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  • Bain numérique


    Maintenant que j'ai adhéré à Caisse-Commune [lien] et que je peux disposer d'une voiture quand je veux (sans les inconvénients d'en posséder une), j'ai envie de traverser le périf' ! Samedi prochain, c'est décidé, je me fais le concert de Gotan Project sur le lac d'Enghien les Bains, dans le cadre des Bains Numériques [lien], festival international des arts numériques du 6 au 14 juin.

    J'ai proposé à ma copine C., hôtesse de l'air et DJ à ses heures, de m'accompagner. Elle rentrera justement d'un vol sur Tokyo, ça rapelle des souvenirs [lien]. C'est une fêtarde et une boule d'énergie, le rythme dans la peau. D'ailleurs, je vais le proposer aussi à Chacha, une autre rigolote qui aime danser. Un concert sur le lac, ça devrait avoir quelque chose de féérique. Et comme "plus on est de fous, plus on rit", si vous avez envie de venir danser avec nous, n'hésitez pas !

  • Peurs enfantines

    lapin blanc.jpg"Toi, Fiso, t'es le lapin blanc d'Alice au pays des merveilles. En r'tard, en r'tard, j'ai rendez-vous quelque part..."

    C'est ce qu'a répondu mon frère en se marrant, quand je me suis écrié l'autre jour, après avoir jeté un coup d'oeil à ma montre  "Woh, putain, chuis à la bourre!" 

    J'ai ri aussi, essayant de me souvenir de ce personnage. Je l'avais lu si souvent, ce conte ! Et soudain, je soupire et me souviens ... "Woh la la, me parle pas de ce bouquin, ça me faisait flipper quand j'étais petite!" Au souvenir du livre cartonné et coloré, j'ai soudain ressenti un malaise. Je me suis même demandé l'espace d'un instant, si le lapin blanc et sa montre n'y était pas pour quelque chose dans mes retards légendaires. "Alice au pays des merveillles", ça m'angoissait. C'était le pays de la folie et des cauchemars, pour moi. Je n'y comprenais rien et j'étais horrifiée par les personnage allumés que croisait Alice et les phénomènes étranges qui apparaissaient à chaque fois qu'elle mangeait quelque chose. Et aujourd'hui, je lis chez Mag un commentaire de Monsieur Poireau - dont c'est l'anniversaire aujourd'hui - qui semble partager mon avis. Je n'aimais pas ce conte mais j'y revenais à chaque fois.

    Un autre livre "pour enfants" m'a traumatisée. Plus tard, en Allemagne, sur les conseils de ma mère, j'ai dévoré avidement les livres de Sophie Rostopchine ou madame la comtesse de Ségur. Ca m'a fait drôle, d'ailleurs quand, des années plus tard, à la faveur d'un séjour chez une amie bretonne, je me suis retrouvée devant sa tombe, dans le cimetière de Pluneret. Les livres de la comtesse, je les trouvais plus cruels que drôles. Je n'y aimais pas la sévérité et la violence des adultes qui "battaient" les enfants. J'ai lu "Les malheurs de Sophie", bien sûr, dont je me sentais solidaire non parce que je faisais beaucoup de bêtises (j'étais une petite fille très sage) mais parce que j'étais maladroite et godiche, comme elle. J'aimais beaucoup ces livres. Jusqu'au jour ou je me suis plongée dans "Les vacances" et que j'ai lu un passage qui racontent que des voyageurs, passant la nuit dans une auberge, avaient découvert un cadavre sous leur lit. Pendant des mois ensuite (peut-être même des années tant ce souvenir est vivace dans ma mémoire), chaque soir avant d'éteindre la lampe de chevet en macramé rose qui trônait sur ma table de nuit, je respirais fort, le coeur battant, avant de regarder sous mon lit si un mort n'y était pas.

    Et vous, vous avez des souvenirs de lectures d'enfants qui vous ont fait peur ?

  • O du robinet

    321245930.jpgA New York et à San Francisco, l’eau en bouteille n’a pas la cote. En juillet 2007, les maires Michael Bloomberg et Gavin Newsom ont interdit aux services de la ville d’utiliser des bouteilles d’eau. En effet la fabrication, la livraison et le recyclage de celles-ci produisent à peu près 450 000 tonnes de CO2. Et tout cela pour un produit de qualité parfois bien inférieure à l’eau du robinet. Les deux maires ont également réussi à convaincre certains restaurateurs d’arrêter de vendre de l’eau en bouteille…

    Dans ma société, qui pourtant communique beaucoup autour de l'écologie, plus de 1500 bouteilles d'un demi-litre sont consommées chaque jour. Enfin, 1500 sont ouvertes, car dans les salles de réunion, bien souvent, on en boit une gorgée et on jette. Quand on sait que l'enjeu mondial dans les années à venir sera l'eau, c'est révoltant.

    Sur l'ancien siège social, nous avions pourtant mis en place des fontaines à eau, mais ce projet fut abandonné lors de l'emménagement. Paraît que les bouteilles en plastique coûtent moins cher, ce dont je doute, vu qu'en plus du transport et de la distribution, on paie une société pour en assurer le recyclage. 

    A la maison, en revanche, je ne bois que de l'eau du robinet. Et vous ? 

  • Roger se dénude

    roger-le-gall1.jpg
    Qu’est ce que c’est ? Un chapiteau de cirque ?

    Nan, c’est la piscine Roger le Gall. Elle avait des allures de fête foraine avant-hier soir.

    Plus de chapiteau, on nageait à l’air libre (pur ? ça c’est une autre histoire)

    Des fanions Arena, des cordages, la bâche ramassée tout en haut d’un mât.

    Faisait un peu frisquet en sortant des douches mais une fois dans l’eau, c’était bien agréable. Surtout quand mon lutin préféré s’y est pointé. 8 jours sans se voir, tss, tss ! Son attention a quand même été vite détournée par un beau black qui nageait dans sa ligne (un nouveau, à mon avis).

    C'est agréable de nager à l'air libre, le seul truc chiant, c’est que je n’ai pas pu faire mes longueurs de dos crawlé puisque je n’avais plus le repère des lignes au plafond, et pou cause.

    Et puis, je me suis fait la remarque que sous le ciel étoilé, les soirées naturistes doivent être bien plus agréables …

    A la sortie, avant de retrouver Oh! pour papoter un brin avant que chacun regagne son chez soi, j’ai failli latter un mec qui s’était aventuré dans la douche des femmes. Ou plutôt sa copine qui a eu la bonne idée de le ramener là parce que « chouchou » avait oublié son gel douche et qui n'a pas eu l'air d'apprécier que je m'énerve. C’est pas que je sois pudique mais y’a un minimum de respect. Y’a vraiment des claques qui se perdent des fois …

    Le retour sur mon vélo, dans le joli ciel parisien mâtiné de rose et de jaune fut d'un zen ! … J'adore le moment où j'arrive à la porte de Charenton et que je dévale les Maréchaux. Ca me fait du vent dans les couettes, comme dirait l'autre.

    Bon, faudra qu’à l’occasion, j’essaie la piscine Keller qui découvre aussi son bassin l’été.

  • World Wide Festivals

    La ville natale de Georges Brassens [lien] accueille le WorldWide Festival [lien] de Gilles Peterson cet été ! Ce sera du 3 au 5 juillet. Et comme Fiso a :

     1) la bougeotte

    2) de récents amis en Provence

    3) la vague impression que l'été parisien sera ... à chier !

    Alors, Sète, vous connaissez ? C'est comment ? (Ca me fait penser qu'il faudra que je vous raconte bientôt le quartier de Paris ou j'ai passé mon adolescence, et qui fut aussi celui de Georges ...)

    La ville de coeur de Fiso - enfin, juste à côté - accueille aussi ze Festival of World Cultures. Quand on connaît le sens de la fête des Irlandais, ça promet d'être animé ! Ca se passe dans une ville huppée de la côte sud de Dublin, Dun Laoghaire. Ah, qu'est ce que je donnerais pour vous entendre prononcer Dun Laoghaire, à cet instant...;) Allez, pour le plaisir, une p'tite photo :

    kellymacvane2.jpg
    Un peu plus loin, sur la côte, on aperçoit furtivement la magnifique maison de Bono (U2). Et encore plus au sud, il y a les montagnes de Wicklow ou l'on peut jouer au pitch & putt. Je m'égare ... Bref.

    Le festival of World Cultures, ce sera donc le dernier week-end d'août. Le programme 2008 sera communiqué le 16 juin. Ma première et dernière session était en 2005 et le soleil cognait fort ce jour-là, au bord de la mer. J'avais le coeur léger, et après 3 ans en France plutôt moroses, je décidai ce jour-là de revenir vivre en Irlande. Cela ne fut pas. Mais cette journée reste un grand moment de bonheur au cours duquel j'avais retrouvé ma copine allemande, Franka, et son mari.