23/05/2013

Mon ami et ex-chef de projets : l'intégrateur-explorateur

A fond cerveau droit, mon Obs ! Et un joli équilibre entre cortical (pensées) et limbique (émotions).

Cet épicurien, doté de curiosité et de vrais dons de cuisinier a, selon moi, un mélange dominant Explorateur-Intégrateur.

A ses capacités créatrices s'ajoutent de vraies qualités humaines. C'est un des vrais experts de la boîte, aussi bon pour suggérer des améliorations outils que pour conseiller sur le métier. Brillant, polyvalent, il est une menace pour les incompétents et les faiblards qu'il détecte très vite. C'est pour ces raisons, je pense, qu'il ne fait pas l'unanimité.

Exigeant et l'écoute, il n'accorde pas facilement sa confiance mais une fois qu'on l'a acquise, il encourage et valorise ses collègues et collaborateurs. C'est une qualité qui m'a beaucoup aidée lorsque, formatrice débutante, il m'a choisie sur un projet à fort enjeu (lui ou ma boss, je ne sais pas d'ailleurs mais que le choix lui ait été laissé ou imposé, il m'a beaucoup apportée).
Il a de l'intuition, s'en sert et se trompe rarement.

Son côté explorateur, on le reconnaît à sa geek attitude. Il lui faut le dernier I-Phone, et avant tout le monde. Il change aussi souvent de moto (mais pas de femme). Comme il a un driver qui le titille, il s'est laissé déborder depuis un peu plus d'un an et ça a parfois gêné mon travail.

Sa face intégrateur, on ne peut pas la rater. Il est d'une grande sensibilité et sensible aux critiques. Il s'inquiète, toujours sincèrement, de savoir comment vous allez et n'hésitera pas vous consacrer du temps si besoin. C'est, à mon avis, un ami d'une grande loyauté et fidélité. Du coup, il a les défauts de ses qualités : son côté protecteur m'a parfois agacée et j'ai pu le trouver envahissant.

Quand je travaillais avec lui, j'appréciais de pouvoir l'appeler à n'importe quel moment, pour obtenir son avis ou vider mon sac. Même à 23 heures, il se rendait disponible pour quelques mots et un sourire. De mon côté, après m'être cabrée quelquefois, j'avais compris que ses besoins de retours n'étaient pas le signe d'un manque de confiance mais un besoin d'être rassuré.

Ça, c'est le portrait que mes profils Analytique/Intégrateur dressent de lui. Je lis les caractéristiques des profils Explorateur / Intégrateur et je note ce qui lui ressemble :
- énergique, rapide, indépendant, direct, fonceur.
- énergie et décision
- va droit au but et passe en force (je mettrai une nuance : "peut" passer en force car son côté intégrateur lui pose un cas de conscience)
- tombe et se relève

Sa communication verbale :
- partage ses sentiments personnels (intégrateur)
- beaucoup de communication verbale (intégrateur)
- affirme énergiquement
- carré, va droit au fait
- s'exprime sans formalités (intégrateur)
- perception flexible du temps (intégrateur)

Sa communication non verbale :
- regard soutenu (explorateur) / expressions du visage animés (intégrateur)
- beaucoup de gestes (mains, corps) (intégrateur)
- manifeste de l'impatience (explorateur)
- mouvements rapides (intégrateur)
- posture ferme (explorateur)

Le ton de sa voix :
- direct (explorateur)
- de la force dans l'intonation (intégrateur)
- volume fort (intégrateur)
- inflexions de voix variées (intégrateur)

Ses tendances de comportement :
Forces : Concentré sur les objectifs (explorateur) / Optimiste relationnel (intégrateur)
Limites : Impatient (explorateur) / Désorganisé (intégrateur)
Besoins : Dominer (explorateur) / Interagir (intégrateur)
Motivations : Défis personnels (explorateur) / Etre reconnu par les autres (intégrateur)
Peur : Que l'on profite de lui (explorateur) / Etre rejeté par les autres (intégrateur)

Pour s'adapter à un "explorateur-intégrateur" :
Ses enjeux sont esthétiques et écologiques (explorateur). Il est enthousiaste et sympathique. Il veut de la nouveauté, un design original et il aime se faire plaisir. Il recherche l'innovation.
Ses enjeux sont aussi humains et ergonomiques (intégrateur). Il est aimable, chaleureux et volubile. Il ne veut pas tromper et cherche la sécurité. Il apprécie les valeurs sûres.

PS : Il est 00:26, je vais me coucher, la suite au prochain numéro !

22/05/2013

Mon ex-amie et ex-chef de projets : l'exploratrice

Après avoir identifié mon profil, j'étais tellement enthousiasmée que mes copines (et Obs) sont passés sur le billard. Ils sont bon public, il faut dire, et laissent volontiers s'exprimer ma - parfois débordante - énergie.  

Je ne suis pas encore tout à fait sûre d'avoir deviné juste en ce qui concerne mon amie Jam. Il faut dire que la gazelle est mystérieuse et ne se dévoile pas facilement. Cela devrait s'éclaircir en la soumettant au test, auquel elle semblait curieuse de s'essayer.

En revanche, mon amie Arc, elle, je l'ai bien reconnue (je crois). Mais avant d'attaquer le gros de la troupe, à savoir mes ex-collègues formateurs, que je me suis amusée à identifier, je vais commencer par mes ex-chefs de projets et mes 2 ex-responsables. Je vais donc, pour chacun, rendre ma conclusion, au vu des 4 années passées à leurs côtés, et étayer mes propos.

Commençons par une de mes ex-chef de projets et ex-amie. Cela devrait suffire, pour les initiés, à la reconnaître.

Elle a, à mon avis, une très forte dominante Exploratrice. Chacun lui reconnait ses capacités créatrices : elle a dix idées à la minute (au moins) et souvent bonnes. Elle repère ce qui ne va pas, anticipe, prévient. Dans la vie perso, elle fonce aussi, n'hésite pas à prendre des risques, ce qui m'avait épatée (personnellement, je ne suis plus trop encline à faire ... sans doute parce que nous avons 10 ans d'écart et que j'ai quelques gamelles d'avance sur elle).

Elle est exigeante, envers elle-même et envers les autres, tellement que cela en devient souvent de l'intransigeance. Lorsque je travaillais avec elle, je n'avais pas beaucoup d'inquiétudes à propos de choses qu'elle aurait oubliées ou négligées. Les seules fois où c'est arrivé, c'est qu'elle avait trop de pression (parce qu'elle se la mettait toute seule mais plus vraisemblablement parce qu'on la lui mettait). Il faut dire que je n'ai pas identifié un driver chez elle, mais 3.

Ca, c'est le portrait que mes profils Analytique/Intégrateur dressent d'elle. Je lis les caractéristiques du profil Explorateur et vraiment, je me dis que ça lui ressemble beaucoup :
- énergique, rapide, indépendant, direct, fonceur.
- énergie et décision
- va droit au but et passe en force
- tombe et se relève

Il bosse pour un projet. Il crée le lien si ça lui rapporte quelque chose.

La communication verbale de l'Explorateur :
- affirme plus qu'il ne questionne
- parle plus qu'il n'écoute
- beaucoup de communication verbale
- affirme énergiquement
- carré, va droit au fait

Sa communication non verbale :
- regard soutenu
- manifeste de l'impatience
- mouvements rapides
- posture ferme

Le ton de sa voix :
- direct, sec
- de la force dans l'intonation
- du volume, discours rapide
- intonation "confrontante"

Ses tendances de comportement :
Forces : Concentré sur les objectifs
Limites : Impatient
Besoins : Dominer
Motivations : Défis personnels
Peur : Que l'on profite de lui

Pour s'adapter à un "explorateur" :
Ses enjeux sont esthétiques et écologiques. Il est enthousiaste et sympathique. Il veut de la nouveauté, un design original et il aime se faire plaisir. Il recherche l'innovation.

Les drivers ou messages contraignants

Une petite parenthèse ludique dans le ton un peu aigre-doux de mes derniers billets. Retour sur un des ateliers de la passionnante formation sur la communication suivie le mois dernier.

Le concept des drivers ou messages contraignants a été développé par Taïbi Kahler, Psychologue Américain et Analyste Transactionnel.

Le message contraignant est un message interne, une injonction que s'envoie une personne lorsqu'elle est dans une situation de stress. Ce message vient des parents, qui le disait à l'enfant dans un souci de bienveillance, pour le rassurer lorsqu'enfant, il était en situation de stress. Sauf que ces messages, l'enfant devenu adulte continue de s'y plier, sans en avoir conscience, le plus souvent. Par exemple : "Sois fort sinon tu te feras marcher dessus".

On identifie 5 messages contraignants :

  • Sois fort
  • Dépêche-toi
  • Sois parfait
  • Fais plaisir
  • Fais un effort

Les plus zens s'en infliqge un seul, les moins veinards plusieurs. Certains duos sont quasiment invivables.
Ce ou ces messages "sont des pressions internes que nous exerçons sur nous-mêmes pour nous contraindre à mobiliser une énergie d’un autre ordre  que celle que nous utiliserions normalement dans les mêmes circonstances". Ils influencent et orientent toutes nos actions au quoitidien. La personne vit dans une sorte de carcan.

Tous les messages contraignants :

- sont excessifs,

- sont excitants, car ils haussent le niveau d’excitation physique et diminuent la faculté de penser

- deviennent une fin en soi

Notre formatrice nous propose un petit jeu pour illustrer son propos :

Imaginons qu'un groupe entre dans une pièce. Il y a des tables et des chaises. Au moment de s'assoir, il manque une chaise.
D'après vous, que dit ou fait le "Fais plaisir" ? Le Dépêche-toi ? Le "Sois fort" ? Le "Fais un effort" ? Et le "Sois parfait" ?  
Avez-vous une idée de ce que pourrai(en)t être le(s) vôtre(s) ?
(Dans mon cas, ce sont ceux pour lesquels la réponse m'est venue spontanément)

La réponse avant la fin de la semaine, en attendant, je reviens sur les quadrants d'Hermann.

20/05/2013

Le harcèlement ne connaît pas la crise

harcèlement,travail,nouvel observateurPourquoi ai-je trouvé dans ma boîte aux lettres, il y a 2 jours, un exemplaire du Nouvel Observateur, auquel je ne suis pourtant plus abonnée depuis longtemps ?

Lorsque j'ai ouvert l'emballage et découvert le titre du dossier spécial, j'ai souri : " Stress, harcèlement, souffrance au travail : mon chef me rend fou ! " Voilà qui tombe à pic, alors que je multiplie les billets sur les ravages et bienfaits de la communication. La coïncidence est troublante.

Extraits :
Le mal se banalise. Nombre d'études l'affirment, les personnalités difficiles s'épanouissent au boulot, où elles grimpent sans peine l'échelle hiérarchique, jusqu'à régner en despotes. (...) Ce tyran séducteur s'arrime partout où le pouvoir, le statut social et l'argent sont des enjeux. D'aspect aussi normal que vous et moi, le SOB (Seductive pOperational Bully) se caractérise par son absence d'empathie, de sentiment, de culpabilité et de remords, mais aussi par des qualités d'adaptation hors du commun. Aucun scrupule à faire des crocs-en-jambe, une vraie propension à doubler par la droite. Le ticket gagnant pour atteindre le haut de la pyramide.
"Les entreprises les aceptent parce qu'ils sont très rentables : comme ils n'ont pas d'états d'âme, ils font merveille pour dégraisser", décrypte le psychiatre Dominique Barbier, auteur de "La fabrique de l'homme pervers".
(...)
Le chef tyrannique s'attaque toujours à des employés dévoués, soucieux de bien faire. Des proies sensibles aux critiques, jamais des je-m'en-foutiste. Plus que la psyché dérangée des chefs, ce sont les méthodes de management à la hussarde qui sont la clé de voûte de cet édifice en péril. Partout où la souffrance se déploie, les boîtes sont en sous-effectif chronique. Les objectifs, irréalistes. A moins de sortir la cravache. Ils sont amenés à se muer en harceleurs en mettant la pression, en véhiculant la peur, en clamant : "Si tu n'es pas content, tu t'en vas!" Jusqu'au jour où ils deviennent à leur tout des victimes du système. Arrêts maladie qui se multiplient, productivité en baisse. L'élastique trop souvent tendu vous revient inéluctablement en pleine figure.  
(...)
Les recruteurs cherchent désormais à repérer les apprentis tyrans. Un test en 111 points, le Business-Scan (B-Scan) a été élaboré pour traquer ces personnalités à problèmes. Et éviter de les embaucher.

(source Le Nouvel Observateur, édition du 16 au 22 mai 2013; réactions ici)

J'ai croisé une seule fois dans ma carrière une chef perverse. Entrée dans la boîte en tant qu'assistante, elle avait vécu une histoire d'amour aussi passionnée que tumultueuse avec son patron, lequel s'était fait virer manu militari après avoir menacé de casser la gueule de son N+1 qui commençait à tourner autour de la jolie blonde. Moins de 2 années après son arrivée, elle prenait le poste de son responsable. Ça vous fait sourire tellement c'est gros ? Et pourtant c'est du véridique. Elle m'a raconté l'histoire d'amour, du temps où elle était en mode séduction/copinage, et ses collègues ont complété la suite de l'histoire.
Moi je déboule dans le service au moment où son adjoint démissionne en l'assignant aux prud'hommes pour harcèlement moral, et son assistante, en arrrêt maladie, pour harcèlement moral et physique. J'ai eu la présence d'esprit de décliner, quelques mois plus tard, sa proposition de devenir son adjointe, au vu de "mes excellents résultats". Au bout d'un an, nos rapports se durcissaient et 2 ans plus tard, je commençais à perdre pied, prise entre le marteau et l'enclume : mes collaborateurs avec lesquels j'entretenais de bons rapports et elle, qui me reprochait un management trop humain, illustré par ma fâcheuse manie de boire des cafés avec mes collaboratrices, à ses yeux de vulgaires subalternes, au lieu de viser les cadres supérieurs.
Conseillée par mon ami JM, j'avais alors entrepris un bilan de compétences et sorti l'artillerie lourde : la panoplie de protection du harcelé. Ma consultante m'a fourni le portrait du harceleur et les mesures à mettre en place pour la contrer. Désormais ses instructions systématiquement verbales, auxquelles bien sûr je ne comprenais jamais rien, furent suivies d'un mail de ma part qui résumait la tâche demandée. Elle est allée jusqu'à me faire convoquer par mon N+2 pour me dissuader d'utiliser ces méthodes, dont elle avait parfaitement compris le but.  Je n'ai rien lâché, un véritable bras de fer. Elle en avait usé d'autres mais moi, elle ne m'aurait pas. J'étais apprécié des gens que je servais et irréprochable : même pas un arrêt maladie en 6 ans.

Après quelques mois j'ai demandé un changement de service et répondu aux questions de la DRH (qui était chapeautée par l'éxécutif, en l'occurrence mon N+2) : j'ai dénoncé les insultes, les abus de pouvoir (elle avait exigé et obtenu de tout son service, sauf moi, les mots de passe de leurs messageries et connexion au SI-RH). Quelques mois après s'être faite élire membre du CE, elle quittait l'entreprise pour un poste de responsable chez LVMH. Sa belle réussite professionnelle confirme le constat du Nouvel Obs : les salopards réussissent, en tout cas pendant quelques années, le temps de briser quelques travailleurs (en France, 400 suicides par an sont directement liés au travail)

Quand à moi, j'ai beaucoup appris de cette expérience. D'abord, que j'étais moralement forte. Ensuite, que j'avais des valeurs qui n'étaientt ni l'argent, ni la réussite sociale, en tout cas pas de cette façon-là. Et puis j'ai appris à faire confiance à mon intuition, celle-là même qui m'avait fait décliner la promotion apparente qu'elle m'offrait, en dépit des conseils de mes amis. Enfin, j'avais désormais une idée assez précise du profil type de la suspecte (ben oui parce qu'à mon grand regret, les seuls arrivistes avec lesquels j'ai été contrainte de travailler dans ma carrière étaient de sexe féminin) :
- douce (en apparence)
- rarement moche et bien consciente de son pouvoir de séduction
- apparemment ambitieuse mais en fait arriviste, la réserve et l'humilité ne sont pas ses meilleures qualités. Elle prend soin de faire savoir, de préférence à sa hiérarchie, tout les merveilleuses choses qu'elle fait pour la société (le mail et la touche "cc" sont ses meilleurs alliés).

Et vous, vous avez déjà eu à faire avec des chefaillons, harceleurs et assimilés ? Quel était leur portrait ? Et comment vous en êtes-vous sorti ?

A venir, le test : "Votre boss est-il psychopathe ?"

14/05/2013

Mes préférences cérébrales

Notre formatrice nous distribue un questionnaire permettant de définir nos préférences cérébrales. J'ai déjà fait ce test ou un de ses dérivés : une fois lors de mon bilan de compétences en 2005 et l'année dernière où j'ai servi avec plaisir de "cobaye" à une amie qui appliquait la méthode OPR (Optimisation du Potentiel Relationnel). Si je n'ai pas eu le détail des résultats lors de mon bilan de compétences, mon amie-conseillère m'a fait une restitution très détaillée de mon profil.

Une précision importante qui est réaffirmée en début de document et qu'il faut garder en mémoire : toutes les informations de cette étude ne peuvent être complètement vraies, toutes les informations de cette étude ne peuvent être complètement fausses.

Il y a quasiment un an, j'avais une dominante très marquée en 2 (Intégratrice) puis presqu'à égalité en 4 et 3 ((Analytique et Organisatrice). Si on reprend les quadrants d'Herrmann, ma principale motivation était donc d'être aimée, ensuite presqu'à égalité, j'avais un besoin de résultats et de sécurité . J'avais une dominante limbique (sentiments).

A cette époque, je venais de vivre 6 mois de conditions de formation difficiles, sur un logiciel devenu instable. Mes formations en étaient perturbées, les clients mécontents et moi j'avais le sentiment de faire le tour de France sur un vélo aux pneus crevés. En langage Fisoesque : de faire de la merde. Et je n'étais pas la seule : les collègues qui formaient sur ce logiciel était dans le même désarroi que moi.

En même temps que je posais un regard critique sur ma société, son organisation et nos méthodes, j'avais identifié des carences et des pistes d'amélioration (l'analytique en moi) et venais de proposer à ma boss de la seconder. Je voulais mettre en avant et utiliser les multiples compétences de mes collègues formateurs et surtout uniformiser et professionnaliser nos méthodes. En juin très précisément, au moment de cette étude par mon amie, j'étais en attente de la réponse de la direction qui devait valider la création de ce poste.

Quel que soit le poste que j'ai occupé, je me suis toujours éclatée quand il s'agissait d'amélioration de la qualité. Ce doit être mon destin. Il y a plusieurs années, en Irlande, nous avions suivi un séminaire au bord de la mer et fait ce genre de jeux de rôles;  on m'avait qualifiée de "défricheuse".

Cette année, j'obtiens un profil presque "rond", à savoir une proportion de 27,5% en 2 (Intégratrice), 25% à égalité en 4 (Analytique) et 1 (Exploratrice) et 22,5% en 3 (Organisatrice). Si ma motivation principale dans le travail est toujours d'être aimée, elle est désormais à égalité avec le besoin de résultats et de reconnaissance.
En revanche, disparu le besoin de sécurité : j'ai changé d'employeur il y a un mois, et donc d'outil de travail.

Un résultat sensiblement différent de celui d'il y a un an. Saisie de doutes sur le crédit à apporter à ces études, j'ai appelé mon amie-conseillère et lui ai demandé pourquoi mon profil avait bougé.

"C'est normal, ma biche, a-t-elle dit. Tu as changé."

Et c'est vrai, je sens bien que j'ai acquis de la maturité affective et de la sagesse, depuis 1 an. Mon besoin d'être aimée a chuté, même s'il reste dominant, laissant plus de place à l'analyse et l'exploration. C'est parce qu'après 4 ans de formation, j'ai l'expérience nécessaire pour prendre du recul, faire le bilan de cette expérience et me lancer dans de nouvelles aventures, ce que je suis précisément en train de faire.
Je suis aussi passée d'une dominante limbique à une dominante corticale. Il faut dire que j'ai appliqué les conseils de mon amie, à savoir mieux maîtriser mon émotivité : j'ai découvert et pratiqué l'échelle émotionnelle, lu quantité de bouquins qui ne font appel qu'au bon sens, sur la communication, l'acceptation de soi et l'intelligence émotionnelle. Et j'ai pas mal déchanté sur la nature humaine en fin d'année mais ça ne m'a pas affectée plus que ça. J'ai beaucoup plus d'indulgence, ce qui ne m'empêche pas de rayer les gens plus facilement de ma vie.

Serais-je enfin à la hauteur de mon prénom ?

[La suite au prochain numéro]

07/05/2013

Les préférences cérébrales (travaux de Ned Herrmann)

Après un rappel des 3 niveaux physiologiques du cerveau : le cerveau reptilien, siège des instincts, le cerveau limbique, siège des émotions et le cortex, siège du raisonnement, notre formatrice nous a demandé si nous connaissions la théorie des préférences cérébrales d'Herrmann.

Le profil élaboré grâce au questionnaire HBDI (Herrmann Brain Dominance Instrument) tient compte à la fois des modes corticaux / limbiques et du schéma binaire cerveau gauche / droit pour identifier les préférences cérébrales de chacun. Celles-ci conditionnent nos choix professionnels, notre manière de travailler, d'apprendre, de manager et de communiquer en nous faisant préférer les activités qui nous sont faciles à celles nous posant des difficultés .

Le profil défini par le questionnaire HBDI comporte donc 4 quadrants et ressemble à ça :

herrmann

Si je résume ce que j'ai compris, les personnes à dominante corticale (quadrants supérieurs) sont dans le raisonnement; elles travaillent pour une idée, un projet. Celles à dominante limbique (quadrants inférieurs) sont régies par leurs émotions et travaillent pour une personne.

A cette composante corticale / limbique s'ajoute le schéma binaire cerveau gauche / droit. Le cerveau gauche s'appuierait sur le passé, ferait les choses par devoir et aime les certitudes tandis que le cerveau droit est tourné vers le futur, fait les choses par plaisir et aime l'incertitude.

Voici les caractéristiques que j'ai notées pour chacun des 4 cadrants :

- mode Cortical-Gauche, dit profil Analytique (bleu) :

Son approche : logique, analytique, factuel, quantitatif, rationnel.

Son besoin : obtenir de la performance (résultats).

Son portrait : ne change que ce qui ne fonctionne pas, aborde les choses de façon logique et analytique, s'appuie sur des faits mathématiques (chiffres), aborde les problèmes en s'appuyant sur leur aspect financier. Peut paraître dictatorial, dur, froid, dévalorisant, pinailleur. S'habille de couleurs neutres. Pour le convaincre, il faut des preuves, des faits.

Métiers dans lesquels il réussit : ceux exigeant une prise de décision, de responsabilités comme ingénieur, scientifique, finance, juridique.

- mode Cortical-Droit, dit profil Explorateur (jaune) :

Son approche : intuitif, global, imaginatif, synthétique, artistique.

Son besoin : être reconnu, félicité.

Son portrait : 1000 idées à la seconde, remet sans cesse en question le présent, imagine des solutions nouvelles, aime l'inconnu, la nouveauté, doit se faire plaisir. Il résout les problèmes en les abordant de façon globale et en s'appuyant sur son intuition. Il porte des couleurs vives, s'habille de façon originale. Peut paraître fantaisiste, rêveur, marginal, irréaliste.

Métiers dans lesquels il réussit : commercial, artistique, entrepreneur, développeur, marketing, architecte.

- mode Limbique-Droit, dit profil Intégrateur (rouge) :

Son approche : émotif, interpersonnel, empathique, spiritualiste, musicien.

Son besoin : être aimé.

Son portrait : est communicatif (parle fort, regard direct), enthousiaste, a besoin d'échanges et de contacts humains, est sensible aux réactions et émotions d'autrui. Il privilégie les sentiments et la qualité de la relation humaine. On peut le trouver excessif, susceptible, "boy-scout", démagogue. Il porte des couleurs vives, s'habille de façon originale.

Métiers dans lesquels il réussit : enseignement-formation, RH, social, communication, musique, médical.

- mode Limbique-Gauche, dit profil Organisateur (vert) :

Son approche : conservateur, organisé, planificateur, administratif, minutieux.

Son besoin : se sentir en sécurité.

Son portrait : a le souci de contrôler ses émotions, se rassure en mettant de l'ordre dans ses idées et son environnement, privilégie la prudence. On peut le trouver maniaque, rigide, conservateur, bureaucrate.

Métiers dans lesquels il réussit : encadrement, administration, gestion, comptabilité, secrétariat.

S'il existe généralement une dominante, tout individu fait appel aux quatre quadrants de réactivité cérébrale. Il les utilise avec des intensités variables selon sa personnalité, son histoire, le travail qu’il effectue, les circonstances, le milieu dans lequel il vit, le stress auquel il est soumis.

Généralement, les profils "en diagonale" éprouvent des difficultés à travailler ensemble et doivent faire un pas l'un vers l'autre. Un analytique aura du mal à comprendre un intégrateur et vice-versa, de la même façon qu'un explorateur éprouvera des difficultés face à un organisateur. Ils ont pourtant beaucoup à s'apporter, pour peu qu'ils transforment leurs différences en atouts.

L'intérêt principal du test HBDI dans la vie professionnelle ?

Pour les personnes en quête d'orientation, il permet d'identifier les types de postes qui leur conviennent. Dans le cadre d'un recrutement, il aide à choisir le candidat dont le profil correspond le mieux aux qualités requises pour le poste à pourvoir. Il permet à un manager de construire une équipe à cerveau "total", donc plus efficace, et de répartir les tâches en fonction des facultés de chacun. Enfin, pour le collaborateur, cette prise de conscience des particularités individuelles permet de dédramatiser les tensions, de s'appuyer sur ses forces, d'accepter ses faiblesses, et surtout d'adapter sa façon de communiquer au profil adverse.

Dans le prochain billet, je vous donnerai mon profil et vous dirai tous les enseignements que j'ai retirés de ce passionnant atelier.

04/05/2013

Communication : Quand le non verbal nous trahit

Nous avons ensuite fait un exercice sur le décodage du non verbal (bras croisés etc.), ce qui, là encore, a montré que ce qui est communément acquis n'est pas vrai pour tout le monde.

Par exemple, le doigt pointé constamment par un des participants, et qui perturbait la formatrice parce que vécu comme un signe d'agression, ne me gêne aucunement car je l'interprète comme une marque de sincérité et d'ouverture. Tout comme les bras croisés, que je pratique souvent, habituellement interprété comme un signe de fermeture et de repli sur soi, ne me gêne pas chez l'autre.

Notre formatrice a ensuite projeté une vidéo et nous a demandé d'observer le non verbal et de noter ce qui nous frappait. Il s'agit d'une interview de Xavier Bertrand par un journaliste du Courrier Picard. Un grand moment de communication qui a fait beaucoup de bruit :

01/05/2013

Jour 1 : L'écoute active et l'importance du non verbal

Après ces quelque phrases pleines de bon sens, un nouveau jeu : un participant entretient un autre d'un sujet qui le passionne.
Premier exercice : L'auditeur s'intéresse au sujet et le manifeste de façon verbale et non-verbale. La 3ème personne observe et prend des notes.
Deuxième exercice : Le narrateur continue son histoire mais cette fois, l'auditeur manifeste son ennui. Puis on échange les rôles.

Cet exercice a été intéressant sur plusieurs points. Lors du jeu de rôles où mon interlocutrice était censée s'intéresser à ce que je lui racontais, j'ai clairement senti qu'elle s'ennuyait et feignait l'intérêt. Elle avait beau m'encourager par des mots et poser des questions, tout son non-verbal montrait qu'elle n'en avait rien à foutre. C'était même beaucoup plus évident et naturel que dans la deuxième partie où elle surjouait l'ennui. J'ai essayé de la forcer à m'écouter en lui posant des questions lorsqu'elle regardait ailleurs.

Quand ça a été mon tour de l'écouter, et que je lui ai montré que le sujet ne m'intéressait pas (fastoche, il ne m'intéressait vraiment pas car elle est passionnée par les livres et films Harry Potter que je n'ai jamais vus), elle m'a alpaguée en me demandant si ce qu'elle racontait ne m'intéressait pas. Ce à quoi j'ai répondu par l'affirmative. Elle m'a alors demandé pourquoi et j'ai argumenté. "Faux" a-t-elle répondu sèchement avant de partir dans un plaidoyer pour l'école des magiciens.

Debrief de l'observatrice (en l'occurence la formatrice) après que nous ayons fait le nôtre. Elle m'a demandé ce que j'aurais pu faire lorsque j'ai constaté que je n'étais pas écoutée, plutôt que de tenter par tous les moyens d'obliger mon interlocutrice à m'écouter. Ensuite elle a fait remarquer à ma camarade à quel point elle m'avait agressée lorsque j'avais manifesté mon peu d'intérêt pour Harry Potter. "C'est dommage parce que pour le coup, tu l'avais récupérée puisqu'elle répondait à tes questions. La communication avait été rétablie et tu l'as rompue. Cet exercice est un beau cadeau pour toi et pour la suite."

Il a été un beau cadeau pour moi aussi et m'a laisssée pensive pendant quelques minutes. Si je me suis rendue compte de ma capacité à décoder le non-dit et à "sentir" les choses, acquise grâce aux centaines de formations que j'ai données jusqu'ici, il m'a aussi fait prendre une résolution : si je sens / vois qu'on ne m'écoute pas ou plus, je ne devrais pas continuer ou tente de forcer l'écoute, ce qui est une forme de violence, mais déclarer un temps mort, dire mon ressenti et proposer une pause ou des retours d'infiormation.

J'ai réfléchi à ce qui m'empêchait de le faire; sans doute ma recherche de l'harmonie, ma réticence à la confrontation qui me font penser qu'en "crevant l'abcès", je reconnaîtrais implicitement que quelque chose ne va pas. Et sans doute aussi la peur de l'inconnu car quand on sollicite des retours, on s'expose à la critique.

28/04/2013

Jour 1 : Une image, des visions

Au retour du déjeuner, la formatrice affiche une image. Que voyez-vous ?

Vieille et jeune.jpg

Une jeune femme ... ou une vieille femme ?


Et là ?

Canard ou lapin.jpg

Lapin ... ou canard ?

Quelles rélfexions vous viennent après cet exercice ? Quel est son but, d'après vous ? Et la "morale" de l'histoire ?

Et une dernière pour la route, ma préférée, qu'on voit souvent dans les pubs irlandais :

Avant 6 bières :

communication,

Après 6 bières :

communication,

Jour 1 : Photo langage autour de la communication

Cette semaine, j'ai utilisé mon DIF pour suivre une formation de 3 jours sur la communication : identifier son mode de communication et celui de ses interlocuteurs, passer du réactionnel au relationnel, gérer efficacement ses réunions, autant d'informations et d'outils indispensables à mon métier de formatrice.

[Parenthèse : Je suis toujours perplexe de constater à quel point le DIF (Droit Individuel à la Formation) est méconnu et surtout rarement utilisé par les salariés dont les sources d'insatisfaction sont pourtant souvent le manque de formation interne par leur employeur. En 4 ans et demi dans ma société, je suis la seule formatrice à en avoir demandé un.]

Le jour J, j'entre dans un établissement aux allures de lycée : le CESI, à Nanterre, est une école d'ingénieurs et organisme de formation. Dans une salle au premier étage, je rencontre ma formatrice, une pulpeuse et dynamique brune et fais connaissance avec mes camarades : 3 cadres de la Poste et un employé - encadrant aussi - de la mairie de Paris. Deux des cadres de la poste suivent un parcours diplômant de manager de proximité et le troisième est là dans le cadre du DIF, comme moi, tout sauf que lui arrive tout droit de l'île de la Réunion.

La journée commence par une présentation croisée en utilisant le principe du portrait chinois : 

Si j'étais un animal / un plat / un instrument de musique, je serais ... parce que ...

Cette entrée en matière permet une habile transition vers les réflexes de synchronisation et les difficultés de communication. A la question de notre animatrice : "Si vous vouliez changer quelque chose chez vous, qu'est ce que ce serait?", la tendance naturelle à y répondre de façon négative "Je voudrais être moins ..." au lieu de "Je voudrais être plus ..." et aussi les pertes d'informations entre ce que j'entends, ce que je comprends, ce que je retiens et comment je le restitue.

Après la pause, nous avons fait un premier exercice sur le photo langage. La formatrice avait disposé des photos sur les tables et nous devions chacun en choisir 3 qui représentent, selon nous, la communication, et expliquer pourquoi. Ensuite, nous avons eu une mission collective : retenir chacun une photo, construire ensemble une vision des essentiels de la communication, avec un titre et des mots-clés, et la présenter. A ce stade, je suis moyennement emballée par le challenge. Nos photos sont si différentes que je me demande bien comment nous allons réussir à donner une cohésion à nos choix. Après quelques minutes de "bouillie", le jeune réunionnais nous donne l'impulsion nécessaire et tout s'enchaîne. Ça donne à peu près ça (à peu près car je n'ai pas retrouvé exactement les mêmes photos) avec le titre que nous avons choisi et ce que chaque photo m'a évoqué :


Diversité

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Une situation de départ où l'on a des personnalités et sensibilités différentes, qui peuvent être en harmonie et créer de la beauté, comme sur la photo. Ou pas.


Objectif

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Un but commun, un effort individuel et collectif aux motivations différentes : pour certains, le dépassement de soi, la compétition, la réussite, pour d'autres le plaisir, le partage. Et puis ceux qui persévèrent et réussissent, ceux qui sé découragent, ceux qui encouragent, ceux qui sont spectateurs, ceux qui ravitaillent. Les sponsors, les coureurs, les bénévoles, les amis : autant d'acteurs aux rôles et motivations différents.
Le viaduc de Millau, quel plus belle métaphore de la communication que ce pont construit pour relier deux points, véritable prouesse technique ?

Effort

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Toute la difficulté de la communication : passer d'une rive à l'autre sans tomber à l'eau. Trouver des points d'appui, se rendre compte parfois qu'ils peuvent être glissants ou se dérober, utiliser les énergies (l'eau), qui peuvent être rassurantes et apaisantes (lac) ou destructrices et dangereuses (torrent, chutes d'eau).


Diffusion

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Communiquer, c'est bien, encore faut-il être entendu et compris. L'émetteur est tout aussi important que le récepteur, et les moyens mis en oeuvre pour transmettre l'information. Et se souvenir que l'intention compte moins que le résultat.



Résultat

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La fierté d'avoir atteint l'objectif, ensemble. La confiance qu'il faut avoir envers ses coéquipiers pour y parvenir. La beauté de la communication quand elle devient communion.

Peu emballée au départ, j'ai pour ma part été très fière du résultat de notre travail, et de l'enthousiasme de chacun alors que nous ne nous connaissions que depuis 2 heures. Et finalement, avec l'émulation du groupe, chaque image m'a inspirée alors qu'au départ, je ne voyais pas trop le rapport de certaines avec la communication. Le résultat est une belle aventure humaine. Ce qui m'a frappée aussi, et que j'ai fait remarquer aux autres, c'est le fait que trois photos sont en rapport avec l'air, prennent de la hauteur, et deux font référence à la terre, avec les arbres et le contact du sol. A ce stade, je n'avais pas réalisé que mon choix donnait déjà des indices sur ma personnalité et mon mode de communication, notamment à ma formatrice.

Et vous, quelle image parmi celles ci-dessus auriez-vous choisie pour représenter la communication ? Pourquoi ? Quelle est celle qui vous parle le moins ?
Et d'après vous, quelle est celle que j'ai choisie lors de l'exercice ?