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2yeux2oreilles - Page 4

  • La blonde de la ligne 12

    Elle entre régulièrement dans mon wagon de métro, aux heures de pointe. Elle reste dos à la porte, toujours. A chaque fois, je suis frappée par le contraste entre son visage, austère et nu, et sa tenue, légère et sophistiquée.

    Sa tenue, d’abord, puisque c’est ce que j’aime et en quoi je me retrouve. Car comme moi, elle aime le style d’après-guerre. Ses chaussures sont toujours très féminines et originales : compensées ou salomés à gros talons sur des bas en résille noire. Ses jupes sont droites ou froufroutantes, comme cette jupe en voile noir à pois blancs, si Betty Boop. Elle porte parfois un blouson cintré de motarde. Nos points communs s’arrêtent là.

    Elle est grande, (fausse) blonde, les cheveux au carré. Les racines de ses cheveux blonds platine sont noires, tout comme ses sourcils. Ses mâchoires carrées encadrent un visage pâle et fermé, totalement dépourvu de maquillage. Cils nus, bouche nue. Je ne comprend pas ce contraste raté entre sophistication et naturel. Comment peut-on sortir de chez soi avec une tenue aussi féminine et sans une once de maquillage ?

    Ce mystère me frappe à chaque fois qu'elle entre dans le wagon et nous fait face, glaciale. J'ai fini par supposer qu'elle se maquillait en arrivant au boulot. Ou qu'on la maquillait en arrivant au boulot. La curiosité me tiraille. Si je la croisais à 19h, je me dirais qu'elle est danseuse à plumes dans un cabaret parisien mais je la croise à 9h, alors elle doit être vendeuse aux Galeries Lafayette ...

  • Ma grossesse, mon bébé

    C'était un projet lointain. J'y pensais et j'oubliais.

    L’envie est vraiment apparue en 2013. « Il était temps », diront certains.

    Mais cette année-là s'était révélée particulièrement mouvementée avec 2 changements d’employeurs. Ce n'est pas le bon moment, m'étais-je dit, et j’avais reporté, attendant un CDI et le retour de la stabilité dans ma vie professionnelle.

    Et puis, en janvier, il y a donc 9 mois, la grande nouvelle : ça y est !

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  • Un dimanche dans le village de Mantasoa

    Dimanche matin, S. part courir, moi je reste un peu au lit.

    La veille, nous avons réservé un trekking avec E., notre souriante guide. A 8h30, je prends le petit déjeuner et ai enfin l'occasion de féliciter le cuisinier pour ses merveilleux croissants, qui n'ont rien à envier aux boulangeries parisiennes.

    Notre trekking commence par la traversée du lac de Mantasoa en barque. Nous sommes 4, 2 femmes, S; et moi, et 2 hommes, G. et S. Bien évidemment, ce sont eux qui rament. Le ciel est toujours gris.Nous rejoignons la piste et croisons des quads qui soulèvent la poussière et des familles qui marchent, bébés dans le dos, à l'africaine.

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  • Une soirée autour du Mantasoa Lodge

    Au retour de la balade, sur les coups de 16h30, je déjeune d'un capitaine à la Mantasoa, c'est à dire avec oignons et tomates. Puis je photographie les magnifiques fleurs du jardin, dont une grosse fleur jaune qui embaume le jasmin.

    Vers 18h, je me fais embarquer pour une promenade à bateau sur le lac Mantasoa. Le temps est toujours aussi maussade et frais.

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  • Sur les traces de Jean Laborde, érotomane présumé

    Après la douche, nous rejoignons le groupe au petit-déjeuner. Les croissants sont croustillants et luisants de beurre, un vrai délice. Le lendemain, j'aurai l'occasion de féliciter le patissier.

     Comme le crachin breton tombe sans discontinuer, nous décidons de nous occuper en suivant une visite guidée des "points touristiques" des environs. J'avoue être un peu sceptique sur la présence de points d'intérêt autres que le paysage, dans un endroit aussi isolé.

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