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  • Eat'n Cure à Montrouge

    Photo303.jpgUne pièce de théâtre intitulée "Blogueuse" à la Manufacture des Abesses, nous ne pouvions pas rater ça ...

    Ce fut un moment plein de détente même si nous nous attendions à tout autre chose. En effet, la blogueuse n'est pas le thème central de la pièce, parfois même on se demande la raison du choix de ce titre. "Geek" aurait été plus approprié, à la limite.

    J'ai franchement ri aux éclats le dernier quart d'heure, après l'arrivée - trop tardive - sur scène du "mec de la blogueuse" (beau gosse le Adrien Durrmeyer, en plus).

    Il le dit : "En 2000, l'enfer c'était d'être le mec d'une actrice, en 2010, l'enfer c'est d'être le mec d'une blogueuse. Déjà qu'elle racontait vos pannes d'érection à ses copines, maintenant elle donne à lire votre vie privée à des milliers d'internautes, sous le prétexte qu'elle utilise des pseudos et qu'on ne vous reconnaîtra pas".

    Rires aussi en me reconnaissant dans le portrait de la blogueuse qui raconte en détail la composition de la salade qu'elle a mangé le midi (sauf que je mange rarement des salades).

    Quelques pistes qui auraient mérité plus ample développement, comme la consultation frénétique des stats de fréquentation ou la perplexité devant l'arrivée de visiteurs sur son blog via l'expression "fellation à un prêtre".Moi c'était "nonnes délurées", j'ai aussi régulièrement "abricot fendu".

    Dommage, il y aurait vraiment eu de quoi écrire sur les névroses des blogueurs. Boug' et moi, on pourrait en écrire des tartines. Cependant, on ne s'ennuie pas et les trois comédiennes, très différentes, sont pétillantes et talentueuses (et surtout j'ai louché pendant toute la pièce sur la superbe paire de chaussures corail de Céline Espérin).

     

    Après le spectacle, comme j'avais passé la journée à glander plutôt que d'aller acheter de la salade pour le dîner du soir, j'ai proposé à Boug' un dîner dans un restaurant indien au concept novateur : le seul et unique restaurant proposant la spéléothérapie (thérapie au sel naturel).

    En l'absence de mines de sel en région parisienne, on peut profiter, tout en se régalant, de la richesse en ions négatifs du sel qui permet de réduire les problèmes d'asthme, allergies, problèmes respiratoires ou dermatologiques. L'idéal serait donc d'aller dîner en bikini. Je vais d'ailleurs proposer à JC d'offrir une coupe de champagne (pour moi, le digestif maison fera l'affaire) aux jeunes femmes qui oseront. Voilà sans doute le meilleur moyen d'augmenter rapidement la fréquentation de son restaurant, qui le vaut bien.

     

    Eat'n Cure (littéralement "Mange et soigne") se trouve dans une rue très calme de Montrouge, à deux pas de l'hôtel Ibis et à dix minutes à pied du métro Porte d'Orléans.

    Il propose une terrasse mais le plus beau est à l'intérieur : les seules sources lumineuses du restaurant sont diffusées à travers des briques de sel d'un bel orangé, provenant de l'Himalaya. Cela donne une lumière douce et relaxante.

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    La carte n'est pas en reste, on y trouve, outre des plats à moins de 10€, un menu entrée-plat-dessert à 14€90 et le midi, un buffet à volonté pour 12€. Le patron, John Christopher, est venu prendre notre commande et m'a même cuisiné un agneau jalfrezi qui n'est pas sur la carte. C'est un des mes plats préférés et j'en trouve rarement sur les cartes des restaurants parisiens. Eat'n Cure livre à domicile et on peut même commander en ligne sur leur site.

    Et vous savez quoi ? Il est super sympa, John Christopher. Comme nous posions des questions sur les briques de sel, à la fin du repas, il s'est installé à notre table avec son ordinateur, nous a offert un café et montré des sites internet sur la spéléothérapie et des vidéos sur Youtube.

    Il y a pas mal d'endroits en Angleterre où l'on peut se détendre dans des pièces remplies de sel des murs au plafond. Au Pakistan, en plein coeur de l'Himalaya, on peut visiter la mine de Khewra, deuxième plus grande mine de sel du monde, où a été créée une clinique et dans laquelle on a construit une mosquée en briques de sel. On vient y passer une journée en famille, exactement comme dans la mine de sel de Ocnele Mari, en Roumanie, que nous avions visitée avec Dana.

     

    J-C nous a appris que la Pologne était le premier producteur mondial de sel, suivi du Pakistan.En France, s'il existe encore des mines de sel, il semble qu'elles soient fermées au public. On en trouve aussi beaucoup en Allemagne et en Suisse. 

     

    Les derniers clients partis, nous sommes restés tous trois à discuter un long moment, en sirotant le digestif maison à base de litchi, rose et banane et quelques gouttes de liqueur Paan, à base de feuilles de bétel, herbes et épices (ça sent super bon!).

    Et au moment de notre départ, John Christopher nous a offert, à chacune, un autre très beau cadeau. Je m'en lèche encore les doigts.

     

    Eat"n Cure au 7 rue Danton à Montrouge [M° Porte d'Orléans]

    (Tél : 01.46.56.23.40)

     

  • Free Spirit, toujours, tu chériras la mer !

    Photo271.jpgJ'avais prévenu ma collègue : "J'ai ma robe de plage et mes tongs" (spéciale dédicace à CUI).Le midi, nous déjeunons "chez Eric", route de la flotte, un restaurant sans prétention mais où tout est fait maison, à commencer par le sourire du patron. En salle sont exposés les peintures, lampes sur bois flotté et miroirs réalisés par sa femme.

    19h, j'entre dans ma chambre d'hôtel sur le port de Saint Martin de Ré, je jette ordinateur, jupe et escarpins et respire : transformation de la business woman en vacancière éphémère.

    15 minutes plus tard, J. me rejoint sur le port. Juchée sur des talons haut, elle découvre, amusée, ma tenue légère et rebrousse les talons pour se mettre les orteils au frais. Nous nous promenons parmi les vacanciers hâlés avant de nous attabler au Bélem. Brochette de langoustines en tempura, filet de bar sauvage rôti, crème brûlée au pineau sur verre de rosé.

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    Un mâle alléché par mes odeurs marines me fait de l'oeil, je crois même qu'il louche sur moi ...non ?

     

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    A 21h30, la fatigue se fait cruellement sentir car nous avons pris le train ce matin à 6h. Tant pis pour les glaces aux étranges arômes, "cornes de gazelle", "schtroumpf", "lait d'amande praline", "pomme de terre de l'île" ou encore "huître de l'île et caviar" (???), je m'enfonce dans les oreillers moelleux de mon lit et surfe sur les blogs amis.

    7h le lendemain, mon réveil sonne, j'ai une tête de chouette mais je ne résiste pas à la lumière du matin sur le sable blond.

    Je saute dans mon short et mes baskets et traversant le port désert, je rejoins les remparts où sur quelques foulées, surplombant l'océan, je respire l'air du large à pleins poumons. Étirements, douche, je remets ma tenue de travail et m'offre un petit déj en terrasse au milieu de tablées d'anglais. Qu'il est étrange de marcher en tailleur et escarpins parmi les cyclistes dénudés alors que nous rêvons de flâner à vélo.

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    Le soir, sur un quai de la gare de la Rochelle, nous hésitons. Et si nous posions notre vendredi et allions trouver refuge chez mamie Coco, au milieu des vignes ?

    Hélas, la raison l'emporte et notre train aussi, dispersant nos rêves de liberté. Et dire que je n'ai même pas eu le temps de choper une bouteille de pineau de l'île de Ré et une galette charentaise !

    Chez Eric, venelle de la Cristallerie, Saint Martin de Ré (05.46.09.08.60)

    Le Bélem, 29 quai de la Poithevinière, Saint Martin de Ré (05.46.09.56.56)

    On m'a égalément conseillé, pour un séjour prochain :

    L'hôtel le Peu Breton à La Noue.

    La crêperie-pizzeria-couscous Les Tilleuls, à La Noue aussi, et le restaurant gastronomique la Baleine Bleue, sur l'îlot de Saint Martin de Ré.

    * titre de note librement inspiré d'un poème des Fleurs du Mal.

  • Quand l'inattendu nous tombe dessus

    Loustaou.JPGCe devait être une soirée tranquille, un resto avec Quine et Boug', dans le quartier de l'Opéra. J'étais fatiguée et m'étais promis de rentrer tôt ...

    J'avais dégoté un resto, "Au Gourmand", dont les desserts m'avaient intriguée. J'étais en avance, figurez-vous, alors en attendant que Quine nous rejoigne, nous sommes allées nous en jeter une dans un bar voisin, l'Oustaou, rue de Richelieu. Il y avait du monde sur le trottoir, et un happy hour, alors on s'est bu une pinte et j'ai tout de suite aimé l'endroit, le rouge des murs et des chaises, le sourire lumineux du gérant, et celui de la jeune fille qui m'a laissé piquer dans ses olives, le solex accroché au mur, et la musique, d'enfer, du pur son Novaesque.

    Le restaurant tint ses promesses, tant au niveau du service que du goût. Après de délicates mises en bouche, purée de pommes de terre aux truffes et nage de coques, nous nous sommes laissées surprendre par un chevreau rôti au curry épicé sur crème d'amandes torréifiées, un pigeonneau poché à l'eau de rose, chutney de rhubarbe et petits pois et la nage du jour au beurre d'agrumes mousseux. Les sauces étaient à tomber et les desserts vraiment surprenants : une fourme d'Ambert sur feuilleté aux poires pour Boug', un soufflé à la passion, à la croûte craquante et fondante pour Quine et une pomme de terre Charlotte vanillée, confiture de persil er sorbet fromage blanc pour moi. Un sans faute et une adresse à retenir, élégante et feutrée, avec le sourire courtois du patron et les Car-en-sac et fraises Tagada offerts avec l'addition.

    Charlotte.JPG

    Après le repas, comme CUI devait nous rejoindre, nous sommes retournées à l'Oustaou. A presque 23h30, l'endroit s'était vidé mais les sourires et la musique étaient toujours là. CUI est arrivé, R. a monté le volume de la sono, il n'y avait plus que nous 4 et un habitué, on a descendu le rideau de fer et le banquier a tombé la chemise en disant "J'aime les gens".

    Et là, c'est devenu un joyeux bordel, R. qui danse super bien, Y. qui chauffe l'ambiance et M. qui m'a fait monter sur le comptoir pour shaker nos booty. La mission en compensées de 10 cms, j'ai fini en nage, Boug' essayait parfois un "Bon Fiso, on y va...?" mais ça manquait de conviction, elle même n'y croyait pas trop et chaque morceau me ramenait sur la piste, Michael, Wax Tailor, Bob Dylan.

    CUI quand à lui, entre deux pas de danse, se faisait un plan bizarre avec les ventilateurs, 3 d'un coup, on aurait dit qu'il leur parlait, Boug' se laissait rafraîchir le corps mais pas les sens par les glaçons qui ont fondu sur nos peaux moites, Quine était pliée de rire et l'atmosphère était ... comment dirais-je ... merveilleusement animale.

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    A 2h30, après un dernier pour la route, cul sec mais cheveux mouillés, on a repris un taxi, j'ai mis Quine au lit, et dire qu'on est que mardi ... mais p'tain quelle soirée de folie !

    On se reposera bien assez le jour où on sera séchés, non ? En attendant, vivons !