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non verbal

  • Communication : Quand le non verbal nous trahit

    Nous avons ensuite fait un exercice sur le décodage du non verbal (bras croisés etc.), ce qui, là encore, a montré que ce qui est communément acquis n'est pas vrai pour tout le monde.

    Par exemple, le doigt pointé constamment par un des participants, et qui perturbait la formatrice parce que vécu comme un signe d'agression, ne me gêne aucunement car je l'interprète comme une marque de sincérité et d'ouverture. Tout comme les bras croisés, que je pratique souvent, habituellement interprété comme un signe de fermeture et de repli sur soi, ne me gêne pas chez l'autre.

    Notre formatrice a ensuite projeté une vidéo et nous a demandé d'observer le non verbal et de noter ce qui nous frappait. Il s'agit d'une interview de Xavier Bertrand par un journaliste du Courrier Picard. Un grand moment de communication qui a fait beaucoup de bruit :

  • Jour 1 : L'écoute active et l'importance du non verbal

    Après ces quelque phrases pleines de bon sens, un nouveau jeu : un participant entretient un autre d'un sujet qui le passionne.
    Premier exercice : L'auditeur s'intéresse au sujet et le manifeste de façon verbale et non-verbale. La 3ème personne observe et prend des notes.
    Deuxième exercice : Le narrateur continue son histoire mais cette fois, l'auditeur manifeste son ennui. Puis on échange les rôles.

    Cet exercice a été intéressant sur plusieurs points. Lors du jeu de rôles où mon interlocutrice était censée s'intéresser à ce que je lui racontais, j'ai clairement senti qu'elle s'ennuyait et feignait l'intérêt. Elle avait beau m'encourager par des mots et poser des questions, tout son non-verbal montrait qu'elle n'en avait rien à foutre. C'était même beaucoup plus évident et naturel que dans la deuxième partie où elle surjouait l'ennui. J'ai essayé de la forcer à m'écouter en lui posant des questions lorsqu'elle regardait ailleurs.

    Quand ça a été mon tour de l'écouter, et que je lui ai montré que le sujet ne m'intéressait pas (fastoche, il ne m'intéressait vraiment pas car elle est passionnée par les livres et films Harry Potter que je n'ai jamais vus), elle m'a alpaguée en me demandant si ce qu'elle racontait ne m'intéressait pas. Ce à quoi j'ai répondu par l'affirmative. Elle m'a alors demandé pourquoi et j'ai argumenté. "Faux" a-t-elle répondu sèchement avant de partir dans un plaidoyer pour l'école des magiciens.

    Debrief de l'observatrice (en l'occurence la formatrice) après que nous ayons fait le nôtre. Elle m'a demandé ce que j'aurais pu faire lorsque j'ai constaté que je n'étais pas écoutée, plutôt que de tenter par tous les moyens d'obliger mon interlocutrice à m'écouter. Ensuite elle a fait remarquer à ma camarade à quel point elle m'avait agressée lorsque j'avais manifesté mon peu d'intérêt pour Harry Potter. "C'est dommage parce que pour le coup, tu l'avais récupérée puisqu'elle répondait à tes questions. La communication avait été rétablie et tu l'as rompue. Cet exercice est un beau cadeau pour toi et pour la suite."

    Il a été un beau cadeau pour moi aussi et m'a laisssée pensive pendant quelques minutes. Si je me suis rendue compte de ma capacité à décoder le non-dit et à "sentir" les choses, acquise grâce aux centaines de formations que j'ai données jusqu'ici, il m'a aussi fait prendre une résolution : si je sens / vois qu'on ne m'écoute pas ou plus, je ne devrais pas continuer ou tente de forcer l'écoute, ce qui est une forme de violence, mais déclarer un temps mort, dire mon ressenti et proposer une pause ou des retours d'infiormation.

    J'ai réfléchi à ce qui m'empêchait de le faire; sans doute ma recherche de l'harmonie, ma réticence à la confrontation qui me font penser qu'en "crevant l'abcès", je reconnaîtrais implicitement que quelque chose ne va pas. Et sans doute aussi la peur de l'inconnu car quand on sollicite des retours, on s'expose à la critique.