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  • Tourment d'amour

    Conversation saisie dans le métro, entre deux amis, à chemin vers la quarantaine :

    « Tu sais quoi, notre problème, c’est qu’on a épousé des prudes et que maintenant on voudrait des cochonnes. Pourtant, c’est nous qui les avons choisies, nos femmes prudes ! »

     « Oui, c’est ça, quand on était jeunes, les femmes qui aimaient le cul nous faisaient peur. On s’amusait avec elle mais pour nous, ce n’était pas des filles sérieuses. On a épousé des femmes prudes et rassurantes, et maintenant on s'emmerde avec elles. C'est seulement à notre âge qu'on comprend que les femmes qui aiment le cul sont des femmes qui aiment la vie ! »

     

  • Blogs et intimité

    Les blogs ne sont rien d’autre que le reflet de la vraie vie. Avec ses dérapages, ses saloperies

    Les blogueurs ont fait le choix de s’exposer avec plus ou moins de transparence, sur la toile. Pas leurs proches.

    Les secrets échangés sont répétés avec la même rapidité, sauf que là, c’est écrit et lisible par n’importe qui. Si un blogueur parle de vous, en n’ayant pas la délicatesse d’éviter les détails qui pourraient vous identifier, n’importe qui tapant les mots-clés appropriés sur un moteur de recherche peut découvrir, malgré vous, des pans de votre vie.


    Dés l’ouverture de mon blog, je m’étais fixé une ligne de conduite. Pas question de donner les vrais prénoms de mes proches, ni leur lieu d’habitation, ni même des détails sur leurs activités professionnelles. Pourtant, mon blog est loin d’être sulfureux. Mais ce faisant, j’empêchais aussi que les proches de mes proches ne lisent mon blog. D’ailleurs, et c’est sans doute paradoxal, je n’aime pas que mes proches donnent l’adresse de mon blog, sans mon accord, à des gens que je connais, même de vue. Parce qu’alors je ne suis plus Fiso la blogueuse, mais un visage.

    Bref. Le but de ce billet était de pousser un coup de gueule. Ce sera le premier de l’année, et sans doute pas le dernier vu le nombre de choses que je lis et qui m’énerve, ces derniers temps.


    Le pire, ce sont les blogs dits « intimes » où l’auteur raconte ses histoires en mettant en scène d’autres personnes, donnant non seulement le vrai prénom de la personne, mais aussi des détails sur son histoire, sa vie, quand ce ne sont pas des détails très intimes. Et là, j’entre dans une rage folle parce que bien sûr, la personne qui se retrouve là, exposée, n’en sait rien. Parfois, quelqu’un proteste dans les commentaires et l’auteur corrige, à contrecœur, parce que ça dénature sa belle histoire, pour recommencer avec un autre, sur le billet suivant. Si vous voulez vous exposer, n'exposez pas les autres !

     

  • Communautés et blogs

    Brassens disait « A plus de 4, on est une bande de cons ».

    Je me méfie des groupes, des clans et des communautés. Déjà, adolescente, je détestais ce besoin très féminin de marcher par deux, notamment au lycée. L’amour sur le mode fusionnel ne me fait pas du tout rêver, la possessivité et l’exclusivité me font fuir. 


    Je ne partage pas l’avis de Nicolas. Les amis de mes amis ne sont pas mes amis, et les ennemis de mes amis ne sont pas mes ennemis non plus. Mes amis peuvent même se révéler être mes meilleurs ennemis.

    Par conséquent, je développe une résistance assez forte quand je sens qu’on veut m’accaparer.


    Il y a quelques mois, j’avais cette discussion avec une amie blogueuse. J’avais remarqué, avec amusement, que certains blogueurs pratiquent la réciprocité. C'est-à-dire, tu me mets dans tes liens, je te mets dans les miens, tu me visites, je te visite. Et au bout de quelques semaines, au détour d’une phrase ou d’un billet, un reproche à peine déguisé : « Ben oui, si tu avais lu mon dernier billet, tu le saurais ». Tu l’as peut-être lu, d’ailleurs, ce billet, mais tu ne l’as pas prouvé par un commentaire, aussi inintéressant soit-il.  

    D’abord, je trouve ça un peu con de communiquer sur les blogs avec des gens que je connais en vrai. Je préfère continuer la conversation en buvant un coup avec eux ou en leu passant un coup de fil. Quand je pars en vacances, je n’envoie pas de carte postale à ma mère ou mes amis qui lisent mon blog.


    Par ailleurs, il y a des blogueurs que j’aime bien et dont je n’aime pas le blog, et des blogueurs que je n’aime pas à priori et qui écrivent des choses très intéressantes. Et puis, comme on lit généralement des blogs qu’on aime bien, qui nous ressemblent, les commentaires qu'on pourait faire perdent de leur sincérité. Quand on aime bien quelqu’un, on a du mal à le désavouer publiquement. C'est que c'est susceptible, un blogueur !


    Je n’aime pas les contraintes, de manière générale. Et j’ai décidé que j’en avais assez dans la vie de tous les jours pour m’en coller dans ma vie personnelle.