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06.05.2008

Yamas !

Y’avait de la salade grecque à la cantine ce midi. Et du soleil sur le parvis. Mais pas de raki.

Et dire qu’hier à la même heure, j’étais attablée à la taverne Erotokritos, bercée par le ressac des vagues turquoises à ma droite, à discuter cinéma avec 3 charmants hommes … Vous connaissez le rituel de l’apéro crétois ? Vous nappez votre assiette d’huile d’olive délicieusement fruitée, vous la salez et poivrez légèrement et vous en imbibez des bouts de pain au sésame. Ça, je vous le dis, c'est le bonheur à l'état pur !

Ensuite, on a commandé des côtelettes d’agneau qu’on a dégustées avec les doigts, bien sûr, des tentacules de poulpe grillés au citron, et des salades grecques. Laurent et Karim, épuisés de s’être battus avec leur planche à voile toute la matinée, nous ont rejoints, ainsi qu’Anne-So et Arnaud.

Le truc génial en Crète, c’est que le dessert et le raki sont systématiquement offerts en fin de repas, et avec le sourire s’il vous plaît. Les restaurateurs français feraient bien de suivre des cours de service client en Crète.

Après avoir partagé nos avis sur les derniers films vus, le serveur a déposé devant nous 4 petits verres et un carafon de raki au miel. Quand les garçons ont quitté la table pour aller à la plage, j’ai rejoint l’autre tablée et du coup, j’ai eu droit à un autre dessert et un raki. Les serveurs s’en sont jeté un gorgeon avec nous et on a trinqué tous ensemble à coups de tonitruants Yamas. J'ai même réussi, comme eux, à poser mon verre de raki sur le dos de l'index et du majeur joints et à boire sans en renverser une goutte.

Et là, j'ai un petit coup de blues, tout à coup.

Taverna Erotokritos (en face du bar Sirocco)

Almyrida Apokoronou, Crète. (Tél : 28250 31211 & 32586)

Fiso en mode "ciga, ciga"

Atterrissage à 2h à Roissy. Une amie de Stéphane est venue le chercher (sympa la copine) et me dépose chez moi à 3h00. Dans la voiture, elle demande où je travaille et dit « Ah, mais tu dois connaître ma cousine, C.D. ? ». « Oui, oui, bien sûr que je la connais ». Je n’ai pas jugé utile de préciser que sa cousine, c’est la quiche qui un matin, dans le parking de la boîte, avait attaché son antivol sur mon vélo, au lieu du sien. Elle est connue pour être un peu tête en l’air.

7h30, ce matin, mon portable me croasse dans les oreilles. Je croise mon coloc’ qui a l’air aussi frais que moi, ça tombe bien, j’ai pas l’énergie de parler. « Alors en quelques mots ? » demande-t-il. Ouais mais pas plus, alors….

Je ne trouve plus mon badge d’accès, tant pis, je sors et dans la rue, y’a un truc qui cloche. Moi, jambes et orteils nus en mini-jupe et sandales, top en crépon … les autres en couleurs sombres, chaussures d’hiver, vestes et même encore quelques écharpes. Je détonne un peu dans ma tenue estivale. Fiso est déjà passée à l’été. Je marche nonchalamment - en fait, je sens un peu dans les mollets les 51 kms de VTT en montagne d’avant-hier - attrape au vol des chouquettes pour mes hôtesses, un croissant pour ma quinqua et un pain au lait pour moi.

Aujourd’hui, ça va être « ciga,ciga », comme on dit en Crète. Mon boss est prévenu. "C'est calme", qu'il a dit.

*ciga : doucement