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  • Bilan de ma deuxième semaine à Bangkok

    Je sais dire « prochain arrêt » en thai : satani tom pai ou quelque chose dans le genre (ça peut toujours servir)

    J’ai réitéré l'essai et mangé des choses achetées dans la rue  : mes intestins n’ont pas moufté. Je vais ramener mes capsules d'Immodium à Paris où elles retourneront sagement dans ma boîte à pharmacie.

    J’ai croisé 2 énormes cafards hier, mais pas de rats (ouf !). Depuis que Rob m’a dit que j’en avais raté un énorme qui passait sous nos yeux sur Silom, l’autre jour, j’avoue que je suis beaucoup moins détendue quand je passe, en tongs et mini jupe, près d’une poubelle ou dans des endroits sombres.  Faut dire qu’avec toute la bouffe qui se vend dans la rue, et le peu de chats - faméliques - que j’ai vus, cafards et rats ont de beaux jours devant eux.

    Après quelques jours de réserve, je pratique, en plus des formules de politesse qui vont bien, le wai (le salut thaïlandais : mains jointes sous le menton).

    J’ai fait un sans-faute aujourd’hui : BTS avec correspondance jusqu’au Central Pier et bateau jusqu’au Palais Royal pour 80 Bt. aller-retour, et sans me paumer. Trop fière !

    Je me suis habituée au climat ; ce qui veut dire que j’ai trop chaud, que je me rue dans la fraîcheur du skytrain et allume la clim’ dès que j’arrive chez moi. Le retour à Paris va être douloureux.

    J'ai fait une découverte : la pop thailandaise. J'adore !

    J’ai tous mes cadeaux ! J’en connais qui vont être contents  … Il me reste juste à me trouver quelques fringues (quand même). Et la prochaine fois, je me fais faire une robe en soie.

     

  • Des huîtres au Kuang Seafoods restaurant

    Ce soir, je vais goûter un plat étrange, vanté sur le site d’un blogueur anglo-saxon : l’omelette aux huîtres, en V.O. : Hoi Tod. Ce jeune homme recommandait 2 restaurants de fruits de mer, Kuang Seafood et T&K Seafood dans Chinatown, je prends donc le BTS jusqu’à Victory Monument, en quête du premier. 

    En contrebas de la station de skytrain, la terrasse très animée d’un restaurant de fruits de mer, qui me donne bien envie d’arrêter là ma recherche.  Pourtant je continue, et un monsieur qui fait la circulation confirme que je suis dans la bonne direction.

    Plus loin sur la gauche, impossible de rater le Kuang Seafoods Restaurant, dont le nom se détache en lettres lumineuses sur l’immeuble au-dessus de lui. Deux bons points : des aquariums abritent les jolies petites bêtes qui finissent dans l’assiette des dîneurs et la salle est principalement remplie de locaux.

    La déco est très sommaire, je me plonge dans le menu à la recherche de la fameuse omelette. Il y a un choix incroyable de plats dans la carte de Kuang Seafoods, on se croirait chez Pedra Alta ; de plus, chaque plat est aussi illustré d’une photo, ce qui est très pratique et appétissant. J’ai été assez intriguée par le braised sea cucumber (le truc mou et noir de l’île de la Réunion, ça se mange ???), le abalone steak (ormeau) et j’ai salivé devant les crabes et langoustes cuisinées de diverses façons. Y’a vraiment des moments où je regrette de m’attabler seule …

    Je commande donc  la fameuse omelette, traduite par oyster in hot pan (250 Bt.,), des noix de saint Jacques à l’ail (BBQ scallop with garlic 350 Bt.) et un fried morning glory (80 Bt.)

    L’aspect de l’omelette est pour le moins ... déroutant. De nombreuses et toutes petites huîtres la décorent. Je plonge ma fourchette : les huîtres sont délicieuses mais l’espèce de bave d’escargot qui recouvre l’omelette me reste sur l’estomac. Pourtant j’adore les huîtres et les omelettes baveuses, mais là … Non, vraiment, je ne me suis pas régalée.

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    Les noix de Saint-Jacques sont joliment présentées et délicieuses. En plus, il y en a 9 alors que la photo en montre 6, on est pas volé sur la marchandise. Le fried morning glory, je connais, valeur sûre. Je me siffle une Singha en regardant un film d’horreur tellement mal joué que c’en est drôle. Et je finis sur un riz sucré à la mangue. En sortant, je jette un œil aux drôles de crabes qui évoluent dans leur aquarium, comme coiffés d’un casque militaire. Une bonne adresse, sans conteste, où j'aurai plaisir à revenir faire le tour de la carte mais l’omelette aux huîtres, très peu pour moi !

    Kuang Sea Foods
    107/13 Soi Rangnam, Samsen Nai, Phaya Thai, Bangkok (BTS stop : Victory Monument)

  • Pad thaï, ok, mais "Pas d'thaï" !

    Aujourd’hui, le premier de mes 3 jours libres avant de rentrer en France.

    J'attaque par une séance de saut à la corde dans la salle de fitness. Le voisin du dessous s’est plaint, quelques jours après mon arrivée, que je l’avais réveillé à 7h30 en sautant sur ma terrasse. Surprenant mais il ne l'a pas inventé, de toute évidence. Faut dire que la corde qui claque sur le sol, ça fait un peu de bruit. J’ai perdu au change au niveau de la vue (panoramique depuis mon 8ème étage) mais j’ai gagné la climatisation.

    Ensuite, j’ai la mauvaise idée – et la conscience professionnelle - de consulter ma boîte mail. J'y trouve des mails de mes stagiaires, un peu en panique face au logiciel sur lequel je les ai formés. Je réponds aux questions et finalement je bosse pendant plusieurs heures et propose de passer les voir le lendemain. Pfff ! …. Parfois, je me dis que mon sens du service est un peu too much …

    Du coup, entre deux mails, j’ai passé l'après-midi allongée sur ma terrasse au soleil. On ne peut pas dire que j’ai beaucoup pris le soleil depuis mon arrivée. D’abord, s’il fait chaud, le temps est plutôt nuageux et le soleil rare. Ensuite, il fait nuit quand je sors du boulot.

    En fin d’après-midi, Maurice m’a eue : je décide de partir à la recherche de ses fameuses chiottes dans le centre commercial Terminal 21, qu’on aperçoit depuis la station de Skytrain Sukhumvit. Il est marrant, ce centre commercial ; beaucoup plus petit qu’il n’y parait de l’extérieur, et divisé en étages identifiés par une ville : Tokyo, Paris, Istanbul etc. où l’on retrouve quelques clins d’œil. Beaucoup plus chic et cher que Platinum, par exemple, on y trouve, comme partout, un espace nourriture gigantesque. J’y mange mes premiers pad thaï, accompagnés de quelque chose qui ressemble à des feuilles d’endive. Ca se mange ? « Oui ça se mange, c’est un banana blossom » confirme la/le serveuse / serveur.

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    En toute logique, je me dis que les chiottes japonaises doivent être au niveau Tokyo, au 1er étagé. Bingo ! Je confirme, Maurice, ça vaut le détour, surtout que pour les dames, il y a l’option rinçage de foufounette en plus, et le jet vise parfaitement ! Je me demande quand même comment tu as pu y passer 45 minutes ?

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    Après le centre commercial, je décide de m’offrir un petit massage pour fêter la fin de ma mission. Les critiques concernant le Crystal Spa, recommandé par Wan, étant plutôt mauvaises, je décide de m’en tenir aux valeurs sûres et retourne au Health Garden, où je m’offre 1h30 de massage à l’aromathérapie. Quel pied !

    J’en sors à 23h et baille aux corneilles. Je n’ai qu’une envie : glisser sous la fraîcheur du ventilateur pour une bonne nuit réparatrice mais j’ai rendez-vous : ce matin, le portier de l’hôtel m’a invitée à dîner et donné rendez-vous à 23h au beer garden  du marché de nuit de On Nut. « I want to buy food for you » a-t-il dit. Pas de problème, mon garçon ! Les marchés de nuit ou night markets, il y en a dans toutes les villes thaïlandaises. Ce sont de grands espaces pourvus de tables et chaises, où on peut manger des plats préparés vendus sur les stands.

    En pénétrant dans les allées du night market de On Nut, je comprends que j’ai raté quelque chose, jusque là. Le beer garden du marché de nuit, c’est the place to be, là où tout se passe. Il y a des tables et tabourets en bois blanc, une scène, deux rockeurs, et une ambiance d’enfer ! Je repère P. qui a attaqué la bière en m’attendant. Il commande un pad thaï (décidément, c’est le thème du jour) et une salade de fruits de mer. Un groupe de jeunes femmes déchaînées dansent et chantent à tue-tête. Je reconnais des morceaux joués par le couple de musiciens chez Elvis et ai très envie de danser. P. me donne l’impulsion qui me manquait et je rejoins le groupe de femmes qui deviennent carrément hystériques à mon arrivée. Après quelques minutes, au moment où je tente de m’éloigner, l’une d’elles me retient fermement, j’ai encore droit aux « I love you » et aux photos.

    Après le repas, P. propose une boîte de nuit, puisque j’aime danser. Nous prenons un taxi jusqu’au Sang Gan club, d’où s’échappe une musique techno assourdissante. « Merde, voilà qui va définitivement ruiner tous les bénéfices de mon massage » me dis-je en regrettant d’avoir accepté de venir jusque là. Heureusement, mon supplice sera de courte durée : après quelques minutes, cette daube commerciale laisse la place à plusieurs chanteurs qui se succèdent, jusqu'à la fermeture, à 3h, dont un vieux beau assez grotesque dans son moule-boules violet et vert. Contre toute attente je passe une super soirée car comme je l’ai déjà dit, la pop thaï a été une des bonnes surprises de ce voyage. D'ailleurs, si quelqu'un peut me fournir quelques liens vers des vidéos, j'apprécierais.

    Si la musique est bonne, P., en revanche, commence à être un peu relou car il insiste pour que je danse et surtout, il continue à commander de la bière alors que je lui dis que je n’en veux plus. Je le soupçonne d’avoir comme objectif de finir la nuit avec moi, ce qui se confirme dans le taxi de retour, où le fourbe tente une intrusion sous ma mini-jupe. Je l’envoie gentiment se faire cuire un œuf à On Nut, tandis que je remonte me reposer de ce grand écart entre table de massage et piste de danse.

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  • Off !

    Ca y est, ma mission est terminée ! Ce soir, je quitte le bureau, un peu nostalgique et aussi heureuse d'entamer mes 3 jours de repos avant le retour en France.

    Je me mets en route pour les centres commerciaux. D’abord, le Pantip Plaza, temple des geeks, pour y acheter un disque dur. Ensuite, le Platinum, temple des shoppeuses, pour commencer mon shopping thaï.

    A la sortie du skytrain, j’entends des cris et des sifflets. Des gens agitent des drapeaux et chantent joyeusement du haut de chars colorés. La Gay Pride ? Non, une des nombreuses manifestations qui se déroulent dans le pays depuis quelque temps. Aux dires de Rob, la Première Ministre, soeur de l'ancien Premier Ministre condamné pour corruption, est très impopulaire. Les femmes lui reprochent de ne rien faire pour lutter contre la violence envers les femmes, en hausse. Ceci expliquant sans doute cela, l'alcoolisme aussi est en hausse dans le pays et la vente d'alcool a été interdite en journée, ce qui fait bien rigoler Rob. Le bouddhisme n'est plus ce qu'il était ...

    Au Pantip Plaza, je repère des disques durs 1 tetra pour une cinquantaine d’euros. Le platinum, juste à côté, est un immense centre commercial où on a la garantie de faire des affaires. Les chemises pour hommes y sont aux alentours de 5€. Je n’ai que le temps de parcourir 1 ou 2 étages et d’acheter un petit cadeau à ma copine Jam.

  • Mes pauses café à Bangkok

    Mardi, j’ai acheté des friandises pour mes stagiaires ; Rob m’a dit que les thaïlandais adoraient ça. Devant l'immeuble de mon client, un type vendait des fruits ; avec la papaye et la mangue, il me donne un petit sachet de sucre rose, je me demande bien pourquoi. Je comprends lorsque je goûte la mangue : elle est verte et sa chair peu sucrée et plutôt craquante (et le sucre rose, pimenté, ça vous étonne ?).  

    Avec mon café, Wan m'a offert de drôles de petits macarons verts et roses. Et au retour du déjeuner, j'ai trouvé une boîte en plastique remplie de billes oranges devant mon ordinateur. Qu’est-ce que c’est ? Des billes de melon ? Non, en fait ça ressemble aux beignets indiens trempés dans le sirop. Pas très bon, mais offert de bon cœur, alors …

    Aux toilettes, j'ai croisé la directrice du service qui s’est enquise de mon weekend et m'a offert un baume à appliquer sur mes piqûres de moustique.

    Le petit déj’ d'aujourd'hui : banana and salapao. C’est vert et mou comme une balle antistress. Quand on mort dedans, ça a la texture des brioches chinoises au porc et le goût de la noix de coco ! En l'occurrence, c'est chinois à l'origine. Pas mauvais du tout … Bon, j’ai pas vu qu’lil y avait un papier collé en dessous et je l’ai mangé aussi ….

    Dans l’après-midi, Wan arrive avec un autre paquet de friandises. Heureusement que c’est ma dernière journée !!! Ces billes bleues et vertes ne m’inspirent pas du tout mais en fait, c’est fourré à la cacahuète et noix de coco (entre autres ingrédients non identifiés) et plutôt bon. Le nom serait ka nom tom.

    J’en aurai mangé des choses bizarres ici ! Un petit rappel en images :

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