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  • Spleen et Keziah

    Hier, j'ai filé sur mon vélo jusqu'au quai des Célestins pour le concert de Spleen à 17h. Bon, je suis arrivée à 17h20 vu que je suis partie à l'heure ou je devais y être. Vous suivez ?

    [C'est marrant, en ce moment, je n'arrête pas de faire ce trajet jusqu'aux alentours de l'Institut du Monde Arabe. La veille, j'ai retrouvé Y. au Jardin des Plantes pour une petite sieste au soleil et un thé à la menthe à la mosquée de Paris. Ensuite, je l'ai suivi sur son Vélib' jusque dans le Marais avant de rejoindre un ami à Ménilmontant. Un verre à la terrasse du Karton puis des moules-frites au bar du Lycée - mon petit doigt m'a dit qu'une de mes copines blogueuses avait fait le même parcours une semaine plus tôt- avec en fond sonore le fado-flamenco de Samir sur sa guitare. Une bien belle soirée même si le rosé m'a moyennement réussi.]

    Revenons à Spleen. J'avais suivi en live sur radio Nova une Nuit Zébrée complètement déjantée et assez coquine ou il avait fait monter du public sur scène. Si je me souviens bien, il avait fini en caleçon. Alors hier, quand il a demandé que des filles montent le rejoindre, je me suis abstenue. Il a de l'énergie le garçon, de beaux abdos qu'il exhibe et c'est un sacré coquin, aussi sensuel que sa musique. Je n'ai pas été déçue et j'ai sauté comme une dingue sur "Baby I wanna love you everywhere..." Oooooh yeah !

    J'aurais dû rester sagement à Paris Plage car quand je suis revenue quelques heures plus tard avec mes cop's, c'était blindé. Elles étaient toutes les deux un peu claustro, alors on est restées sur le quai en haut. Du coup, on a vu Keziah sortir de son bungalow. Comment il est trop beau ! Fin, racé, vraiment élégant avec son chapeau et son costume. Quand le concert a démarré, impossible d'apercevoir autre chose que le bout de sa guitare mais on l'entendait, ça oui. Alors quand y'a eu moyen de se faufiler en douce pour le voir à quelques mètres, j'ai pas été la dernière. Jusqu'au moment ou la sécurité est venue nous chasser comme des malpropres. Alors, au milieu de la foule, j'ai fermé les yeux et chanté "Beautiful Emilie", "Femiliarise", "Rythm is love" et tout son premier album que je connais par coeur. Et puis, pas grave, j'ai eu ma photo avant que la sécu nous chasse... "Vas-y Fiso, shoote" qu'elle disait ma petite soeur ...

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    PS : M., Spleen sera à Avignon en novembre, check it up baby !

  • It's all just a show

    "Un jour dans le métro parisien, 8h du mat, j'avais le moral au fond des chaussettes. Dans ce wagon qui m'amenait à l'abattoir, j'étais la tête basse, au bord des larmes... Doucement, je ne sais pas pourquoi, peut-être pour que le trajet passe plus vite, pour diluer ce début d'eau salée dans mes yeux, dans une vaine tentative de me décoller de mes pensées mais plus sûrement encore dans l'espoir illusoire de trouver autre chose que le collier de stations que je connaissais par cœur, j'ai vaguement levé les yeux. Et là ils ont fait "marche arrière". Je n'avais pas halluciné, quelqu'un s'était amusé à écrire "'n roll" après la station Duroc. Et bien cette personne dans la simplicité de son geste, a sans le savoir réussi à m'arracher un sourire intérieur et m’apporter la lichette de bien-être qu'il me fallait à ce moment très précis. Et je l'en ai remercié."
    (anecdote de PJ lue sur le blog Mes Mots Random)

    Un soir de novembre, en ouvrant la porte sur le vide d'un appartement froid et silencieux, Fiso le petit robot, qui avait bien fait son show toute la journée, s'est écroulée. Longtemps après, quelqu'un a sonné à la porte, elle a hésité, a couru mettre de l'eau fraîche sur ses yeux rougis et a ouvert. Ils sont entrés, se sont assis, ont discuté. Elle les a fait beaucoup rire, ils sont restés longtemps.

    En repartant, le vieux monsieur a dit "Quel plaisir de rencontrer quelqu'un avec une pêche pareille, vous êtes tout le temps comme ça ?" et sa collègue a acquiesé.

    Après leur départ, Fiso a allumé la lumière et mis de la musique gaie. Elle n'avait plus envie de pleurer. Elle a dansé et remercié intérieurement le vieux monsieur.

    Depuis, chaque année, Fiso se répète qu'il faut absolument qu'elle résilie ce contrat d'assurance-décès ...

  • Saut en hauteur

    Marceau sein.jpgJ’avais laissé mon vélo dans le parking de la société hier soir. Pas le courage, après 2 nuits quasi-blanches, de pédaler contre le vent qui agitait violemment les arbres sur le parvis.

    Ce matin, donc, je descend du tramway et je vois mon bus me démarrer sous le nez. J’agite les bras désespérément pour qu’il m’attende – ce qu’il fait - et pique un sprint (en talons et jupe mais ça, je suis habituée).

    Et là, en pleine course, mon sein droit s’élance lui aussi, fait une échappée remarquable et passe par-dessus la dentelle.

    Je suis montée dans le bus, comme si de rien n’était, et ai remercié le chauffeur de m’avoir attendue. Ce n’est qu’une fois assise que j’ai remis le fourbe à sa place.

    [ne jamais courir ou te pencher quand tu portes un balconnet, Fiso, tu devrais le savoir pourtant…]

  • Retourner au point de départ

     

    (Un soir de septembre, dans un tramway, il lui a mis son casque sur ses oreilles et a dit : « Cette chanson, je l’ai écoutée en ne pensant qu’à toi ».

    Les premières notes de piano ont résonné. Sur ses joues, les larmes ont coulé sans fin. A quoi bon demander pardon ?

    Tard dans la nuit, elle s’est endormie contre son torse.

    Au petit matin plein de promesses, ils avaient décidé de revenir ensemble « là où tout avait commencé ». Mais le temps avait fragilisé leur amour et il s’est cassé en mille morceaux comme un vase ébréché.)

     

    Come up to meet you, tell you I'm sorry
    You don't know how lovely you are
    I had to find you, tell you I need you
    Tell you I set you apart

    Tell me your secrets and ask me your questions
    Oh let’s go back to the start
    Running in circles, coming in tales
    Heads are a science apart

    Nobody said it was easy
    It's such a shame for us to part
    Nobody said it was easy
    No one ever said it would be this hard

    Oh take me back to the start

    I was just guessing at numbers and figures
    Pulling your puzzles apart
    Questions of science, science and progress
    Do not speak as loud as my heart

    Tell me you love me, come back and haunt me
    Oh and I rush to the start
    Running in circles, chasing tails
    And coming back as we are

    Nobody said it was easy
    It's such a shame for us to part
    Nobody said it was easy
    No one ever said it would be so hard

    I'm going back to the start

     

     

  • La rua Madureira