Jeudi après-midi, il vient m’accueillir à la gare de Nantes. J’avais hâte de découvrir cette ville, une des mieux cotées dans le classement des villes de France où il fait bon vivre. L’après-midi, beau temps oblige, nous allons nous poser sur le sable de la plage de Pornichet. Le soir, ils m’entraînent dans un restaurant africain, le Biso na Biso, rue des Olivettes.
La décoration y est épurée : tables de bois sombre, toiles colorées sur les murs et un coin club cosy pour boire un verre. Le restaurant organise des vernissages et aussi des concerts. Un seul coup d’œil à la carte de spécialités « africaines-caribéennes » me fait comprendre que je suis dans un resto zaïrois : makayabu, liboké etc. Je choisis un tilapia, mon frère un calalou et S. du ntaba. La chikwange n’a pas la blancheur et le fondant de celles de Ma Mpia (qui peut égaler Ma Mpia ?) mais le piment est succulent. Bien sûr, comme à mon habitude, je questionne le serveur qui est effectivement zaïrois. Au dessert, il me glisse à l’oreille, en même temps que le café : « je vous offre le dernier blanc-manger au coco ». Dans une verrine, un entremet parfumé à la noix de coco et muscade, sucré comme il faut. Très bon. Au moment de l’addition, nous rejoignons le bar et faisons les présentations : un Sénégalais né au Zaïre et ses deux amis, dont l’un est l’auteur des toiles qui décorent le restaurant. Ils ont voulu faire un lieu où tout le monde se sent bien. C’est réussi.
Le lendemain après-midi, direction Saint Brévin les Pins pour un pique-nique sur la plage. Aujourd’hui, le soleil cogne vraiment et je m’endors au soleil. Nous rentrons à Nantes sur les coups de 20h, j’observe de loin l’éléphant de l’île et je propose à mon frère d’aller boire l’apéro chez Armel, un copain de blog que je ne connais que virtuellement.
J’entre donc à Casa Vino, 18 rue de Briord, un bar à vins design aux murs rouges, à proximité du château de la duchesse Anne. La carte propose vins italiens, planches de charcuterie-fromage et antipasti, lapin en osso bucco … Un homme aux cheveux mi-longs bouclés quitte la terrasse et me rejoint à l’intérieur.
« Bonsoir, je viens voir Armel ». « C’est moi ! » « Je suis Fiso, la blogueuse ».
On se fait la bise, on discute le temps d’un verre de vin, je promets de revenir goûter aux planches la prochaine fois et on file car un thiep nous attend à la maison. Au moment où j’écrivais ces lignes, la dorade avait pris une belle couleur et le riz cassé faisait la fête avec les légumes (manioc, gombos, chou, carottes et pommes de terre)
Elle assure ma belle-soeur, non ?