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  • Filaplomb

    Philippe est un ami que j'ai connu grâce aux blogs. Nous sommes entrés en contact par le biais de la littérature, notamment grâce à Romain Gary.

    Une blogueuse mythique l'a très justement appelé un jour "le tricoteur de mots". Je trouve que ça lui va à merveille. La plupart des jeux de mots de son blog, "La vie des petites choses" m'échappent d'ailleurs, trop subtils pour moi. 

    Philippe m'a expliqué qu'il écrivait depuis toujours et que son projet de vie était de créer une maison d'édition de textes courts et nouvelles. En effet, ce genre littéraire, qu'il affectionne particulièrement, est un peu boudé en France. Dans une interview donnée à Eric, de CDLM, il explique plus précisément son projet. 

    Seulement, ce projet est freiné par le peu d'intérêt et d'aides qu'apporte notre pays aux entrepreneurs.

    Tout est prêt : les auteurs, les textes, la structure. Ne manque qu'une chose : le capital de départ.

    Alors, parce que la blogosphère est le monde des amoureux des mots, parce que des milliards de gouttes font les océans, parce que c'est notre rêve à tous de vivre de notre passion, nous pouvons aider Philippe à réaliser le sien.

    Vous voyez le bonhomme facétieux qui vous fait un sourire craquant sur la colonne de droite ? C'est Filaplomb. 

    Cliquez, lisez, donnez, commentez, encouragez, fournissez des pistes. Quoi que vous fassiez, c'est beaucoup.

  • La fille coupée en 2

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    Je me réjouissais de voir le dernier Chabrol. J'aime les muses du monsieur, Stéphane Audran Marie Trintignant dans "Betty" mais surtout, surtout, l'une des plus belles femmes françaises, à mes yeux, Isabelle Huppert, dans le pesant "La cérémonie". Dans "La fille coupée en deux", Ludivine Sagnier, Benoît Magimel et François Berléand forment un trio infernal. "Une jeune femme qui veut réussir dans la vie et dont le rayonnement séduit ceux qui l'entourent, s'éprend d'un écrivain prestigieux et pervers, et épouse un jeune milliardaire déséquilibré."

    Quelle déception ! Je n'ai pas cru un instant à ces histoires d'amour. La platitude du jeu des acteurs et les nombreuses caricatures m'ont envoyée sur des pistes complètement fausses, si j'en juge le script et les critiques. J'ai vu une Ludivine Sagnier manipulatrice et vénale et un Berléand malheureux. Pourquoi tombe-t-elle amoureuse de lui, puisque contre toute évidence, elle est amoureuse ? Pourquoi alors qu'il a enfin obtenu ce qu'il voulait, Magimel fait ce qu'il fait ? Ludivine qui déclare à propos de Berléand "Je l'aime" avec la fougue d'une limace, ce même Berléand qui l'embrasse comme un poisson dans son bocal, et Magimel si peu crédible dans son costume étriqué de minet torturé. La fin est ridicule, une sorte de clin d'oeil à "La fille sur le pont", film magnifique, lui.

    Perplexe, je lis les critiques, quasi unanimes, qui encensent ce film.