelle louchée. Ma collègue s’arrêtera là. Moi je continue avec la suite du menu, bien sûr. Je renonce à la côte de taureau rôtie (miam) et choisis une galette de ris d’agneau aux légumes, sauce crémeuse aux champignons, parfaite. Raisonnable, quand même, non ?

Et puis, en dessert, une brochette d’ananas sur une  mousse de noix de coco, sauce pain d’épice. Là, E. ne résiste pas et picore dans mon assiette. L’ananas est juste caramélisé, la mousse de coco très parfumée.

100_2790.JPG

Quand c’est fini, ça continue, le charmant serveur pose devant nous une dernière douceur : une verrine étroite (heureusement !) contenant une crème au chocolat accompagnée d’un physalis façon pomme d’amour.

100_2791.JPG

Le restaurant s’est vidé, je bavarde avec la serveuse, fort sympathique. Le service était chaleureux, parfait, la grande classe avec ramassage des miettes avant le dessert, et la cuisine d’une fraîcheur exquise.

Les Arcades,c’est 23 boulevard Gambetta à Aigues-Mortes, donc (y’a même une recette sur leur site)

Le lendemain, au petit-déjeuner, le patron de l’hôtel me demande où nous avons dîné. « Ah, les Arcades, ah oui, c’est une très bonne table ».

Nos stagiaires ne nous accompagnent pas pour le déjeuner, nous choisissons l’auberge des 4 vents (ça y est, CUI va encore faire un jeu de mots foireux) et en souvenir de Bi-O-Bi-Ouaille, je déguste une gardianne de taureau. Je te rassure, elle était bonne mais la tienne est meilleure, Boby. Le soir, après avoir appris pourquoi on appelle les Aigues-Mortais les « ventres bleus », je chope au vol, avant d’attraper le mien, des fougasses d’Aigues-Mortes. Arrivée tardive, départ précipité, je n’ai quasi rien vu d’Aigues-Mortes, même pas les salants, aperçus ensuite sur la route vers Montpellier, sous un soleil couchant de toute beauté. Heureusement que j’ai des copains dans la région …

 

 

20.11.2008

Bouffer à Grenoble (2ème essai)

Mardi soir, je dépose E. à l'hôtel et reprends la voiture pour m’offrir un peu de détente dans une piscine proche.  Je programme le GPS mais avant que j’aie pu réagir, TomTom me fait prendre l’autoroute et je réalise qu’il m’envoie à Grenoble. Les gens conduisent comme des barjos dans le coin, de vraies furies, j’avais déjà remarqué cette furieuse tendance aux coups de klaxon et accélérations excédées et je pique un coup de sang sur l’autoroute. Après quelques essais infructueux, je mets une claque à TomTom, cet andouille ne connaît pas la piscine de Seyssinet et je m’en remets à des passants pour m’indiquer la route à suivre.

Même s’il ne s’agit que d’une première impression, je trouve les Grenoblois assez peu chaleureux. La comparaison sera encore plus cruelle avec les Aigues-Mortais que nous rencontrerons le lendemain.

Après ma séance de nage, je récupère E. à l’hôtel et nous rejoignons les quais de Grenoble, mais cette fois, après avoir hésité entre camerounais et antillais, nous nous arrêtons dans un petit restaurant mauricien repéré la veille, avec des loupiotes rouges qui clignotent. Le patron est assis tout seul au fond de son joli restaurant aux couleurs des îles. Nous nous installons et partageons une assiette de bonbons piment, samossas, accras et beignets d’aubergine, puis je déguste un rougail d’espadon. Un vrai moment de détente sur fond de zouk et reggae. Nous papotons avec le patron qui va souvent à Paris et pour finir, il nous offre un rhum arrangé au comptoir. Rien à voir avec l’expérience désastreuse de la veille. Je vous recommande ce restaurant, ça s’appelle le Blue Bay, et c’est situé 1 quai Créqui à Grenoble.

Le lendemain, dernier regard vers le panorama montagneux. La veille, Lucette m'a expliqué comment reconnaître les montagnes alentour. J'essaie de me rappeler : le Vercors est plat, la Chatreuse en pic et le massif de Belledonne dentelé. Au déjeuner, dernier repas tartiflette à la brasserie du Rondeau, décidément excellente même si le service est un peu désordonné, avant de prendre l’autoroute jusqu’en Camargue. Je vous recommande chaleureusement cette brasserie « bonne franquette » de Seyssins mais attention, elle est fermée le soir (de toute façon, la tartiflette, c’est trop lourd à digérer le soir, non?)

28.10.2008

Ces petites choses qui changent tout

Limoncello et carambar, c’est sympa ce que la patronne vous offre avec le café, au Grenier Savoyard de Montpellier, non ?

100_2674.JPG
Le Grenier Savoyard, 31 rue de la Méditerranée à Montpellier (04.67.64.22.42)

Toutes les notes