30.06.2009
Quand mes muses m'amusent (1)
M.T., sexe aussi souvent que possible masculin :
« La meuf, quand je la nique chez elle, elle est calme, quand je la nique chez moi, elle gueule ! Un truc de malade, on aurait dit qu’on égorgeait un cochon ! … Je viens d’emménager dans l’immeuble, elle m'a foutu la honte ! Et quand je lui mets la main sur la bouche pour qu’elle se taise, elle gueule encore plus fort ! D’après toi, elle fait exprès de se lâcher chez moi ? »
M.V, sexe parfois organique, parfois électronique féminin :
« Un soir, une envie me prend. J’allume le truc, plus de piles. Pas grave, je prends la télécommande … plus de piles ! P’tainnnnnnnnnnnn ! J’ai essayé toutes les télécommandes, la radio, j’étais comme une folle, du coup … T’aurais vu ça, j’ai retourné toute la maison pour trouver des putain de piles pour le faire marcher, mon vibro !
« Et t’en as trouvé ? »
« Non »
« Mets-toi aux piles rechargeables, ma biche »
M.J.M, sexe pas souvent mais quand ça arrive, qu'est ce qu'il prend ! masculin :
« Y’a un truc qui me GONFLE vraiment. Moi pour manger à ma faim, je dois faire tout un tas de manoeuvres. T’es pas la seule à me raconter ce genre de trucs, hein. … Moi je rêve qu’une femme me dise « Coucou, je suis là, croque-moi » !!
P’tain, merde quoi ! Les mecs, ils ont des meufs qui s’offrent sur un plateau, qui leur demandent rien, juste de leur faire leur fête, et ils font les fines bouches ! Ils esquivent « mouais, je sais pas, peut-être… » Alors ça, ça m’tape sur le système !
Je me dis « je suis le seul de la bande à être normal, ou quoi ??? »
22:27 Publié dans Fiso déconne | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : 2 oreilles qui traînent
26.06.2009
A la flotte !
Et voici venue l'heure du rendez-vous avec le festival préféré de nos 2 Val-de-Marnais émérites, Nicolas et Tonnegrande, : le festival de l'Oh !
" Avec l’été, le festival de l’Oh ! revient enchanter nos berges et nos cours d’eau. Rendez-vous le long de la Seine et de la Marne, les 27 et 28 juin prochains." (ce week-end, quoi ...)
Cette année, les couleurs et les rythmes de l’Afrique feront vibrer les escales. Le fleuve Niger en est l’invité d’honneur. La région qu’il traverse, exsangue, en proie à des dérèglements climatiques sans précédent et à des problèmes d’accès à l’eau, est pourtant riche d’une grande effervescence artistique. C’est la vitalité de cette culture africaine qui fera vibrer les escales. Cette invitation sera aussi l’occasion de découvrir la Communauté urbaine de Zinder, au Niger, qui entretient des relations de coopération avec le Département du Val-de-Marne, et les dizaines d’associations qui, riches des cultures africaines dont sont porteurs nombre de nos concitoyens, se sont mobilisées.
Recentré cette année sur dix escales en Val-de-Marne, une à Paris et quatre en Seine-Saint-Denis, le festival de l’Oh ! a trouvé les moyens d’embellir encore malgré les mesures d’économie qu’il nous a fallu prendre pour tenir compte du désengagement de l’état et de la crise économique.
Que vous soyez Val-de-marnais, Franciliens, ou que vous veniez de plus loin profiter de cette fête unique qui fait notre fierté, inaugurez l’été au bord de l’eau, dans la beauté, la découverte et le débat."
Le programme, c'est ici
14:00 Publié dans J'aime | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
25.06.2009
Les Franciliens aboient, la caravane passe
Mon chauffeur avait un accent charmant. Il disait « jé suis vénu ».
Quand je lui ai indiqué ma destination, il a haussé les sourcils : « Le périphérique sud est fermé, l’A6 aussi, tout est bloqué ». Je m’étonne : « Ah bon, qu’est ce qui se passe ? » « Et oui, maintenant quand un officiel arrive en France, ils bloquent tout. Avec les autres présidents, les gyrophares suffisaient mais pas avec celui-là ».
Je râle : « On se croirait revenus au temps de la royauté (que je n'ai pas connu, certes). Les nobles passent, les gueux doivent s’effacer. C’est quand même incroyable ce mépris du peuple. Paralyser tout Paris aux heures de pointe pour que les grands de ce monde circulent tranquille ! Comme si les gens n’avaient que ça à foutre de passer des heures dans leur voiture pour rentrer chez eux après le boulot ! »
On a eu le temps de discuter, vu les bouchons. Ce fut un vrai périple pour rentrer chez moi mais j’ai surtout pensé aux copains qui eux, doivent rejoindre la grande banlieue.
Sur radio Bleue, on donnait, en boucle, l’état catastrophique du traffic. « Ecoutez-bien, vous verrez, ils se contentent de dire que c’est bouché mais ils ne donnent pas la raison du bloquage. C’était encore pire l’autre jour avec Khadafi. C’est régulièrement comme ça, maintenant, un vrai bordel », fait remarquer mon chauffeur.
Et ce matin, on apprenait que M. Sarkozy avait reçu, hier après-midi, M. Netanyaou ….
23:11 Publié dans Fiso en mode vénèr' | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : égalité qu'y disent ...., on nous prend pour des cons
21.06.2009
Autour de ZORG
Hier soir, au 1er étage du Chao Ba, découvert grâce à Orpheus et avec Lancelot, puis arrosé avec Sélène, Violaine et Chambre 419 (d’ailleurs, c’est quand la prochaine ?), 6 blogueurs trinquent au plaisir d’être ensemble. Et aussi à Bougrenette, à l’absence omniprésente.
On m’avait confié une mission délicate. Préférence de ZORG : un endroit « où on peut grignoter debout et s’il y a de la musique c’est encore mieux », requête du Papillon aux ailes pailletées de rouge : « vers le 8ème ou Clichy ». Dans notre groupe de blogueurs, j’étais la seule à avoir un blog à prédominance culinaire. La plupart se rencontraient pour la première fois et 2 d’entre eux ne connaissaient aucun de nous : Deftones75, le petit nouveau de la blogosphère (qui m'imaginait grande et sèche, ahum) et Caliste, que j’avais croisé ici et là mais jamais lu.
On n’a pas grignoté debout et il n’y eut pas de musique ; j’avais pourtant une furieuse envie de danser. Que dire ? J’ai beaucoup ri, entre Deftones75 et VéroPapillon qui pense à se reconvertir en blog animalier. Des histoires de hérisson, de jogging sans soutif et de poitrine de veau, et des paillettes qui voyagent des chaussures aux joues sans qu’on comprenne bien comment (j’ai bien ma p’tite idée, moi….)
Comme PrincessOnLine arborait une peau parfaitement hâlée, on a parlé d’autres voyages, aussi, le Maghreb, l’Asie, l’Europe du nord, la Suisse (tiens ?).
Plus tard, autour d’un repas servi par un jeune homme attentionné (quand le service est bon, je le dis aussi, malheureusement je dois tenir secret le nom du restaurant car c’est le QG de P.O.L.), les conversations se firent à peine plus sérieuses.
A ce que je sais, nous étions plusieurs, ce matin, à être encore sur un petit nuage. Le virtuel n'est savoureux que s'il rend possible le réel.
Si Boug’ avait été là, on aurait eu un super montage photos avec des regards, des chaussures et des décolletés, velus ou non. Pour ma part, je crois que je vais organiser plus souvent ce genre de soirée.
12:51 Publié dans Gens (d'ici et d'ailleurs) | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : y'a pas d'mal à s'faire du bien, au-delà du virtuel, cul et bouffe mêmes émois
19.06.2009
Looking for Eric
C'était il y a déjà 2 semaines mais j'ai été tellement emballée par ce dernier film de Ken Loach qu'il fallait que je vous invite à le découvrir, si ce n'est déjà fait.
Je suis piètre critique cinématographique. Moyennement enthousiaste au départ car si j'aime Ken Loach, le football me laisse indifférente. Pourtant, je me suis passionnée pour cette émouvante histoire d'un postier anglais, fan d'Eric Cantona. Le genre de mec qu'on qualifierait de "looser". Entre drame et absurde, chaque apparition de "l'ange" Cantona est délicieusement drôle.
On rit franchement et beaucoup. Quelques séquences des meilleurs moments de Cantona sur le terrain et je me suis fait avoir : j'avais envie d'applaudir !
La scène finale est magnifique. Là encore, je résiste difficilement à l'envie d'exprimer ma joie.
Ken Loach, une fois de plus, fait la part belle aux classes populaires et célèbre l'amitié, la solidarité et la sincérité.
23:03 Publié dans Bouillon de culture | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17.06.2009
Rouen la charmante
Mardi soir, fin de journée au siège d’une banque, dans les environs verdoyants de Rouen. Une de nos stagiaires, une jolie blonde à la bouille facétieuse, propose : Si vous voulez demain soir, je vous fais faire un tour du centre-ville ? ». C’est la première fois qu’une stagiaire se propose de me faire visiter sa ville.
Elle passe nous chercher à l’hôtel et quelques minutes plus tard, nous émergeons sur la place de la Pucelle. Il est un peu plus de 19 heures, les terrasses sont bondées et je suis émerveillée par les maisons à colombages qui encadrent la place. E. nous entraîne jusqu’à celle du Vieux Marché. Au centre de la place, un édifice étrange qui m’évoque, bizarrement, un dragon noir. C’est une église, m’apprend E. Les pointes hérissées sont censées évoquer les flammes du bûcher car c’est à quelques mètres de là que fut brûlée Jeanne d’Arc. Un marché se tient encore là, sous des halles attenantes à l’église. La place est magnifique et très touristique. Nous en faisons le tour et nous engageons dans la rue du Gros Horloge (et pas de la Grosse Horloge, bande de touristes !), sous lequel nous passons.
Un peu plus loin, E. tourne à gauche et devant nous, un très beau bâtiment gothique : le Palais de Justice, criblé d’impacts d’obus datant de la 2ème guerre mondiale.
Nous descendons maintenant vers la cathédrale, qui est mise en valeur chaque été dans un spectacle son et lumière intitulé « De Monet à Pixel », en hommage au peintre qui la peignit plusieurs fois. Nous nous engageons dans une rue entre elle et l’affreux Palais des Congrès, qui doit être démoli depuis des années. Nous descendons une autre rue très animée et dans la rue Martainville, E. marque une halte devant une porte cochère au-dessus de laquelle il est écrit « Aîtres Saint-Maclou ». « Oui, c’est ouvert, venez », dit-elle. Nous la suivons. « C’est l’école des Beaux-Arts, je ne vous dis pas ce que c’était auparavant, vous allez voir ». J’adore les mystères et cette impression, un court instant, de faire une chasse au trésor.
Nous débouchons sur une cour intérieure. « Regardez les poutres », dit E. J’examine les montants de bois, des têtes de mort y sont sculptées. « C’était un charnier au temps de la peste ». Mon collègue a la chair de poule.
Nous rebroussons chemin et nous engageons dans la rue Damiette jusqu’à la place du Lt Auber où nous nous attablons au Garde-Robe, un bar à vins où je déguste un verre de « Chinon Soif de tendresse ». Retour vers la place du Vieux (comme on dit par ici) où nous nous attablons en terrasse du Maupassant. Crise de fou-rire quand mon collègue choisit le menu « Boule de Juif » qui s’avère être un menu Boule de Suif. Il est près de 22h30 quand notre charmant guide prend congé de nous.
Elle avait les yeux un peu gonflés ce matin (t’as vu ta gueule, dirait l’autre … oui, oui, j’ai vu …)
23:14 Publié dans Globe-trotting | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : j'suis aussi payée à me balader
12.06.2009
Ecce homo
La scène se passe à deux pas de la gare d'Alès, dans un restaurant italien "militant du goût" où trône une superbe Ferrari rouge. On nous installe dans le patio. C’est cher et savoureux, et le service est parfait. A la table voisine, une bande de potes. « Ce qu’il y a de bien avec le mercredi, c’est que les femmes mariées sont à la maison et les enfants à la sieste. Ca te laisse un créneau d’une heure et demie. » « Une heure et demie ? Moi 10 minutes me suffisent ».
La scène se passe sous une treille de kiwis, en terrasse de la Ferme de Cornadel, à Anduze. La nuit tombe doucement et les lanternes roses s'allument sur les tables de bois.
Je m’installe face aux Cévennes, près de la table d’une bande de drilles joyeusement bruyants. Le vin coule à flot et ils rient fort. Je vous évite le détail de ce que j'y ai dégusté, vous n'aure qu'à cliquer sur le lien ci-dessus. Sachez seulement qu'après de furtifs échanges verbaux, le plus vieux des 6 se met à me charrier lorsqu’on m’apporte mes « brochettes suspendues de saucisses, une nature et l’autre aux herbes ». S’ensuivit une joyeuse déconnade entre nos 2 tables. Extraits choisis :
« C’est votre mari ou votre ami ? ». « C’est mon collègue ». « Ah, c’est bien ça ! Alllez, salut, le collègue …»
« Et votre mari, il ne dit rien que vous mangiez de la saucisse, comme ça ? » « Ca c’est un moyen détourné pour savoir si je suis mariée … on me la fait pas ».
« Dîtes donc, vous parlez vite ». « Ben oui, je suis née comme ça ». « Hyper active ? » « Non, juste active, je crois » « Ca tombe bien, moi je suis passif ».
C’était une bande de potes venus faire un stage sur circuit moto. Mélange de parisiens, chtimis et grenoblois. Comme nous avons décliné leur offre de les rejoindre à leur table pour un verre - c’est qu’il fallait que je bosse encore en rentrant à l’hôtel, moi, pour préparer la journée du lendemain – on a fini la soirée à discuter d’une table à l’autre.
Il est plus de 23h30 lorsque nous quittons la terrasse, après qu’ils nous aient donné rendez-vous voiture 4 (hé oui, nous prenions le même train le lendemain soir, et voiture 4, pour ceux qui ne savent pas, c’est le bar). Sur la route du retour, nous piquons une crise de fou-rire et j’essuie mes larmes. Je fais semblant de râler :
« P’tain, je vais encore avoir une gueule de batracien éclaté, demain ». « Je ne sais pas avec qui je vais continuer ma formation mais tu as placé la barre haute pour les autres, ça va être difficile de faire aussi drôle que toi » dit mon collègue en desserrant sa cravate.
Il est prévu qu’il reparte encore 2 fois avec moi. « C’est bon, je te l’ai dépucelé », j’ai lancé aujourd’hui au formateur qui l’emmène la semaine prochaine. Il a eu un temps de surprise et puis il s’est marré.
Je vais achever de te le décoincer, moi, l’intello aux lunettes, raie sur le côté et costard-cravate.
23:00 Publié dans Fiso déconne | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : je vous ai croisé
10.06.2009
Béziers - Lens - Alès
Y’a eu Béziers, qui vit naître Paul Riquet, constructeur du Canal du Midi, mais aussi Jean Moulin. On se demande pourquoi son hôtel Imperator a encore 3 étoiles, il est vieillot et ses murs sont fins comme du papier. Pourvu, me suis-je dit en me couchant le premier soir, que mes voisins aient la libido au point mort. Ils l'avaient (au point mort). Le petit déjeuner y est aussi appétissant que le dentier de ma grand-mère (et ce constat vaut pour 99% des hôtels dans lesquels je séjourne chaque semaine).
A Béziers, il y a eu aussi Fiso en perdition le premier jour, autour des allées, j’en ai fait 3 fois le tour avant de repérer l’entrée du parking de l’hôtel. Les allées de Béziers, désormais, je te les prends les yeux fermés. Le seul avantage de l’Imperator, c’est qu’il est situé en plein centre, et qu’un soir, je me suis perdue dans ses rues étroites jusqu’à la place de la Révolution, d’où je contemplai le panorama et l’Orb, en contrebas.
Et à Béziers, il y a eu aussi ce déjeuner au Café de Plaisance, une guinguette au bord du canal du Midi, avec un blogueur rencontré quelques jours plus tôt. Le monde est petit, décidément … Après quelques tartines au camembert, je salivais déjà à l’idée de la seiche grillée mais dus me rabattre sur un curry de poulet. N’empêche, la beauté de l’endroit, l’atmosphère bucolique et la sympathie de mon compagnon m’ont donné envie de faire l’école buissonnière. J’y retourne en septembre, et là, je l’aurai ma seiche, je l’aurai !
Après Béziers, on m'a catapultée à Lens. Rien à en dire, si ce n'est que le Pain à la Bouche, un estaminet à deux pas de la gare, s'est spécialisé dans la faluche gratinée qui déchire. Par pitié pour mes stagiaires, j'ai zappé la faluche aux 4 fromages qui puent mais je n'ai pas résisté à une salade aux tartines de Maroilles et andouille d'Arras. Et je vous le dis, ça tient au corps. L'après-midi fut long. Comment ça vous savez pas ce que c'est, une faluche ?
Et cette semaine, je suis à Alès, dans la seule région de France, paraît-il, où il n’a pas plu aujourd’hui. Je confirme, ce soir après un jogging autour du stade nautique, j’ai dîné en terrasse. Demain, après un plongeon dans ledit stade nautique, direction Anduze !
00:43 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : p'tain philo à cause de toi je m'suis couchée à pas d'heure
03.06.2009
Vivement demain soir
J’ai fini la journée sur les nerfs. Pas desserré les dents dans la bagnole.
Je DETESTE partir bosser avec ce mec. Il est sympa en dehors du boulot mais au taf, il m'horripile ! Stressé pour rien, pas de directivité. Déjà, quand je me le suis tapé pendant plusieurs semaines, j’en pouvais plus. Le gars a encore du lait qui lui sort du nez et il prétend apprendre leur métier à des gens qui le font depuis 25 ans. Chacun son boulot, bordel ! On apprend à nos stagiaires comment utiliser un outil pour faciliter leur taf’, on leur apprend pas leur taf !
Cet après-midi, je le regardais trifouiller sa souris. Il faisait des ronds sur l’écran, en mode « cliqueur fou », laissant les stagiaires dans la plus grande solitude. Ca a duré de longues minutes. J’ouvre un dossier, je le ferme, j’ouvre le même dossier, je le re-referme, je le rouvre une troisième fois ...Putain, mais tu vas arrêter de l’ouvrir ce dossier ??? Il est vide, bordel !
Au bout d’un moment, la cliente perd patience et prend la main. Lui demande pourquoi l’outil n’arrive pas à faire ce qu’elle arrive très bien à faire à la main (en gros, lui demande pourquoi elle a claqué 10 000 euros pour acheter un truc qui lui sert à rien). Au lieu de reconnaître « je ne sais pas pourquoi ça ne fonctionne pas, mais je vais trouver une solution », il bredouillait « vous avez trop d’exigences ». Je mourais d’envie de lui arracher la souris des mains mais je ne pouvais pas, parce que c’était SA formation. A un moment, j’ai pas pu me retenir « vas-y clique bordel ! »
Je déteste les bluffeurs. J'ai bien l'impression que la mauvaise foi est un des défauts des formateurs. Pourtant, les gens ne sont pas dupes, tu passes pour un con et tu perds toute crédibilité. Quand un client te demande pourquoi l’outil ne fait pas ce qu'on lui dit, c’est pas la peine de broder et une grave erreur de lui répondre que c'est de sa faute. Quand tu sais pas, tu sais pas, y’a pas de honte à le reconnaître. On n’a pas la science infuse. Le principal, c’est de repartir en ayant résolu le problème du client et t’as 3, voire 4 jours pour ça.
Pourquoi je suis ultra vénère ? Hier, je lui demande de me déposer, sur la route, à la piscine qui ferme à 20h30. Comme on n’a qu’une bagnole pour 2 et qu’il passe la soirée chez des potes, je rentrerai à l’hôtel à pied. M’en fous, entre nous. Mais il dit « non, non, j’y vais pas, finalement », donc je rentre à l’hôtel avec lui. A 19h30, je reçois un sms « finalement j’y vais ». J’ai raté ma séance mais c’est pas grave puisque demain on démarre à 9h (et qu’on finit donc à 17h).
Ce matin, je le préviens « La piscine ferme à 19h30, faut qu'on décolle au maximum à 18h ». J’ai le dos en vrac et j’ai vraiment besoin de nager. En fin de journée, je vois le temps passer et lui qui clique comme un demeuré. 17h30, 17h45, 17h55. A 18h15, je sais que c’est mort et j’ai la rage. Les stagiaires s’impatientent aussi. T’as un timing à tenir, mine de rien. C'est aussi un signe que tu sais ce que tu fais.
Il est 18h30 quand on monte dans la voiture. 1h30 de retard pour que dalle, on en est au même point et il ne nous reste plus qu'une journée pour trouver la solution. Je tire sérieusement la gueule. « Elle ferme à quelle heure, la piscine ? » demande-t-il d’un air innocent. J’ai envie de lui faire bouffer mon bonnet en silicone.
Il me reste 5 minutes pour me calmer avant de le retrouver pour le dîner. C’est pas gagné.
(je sais c’est pas intéressant pour vous, désolée mais j’avais besoin d’extérioriser)
20:14 Publié dans Fiso en mode vénèr' | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
02.06.2009
Vous reprendrez bien un peu de dessert ?
“Pour qu'une femme soit goûtée par les hommes, il faut qu'elle ait la taille parfaite, qu'elle soit riche en embonpoint.
Ses cheveux seront noirs, son front large ; ses sourcils auront la noirceur des Ethiopiens, ses yeux seront grands et d'un noir pur, le blanc en sera limpide.
Ses joues seront d'un ovale parfait ; elle aura un nez élégant et la bouche gracieuse ; ses lèvres seront vermeilles, ainsi que sa langue ; une odeur agréable s'exhalera de son nez et de sa bouche ; son cou sera long et sa nuque robuste ; son buste large, ainsi que son ventre ; ses seins devront être fermes et remplir sa poitrine ; son ventre sera dans de justes proportions, son nombril développé et enfoncé ; la partie inférieure du ventre sera large, la vulve saillante et riche en chair, depuis l'endroit où croissent les poils jusqu'aux deux fesses ; le conduit en sera étroit, sans aucune humidité, doux au toucher et émettant une forte chaleur ; (…) ses cuisses seront dures, ainsi que ses fesses ; elle possédera une chute de reins large et replète ; sa taille sera bien prise ; ses mains et ses pieds se feront remarquer par leur élégance ; les bras seront potelés, ainsi que les avant-bras, et encadreront des épaules robustes.
Si une femme qui a ces qualités est vue par devant, on est fasciné ; si elle est vue par derrière, on en meurt.
Vue assise, c'est un dôme arrondi ; couchée, c'est un lit moelleux ; debout, c'est la hampe d'un drapeau (…) une pareille femme sera chérie de tous les hommes”.
Nefzaoui, Arraoud al âtir… 16ème siècle
23:03 Publié dans J'aime | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

