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28.08.2007

Pause

Fatiguée, vidée, je fais une pause de blog quelques jours.

Besoin de me reconnecter à moi-même.

A bientôt :)

27.08.2007

En Sancerrois

1d99011487c5d63e86d1c1e804c3d774.jpgCe week-end du côté de Sancerre avait un goût de vacances bien agréable. J'en suis revenue ragaillardie, reposée, constellée de taches de rousseur (et avec une nouvelle coupe de cheveux). 

Vendredi, Pap’s m’a récupérée à la gare ; à 17h30, j’étais dans le jardin en train de manger des noisettes. Quand Mère Mi m’a appelée pour l’apéro, à 19h30, je dormais comme un bébé dans ma chaise longue, avec Spok qui ronronnait à mes pieds. 

Samedi, petit-déj dans le jardin puis j’ai proposé à Mère Mi qu’on aille se balader à la Charité sur Loire. Surnommée « la ville du livre », cette étape sur la route du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle a pour moi un charme particulier. J'aime flâner dans les rues anciennes de cette ville blottie sur les bords de la Loire, autour de l'église Notre Dame, classée au patrimoine historique de l'Unesco. La Charité est surnommée « la ville du livre » depuis 2000; elle doit son surnom à un libraire parisien qui s'y installa et organisa en 1996 la première foire aux livres anciens. Il invita ses amis à se lancer dans l'aventure et aujourd'hui, la ville compte une quinzaine de libraires qui vendent livres neufs, rares et d'occasion. Désormais la Charité sur Loire abrite aussi des ateliers des arts et métiers du livre (enluminure, calligraphie, reliure) et accueille de nombreux évènements liés au livre, tout au long de l'année (notamment la "nuit du livre" et deux grands marchés annuels). C'est dans la librairie "Là ou dort le chat" que je dégotai il y a 2 ans le roman que je recherchai depuis si longtemps : "Entre chiens et loups" de Gilbert Cesbron. Il y a des coïncidences amusantes, parfois. 

Je grimpai jusqu'aux remparts afin de jouir d'une vue imprenable  sur la Loire et les toits de la Charité.

Guidées par une voix chaude et des accords de guitare qui emplissaient l'air, nous arrivâmes dans le jardin des Bénédictins ou une foule était massée en plein cagnard, au pied de l'église. La ville accueillait le 5ème festival "Blues en Loire". Tout en regrettant que Pap's, qui aime le blues, ne soit pas là, nous sommes restées quelques minutes à savourer l'énergie de Nico Backton & the Wizards of blues. Nous sommes ensuite redescendues vers les bords de Loire tout en découvrant avec amusement les nombreuses citations peintes sur les murs de la ville.  

La Charité est aussi le point de départ de notre descente annuelle de la Loire en canoë, lorsque nous entreprenons de rallier Saint Satur, à 20 kms de là. Une journée de rigolade, baignade et retournement de canoës qui se termine généralement par un barbecue chez Didier. Je me baigne mais j'ai toujours un peu la trouille que les silures m'attrapent un orteil.

Au retour, après avoir longé le canal de la Loire, nous avons tourné dans un chemin pour rejoindre la ferme des Barreaux. Je n'y suis encore jamais allée mais cet endroit isolé doit son originalité au fait qu'il propose des produits faits maison à base de canard. Outre le classique foie gras, on peut déguster ce sympathique palmipède en entrecôte au crottin de Chavignol, en fondue ou en carpaccio. Tout cela dans une oasis de verdure paisible, peuplée d'animaux amusants que la patronne parisienne élève : vache africaine, petites autruches etc. L'addition est un peu salée (compter 25 € pour un plat)

Hier, nous sommes allés pique-niquer et jouer au golf au lac des Settons, un des trois lacs artificiels de la Seine. Et ce matin, sur la route de la gare, je me suis arrêtée à la chèvrerie de Voisy puis à la cave de M. Ducroux ou j'ai chargé ma valise de quelques crottins acidulés et de bouteilles de Sancerre rosé.

Mes adresses sur la route :

La ferme des Barreaux, 18140 Herry (entre La Charité et Pouilly sur Loire)

Tél : 02.48.79.57.80

Chèvrerie de Voisy(1,10 € le crottin), 18300 Veaugues

Tél : 02.48.54.28.35

Cave Daniel Ducroux(moins de 6 € la bouteille de Sancerre), 18300 Crézancy en Sancerre

Tél : 02.48.79.04.47

Loire-Nature-Découverte, quai de Loire, 18300 Saint-Satur

Tél : 02.48.78.00.34

24.08.2007

Filaplomb

Philippe est un ami que j'ai connu grâce aux blogs. Nous sommes entrés en contact par le biais de la littérature, notamment grâce à Romain Gary.

Une blogueuse mythique l'a très justement appelé un jour "le tricoteur de mots". Je trouve que ça lui va à merveille. La plupart des jeux de mots de son blog, "La vie des petites choses" m'échappent d'ailleurs, trop subtils pour moi. 

Philippe m'a expliqué qu'il écrivait depuis toujours et que son projet de vie était de créer une maison d'édition de textes courts et nouvelles. En effet, ce genre littéraire, qu'il affectionne particulièrement, est un peu boudé en France. Dans une interview donnée à Eric, de CDLM, il explique plus précisément son projet. 

Seulement, ce projet est freiné par le peu d'intérêt et d'aides qu'apporte notre pays aux entrepreneurs.

Tout est prêt : les auteurs, les textes, la structure. Ne manque qu'une chose : le capital de départ.

Alors, parce que la blogosphère est le monde des amoureux des mots, parce que des milliards de gouttes font les océans, parce que c'est notre rêve à tous de vivre de notre passion, nous pouvons aider Philippe à réaliser le sien.

Vous voyez le bonhomme facétieux qui vous fait un sourire craquant sur la colonne de droite ? C'est Filaplomb. 

Cliquez, lisez, donnez, commentez, encouragez, fournissez des pistes. Quoi que vous fassiez, c'est beaucoup.

La fille coupée en 2

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Je me réjouissais de voir le dernier Chabrol. J'aime les muses du monsieur, Stéphane Audran Marie Trintignant dans "Betty" mais surtout, surtout, l'une des plus belles femmes françaises, à mes yeux, Isabelle Huppert, dans le pesant "La cérémonie". Dans "La fille coupée en deux", Ludivine Sagnier, Benoît Magimel et François Berléand forment un trio infernal. "Une jeune femme qui veut réussir dans la vie et dont le rayonnement séduit ceux qui l'entourent, s'éprend d'un écrivain prestigieux et pervers, et épouse un jeune milliardaire déséquilibré."

Quelle déception ! Je n'ai pas cru un instant à ces histoires d'amour. La platitude du jeu des acteurs et les nombreuses caricatures m'ont envoyée sur des pistes complètement fausses, si j'en juge le script et les critiques. J'ai vu une Ludivine Sagnier manipulatrice et vénale et un Berléand malheureux. Pourquoi tombe-t-elle amoureuse de lui, puisque contre toute évidence, elle est amoureuse ? Pourquoi alors qu'il a enfin obtenu ce qu'il voulait, Magimel fait ce qu'il fait ? Ludivine qui déclare à propos de Berléand "Je l'aime" avec la fougue d'une limace, ce même Berléand qui l'embrasse comme un poisson dans son bocal, et Magimel si peu crédible dans son costume étriqué de minet torturé. La fin est ridicule, une sorte de clin d'oeil à "La fille sur le pont", film magnifique, lui.

Perplexe, je lis les critiques, quasi unanimes, qui encensent ce film.

23.08.2007

Traque en milieu hostile

free music

Malgré un regard lisse, l'éclat de ses prunelles

D'un implacable duel annonce les prémices.

Sous le sourire de miel, un prédateur s'avance,

Savourant en silence le trouble des gazelles.

 

Son oeil soudain se fixe et ses muscles se bandent,

Des frissons de désir parcourent son flanc chaud

Louvoyant et agile, il resserre l'étau,

La pupille d'onyx, aux aguets, elle tremble.

 

Sur ses lèvres carnassières on voit rosir le sang

Et dans ses yeux d'argent, déjà, brille le fer.

 

Sous son souffle animal, elle frissonnera de joie,

Leurs corps s'agripperont dans une joute bestiale

Dans l'iris minéral se reflètera l'émoi

Provoquée par l'odeur de sa peur impériale.

 

Quand, enfin victorieuse, sa bouche fouillera

Le corps de velours nu aux courbures graciles,

Le charbon de ses cils incandescents verra

Se répandre le jus de la blessure grenat.

 

Il plantera alors ses crocs dans la chair tendre,

Ses griffes lacéreront la peau chaude et musquée,

Par les râles du plaisir il se fera surprendre

Sans un mot, elle glissera à ses pieds, irradiée.

 

Son regard incrédule, doucement, vacillera.

Une poussière de cendre en voilera l'éclat.

D'un dernier soubresaut, sous la morsure divine,

Enivrée du parfum de sa sueur saline

Dans un sursaut ultime, son dos se cambrera.

 

20.08.2007

Papa Sarkozy

"Le défi de l'Afrique, c'est de s’approprier les droits de l’Homme, la démocratie, la liberté, l’égalité, la justice comme l’héritage commun de toutes les civilisations et de tous les hommes". 

*Ajout du 21 août (extraits):

"L'Afrique a fait se ressouvenir à tous les peuples de la terre qu'ils avaient partagé la même enfance. L'Afrique en a réveillé les joies simples, les bonheurs éphémères et ce besoin, ce besoin auquel je crois moi-même tant, ce besoin de croire plutôt que de comprendre, ce besoin de ressentir plutôt que de raisonner, ce besoin d'être en harmonie plutôt que d'être en conquête.

Joies simples, bonheurs éphémères, ça pue le mythe du bon sauvage à plein nez !

Comprendre, raisonner, conquérir sont des facultés inaccessibles aux Africains, sans doute ? 

"Ceux qui jugent la culture africaine arriérée, ceux qui tiennent les Africains pour de grands enfants, tous ceux-là ont oublié que la Grèce antique qui nous a tant appris sur l'usage de la raison avait aussi ses sorciers, ses devins, ses cultes à mystères, ses sociétés secrètes, ses bois sacrés et sa mythologie qui venait du fond des âges et dans laquelle nous puisons encore, aujourd'hui, un inestimable trésor de sagesse humaine."

Pas besoin d'aller vous balader en Grèce, Nicolas, il existe une civilisation africaine qui a été la lumière du monde, à l'époque ou la Gaule était encore peuplée de barbares. Ce pays s'appelle l'Egypte. 

Ne vous excusez pas de votre ignorance, vous êtes encore si nombreux à situer  l'Egypte au Moyen-Orient (je n'ose soupçonner un acte délibéré).

Ces propos sont de Nicolas Sarkozy et sont extraits d'un discours, prononcé au nom de la France, le 26 juillet dernier à Dakar.

Je relaie le coup de gueule courroucé de Malaika. Continue, la belle, à réveiller les consciences et à faire entendre ta voix ! Il faut ques les Africains l'ouvrent plus, pour fermer la bouche de ceux qui voudraient parler en leur nom.

J'en profite pour relayer aussi la réponse faite par un professeur de l'Université de Dakar au discours prononcé par M. Sarkozy, en juillet dernier, à Dakar.

Les Africains ne veulent pas de votre "amitié" méprisante. Et moi, j'ai honte pour vous de prononcer ces mots au nom des Français !

L'homme à l'oreille croquée

Roman noir de Jean-Bernard Pouy, sur les conseils de Christophe

19.08.2007

Chez Tonnégrande

Tonnégrande nous attendait hier, dans sa jolie maison au sud de Paris. Idir et Karim, les gentils patron de l'Aéro, m'ont invitée à laisser mon vélo dans l'arrière-salle de leur bar ou je retrouvais le groupe et nous avons pris le bus tous ensemble. Il y avait Deblais, Jim qui sortait d'une soirée et n'avait pas dormi de la nuit (et pourtant rayonnant dans sa veste blanche), le vieux Jacques, Nicolas, Eric de CDLM, tout aminci, et une nouvelle très sympa, Marie, amie de Deblais.

A l'arrivée chez Tonnégrande, nous avons installé tables et tréteaux dans le jardin. Sur la table, nous avons disposé les nombreux plats et marmites. Tonnégrande, visiblement très heureux de nous faire découvrir la cuisine de chez lui (et il y a de quoi), nous expliqua la composition de chaque plat, un à un. En attendant qu'il en fasse un bel exposé sur son blog ressucité, je vais tâcher de retranscrire ce que j'ai appris hier. Découvrir la cuisine et la culture d'un pays inconnu est toujours une fête pour moi. Je suis très attachée aux traditions et au savoir qu'on se transmet de génération en génération.

Nous avons commencé par deux belles salades.  Une de poulet boucané à la sauce chien, agrémentée de gombos, tomates et oignons blancs : .

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La même au poisson boucané :

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Nous avons siroté les 3 sortes de rhums que Tonnégrande avait rapporté de son voyage : la belle Cabresse, la Cayennaise et le Coeur de Chauffe.  Tonnégrande nous a appris que l'usage voulait qu'on n'utilise qu'une cuillère pour mélanger rhum et sirop arrangé, et qu'on se la passe de convive en convive, ce que nous avons fait. Ci-dessous une vue plongeante sur le sirop arrangé, saupoudré d'anis étoilé et canelle.

 

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Admirez l'attention de l'assemblée à la présentation faite par Tonnégrande. Ca c'est avant l'apéro ... après ça se gâte.

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Devant nos airs interrogatifs, Tonnégrande nous a expliqué comment manger la kassave et le kwak, tous deux issus du manioc. La kassave, qui est une galette de manioc, se réhydrate en versant un peu d'eau dessus. On s'en sert pour saisir entre ses doigts poisson et poulet boucanés. Le kwak qui ressemble à une semoule grossière d'un beau jaune se réhydrate également à l'eau. Tonnégrande m'a suggéré d'écraser un avocat et de le mélanger au kwak. Cela fait une belle pâte que l'on relève d'un peu de piment et on dépose la salade de boucané dessus. C'est tout bonnement délicieux !

Nous avons ensuite soulevé le couvercle des grosses marmites qui trônaient sur la table. J'ai servi l'assemblée : riz blanc et colombo de porc nappé d'une belle sauce crémeuse aux pommes de terre, aubergines, concombre piquant, oignons et tomates. Djibril nous avait rejoints et nous avons dégusté les punchs ramenés spécialement pour l'occasion : punch coco licoreux (merci la belle-maman de Tonnégrande), punch comou (c'est un fruit du palmier) et punch cachuète. Marie et moi sommes tombées d'accord pour attribuer la palme d'or au punch comou.

Nous avons parlé de gastronomie et de Guyane, bien sûr.

Tonnégrande nous a ainsi appris qu' être invité à déguster un bouillon d'awara est une grande marque d'estime. Ce plat, traditionnellement préparé à Pâques, est une sorte de pot au feu qui mijote dans un bouillon coloré constitué de la pâte d'awara, un fruit du palmier. Si vous voulez suivre en images la confection de ce plat qui semble délicieux, c'est ici. Il y a aussi plusieurs recettes guyanaises  (au passage, j'ai noté une fricassée de lézard). A noter aussi : les accras sont antillais, en Guyane, on appelle normalement ces beignets des marinades.

Tonnégrande n'était pas retourné en Guyane depuis son départ, il y a 7 ans. Beaucoup de choses ont changé et pas en mieux, semble-t-il. L'exploitation de gisements d'or, découverts en 1992, une catastrophe écologique pour les belles forêts guyanaises. Le déversement de mercure dans ces chantiers à ceil ouvert provoque désormais de terribles malformations chez les nouveaux-nés des peuples vivant aux embouchures des fleuves. Cette ruée vers l'or a amené une immigration massive de Brésiliens et Haitiens, ce qui pose beaucoup de problèmes en termes de sécurité. L'instauration de frontières ne respecte pas la culture ancestrale de ces peuples qui ont toujours eu l'habitude de naviguer d'une rive à l'autre, en fonction des ressources naturelles. Les amérindiens sont devenus des clowns pour touristes. Le seul peuple guyanais qui, selon Tonnégrande, a réussi à préserver sa culture, est le peuple Noir-Marron. Ces descendants d'esclaves ont reconstitué leur mode de vie africain sur le fleuve Maroni et ses affluents.

Claude, merci encore pour ce moment de partage et de convivialité. Je sais que tu as passé de nombreuses heures derrière les fourneaux pour nous et je t'en remercie. J'espère que nous avons fait honneur à ton hospitalité. Quand à moi, je vais me remettre en contact avec Laura, repartie en Guyane il y a peu, et tâcher de programmer un voyage là-bas pas plus tard que l'année prochaine !  

A la tienne, Claude !

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Apéro Tzigane

Festival des Ideo en ce moment à La Bellevilloise et chaque vendredi, à 19h, apéro Tzigane au Divan du Monde.

17.08.2007

Punch à la cacahuète

Ingrédients:

200g de cacahuète décortiquées et pelées.

100g de lait concentré sucré

2dl d'eau,

8 dl de rhum blanc

 

 

Mixer ensemble les cacahuètes le lait et l'eau, ajouter le rhum.

Mélanger et verser dans une bouteille.

Laisser macérer plusieurs jours. Servir frais.

Note : Tonnégrande m'a précisé hier que "normalement on doit laisser macérer 2 mois au soleil"

Normalement, c'est à dire, là ou il y a du soleil ...

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