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Peter et Thèrèse, l'Australie me poursuit

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La semaine se déroule sans anicroches. Kique et moi nous offrons une nouvelle séance de jogging qui nous fait découvrir une autre rive du Segre, moins sauvage, où l'on a installé terrain de tir à l'arc et rampes de skate. Vachement sympa sous le soleil qui délcine.

J'ai décidé de rester sur place ce week-end, étant donné que j'ai 2 semaines de formation à Lleida. J'espérais que Yo puisse se libérer pour me faire visiter Barcelone. C'est donc sans motivation que le vendredi soir, je m'y fais déposer par Cesc, qui y vit, pour découvrir la ville en solitaire.

Budget serré oblige, Cesc m'a trouvé un hôtel à 45€ la nuit dans le quartier de Llobregat, à 30 minutes en bus deu centre de Barcelone. La chambre est très mal insonorisée et la circulation dense. Heureusement que j'ai mon kit de survie, masque et bouchons d'oreille.Le soir, fatiguée de ma semaine, je dîne dans un restaurant proche et file me coucher.

Le lendemain matin, samedi donc, après un rapide petit déjeuner et quelques mots avec le récéptionniste marocain, je file vers le centre. Sur la place Catalunya, une longue file s'étire devant le magasin El Corte Inglès. Tiens, une course de 10,6 kilomètres a lieu le lendemain ! Et gratuite en plus ! Je commence à faire la queue et me ravise. Ma première course, seule, je manquerai sans doute de motivation.

Sur les conseils de Cesc et Kique, je pénètre dans le marche Boqueria et cherche le comptoir de Pinotxo, dont ils m'ont dit le plus grand bien. Le petit comptoir est pris d'assaut et les quelques tabourets hauts sont occupés. Je commande une bière en attendant qu’un siège se libère. Un vieux monsieur avec gilet et nœud pap’ assorti, très élégant (je le complimente d’ailleurs, ce à quoi il répond « Toujours ! ») gère les nombreuses commandes. Derrière des vitres, de nombreux produits me font de l’eau : des couteaux et autres coquillages, des fèves, un ragoût de lapin.

Un couple me laisse sa place et je m’installe enfin. A côté de moi, un homme au visage émacié et cheveux grisonnants en brosse, la cinquantaine bien frappée, me demande si je parle anglais et si je peux lui traduire les plats écrits au tableau. J’opère rapidement une traduction du catalan vers le français, puis vers l’anglais. Ils sont australiens. Décidément, depuis que j’ai rejoint Parisien d’Un Jour, je suis abonnée aux Australiens ! Nous discutons. Peter me demande quel est mon métier et quand je réponds « Trainer », il me demande si je participe à la course El Corte Inglès, le lendemain. J’ai commencé à faire la queue au stand d’inscription puis me suis ravisée ; faire ma toute première course seule, ça ne me disait pas trop. Mais puisque Peter va la faire, je promets de m’y inscrire et nous convenons de nous retrouver devant H&M entre 9h et 9h10. Je le préviens quand même qu'en fonction de la météo, fort capricieuse, il se peut que je ne vienne pas.

Ce n’est qu’un peu plus tard que lorsque Thérèse me demande de nouveau mon emploi, et que je précise que je suis formatrice sur des logiciels, le malentendu se révèle : Peter m’a cru coach sportive, c’est pour cela qu’il m’a demandé si je participais à la course.  Ils dégustent du lapin, puis sur mes conseils, des fèves tendres et sucrées. Il parait que les lièvres sont devenus un véritable fléau en Australie car ils mangent tout. Peter m’apprend qu’ils ont même des chameaux.

« Ma femme tient son prénom d’une sainte » précise-t-il.

« Oui, je la connais. Enfin, je ne l’ai pas rencontrée … de toute façon, sainte Thérèse ne m’aurait pas fréquentée car je suis une pécheresse ». Rendez-vous est pris pour le lendemain.

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