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2yeux2oreilles - Page 232

  • Braderie de Lille

    Vendredi soir, je me déconnecte de ma semaine difficile en montant dans le train direction Lille pour la Braderie, que je n'ai jamais faite. Tonton Dan me récupère sur le quai de la gare et je dors chez eux à Lys-lez-Lannoy. A l'arrivée, on boit une petite mousse, un accueil comme je les aime, et comme je suis claquée, je vais me coucher à 23h00. Le lendemain, quelques tranches de cramique dans le ventre, on part en Belgique acheter des Léonidas (que des blancs pour la petite dernière, que des noirs pour moi) et on passe chez Auchan, à côté du collège Gambetta où j'ai passé 6 mois, il y a bien des années. Au rayon fromages, je prends un Vieux-Lille, un Maroilles pour faire une bonne tarte, des fromages hollandais pour Esteban et des charcuteries du coin comme le Postlevetch ??? et du pâté aux endives. Ensuite, je retrouve ma copine Sophie (moitié ch'timi comme moi) à la gare de Lille Flandres. C'est marrant de se retrouver ici alors qu'on vit toutes les 2 à Paris. On s'enfonce dans la foule autour du quartier du vieux Lille, le beau temps est de la partie (c'était pas gagné). Sur la grand-place, le beffroi ne joue pas "le p'tit Quinquin" mais y'a des gars déjà gris qui chante des chansons à boire. Première urgence : trouver une brasserie pour se faire des moules-frites, passage obligé de tout bradeux qui se respecte. Après avoir vidé une chopine, on déambule dans les rues. C'est vraiment sympa comme ambiance et il y a des affaires à tous les coins de rue. J'aime bien ces gens du Nord et cet accent que beaucoup trouvent laid, les friteries à tous les coins de rue, la belle architecture lilloise. Vers 17h, on en a plein les pattes et à la terrasse d'un café, je commence à papoter, comme d'habitude, avec mes voisins de table qui sont venus en bus de Metz. Je leur explique ce que sont les moules au Maroilles, on parle de leur région, ils me conseillent le marché de Noël de Metz qui est un des plus beaux. Bonne idée, ça tombe bien, j'ai un oncle ch'ti super sympa exilé à Metz, je vais me programmer une virée là-bas courant décembre. Comme ça, je pourrai peut-être visiter Nancy et la place Stanislas toute neuve. Je connais bien Strasbourg because enfance en Allemagne mais pas Metz et Nancy; à moi les petits cochons en pain d'épice !

    Samedi soir, je prends le TER pour aller rejoindre l'autre moitié de la famille dans les Flandres. Bob me sert mon whisky-coca comme d'hab, on mange et on va guincher au Manoir, la boîte du coin. Ce soir, je rentrerai à la capitale bien requinquée, j'en ai besoin avec la semaine qui m'attend : inauguration du bâtiment, séminaires, salons, conventions etc.

  • "Venise sous la neige"

    medium_Venise_sous_la_neige.jpgJeudi soir, je me suis payé une bonne tranche de rire au Café de la Gare. Je ne suis pas bon public mais cette pièce loufoque vaut vraiment le détour. Les comédiens sont talentueux et l'absurde de la situation fait rire aux éclats, de même que le couple "cucu-la-praline" des Chouchous. Le site de la pièce : www.venise-sous-la-neige.com

    Nous sommes ensuite allés finir la soirée devant une bonne brandade de morue dans le Marais; ce quartier est vraiment sympa à toute heure de la journée et ce soir-là, y'avait pas de moustiques.  

  • Bombes en Turquie

    Je pense aux morts et blessés à Istanbul, Marmaris et Antalya.

  • Langue française

    Un élevage d'ânes s'appelle une azinerie (72,72 % de bonnes réponses).

     

     

  • Hargne

    La récente note "Emotions" de Rony qui s'étonnait d'être touché par une chose somme toute normale, la courtoisie, a soulevé une réflexion chez moi.

    Je me suis demandé pourquoi j'ai d'abord une réaction fermée face à des évènements anodins. Je m'explique.

    L'autre jour, j'allais au boulot en vélo quand tout à coup une voiture me klaxonne. Je commence à l'insulter dans ma barbe (!) du genre "qu'est ce qu'il a ce connard" quand je réalise que c'est un collègue qui me salue. Après la honte, je me suis demandé pourquoi j'avais eu cette réaction ridicule. Je suis prompte à m'emporter, vociférer, marmonner. Idem quand un homme m'aborde, parfois simplement pour demander sa route et que j'ai d'abord une réaction de méfiance, voire d'agacement. Vous allez me répondre que c'est typiquement parisien, et sans doute le rythme de la vie parisienne n'encourage pas la patience et la sérénité. Cependant le témoignage de Rony qui vit en Lorraine me fait penser que l'incivisme et le manque de courtoisie ne seraient pas une caractéristique parisienne. Et pourquoi, à l'étranger, suis-je pleine de cette bienveillance qui me fait tant défaut ici ?