« 2007-08 | Page d'accueil
| 2007-10 »
29.09.2007
Picalilli
Du plus loin que je me souvienne, le samedi midi, ma mère n’a jamais eu besoin de s’interroger sur le plat du jour. Si pour certains, « le lundi c’est ravioli », pour moi, jusqu’à ce que je vole de mes propres ailes, ce fut « le samedi, c’est steak frites ». Les frites, la chasse gardée de mon père, du choix des patates au produit fini, la marque de fabrique de ce gars du Ch’ Nord, en dehors de son physique de viking. Peu-être inconsciemment, un lien générationnel avec ses ancêtres flamands, des forains qui tenaient justement des baraques à frites. Aujourd’hui encore, quand j’ai la chance de déjeuner avec eux un samedi, et que mon père demande innocemment « Qu’est ce qu’on mange ? », ses moustaches frisent de plaisir en m’entendant répondre « Ben ! Steak frites bien sûr ! ». Pas question de manger autre chose quand je suis là.
Il faut dire que les frites de mon père, c’est un repas de fête, pour moi. Des frites dorées, moelleuses et grossières, taillées au couteau et assez épaisses pour sentir tout le goût de la patate, cuites à la Végétaline et abondamment saupoudrées de sel. A chaque fois qu’il pose négligemment le plat en pyrex au centre de la table, tout en guettant ma réaction du coin de l'oeil, je redeviens la fille de mon père. La petite fille blonde qui, devant des frites "étrangères" refusait (et refuse encore souvent) poliment mais fermement toute infidélité par un « Merci, mais je mange que les frites de mon père ». Aujourd' hui encore, mon visage s’éclaire à chaque fois d’un sourire enfantin. J’ai compté. J’ai dû commencer à manger les frites de Pap's vers l’âge de 6 ans et chaque semaine jusqu’à 22 ans. Sans compter les vacances d'été où faute de friteuse, notre régime était chamboulé, ça fait que j’ai connu ce moment de grâce au moins 700 fois (16 années x 45 semaines). Et je ne m’en suis jamais lassée.
Il est cependant un ingrédient particulier qui fait du steak frites de mon père un plat à nul autre pareil. Un bocal jaune orangé qui, s’il venait à manquer sur la table –ce qui fut rare - lui gâchait presque le goût de ses frites. C'est le Picalilli.
Si vous n’êtes pas chti'mi, belge, hollandais ou anglais, vous écarquillez sûrement les yeux en vous demandant ce qu'est le Picalilli. Laissez-vous guider par le descriptif de la maison mère, Heinz :« Picalilli Extra met en avant vos sens : la couleur pour les yeux, l'onctuosité et le croquant des légumes pour le toucher, la saveur pour le palais ... et même le petit bruit lors de l'ouverture du couvercle.»
Pour ma part, j'ignorais, jusqu'à samedi dernier, que ce condiment eût un quelconque lien avec la région d'origine de mon père. D'après mes recherches, il est surtout consommé ailleurs avec des viandes froides ou tartiné sur les tranches de pain qui composent un sandwich. Je pensais que le Picalilli était une fantaisie de mon père car je n'ai jamais vu personne d'autre que lui en manger avec ses frites. Je n'ai même pas le souvenir de l'avoir vu à la table de mes grands-parents paternels, ni de ses frères et soeurs. Mais samedi dernier, lorsque mon Pap's posa son plat de frites et le fameux bocal jaune sous le nez de ma copine S., moitié chti elle aussi, celle-ci s'écria "Oh du Picalilli, mon père en mange aussi avec ses frites!". Je réalisai alors que Pap's, en quittant son Nord natal, avait emporté dans ses bagages, à travers tous les pays dans lesquels il avait vécu, un petit bocal jaune comme le soleil qu'il a dans le coeur.
[crédit photos : Pap's qui a bien voulu immortaliser son bocal]
10:00 Publié dans Fiso fait sa gourmande, Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : picalilly, Din l'ch'nord, pap's
28.09.2007
Get Connected to Madras Café
Damdam, ingénieux inventeur du Blog-it express, avait lancé une invitation à un apéro organisé par son agence, Heaven. La soirée « Get connected » avait lieu dans le très élégant espace Cléry, un ancien atelier de confection coiffé d’une verrière, en plein cœur du Sentier.
Comme j'avais un dîner de filles ensuite avec 2 de mes anciennes hôtesse, Jess et No, je leur ai proposé de me rejoindre pour l'apéro. En entrant, j’ai reconnu Môssieu Resse et entre deux petits fours, j’ai engagé la conversation avec Cyril, nouveau-né de la blogosphère depuis juillet. Il tient un blog sur lequel il publie une photo par jour. En rentrant hier soir, j’y ai jeté un œil et apprécié les photos autant que les légendes. No, toujours aussi pétillante et spontanée, était très à l’aise dans ce monde inconnu des blogueurs. La salle se remplissait peu à peu, Cyril m’a désigné Damdam que j’ai remercié de son invitation. Pami les convives, la jolie Léna redevenue brune et Manou, une des maîtresses de maison de « Ménagère de moins de 50 ans ». Nous avons un peu égratigné les blogs de filles fashion obnubilées par le moindre remous épidermique ou le dernier sac dont le prix assurerait un mois de nourriture à une famille entière sous d’autres contrées.
Jess, puis J., nous ont rejointes peu après. Toujours aussi classe, Jess, et rayonnante de bonheur depuis qu’elle est amoureuse. Une superbe métisse dotée d’une gentillesse et d’une simplicité qui ne fait qu’ajouter à son charme. Vers 20h45, nous avons quitté l’espace Cléry avec Cyril qui a accepté de se joindre à nous pour le dîner (à l’origine un dîner de filles).
Au Madras Café, fortement recommandé par Ma Shik Shik, ma mère indienne, j’ai dégusté un thali et l’incontournable cheese nan, dont je pourrais faire un repas. Pas fan du thali, ça manquait de viande J mais le reste de la table s’est régalée. La nourriture servie dans des plats en métal était délicieuse, les portions généreuses et les serveurs particulièrement attentionnés ; ils ont même réapprovisionné nos coupelles vides. Pendant le repas, nous avons parlé boulot (un peu) et nous nous sommes rappelés nos folles soirées ; celle où nous avions dansé sur les tables du Tsé jusqu’à 5 heures du matin puis une autre, chez moi, où lors d’un apéro transformé en soirée dansante, j’avais entrepris une série de roulades sur un des poufs de mon appartement sous l’œil inquiet de mon frère. C’était cool de revoir les filles, faudra qu’on se refasse ça plus souvent et qu’on aille faire vibrer les tables du Tsé à l’occasion ! Merci encore à Damdam pour cette soirée.
Madras Café au 180, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris 10ème.
12:05 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : restaurants
27.09.2007
Demaison s'envole
Vivement que la journée se termine ! Heureusement que je me suis marré hier soir, parce qu’aujourd’hui c’était pas la même …
Ben oui, hier soir, malgré des loupés dans mon agenda (désolée pour le lapin, JM, c’est moi qui paie le resto mercredi prochain), j’ai retrouvé Giao, Dr Butterfly et Nico au Casino de Paris pour assister au décollage de Demaison, comique inconnu de moi. Dans la rue, en les attendant, je reconnais Guy Bedos. Très bel homme, la classe, si j’avais son âge …
Au bar, une belle blonde élancée aux yeux bleus : Gabrielle Lazure.
Et puis, dans la salle, à côté de nous … Gad Elmaleh. Pas mal, mais je préfère Guy.
La première partie est assurée par Christophe Guybet qui a commencé très fort par un sketch sur un homme poilu qui va se faire faire une épilation intégrale dans un institut. A mourir de rire. Vous savez pourquoi l’esthéticienne appuie sur votre cuisse quand elle arrache la bande de cire ? Pour pas que la peau parte avec !
Suivait un autre numéro sur le mirage 2000, ce monsieur a un jeu de scène et de bruitages étonnant.
Vint ensuite Demaison et j’ai beaucoup, beaucoup ri de ses personnages, notamment, comme les 3 /4 de la salle, en découvrant Bittou le castor. Touchée aussi par la grâce de Demaison quand il danse, classique ou mambo, il est touchant de maladresse, et tellement loufoque ! J'ai bien essayé de reproduire son chassé sur le côté en rentrant mais ...
Merci encore, Giao, pour l'invitation !Après ça, j’ai bien dormi, en tout cas beaucoup mieux qu’un autre qui a passé sa 2ème nuit blanche à écouter le carillon d'une église de Saragosse égrener les quarts d’heure …
18:45 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : oh!91, demaison, giao
26.09.2007
Souleymane Diamanka
Hier soir, j’étais invitée au concert d’un slameur bordelais, Souleymane Diamanka. Moins connu que Grand Corps Malade ou Abd Al Malik, il a pourtant travaillé avec les Nubians auxquelles il a offert 2 titres. Je n’accroche pas particulièrement avec le slam, je lui préfère l’énergie du rap, mais la curiosité m’a poussée à y aller, seule, puisque je n’ai trouvé personne pour profiter avec moi de l’invitation. Sur scène, Souleymane – quel joli prénom – tout en muscles dans un marcel et jean noirs, devant un public qui l’écoute religieusement, plonge ses yeux dans ceux d’une jeune femme au premier rang (pas moi, malheureusement) et déverse les rimes chaudes de « Une muse amoureuse ». Il a une belle voix grave, beaucoup de charisme, de l’humour et cette humilité qu’on retrouve souvent chez les Sénégalais. Je lui donne moins de 30 ans, il en a 33.
« Je m’appelle Souleymane Diamanka dit Duajaabi Jeneba, Fils de Boubacar Diamanka dit Kanta Lombi, Petit-fils de Maakaly Diamanka dit Mamadou Tenen(g), Arrière-petit-fils de Demba Diamanka dit Len(g)el Nyaama, Et cætera et cætera... »
« En déroulant ainsi sa généalogie, Souleymane Diamanka s’inscrit dans la riche tradition orale des Peuls, ce peuple de bergers qui a fait de la parole un art et couve le verbe comme son plus précieux trésor, ce peuple migrateur, habitant de nul part et originaire de partout (d’aucuns les appellent les gitans du Sahel) que la fortune et les vents ont disséminé dans toute l’Afrique de l’Ouest et au-delà, jusqu’en Occident. A la maison, par contre, on ne s’exprime qu’en peul, pour que le riche patrimoine transmis par voie orale de génération en génération ne s’éteigne pas sur cette nouvelle terre d’accueil. Son père y veille personnellement. Il a enregistré d’innombrables cassettes d’entretiens à destination des plus jeunes (cette voix qu’on entend sur “l’Hiver peul”, c’est la sienne). »
« Dans ces enregistrements, il y a quatre grands thèmes : ce qu'il pense de l'Occident et comment il espère qu'on s'en sorte ici, l'histoire de la famille et la généalogie, les contes et les proverbes peuls, et les conseils qu'ils donnent à ses enfants. » dit Souleymane.
"Oublie ce que tu es, deviens ce que je suis, et ensuite rajoute ce que tu es par-dessus ce que je suis. Là, j'aurai réussi mon éducation, tu seras plus que moi."»
« En classe de CE2, Souleymane croise la route d’un instituteur qui plutôt que de faire apprendre par cœur à ses élèves des textes qui bien souvent les ennuient au plus haut point, leur propose d’écrire leurs propres poèmes, avec pour seule ligne directrice cette phrase un brin mystérieuse qui va l’accompagner jusqu’à aujourd’hui : « La poésie c’est mettre des noeuds dans les phrases et obliger le lecteur ou l’auditeur à défaire ces nœuds. »
Un sourire amusé et une pensée pour D., en entendant les mots de Souleymane sur « Muse amoureuse » :
J’ai la nuit pour parcourir ta peau et je te promets
De compter le nombre exact de tes grains de beauté.
En invité, Grand Corps Malade pour un duo posé sur « Au bout du 6ème silence ».
Des moments très émouvants, comme ce dialogue entre Souleymane et la voix de son père enregistrée sur des cassettes, en peul, pour « L’hiver peul ». Tu préviens, avant de te lancer, mais à nous aussi, « ça nous fait quelque chose », Souleymane. Emotion encore à l’écoute de « Le chagrin des anges » qui me fait penser à W., diablotin au sourire triste qui pour mon plus grand plaisir est sorti du silence :
Les anges se sont perdus entre silence et colère
Après avoir gagné les parties d’échecs scolaires
Chacun tourne le dos à son avenir
Comme s’il avait une mauvaise réputation à tenir.
On nous montre la violence des jeunes dans des rues infestées
Mais je sais que la haine c’est un chagrin qui s’est infecté…
Nul n’est poète en son pays et pourtant
J’ai vu ceux qui suent et ceux qui saignent
Devenir ceux qui sèment les mots qui soignent…
(Le Chagrin Des Anges)
Puis un moment de joyeuse déconnade lors d’un duel aiguisé où Souleymane et John Banzaï, son jumeau aux cheveux blonds (roux ?) s’affrontent dans leur langue respective – le polonais pour John, le peul pour Souleymane - avant d’adopter la langue de l’autre, au grand amusement du public.
A la sortie, en voyant Souleymane sauter dans les bras de ses potes et pousser des cris de joie comme un gamin qui vient de marquer un but, je ne résiste pas à l'envie de lui dire merci (j'en profite pour poser la main sur son épaule, j'avoue). Il me répond de sa belle voix grave : "Merci à vous".
J’aime sentir chez un être humain la fierté de son héritage, de sa langue et de son histoire. Nous sommes tous des mosaïques de couleurs et des patchworks de cultures. Alors quand je vois dans les yeux d’un autre humain la honte d’être ce qu’il est, parce qu'on ignore sa richesse et bafoue sa dignité, je suis triste. Un homme comme Souleymane qui honore la langue française tout en étant ancré dans la mémoire africaine, c’est un souffle d’espoir et de paix pour tous les anges de notre pays.
16:45 Publié dans J'aime, Mamma Africa, Muzik | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : souleymane diamanka, paris, slam
20.09.2007
"La question humaine"
Hier soir, j’étais invitée à l’avant-première du film « La question humaine » au cinéma Le Luxy d’Ivry sur Seine. Juste avant, nous avons dîné dans un restaurant libanais à 2 pas du métro, le « Al Dabka ». Après avoir siroté un arak sur la terrasse au soleil, j’ai laissé mon compagnon, fin connaisseur de la cuisine libanaise, choisir un mezze succulent composé d’ailes de poulet au citron, humous, feuilletés, caviar d’aubergines.
« La question humaine », de Nicolas Klotz, adapté du roman de François Emmanuel, réunit des acteurs talentueux qu’on ne voit que trop rarement : Mathieu Amalric, Michael Lonsdale et Jean-Pierre Kalfon parmi d’autres.
La trame ?
Simon est un psychologue en ressources humaines qui fait la fierté de son entreprise, multinationale pétrochimique, depuis qu'il a réussi à virer proprement des centaines de salariés inutiles. La nouvelle mission qu'on lui confie sera moins simple : enquêter sur le cas troublant et troublé de Mathias Jüst, vieux boss chez lequel ses pairs soupçonnent un début de dangereuse dépression. Très vite, en pénétrant dans la nuit d’un homme, Simon entre dans la sienne : une nuit hantée par les spectres de l’Europe contemporaine.
Avant la projection, le réalisateur a expliqué que le film avait été tourné dans une usine de Vitry sur Seine ; c’est sur la vue de cette usine que s’ouvre la première scène du film, avec en fond sonore des bruits de métal. On pénètre tout de suite dans un univers froid et gris. La constante du film, c’est l’absence de couleur et de sourires. Tous les personnages sont vêtus de noir et arborent des visages fermés. L’impression d’être dans un nid de corbeaux lugubres. Quelques scènes dont je n’ai pas compris le message, comme celle de la rave ou de la ballade en bateau, la nuit. Et puis, surtout au fur et à mesure, le rideau qui glisse et découvre les traumatismes d’enfants et la honte qu’on porte, sous le poids de l’héritage familial. Le passage où Simon lit la fiche technique de 1942, qui par l’utilisation de termes dénués d’humanité, donne la nausée.
Quelle résonance ont les mots de Simon, dans notre monde capitaliste où on parle d’êtres humains comme de machines : problèmes, planification, rendement, marchandises, investissement. Où l’on pousse à sans cesse se surpasser et où on exclue du système tous ceux qui ne correspondent pas à la fiche produit.
Après la projection qui dure 2h20 (sans qu’on s’impatiente), nous sommes restés pour le débat. C’est une chance de pouvoir connaître les motivations du réalisateur et lui poser des questions. Nicolas Klotz a alors expliqué qu’il avait voulu montrer à quel point la Shoah avait été la matrice du monde industriel contemporain. Pour lui, cette extermination à grande échelle fut l’acte fondateur de la modernité. Le pouvoir aujourd’hui est entre les mains des pères, dont certains ont eu du sang sur les mains ou un comportement douteux pendant la seconde guerre mondiale. Nicolas Klotz met en lumière cet héritage à travers le langage utilisé aujourd’hui.
J’ai particulièrement eu du plaisir à retrouver à l’écran Michael Lonsdale. J’aime le visage de cet homme.
Un bref embarras quand O. a pronocé son nom à la française alors que je lui donne une intonation anglophone (bien plus sexy) mais en fait, mon intuition était la bonne. Michael Lonsdale est né de père anglais. Dans « La question humaine », il est tout simplement bouleversant. Un grand acteur !
Al Dabka (restaurant libanais)
1 bis rue Robespierre
94200 Ivry sur Seine (tél : 01.46.58.56.56)
15:35 Publié dans Bouillon de culture | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : Oh!, ciné, ivry, restaurants
19.09.2007
Arrêt sur Images, ça continue !
Reçu ce mail de Daniel Schneidermann ce matin :
"Le saviez-vous ? Deux anciens dirigeants de TF1, Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte, comparaîtront bientôt devant le tribunal correctionnel d'Alès (Gard), pour violation et recel du secret de l'instruction.
Le Droit de savoir (TF1) avait filmé, et diffusé, les aveux d'assassins présumés, devant les gendarmes.
Même TF1 ne peut pas tout se permettre !
Le saviez-vous ? La direction de l'AFP a dû modifier un titre de dépêche sur pression du cabinet de Xavier Darcos, ministre de l'Education. Il s'était un peu trop avancé sur une éventuelle réforme du bac ? Qu'à cela ne tienne, l'AFP change son titre.
Le saviez-vous ? Non.
Vous ne le saviez pas, parce que les medias détestent parler des dérapages des medias.
Voilà pourquoi nous avons décidé de recréer Arrêt sur images sur le Net : pour que vous sachiez comment les medias vous informent... ou ne vous informent pas.
D'ores et déjà, notre site provisoire vous attend ( http://arretsurimages.net ).
Et pour que nous puissions enquêter en toute indépendance, notre première source de financement, ce sera... vous.
En cinq jours, vous avez déjà été plus de 10 000 à vous abonner. Si ce n'est pas encore fait, abonnez-vous dès aujourd'hui ( sur http://arretsurimages.net/abonnement ). Plus vous serez nombreux, plus vous nous permettrez de construire un site définitif, indépendant et complet.
Egalement au sommaire de cette première semaine de notre site provisoire :
Pourquoi dit-on « on a gagné », mais « ils ont perdu » ? Sebastien Bohler vous l'explique.
Les 20 Heures de TF1 et France 2 ont prêté (sans complexe) leur antenne au déménagement médiatique (sans complexe) de la ministre Christine Boutin à Lyon. Si vous les avez ratés, ne manquez pas le montage - rattrapage d'Aurélie Windels.
Enfin, Elisabeth Lévy fâche (déjà) quelques uns de nos premiers abonnés en écornant l'icône Jacques Martin."
Chouette, ça recroustille sous la dent ...
11:20 Publié dans Dans les médias, J'aime | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : ASI
16.09.2007
Arrosé ...
Reçu ce SMS aujourd'hui à 13h, d'un ami qui se trouvait à la fête de l'Huma, avec lequel je partage, entre autres, le goût des bonnes choses :
"Le me bois un coup de Sancerre à va santé au stand du Cher"
Vu les fautes de frappe, y'avait guère plus que le Sancerre qui était frais ....
22:20 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : Oh!
Racisme ordinaire
Je relaie la mésaventure vécue par la famille de Fauvette, une blogueuse que je connais personnellement. Je regrette que Fauvette ait choisi de ne pas citer la banque en question, dans le but sans doute de "ne pas faire dhistoires". Il faut nommer les auteurs de ce type d'agissements pour que leur honte soit publique, comme l'a été l'humiliation de Teresa.
12:23 Publié dans J'aime pas | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : racisme
13.09.2007
Today is a big day
C’est l’anniversaire d’une jeune femme pêchue, sensible et généreuse avec laquelle je travaille depuis 1 an et que j’apprécie beaucoup. Cette manager de poigne attend un heureux évènement et explose son joli décolleté chaque jour un peu plus, ce qui ajoute à son charme déjà irrésistible. Et elle n’a que 29 ans ! Bon anniversaire, Fofie J
Après des années de réveil matinal et d’expériences plus ou moins heureuses dans le monde du travail, mais sans jamais se départir de sa bonne humeur légendaire, c’est le premier jour de retraite de ma mère. L’occasion de s’adonner enfin à son passe-temps préféré, la peinture, de régaler ses têtes blondes de confitures et conserves maison, d'être esclave à temps plein de son écureuil, ses 2 hérissons et ses 3 chats, en attendant d’être enfin grand-mère ... On va enfin pouvoir aller fumer le narguilé à Istanbul ! Bonne retraite, Mozz !
Et puis, un grand jour pour moi aussi. Merci à tous ceux qui sont dans la confidence et m’ont envoyé leurs encouragements. Je n’en dis pas plus mais j’ai la niaque grave, et comme dirait un combattant de la vie que je connais bien, « j’vais tout déchirer » !
14:55 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : 13 septembre, Fiso, Fofie, Mère Mi
12.09.2007
Festival du Qatar, alors ?
Nous avons pris une navette au départ de la porte d’Auteuil ; dans le bus, les hommes lisaient des journaux de courses. Arrivées sur place, à l’entrée de l’hippodrome, un groupe d’hommes qataris en tenue traditionnelle exécute une danse qui ressemble à un combat, l’épée à la main. Je suis toujours impressionnée par l’élégance de ces hommes et le mystère qui s’en dégage. Teint mat, barbe parfaitement taillée, yeux de jais, je les trouve très beaux. Je pense que c’est le souvenir de Ben Kingsley dans « Harem » ; il m’avait fait fantasmer et rêver de me faire enlever moi aussi par un prince du désert. En vacances à Dubaï, j’avais été amusée par le contraste entre les tenues traditionnelles des émiratis et les immeubles ultramodernes de cette ville érigée il y a 50 ans en plein désert.
Nous nous dirigeons ensuite vers le champ de course. C’est la première fois que je mets les pieds sur un hippodrome. Nous ne sommes pas très nombreux mais dès que les chevaux s’élancent, les gradins se remplissent d’une foule qui acclame les concurrents. Un écran géant retransmet la course ; je suis impressionnée de constater que les jockeys sont pratiquement debout sur leurs chevaux.
Nous redescendons ensuite vers le village qatari et rejoignons le parterre sur lequel se pavanent les fameux purs-sangs. Au nombre de trois, ils sont magnifiquement fins et gracieux et semblent conscients de l’admiration des spectateurs.
Des tentes sont dressées ça et là, dans l’une d’elle, une femme revêtue de sa oubaya est assise en tailleur et fait frire des pommes de terre sous vide dans de l’huile. Dans la tente voisine, une autre femme confectionne des crêpes fines qui ont l’air savoureuse. Des badauds sont attroupés devant elles, je n’aime pas du tout ce côté foire et m’éloigne vite. Dans une autre tente, 2 hommes sont assis, ce sont des pêcheurs de perles. Dans une tente où sont vendues des tenues traditionnelles, une femme m’asperge les mains de parfum. A côté, dans une boutique de tapis, une autre travaille sur un métier à tisser. Je ne suis pas fan des couleurs, trop vives à mon goût ; j’aime les couleurs chaudes.
A proximité, un homme chauffe du thé sur un brasier. Il me set une tasse de thé brûlant à la cardamome, parsemé de dés de gingembre frais, sur lequel je me brûle en entendant une dinde endimanchée se plaindre qu’elle n’aime pas la cannelle. Une motte de dattes charnues est posée sur un plateau, j’en mange une bonne poignée, elles sont délicieuses.
Les narines chatouillées par les effluves de pâte à crêpes, nous nous posons sur un banc au soleil tandis que je mange une gaufre au chocolat. Devant nous, des gamins braillent sur un manège, l’ambiance est très familiale et nous restons un long moment à discuter au soleil.
Nous retournons admirer les chevaux devant lesquels les qataris se font prendre en photo. Je caresse l’encolure de l’un d’entre eux, d’un beau gris, puis son mufle velouté et chaud sur lequel je réfrène l’envie de poser un baiser. J’ai tout à coup très envie de monter à cheval. Adolescente, j’ai souvent fait des ballades à cheval à l’occasion de vacances et j’ai la chance que ma tante possède une pension et plusieurs chevaux dans les Flandres.
Il est plus de 18h, nous nous dirigeons vers la sortie quand nous avisons le groupe d’hommes qui nous avait accueillies par une danse, qui se prépare à jouer de la musique.
Si j’ai été déçue par la présentation assez folklorique du Qatar qui a été faite lors de cet évènement, ce groupe à lui seul valait le déplacement. En rond, tous assis, l’un deux a entonné un chant a capella. Je suis hyper sensible à la musique orientale et particulièrement aux voix masculines qui me vrillent la colonne vertébrale à chaque fois. La voix de cet homme fut vite amplifiée par celles du groupe et leur clameur est montée en puissance, sur des rythmes de tambours de plus en plus rapides. Honey Bunny et moi avions de plus en plus de mal à rester en place et bientôt, nos jambes ont commencé à battre la cadence. Par moments, quelques hommes frappaient dans leur mains et bondissaient au milieu de l'assemblée, hilare, avant d'entamer une petite danse. Deux autre chants ont suivi, tout aussi magnifiques et rythmés. J'aurais pu rester là des heures. Les courtes vidéos que j'ai saisies se trouve ici.Puis nous avons repris le bus en direction de porte d’Auteuil. J’ai jeté un coup d’œil furtif en direction du Tsé mais suis sagement rentrée chez moi.
Le lendemain, je choisissais la destination de mes vacances en octobre. Ce sera le sud marocain pour « Les cavaliers des oasis », un trek équestre de 8 jours avec l’UCPA. J’aimerais aussi passer une semaine à Istanbul, mon coup de cœur de l’été dernier. D’ici là, je vais aller faire quelques tours de manège chez ma tante, dans le Nord, histoire de réviser trot et galop.
18:15 Publié dans J'aime | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : qatar, paris, longchamp





