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2yeux2oreilles - Page 228

  • Au pays du klaxon

    Soit je développe une réaction allergique de plus en plus aiguë aux abrutis qui ont le doigt vissé sur le klaxon, soit effectivement cette semaine, la circulation étant particulièrement difficile dans la zone de Paris-Sud, il ya eu recrudescence de l'utilisation d'avertisseur sonore.

    Bref, excédée par ce tintamarre,et désolée pour les pauvres gens qui habitent sur les avenues du Général Leclerc (Paris 14) et Romain Rolland (N20) je me suis surpris hier à engueuler un automobiliste qui me klaxonnait allègrement dans les oreilles alors que j'attendais sagement que le feu m'autorise à traverser. Du coup, quand son feu est passé au rouge et qu'il s'est retrouvé comme un con, je lui ai jeté un vengeur "allez ferme-la, maintenant t'es au rouge, bien fait pour ta gueule!". Z'ont le don de me faire sortir de mes gonds (faut dire que je suis pas longue à démarrer).

    Sinon, je me posais une question. On a tous suivi les mêmes leçons sur le code de la route, non ? Il me semble qu'il était précisé qu'à un carrefour on ne démarrait au feu vert que si la voie était libre. C'est à  dire qu'en cas de bouchon, on ne s'encastre pas comme un demeuré dans la voiture de devant mais on attend sagement que le carrefour soit dégagé quitte à  sauter un tour (le feu repasse au rouge). En plus, comme ces messieurs dames sont super excédés, ils sont tous ... oserais-je ? oui ! ils sont donc tous "bite à cul" au point que parfois mon petit vélo profilé n'arrive pas à se faufiler entre pare-chocs et pots d'échappement. Pour info, la seule fois de ma vie où j'ai vu cette règle du code de la route respectée, c'était en Irlande, je me suis même demandé ce qui se passait tellement c'était surprenant. Et je peux vous dire, ça fonctionne ! Alors je suis désolée mais je pense que dans les grandes villes, ça pourrait être bien de faire un petit rappel civique, car entre l'usage du klaxon qui est interdit en ville sauf en cas de danger et cette habitude débile aux carrefours qui gêne la circulation, il me semble que quelques agents de la circulation voire quelques prunes bien senties remettraient tout le monde d'aplomb.

  • Quizz n° 2

    1. Qu'est-ce qu'un suivez-moi-jeune-homme ?

    a. Une fausse croupe très rebondie

    b. Les pans flottants d'un ruban de chapeau

    c. Une petite bourse qu'on laisse pendre à la main.

    2. On dit :

    a. S'efforcer de

    b. S'efforcer à

    c. Les deux se disent

    3. Une femme dit :

    a. Je me suis permis de l'appeler

    b. Je me suis permise de l'appeler

    4. Lorsque Victor Hugo fait rimer un o ouvert et un o fermé, comme Babylone et trône, il s'autorise :

    a. Une rime méridionale

    b. Une rime anglaise

    c. Une rime welche

    5. Le "saint-frusquin" qu'on ne connaît plus que dans l'expression "et tout le saint-frusquin", signifie :

    a. Ce qu'on peut imaginer, saint Frusquin étant le patron des mythomanes

    b. La batterie de cuisine d'une jeune épousée, sa dot

    c. Ce qu'on a d'argent, d'effets, tout ce qu'on possède

    6. On écrit (3 réponses) :

    a. Le mur se craquèle

    b. Le mur se craquelle

    c. Le mur se craquellera

    d. Le mur se craquèlera

    e. Le mur se craquela

    f. Le mur se craquella

    7. L'interjection "dia", qu'on retrouve dans "aller à hue et à dia", signifie :

    a. Derrière

    b. A gauche

    c. A droite

    Solutions du quizz la semaine prochaine !

  • Les émeutes 2005 et les médias

    Non vraiment, je n'aime pas les rappels de "l'anniversaire des émeutes" et tous ces dossiers spéciaux sur les cités euh banlieues ah non ! maintenant on dit "quartiers", encore une belle connerie parce qu'on habite tous des quartiers, enfin là n'est pas le sujet mais ça m'énerve quand même que la langue française soit sans cesse malmenée.

    Donc, depuis quelques semaines, on nous annonce "l'approche de l'anniversaire des émeutes, puis "il y a un an, les émeutes" et des études très sérieuses sur le terrain, on interroge les policiers qui "craignent une flambée de violence", les "jeunes pour lesquels rien n'a changé", et puis surtout, "la montée du communautarisme et de l'intégrisme" vraiment tout va mal et tout le pays  s'en fout de la jeunesse, à commencer par les politiques qui ont promis monts et merveilles et n'ont rien fait.

    Et pourtant, derrière ce tableau morose qui fait trembler le bon Gaulois dans son fauteuil douillet, il y a des associations qui se bougent, des élus qui retroussent leurs manches et tapent à toutes les portes, des "jeunes" qui ont décidé de prendre leur avenir et celui de leurs cadets en main, des festivals qui se mettent en place, des soirées du souvenir pleines de chaleur et de dignité, bref de l'espoir et des êtres humains qui ne baissent pas les bras.

    Alors, depuis plusieurs semaines, je boycotte les infos. Arrêtez, les journaux, les télés, d'agiter la peur, de nous dresser les uns contre les autres, d'instiller le pessimisme le plus noir. Finalement, en dehors de quelques dérapages, la jeunesse française n'a pas répondu à vos provocations, dommage hein pas de couv' choc à faire cette année ....

  • Les déclarations d'amour

    Dimanche soir, retour de Namur (Belgique) sous une pluie battante. Au loin, Paris, ses tours, sa pollution, sa grisaille et ... ah si ! sa tour Eiffel scintillante.

    Et puis, soudain, dans ce paysage morose, une lueur de bonheur entrevue au-dessus d'un des ponts enjambant le périph'.

    Une banderole blanche claquant fièrement au vent : "DANIEL JE T'AIME".

    Tout d'un coup, Paris a revêtu les couleurs de l'arc en ciel et un sourire rêveur s'est dessiné sur mon visage.

  • Indigènes

    medium_18653665.jpgJ'avais été très émue de voir les acteurs pricnipaux du film "Indigènes" entonner devant le public du festival de Cannes le chant des tirailleurs marocains "C'est nous les Africains" et je m'étais promis de voir ce film qui a contribué à rétablir une injustice révoltante et ignorée par les gouvernements successifs.

    Samedi dernier, j'ai donc vu "Indigènes". Sobre, efficace, pas de boucherie ni de scènes à chialer comme un veau, des acteurs parfaits, tous. Un film engagé, comme je les aime, qui rend hommage à ceux qui ont quitté patrie et famille pour un idéal ou sous la contrainte. Bravo à Rachid Bouchareb.