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18.05.2008
Festival de l'eau (2)
A bord d’une barje de bois gris, nous monterons.
Contre ton torse large, je fredonnerai des gammes,
Mon orteil dans le fleuve tracera un sillon,
Le clapotis de l’eau bercera mon vague à l’âme.
Sur une berge joyeuse, résonnant de flonflons,
Nous rejoindrons en hâte une foule festive.
Y’aura Oh ! et Zarxas, peut-être d’autres garçons,
Sur un violon tzigane, je danserai, lascive,
Et fermerai les yeux, pour retenir les larmes
Car le chant des gitans, toujours, noie mes pupilles.
[L’espace d’un instant, je me rêverai sauvage
Au flanc d’un cheval blanc, galopant sur la plage.
Dans la moiteur salée des marais camarguais,
Au vent, comme un roseau, se dressera ma fierté.
Mais soudain acculée, le nez dans la poussière,
Affaiblie par le sang jailli de mes artères
La foule qui acclame, et demande ma mort,
Qui jette contre moi la lance des picadors]
Et l’archet du violon, témoin de mille drames,
Dans mon cœur palpitant plantera sa banderille.
Quand tu t’inquièteras de me sentir absente
Mon sourire désarmant rétablira le charme
Dans tes bras, je ferai semblant d’être insouciante,
Et tes baisers ardents raviveront ma flamme.
[Le festival de l'Oh!, le vrai, c'est le week-end prochain, 25 escales sur la Seine et la Marne, un carnaval de l'Oh! mêlant cirque, musique, danse et théâtre, des promenades commentées, des activités nautiques, expos, ateliers etc.]
On vous embarque ?
12:26 Publié dans Jeux de langue | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : tzigane, les yeux noirs, festival de l'oh!
En Crète avec l'UCPA - jour 4
Réveil tardif. J'ai raté le p'tit déj dans la salle de l'hôtel, et le rendez-vous à 9h30 pour la sortie en kayak. Un autre garçon du groupe aussi, nous nous retrouvons à la terrasse de "Chez Françoise" pour un rapide café grec et yaourt au miel. Nous décidons de prendre un kayak et d'aller nous balader un peu dans la baie. Benji nous a parlé d'une grotte cachée à flanc de falaise. Nous pagayons le long des rochers, il fait un soleil magnifique. Un long moment, nous nous laissons dériver et quand nous rouvrons les yeux, le courant nous a ramené près de la plage. Nous attendons les autres au beach office.

Pas de place pour notre groupe de 30 chez Françoise, Dzé pédale jusqu'à l' Erorotokritos qui dresse une table pour notre groupe dans l'arrière-salle, avec vue sur la mer, toujours aussi turquoise. Je ne me mêle pas à mon "crew" pour une fois, et m'attable avec Paola, Mickaelle et les moniteurs. Fred commande un plat de grillades d'agneau et fait le con. Je mitraille la tablée.
Cet après midi, sortie en trimaran avec Fred, Laurent, Stéphane, Aurélie et Patricia. Je me suis dit que ce serait l'occasion de pioncer un peu et récupérer de ma courte nuit, bercée par les vagues. Tu parles !
Je n'ai jamais fait de trimaran. Vous avez de la chance, nous dit Fred, car le groupe de ce matin n'avait pas de vent. Il nous fait barrer et tenir le spi, à tour de rôle. Aurélie et Patricia, en bonnes bretonnes, assurent bien mieux que nous. C'est impressionnant de voir toutes ces voiles se dérouler et claquer au vent. Je filme Laurent et Stéphane en prise avec les voiles et fais piquer une crise de fou-rire à Laurent pour une histoire de mousqueton. Une sortie sympa, dommage en revanche, qu'on n'aie pas fait de pause baignade.
Le soir, je rejoins Karim, Stéphane, et Laurent dans leur chambre pour un apéro aux olives, avant de prendre le bus pour aller dîner et passer la soirée à Chania, l'ancienne capitale. Aurélie et Patricia sont déjà là et ont sorti les olives. Le décolleté affriolant des deux cousines, leurs coiffures soignées, leur maquillage sophistiqué me laissent croire qu'elles ne sot pas insensibles aux charmes de mes copains... Je me fais la réflexion, soudain, que je voyage décidément trop léger. J'ai oublié ma panoplie de fille.
Je pars toujours en vacances avec le strict minimum, que ce soit au niveau vestimentaire ou en terme d'accessoires. En fait, c'est surtout parce qu'attendre mes bagages, pendant des plombes, après l'atterrissage me gonfle et qu'ayant bossé en compagnie aérienne, j'ai entendu trop d'histoires de vacances gâchées pour cause de bagages perdus. Alors, je m'arrange pour que tout tienne dans un bagage à main. A moi la lessive en tube ! Et si je n'oublie jamais ma trousse d'urgence (Biafine, anti-moustiques, désinfectant, pansements et paracétamol), en revanche, je zappe le superflu (accessoires, ceintures, bijoux, trop faciles à perdre). Et pour le maquillage, c'est crayon noir, mascara et brillant à lèvres. Même pas de parfum, incompatible avec le soleil. Mon frère avait halluciné de me voir débarquer pour 3 semaines au Vénèz avec un bagage à main. Quand je vous disais que je suis la femme idéale ...
12:04 Publié dans Globe-trotting | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

