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  • Tous des lâches ?

    Vendredi soir, j'ai dormi chez une copine que son net-lover, rencontré 2 jours plus tôt, a eu la délicatesse de larguer par mail. Cette goujaterie, non réservée aux rencontres virtuelles, a généré une discussion sur les différences entre hommes et femmes face aux ruptures. La mienne remonte à un peu plus d'un mois et si j'appréhendais le moment fatal où je devrais lui signifier la fin de notre histoire, j'estimais assez mon "déjà-ex" pour lui expliquer les raisons de ma décision. Il me fait d'ailleurs la gueule depuis (comme les 2 précédents). Les hommes supportent mal de se faire larguer, semble-t-il. Ou alors ils préfèreraient que nous utilisions leurs méthodes ?

    Car il semble que la franchise qui caractérise généralement les hommes leur fasse cruellement défaut quand il s'agit de faire souffrir une femme.

    Plus jeune, j'ai souvent vécu ce désagrément d'être larguée sans un mot ou une explication. Aujourd'hui mes copines vivent la même chose, et l'arrivée des SMS et mails n'a fait que faciliter les choses pour ces indélicats. A mon époque (oh la la le coup de vieux !), mails et SMS n'existaient pas; le garçon me faisait donc la misère jusqu'à ce que je dise le mot de la fin à sa place, ou alors il faisait carrément le mort et ne répondais plus à mes appels.

    Pour ma part, en dehors de trouver cette attitude très humiliante, elle me prive de l'occasion de me remettre en question et d'éviter de reproduire certaines erreurs.

    Je ne tomberai pas dans le piège du "Tous des lâches" car j'essaie d'éviter les amalgames et je connais nombre d' hommes très courageux. Il m' a semblé trouver la raison de cette lâcheté en écoutant mes amis du sexe opposé. Plutôt que du mépris, ce serait la terreur de devoir affronter larmes, insultes et autres jérémiades typiquement féminines qui les fait disparaître sans un mot.

    Je pose donc la question aux hommes qui lisent ce blog : pourquoi avez-vous tant de mal à nous affronter lors d'une rupture ?

    Et même si vous vous défendez d'une telle attitude, je suis sûre qu'en cherchant bien, vous vous souviendrez d'un de ces moments où, un peu morveux, vous n'avez plus donné signe de vie.

    Partagez, SVP.

  • La Cité internationale universitaire

    Hier matin, en faisant mon footing dominical dans le parc de la Cité Internationale Universitaire, je me disais que cet endroit magique méritait bien un article sur mon blog.

    L'histoire de la Cité commence en 1920 lorsqu'un grand industriel français, Emile Deutsch de la Meurthe, souhaitant créer une oeuvre sociale durable, prend contact avec Paul Appell, recteur de l'Université de Paris.

    Préoccupé par les difficultés des étudiants en matière de logement, celui-ci lui suggère de fonder une cité universitaire. André Honnorat, ministre de l'Instruction publique, approuve le projet et consacrera pendant près de 30 ans toute son énergie à sa concrétisation. Il sollicite, en France comme à l'étranger, les banquiers, les industriels, les collectivités locales, les gouvernements afin de recueillir les fonds. Il multiplie voyages et conférences pour exposer l'idéal de la Cité internationale. Les futures élites du monde entier y apprendraient à vivre ensemble et, de retour dans leur pays, conserveraient des liens durables favorisant l'amitié entre les peuples.

    La Cité internationale a hébergé des étudiants célèbres ; Raymond Barre, Léopold Sédar Senghor, Jean-Paul Sartre ...

    Cette tour de Babel à échelle humaine représente mon idéal, celui d'un monde où les frontières n'existeraient plus, où chacun serait libre d'aller où bon lui semble, tout à la joie de découvrir l'autre.

    Le parc aux odeurs de mousse est bordé de maisons aux noms évocateurs d'aventure : maisons de l'Inde, du Liban, de l'Argentine.

    Ici, des promeneurs hispaniques, là des asiatiques en pleine séance d'arts martiaux, à l' Est les odeurs de grillades de la résidence portuguaise puis les fenêtres ouvertes de la maison du Mexique qui laissent s'échapper une musique endiablée. Mes sens voyagent et décuplent mes forces.

    Il se passe chaque jour plein de choses à la Cité Internatinale. Des projections de films (hier un film de Ken Loach), des repas (à la fin du mois, soirée indienne), des spectacles de danse, des pièces de théêtre, des expositions, des conférences. Malheureusement, la programmation disponible sur le site n'est pas à jour, le plus sûr est donc de consulter les affiches disséminées dans le parc.