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  • Et puis après, on a découvert La Bodegueta

    Le lendemain soir, après quelques sueurs froides (la base construite la veille a crashé mais heureusement, on est 7 autour de la table et mes stagiaires sont très bons, on l'a donc remontée en un peu plus de 2 heures), j'entraîne mes deux compères dans un bar dans la même rue, dont l'intérieur rustique m'avait attirée la veille. A la découverte de la carte, nous sommes déjà presque conquis : jamon, chorizo, longaniza, queso, ensalada (quand même !) et des assiettes de fruits de mer ...
    A la première bouchée, nous défaillons de plaisir. Le pan con tomate, bien arrosé d'huile d'olive, est à tomber. La généreuse salade, dont les feuilles craquent de fraîcheur, offre outre de belles asperges et des oignons confits, de drôles de petits poivrons acidulés farcis de fromage de chèvre, un délice. Je rentrerai d'ailleurs à Paris avec plusieurs bocaux de ces délicieuses petites choses.  
    Les yeux plus gos que le ventre, nous commandons une belle assiette de tranches de jambon fines comme du papier et une autre de petites fèves aux poivrons. Je rentrerai d'ailleurs à Paris avec plusieurs bocaux de ces délicieuses petites choses. La Bodegueta est devenue notre cantine à compter de ce soir-là. Mes deux compères font les éloges de mon flair ... hé, hé ... ils ne savent pas que je suis guide gastronomique dans une autre vie ...

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    La Bodegueta

    Carrer Alcalde Costa 8 à Lleida (Lerida en esapgnol)

  • Vivement l'ouverture à la concurrence

    C’est fou ce qu’on peut entendre et lire comme inepties.

    En gare de Saint-Lazare, où les retards sont la norme, par exemple : « Prévoyez des retards jusqu’à 10 à 15 minutes environ ». C’est ce qu’on appelle de l’approximation approximative.

    Parfois on n’entend rien du tout, c’est plus simple. La SNCF commence à me rappeler mes voyages en Thalys, à l’époque où je fréquentais assidûment la Belgique. De plus en plus de retards et de moins en moins d’explications.

    Vendredi soir, je suis montée dans un train avec mon frère, qui avait eu la bonne idée de partir avec moi à la chasse aux œufs en chocolat. Le train est bondé, nous voyageons debout entre 2 wagons, avec d’autres. Il fait une chaleur à crever. 50 minutes après notre départ de la gare de Bercy, nous longeons une forêt. « C’est pas Fontainebleau ? » me demande-t-il. « Tu rigoles ? Et pourquoi pas le bois de Vincennes, pendant qu’on y est ? »

    Quelques minutes plus tard, notre train s’immobilise. Pendant 20 minutes. Et puis, nous repartons, au pas et dépassons un panneau bleu « Fontainebleau ». « On est bien censés arriver à 21h ? » lui demandé-je. « T’as raison, j’ai dû me tromper. C’est sûrement 9h du matin, demain » répond-il. Crise de rire dans le wagon, j’essuie mes larmes. Quand j’ai enfin du réseau pour écrire à Pap’s de rester à la maison, il est trop tard. Il nous aura attendus 1h à la gare et m’apprendra, lui, la raison de notre retard : une panne du train précédent.