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les hommes de ma vie - Page 6

  • Richelieu

    La semaine dernière, après mon retour de Tokyo, je suis allée faire un tour du côté de Richelieu, une mignonne petite ville située à une vingtaine de kilomètres de Chinon. C'est là que mon ami Hervé a racheté une maison, dans un état lamentable, et en a fait un nid déjà douillet et à fort potentiel. Le temps n'était pas des plus ensoleillés mais j'ai quand même savouré 2 barbecues et quelques pastis. Le jeudi, nous sommes allés nous balader dans les environs de Richelieu et avons visité le joli village médiéval de Faye-la-Vineuse ou l'on peut admirer la collégiale Saint Georges, église fortifiée construite en 1039, avec chemin de ronde et tour de guet. Monument historique classé, avec son choeur du 12ème siècle et sa crypte du 11ème siècle, c'est un chef-d'oeuvre de l'art roman. Le village est très typique également.

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    Nous sommes ensuite allés nous balader dans le superbe parc de Richelieu. Celui-ci abrita le château de Richelieu, construit vers 1630, symbole du prestige du cardinal et premier ministre de Louis XIII, et plus grand château de France jamais construit avant Versailles. Après son abandon pendant la Révolution, le château fut démoli en 1835. Subsiste le parc, agrémentés de canaux, d'embarcadères et d'écluses, qui compte des arbres rares comme des séquoias, cyprès chauves, arbres de Judée.
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    Après cette balade champêtre, nous nous sommes installés dans un bistrot à vins, face au parc, le Fossé Saint Ange. Une petite salle avec poutres apparentes, décoration bourgeoise, un jeune patron beau comme une carte postale ancienne avec son tablier bleu et son noeud pap', un bar rutilant en zinc, une jolie patronne rousse (et bretonne). Il est pas beau, le titi tourangeau, franchement ?

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    Au-dessus de nos têtes, nous nous amusons à lire un décret datant de plusieurs siècles qui proclame qu' "anglois, écossois et irlandois" doivent quitter la ville. A cet instant, un couple d'une cinquantaine d'années, elle lèvres siliconées, lui noeud papillon, entrent dans le restaurant. Il lit le Herald Tribune alors que Madame s'ennuie visiblement. Elle commence à lire la fameuse affiche et moi je lui dis, en anglais, qu'elle ne devrait pas la lire avant de manger. Elle me répond en français. Je m'excuse, disant que je l'ai crue anglaise car son compagnon lit le Herald Tribune. Ellle a une moue dédaigneuse dans sa direction et répond "Oh, ça ? Pfff, c'est son snobisme".

    En entrée, alors qu'Hervé déguste des asperges du pays en capuccino d'asperges et morilles, je savoure du foie gras aux épices de pain d'épice et chutney aux figues. Le pain est savoureux lui aussi, il vient du "Fournil du château" à Chinon. Nous mangeons ensuite, lui un gigot d'agneau de 7 heures au taboulé d'épeautre aux poivrons rouges et tempura de fleurs de courgette et moi, un risotto safrané aux joues de cochon parfumées à la gremolata. Tout est parfait, succulent et le service est irréprochable et convivial. On a l'impression d'être des habitués. Si vous passez par Richelieu un jour, arrêtez-vous y un instant, c'est un moment de détente hors du temps :

    Fossé Saint Ange

    2 rue du Chantier, Porte de Châtellerault à Richelieu; Tél : 02.47.95.38.82

    Après ce superbe dîner, nous sommes rentrés dans la nuit noire. Un arrêt en route pour saisir ceci :

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    Arrivés à la maison, nous avons entamé une partie de fléchettes ponctuée de fous-rires à chaque fois que je plantais mes fléchettes dans le mur en pierre. Il a fallu qu'Hervé s'ouvre le doigt en voulant faire du zèle. Le lendemain, nous sommes allés faire un tour au marché de Richelieu, sous les jolis halles en bois mais l'offre était peu abondante. Nous sommes donc allés jusqu'à Chinon, dans la belle boucherie de M. ONDET, au 5 rue Jean-Jacques Rousseau. J'y ai acheté des produits locaux, rillons, rillettes (Mère Mi je te vois venir ...) et andouillettes. Halte gourmande en face, au Fournil du Château, qui propose aussi de délicieux pains au chèvre et noix, saumon et ciboulette etc. Au déjeuner, nous avons mangé une énorme entrecôte et Hervé m'a fait un tupperware de poisson cru à la tahitienne que j'ai dégusté en rentrant à Paris. Si vous voulez la recette, il faudra le la lui demander :) 

     

  • De l'amour

    Mon ami, mon frère. Ce soir, tu m'as appris un mot nouveau. L'amour "agapè".

    Tu m'as expliqué que l'amour agapè, c'était l'amour absolu, à l'opposé de l'amour éros : c'est l'amour parental, l'amour filial, l'amour fraternel. Que l'amour éros est temporaire et source de souffrances car lié au désir et l'amour agapè, infini et absolu car don de soi irréfléchi. Notre amitié dure depuis de nombreuses années et si parfois, je n'ai pas prononcé les mots que tu attendais, si j'ai eu du mal à accepter cette tendresse indéfectible que tu me témoignes depuis toujours, sache qu'aujourd'hui je sais à quel point ton amitié m'est vitale.

    Tu m'a dit ce soir que depuis le jour ou nous nous sommes rencontrés, à l'aube de nos vies d'homme et de femme, tu m'aimes d'un amour agapè, que je suis dans tes tripes et que quand je suis mal, tu es mal. Il y a un peu plus d'un an, à un moment où comme aujourd'hui, j'étais perdue, tu m'as appelé et tu m'as lu l'épître de Saint Paul aux Corinthiens, à moi, l'allergique aux églises et au mot religion.

    "L'amour c'est vouloir donner ce qu'on a pas à quelqu'un qui n'en veut pas". J'ai accepté ce don avec une immense gratitude et il m'a fait du bien. Que j'aime parler avec toi ! Ta spiritualité et ton humilité me portent. Promis, je vais apprendre à me laisser aller. Je n'ai plus peur d'être moi-même et d'accueillir ces marques d'affection dont j'ai tant besoin. 

  • Répudiation

    Jamais je ne te pardonnerai

    Ce jour ou tu as balayé

    Mes certitudes.

    Sur tes lèvres un rictus amer,

    Tes mots qui piétinent et lacèrent

    Ma plénitude.

    Dans ton regard soudain méchant,

    J’ai retrouvé mes peurs d’enfant,

    Ma solitude.

    Pourquoi m’as-tu abandonnée,

    A cet instant où se mêlaient

    Nos inquiétudes ?

    De ce jour où tu m’as meurtrie,

    J’ai su que c’en était fini

    Des habitudes.

    Pour le meilleur et pour le pire,

    C’est elle que j’allais choisir,

    Ma solitude.