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    (Je sais pas, vous, mais moi, je suis gelée, en ce moment ... allez, un petit remontant, ça faisait longtemps, non ?)
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    Endormi, sur le ventre, visage au creux du bras,

    Ton corps viril et chaud se découpe sur les draps.

    J'observe avec tendresse et toujours étonnée,

    Ton visage apaisé sur lequel les années

    Semblent avoir glissé sans laisser une trace.

     

    Ton souffle calme et lourd emplit soudain l'espace

    Et je goûte en silence cet instant de répit

    Que me laissent enfin tes yeux fermés, chéri*.

    Quand tu plonges leur feu dans mon regard frondeur,

    Je perds pied doucement et sens avec stupeur

    Des milliers de volcans se réveiller en moi.

    En cet instant, tu dors, sous ce bleu qui me noie.

     

    Tes épaules dorées et ta nuque soyeuse

    Dans ce matin d'été où je t'observe, heureuse,

    Invitent mes mains chaudes parfumées de ta peau

    A une caresse distraite, mais je laisse le flot

    Du désir faire monter du fond de mes entrailles

    Des vagues de plaisir sous lesquelles je défaille.

     

    Mes yeux suivent la courbe de ton dos émouvant

    Sous le drap disparaissent tes fesses impudiques

    Sous moi je t'imagine, en cet instant magique

    Endormi, immobile, soumis et impuissant.

     

    La chaleur de mes cuisses ouvertes contre tes fesses,

    Je me penche sur toi, la pointe de mes seins

    Durcit contre ton dos et fait vibrer mes reins.

    Ma bouche juste entrouverte parcourt ta nuque fraîche,

    Ma langue goûte ta peau tiède et un peu sucrée,

    Tes paupières tressaillent et ton corps chaud s'éveille.

     

    Bientôt, ma bouche vient taquiner ton oreille,

    Là où, la nuit venue, je te dis des secrets.

    Ma langue humide et chaude suit l'ourlet délicat

    Du cartilage tendre et un peu élastique,

    Je mordille ton lobe, ignorant les suppliques,

    Que tu laisses échapper, prisonnier de mes bras.

     

    La pointe de ma langue emplit ton pavillon

    Baigné de ma salive, tu contractes le dos,

    D'un mouvement brusque le libère du fardeau

    Et plonge tes yeux bleus dans mes yeux polissons.

     

    Ma main dans tes cheveux ébouriffés et doux,

    J'emprisonne ta bouche entre mes lèvres fermes

    Et m'abreuve au nectar de tous nos matins blêmes,

    Recueillie, yeux fermés, je dompte ton courroux.

     

    Mais sous mon ventre chaud, je sens ton sexe dur

    Qui tangue doucement et cherche ma chaleur.

    Je l'ignore et retarde ce moment de bonheur

    Où tu pénétreras au fond de mon armure.

     

    Belle et chienne à présent, je soutiens ton regard,

    Son bleu voilé s'enfonce dans mes reflets d'automne

    Quand tu saisis ma main, le souffle court, hagard,

    Mon prénom sur tes lèvres, dans l'air moite, résonne.

     

    Je bois ton souffle chaud pareil à l'alizé

    Ma langue sur tes lèvres goûte le sel de ma peau

    J'offre un téton rosi à ta bouche affamée

    Tes dents qui le mordillent m'arrachent des soubresauts.

     

    Soudain tu me renverses et tu m'ouvres les cuisses,

    Tes yeux émerveillés découvrent un fruit charnu

    Dans mes replis nacrés, ta langue pointue se glisse

    Et goûte la saveur de ce miel défendu.

     

    Tu frottes une joue rugueuse au velours de ma peau

    Je gémis sous tes mains et ta bouche experte

    Butine le bourgeon de ma féminité.

    Ton doigt glisse lentement sur mes lèvres entrouvertes

    S'enfonce, clandestin, dans mon humidité,

    La jouissance m'inonde et je crie, les yeux clos.

     

    Alors ta queue gorgée d'un désir lourd et suave

    Pénètre les remous de mes cuisses tremblantes.

    Tu es planté en moi comme une dague assassine

    Cloue et laboure mon corps, cruelle et indécente,

    Jusqu'à l'instant précieux où mes cuisses mutines,

    Resserrant leur étreinte, déclencheront des salves.

     

    Alors je sentirai ta queue vibrer en moi

    Inondée de ton jus, je t'ouvrirai mes bras

    Pour qu'enfin, sur mon ventre offert et honoré,

    Tu reposes ta tête et t'endormes, apaisé.

    [poème écrit aux alentours de l'été 2007]

    * t'as vu, me suis presque pas dégonflée ... ;)

  • Elles et moi

    Je vous regarde fixement. Vous ne me voyez pas, vos yeux sont baissés. Je vous souris, de temps en temps. Je sais ce que vous pensez.

    Vous pensez que nous sommes différentes, et même opposées.

     

    Vos cheveux sont argentés et la vie a griffé votre visage de sillons épais. Sur les photos de votre jeunesse, à côté de votre grand amour, dans un décolleté trop provocateur, j’ai découvert une femme qui n’est pas vous, une poupée qui fait oui avec la tête et non avec le cœur, comme dans la chanson. Effacée, dévouée, vous vous êtes laissée désarticuler sous les coups de celui qui disait vous adorer.

     

    Toi, petit elfe facétieux, tu danses sur les pavés mouillés comme tes joues, les soirs de solitude. Je te connais si peu mais je t’aime tellement, si tu savais. Si tu savais comme chacun de tes mots m’arrache le cœur, comme je me retiens d’écrire pour ne pas me dévoiler. Je te parlerai, un soir, lorsque nous serons seules, et nous pleurerons de rire, et le vin coulera.

    Nous mettrons des talons hauts et de jolies robes qui s’envolent et nous nous enivrerons d’amour et de musique. Tu es mon exutoire caché.

     

    Tu portes son prénom, c’est drôle, et pourtant tu ne lui ressembles en rien. Je t’aime mais ne te comprends pas, c’est pas grave et c’est réciproque. Tu as dit un jour une phrase qui nous a fait mal à toutes les deux, j’aurais pu nier, te rassurer, mais je ne veux plus mentir.

    Tu me rapelles cette phrase dans un très beau livre qu’un garçon m’a offert : " Le seul instant de sa vie où elle fut reine fut le jour de sa mort."

     

    Toi, la dernière pierre que j’ai découverte. Tu étais là, posée sur un lit de mousse, et je ne t’avais pas remarquée. C’est parce que tu as une telle générosité que tu mets les autres en vedette. On a partagé un plateau et des confidences, et soudain ma voix a tremblé. Je sais ce que ça veut dire.

  • Ma manga girl

    Mon vélo a passé sa 3ème nuit devant la mosquée de Paris. J’ai pas eu le courage d’aller le chercher hier, en sortant de Paris Carnet à 23h, surtout avec le risque qu’il n’y soit plus. On verra ce soir.

    Richard était enrhumé, Fauvette absente mais Bénédicte toujours aussi délire, Oh!91 au fond de son lit avec une amygdale surinfectée (vas savoir ce qu'il a encore été avaler, çui là!), Boug’ a encore pris des photos dégueus au chocolat coulant, ça devient une habitude, on a ri comme des gamins de 15 ans, et puis … on avait un invité surprise, le chéri de ses dames, qui arborait comme promis son joli badge jaune …

     

    Ce matin, 10 degrés annoncés au dessus du périph’, je marche d’un pas traînant jusqu’au tramway et là, venant vers moi, je reconnais ma petite sœur à la tête de manga, avec ses jolis macarons au-dessus des oreilles. Je l’embrasse dans le cou, d’ailleurs maintenant j’ai les lèvres parfumées à l’Ultraviolet, la serre dans mes bras, « Mais qu’est ce que tu fais là ? », elle part en formation pour une journée dans le nord de Paris, pas envie d’y aller, moi non plus, j’ai envie de lui dire « Viens on va se prendre un petit déj’ toutes les deux », mais ce ne serait pas raisonnable …

    Je monte dans le tram’, j’évite de penser que mon frère part vivre à Nantes ce week-end, et que ma petite Marion va s’exiler bientôt aussi en province. D’habitude c’est toujours moi qui part, et là, ma fratrie me lâche, ça me fait drôle, et j'appréhende.

    Je suis déjà épuisée à l’idée de cette journée à assurer pour 2, ma collab’ étant malade, en plus j’ai encore raté cette p… de navette, et Nova qui passe que des chansons tristes, belles comme celle que j'ai mise là, en dessous, mais tristes, fait chier …

    (ah si ! la bonne nouvelle, c’est que je vais passer le Nouvel An à Budapest avec ma bande de barjos ! j’ai acheté mon billet hier !)

     

  • Les Romanesques

    L’ambiance au Balajo hier soir, c’était ça : Les Romanesques, Yokozuna, « The king of sumotori ».

    Un cabaret burlesque délirant !