Vendredi soir, j'ai dormi chez une copine que son net-lover, rencontré 2 jours plus tôt, a eu la délicatesse de larguer par mail. Cette goujaterie, non réservée aux rencontres virtuelles, a généré une discussion sur les différences entre hommes et femmes face aux ruptures. La mienne remonte à un peu plus d'un mois et si j'appréhendais le moment fatal où je devrais lui signifier la fin de notre histoire, j'estimais assez mon "déjà-ex" pour lui expliquer les raisons de ma décision. Il me fait d'ailleurs la gueule depuis (comme les 2 précédents). Les hommes supportent mal de se faire larguer, semble-t-il. Ou alors ils préfèreraient que nous utilisions leurs méthodes ?
Car il semble que la franchise qui caractérise généralement les hommes leur fasse cruellement défaut quand il s'agit de faire souffrir une femme.
Plus jeune, j'ai souvent vécu ce désagrément d'être larguée sans un mot ou une explication. Aujourd'hui mes copines vivent la même chose, et l'arrivée des SMS et mails n'a fait que faciliter les choses pour ces indélicats. A mon époque (oh la la le coup de vieux !), mails et SMS n'existaient pas; le garçon me faisait donc la misère jusqu'à ce que je dise le mot de la fin à sa place, ou alors il faisait carrément le mort et ne répondais plus à mes appels.
Pour ma part, en dehors de trouver cette attitude très humiliante, elle me prive de l'occasion de me remettre en question et d'éviter de reproduire certaines erreurs.
Je ne tomberai pas dans le piège du "Tous des lâches" car j'essaie d'éviter les amalgames et je connais nombre d' hommes très courageux. Il m' a semblé trouver la raison de cette lâcheté en écoutant mes amis du sexe opposé. Plutôt que du mépris, ce serait la terreur de devoir affronter larmes, insultes et autres jérémiades typiquement féminines qui les fait disparaître sans un mot.
Je pose donc la question aux hommes qui lisent ce blog : pourquoi avez-vous tant de mal à nous affronter lors d'une rupture ?
Et même si vous vous défendez d'une telle attitude, je suis sûre qu'en cherchant bien, vous vous souviendrez d'un de ces moments où, un peu morveux, vous n'avez plus donné signe de vie.
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