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  • Mi swing es tropical

    En ce moment, j'ai une furieuse envie de danser (ouais, enfin, c'est souvent quand même...)

    Le morceau qui me fait vibrer et m'envoler quelques instants sous le ciel de Puerto Rico, c'est Quantic & Nickodemus, c'est bon, et c'est  .

    Se baila así, se goza más ...

    Ay que ritmo sabroso
    Ese ritmo yo lo gozo
    Si tú quieres guarachar
    Oye ponte a bailar
    El rumbon de puerto rico
    Es el que me gusta más
    Oye de aquí para allá
    Eee...de allá para acá
    Es que se puede vacilar
    Es que mi swing es tropical
    Y que se puede vacilar
    Es que mi swing es tropical !

    Irrésistible !

  • Tornade hivernale

    Conversation sur MSN hier vers 19h, avec une amie :

    C. dit : Je mets ma robe à pois ! Celle en laine, il faut vraiment pas de petit bidon !!

    C. dit : Reste à trouver les chaussures, et pour moi, ce n'est pas une mince affaire !!!

    C. dit : Quoi que ça fait un peut sérieux...

    C. dit : La dernière fois que je l'ai mise, c'était pour un séminaire.... Hummm... J'hésite.... Mais il faut que je parte dans 20 mn !

    Fiso dit : lol

    Fiso dit : je peux pas t'aider ma biche, sauf si t'as une webcam lol

    C. dit : Ouais, je sais bien ! La webcam, elle est pas installée pour le moment...

    Aaahhh, horreur, malheur ! J'ai du poil aux pattes !

    Fiso dit : mdr

    tu t'en fous tu mets un collant non ?

    C. dit : Et mon collant vient de se filer...

    C. dit : Je repars à la pêche aux collants noir 25 deniers !!

    Fiso dit : tu m'éclates !

    C. dit : Oui mais il faut les bottes pour cacher les oilps !
    Alors j'ai un collant "control top" : horrible, ça gaine...Sinon, j'ai que du marron, du gris ou du chataigne !!! Arrrgggghhhh...........
    Faut pas que les bas me lâchent !
    Imagine, les bottes, elles me déchirent les bas, et je me retrouve sans collants, avec mes poils aux pattes !
    Parce qu'elles ont une fermeture éclair, et parfois,; ça nique les collants ! Si si !!!
    Je vous le donne en mille; elle s'est pointée en pantalon noir. Je l'ai rencontrée très récemment, ma copine C. J'aime son côté bourgeoise délurée et gaffeuse, sa façon de bondir sur la piste de danse, avec moi. Hier soir, elle m'avait invitée à la soirée d'anniversaire d'un couple qu'elle a rencontré cet été et pas revus depuis. Elle a fait très fort, comme d'hab.
    Un garçon jovial lui saute dessus : "C. ! Ah ben t'es là ! Cool de te voir !"
    Elle: "Ben oui, c'est R. qui m'a invitée !
    Lui : "R. ? Lequel ?
    C. : "Ben R. ! C'est son anniversaire, ce soir !" 
    Lui : "Ben ... c'est moi ! Ah, tu ne m'as pas reconnu? "
    Je vous le dis, cette fille, c'est de la bombe !
  • Couleur aubergine

    Elle surgit au coin de ma rue, appuyée sur une canne. Silhouette voûtée mais digne.

    Je m'amuse de ses brindilles arquées, habillées de chaussettes hautes couleur aubergine d'ou jaillissent des genoux pointus. J'aime bien les petites mémés. Je leur trouve souvent une élégance qui manque aux femmes plus jeunes. Celle-ci vient à ma rencontre et je pressens déjà que nous allons nous parler. C'est un phénomène dont je n'ai pris conscience que récemment mais auquel je m'abandonne à chaque fois avec délice. Comme si j'étais une sorte d'aimant à la fois apaisant et vivifiant qui fait du bien aux gens. Un puits de vie, comme l'a si joliment écrit Olivier.

    Parvenue à ma hauteur, elle ralentit, cherche mon regard et s'exclame:"Ah! J'ai eu une frayeur un instant, je me demandais ou était passée ma canne". Je m'arrête et laisse échapper un rire attendri tout en l'observant avec un intérêt non dissimulé.

    Sa peau distendue tombe sur ses joues et de fins cheveux grisonnants s'échappent de la toque en fourrure enfoncée sur son crâne. Son maigre cou de volatile dégarni est couvert d'une écharpe en laine jaune. Du tricoté main sans doute.

    Encouragée par mon sourire, elle continue "C'est pareil des fois avec mes lunettes, je les cherche alors que je les ai sur le nez!"

    Je débite des niaiseries "Ben oui, c'est drôle". "C'est pas facile vous savez!" dit-elle en souriant. "En tout cas, lui dis-je, vous êtes très élégante". "C'est vrai ?, minaude-t-elle comme une adolescente. J'ai 82 ans, ma chérie! "

    "Et bien vous êtes une très belle femme".

    " Vous aussi, vous êtes très mignonne".

    Un silence gêné a suivi. Instant furtif et magique de tendresse entre deux inconnues que 46 années séparent. J'ai eu envie de lui proposer un chocolat chaud dans un café proche. Je l'ai sentie hésitante aussi, comme me quittant à regret, chacune prisonnière de ses pudeurs respectives.

    En la regardant s'éloigner d'un pas mal assuré dans la lumière blafarde des lampadaires, seule et vulnérable, j'ai aimé penser qu'elle avait moins froid.

     

     

  • Cacao

    40fa75e2acac5ee5e3b92af67e9efcc9.jpgLa morsure du froid m'a donné des envies de ... chocolat chaud. Mmmmm ! Un bon chocolat crémeux et parfumé ! J'ai fouillé dans mes placards et ai extirpé de ma boîte à épices un trésor rare et précieux : une tablette de cacao de Chuao, souvenir de mon séjour au Venezuela. Une tablette épaisse, enveloppée dans un papier aluminum, cachée dans un pochon en coton noué d'une cordelette. Je l'ai laissée fondre dans du lait entier, avec un bâton de canelle. Le breuvage a épaissi lentement, dégageant des arômes puissants. Une pincée de sel, un peu de Maizena (c'est la recette !) et la casserole se nappe d' une texture proche du chocolat "L' Africain" de chez Angélina, pour ceux qui ont eu la chance d'y goûter (j'y ai promis une après-midi à 1000 calories à Olivier et Igor)

    Dixit le "Choco-Club" :

    Le Chuao, surnommé " la Romanée-Conti des chocolats " est le plus puissant des cacaos, il est intense. Comme un grand vin, la " persistance aromatique " de ce chocolat est d'une extraordinaire longueur.

    Et quand j'aurai fini ma tablette, je râperai le bâton lisse et parfumé de Tonnégrande ... oui, oui, le bâton de cacao qu'il m'a gentiment rapporté de Guyane !

    A venir, pour une mise en bouche avant mon départ pour le Mexique (dans moins de 15 jours), le récit de mon séjour à Puerto Columbia, sur la côte caraibe, à quelques kilomètres de Chuao, justement !

  • Monopole pharmacien

    La semaine dernière, j'assistai à une convention de mon entreprise durant laquelle était évoqué un sujet fort intéressant et sur lequel je ne m'étais jamais interrogée. Le monopole pharmacien et l'auto-médication, plus largement.

    Un bras de fer est engagé depuis longtemps entre les grandes surfaces et les pharmaciens, sur la vente non pas de médicaments mais de produits dits "de confort". A une époque que je n'ai pas connue, le coton, les coton tiges, l’eau minérale, les crèmes solaires étaient exclusivement vendus en pharmacie, au prix fort.

    J'y ai appris beaucoup de choses sur le statut qui régit les pharmaciens. Qu'un pharmacien diplômé ne peut s'installer librement, le nombre de pharmacies dépendant de la population de chaque commune. Que pour être titulaire, un pharmacien doit être propriétaire de son officine. Qu'il n'y pas de concurrence possible, le prix des médicaments remboursés étant fixé par l'Etat. Et puis, les prix des médicaments ne sont pas affichés en pharmacie. Pour le consommateur, aucune transparence. Quand vous demandez un médicament, le pharmacien peut vous tendre celui sur lequel il se fait le plus de marge, sous le prétexte qu'il n'a pas celui qui vous a été prescrit.

    Pourquoi existe-t-il un monopole des pharmaciens sur l’alcool à 90° et 70°, les auto tests de grossesse, les pansements, les vitamines, les produits anti-poux ou les produits d’entretien des lentilles de contact ? Selon l’article L4211-1 du code le la santé publique, la vente de ces produits en dehors des officines est strictement interdite. Prenons le cas du dentifrice. Les grandes surfaces n'ont pas le droit de vendre le même Fluocaril que celui qui est en pharmacie. Le leur a un excipient différent car à partir d’un certain taux de fluor, la vente est réservée aux officines (il y aurait danger pour nos quenottes !). L'eau du robinet de certaines villes de France contient pourtant cinq fois plus de fluor qu'une pâte dentifrice que, de toute façon, on n’avale pas.

    On trouve certains de ces produits en grande surface, mais les commerçants les vendant sont dans l'illégalité. La France est le seul pays d'Europe, avec le Portugal, où ces produits font l’objet d’un monopole.

    Qui est pénalisé ? Evidemment le client, car une enquête de la direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes montre que, sur ces produits à la frontière du médicament, les écarts de prix peuvent varier de 20 à 30% en faveur des grandes surfaces.

    Il est temps d'en finir avec cette nouvelle exception française, non ?