Première chose : débarquer dans le centre de Lyon un samedi à 15h n'était pas l'idée la plus judicieuse que nous ayons eue. Michel, réceptionniste très affable, déplie sous nos yeux un plan de la ville et nous conseille des itinéraires et restaurants.
Pour l'heure nous avons envie de marcher un peu dans les rues de Lyon. Nous traversons la Saône et remontons la rue Saint-Jean jusqu'à la place Saint-Paul. Là, nous prenons à droite et décidons d'une petite pause sur le quai de Bondy, dans la librairie Culture Café de Philippe Le Roy. Un endroit clair et sympathique sur plusieurs étages, où l'on peut boire un café et qui n'est pas sans me rappeler l'ancien Winding Stair de Dublin - désormais transformé en restaurant branché - face au Ha'Penny bridge.
Après avoir emprunté le pont de la Feuillée, nous entreprenons une escalade jusqu'au quartier de la Croix-Rousse (et les 6 compagnons, souvenirs la collection Bibliothèque Verte). Le quartier me plaît, les boutiques fouillis, les jeunes gens aux cheveux longs et la vue sur la ville très belle.
Nous filons droit au théâtre retirer nos places pour le spectacle du soir « Embrassons-nous Folville » de Labiche avec Romane Bohringer. Le guichetier nous conseille un restaurant « fabuleux » à deux pas : « Le canut et les gônes ». Celui-ci n'ouvre malheureusement ses portes qu'à 20h, heure à laquelle notre pièce commence ; nous ne pouvons donc que saliver devant le menu et les vitres closes derrière lesquelles on distingue quantité d'horloges et filer nous venger sur l'assiette de grattons d'un restaurant voisin.
Nous voici confortablement installées dans la salle du théâtre de la Croix-Rousse. Après « 29 degrés à l'ombre » au rythme poussif, nous rions de bon cœur à la mise en scène déjantée de Pierre Pradinas dans « Embrassons-nous Folville ! ».
Dimanche matin, petit déjeuner très copieux puis sortie dans les rues encore désertes de la ville. Nous poussons les portes du Musée des Tissus, lui aussi désert. pour découvrir l'exposition "Dans la peau du gant"
Tout en tripotant des peaux (on a le droit, c'est écrit sur l'affiche !), j'en apprends de belles sur cet accessoire fascinant dont je pare mes mains en hiver. Millau compte le plus grand nombre de peausseries de France, devant Grenoble. Nous rêvons devant les très belles pièces de la maison Hermès, assemblage raffiné de pierres, broderies et tissus sensuels et regrettons, à notre sortie, que les magasins soient fermés car nous y aurions, c'est certain, grillé quelques euros.
Après nous être perdues dans les dédales de la gare Perrache, nous réfléchissons au moyen d'occuper notre dernière après-midi ensemble.Nous prenons la direction du parc de la Tête d'Or à proximité duquel, dans les murs du MAC, se tient l'exposition de Ben. Perplexité devant ses œuvres auxquelles, à l'exception de quelques phrases joliment tournées, je ne suis pas sensible.
C'est l'heure du retour, chacune de son côté mais avec des projets d'autres week-ends ailleurs, bientôt ...




