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30.12.2007
Prépuce
Le prépuce,
Qu’est ce qui se cache sous sa capuche ?
De la soie de Damascus
La fraîcheur d’un hibiscus
Une larme de cactus
Ou les bourses de Crésus
C’est comme dans les montagnes russes
La peur te file un rictus
Te remonte le plexus
Te fait contracter l'a...
Et cramponner le guidon
Ca colle aux dents les bonbons
La barbe à papa au menton
La guimauve reste toute molle
Les bêtises te font cambrée
Allez encore un petit tour de manège
Tu vas nous faire un arpège
Etre coquine ça t’allège
Fais fondre le bonhomme de neige !
(Spécial dédicace à Oh!91 :c'est pas gagné ...)
22:45 Publié dans Fiso déconne | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
Ne me souhaitez pas bonne année !
Je manque rarement de courtoisie mais s'il y a bien une période dans l'année ou je ne respecte pas les convenances, c'est au moment de Noël et du Nouvel An. Je déteste les formules toutes faites, les "sincères condoléances" murmurés à la queue leu leu par des illustres inconnus, les "Joyeux Noel" balancés comme un ordre et une gifle aux malades en fin de vie, clochards, endeuillés, personnes seules devant leur télé le soir du 24 (pour celles qui peuvent encore payer la redevance), ressortissants de pays voués à la guerre et aux massacres.
A moins de vivre coupé du monde, comment Noël peut-il être joyeux, vraiment ? "Joyeux Noel dans la lucidité" devrait-on dire. "Restez conscients" comme elle, par exemple.
"Joyeux Noel" passe encore, mais chaque année, ce qui me gave le plus, ce sont les premiers jours de la nouvelle année (le soir du 2, ça va, on fête l'anniv' de mon frère). Le boulanger, la caissière de Champion, le chauffeur du bus, les 750 salariés de ma boîte, tous ces gens dont je ne connais au mieux que nom et prénom et qui me souhaitent une bonne année alors qu'ils n'en en rien à taper de ma vie (et inversement). Moi, ce que je voudrais, c'est qu'on me souhaite de l'amour parce qu'on n'en a jamais assez, j'espère être à la hauteur pour soutenir celle que que je chéris, mon amie de longue date, pour qui l'année commence bien mal, qu'on me souhaite d'être attentive aux autres, toujours, vraiment, qu'on me souhaite de ne pas avoir peur, qu'on me souhaite le moins de larmes possible.
Alors, depuis quelques années, je réponds à cett mascarade de bienveillance :"Oh, pfff .... qu'est ce que ça me fait chier ces formules toutes faites". Sauf à la caissière de Champion et au boulanger parce que je sais que ça fait partie du service clientèle. Ma réponse à moi est beaucoup plus longue que "merci, vous aussi" mais tellement plus sincère.
Alors surtout, surtout, ne vous sentez pas obligés de me souhaiter une bonne année, je ne vous en voudrai nullement. Ou alors faites dans l'originalité, faîtes moi rire par exemple. Ca ne changera absolument rien au déroulé de mon année, de toute façon. Moi je ne vous le souhaiterai que les yeux dans les yeux, et avec d'autres mots.
[je vous ai peut-être assombri les réjouissances de fin d'année, et encore ne vous plaignez pas, j'aurais pu le faire avant Noël ...)
13:55 Publié dans Fiso en mode vénèr' | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
28.12.2007
Une colombe de moins
Tristesse et stupeur hier en apprenant l'assassinat de Benazir Bhutto.
Après Gandhi, Anouar el Sadate, Jean-Marie Tjibaou, Yitzak Rabbin et tant d'autres oeuvrant pour la réconciliation et la paix, c'est à désespérer d'y croire encore. Paix à son âme ! Première femme à la tête d'un pays musulman, elle a continué sa lutte courageuse en toute conscience du danger qu'elle menait. Je suis triste ce soir, pour elle, sa famille, ses partisans et les personnes qui sont mortes avec elle hier et lors du premier attentat perpetré à son retour au Pakistan.
20:55 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
27.12.2007
Béton (é)mouvant
Au fur et à mesure que j’avance, je te découvre en contrebas, assis sur les marches. Torse nu, juste vêtu d'un jean, jambes écartées, la tête rejetée en arrière, une nuque fine et dorée, des épaules sculptées et le sillon de ton dos ambré. J’ai d’abord un mouvement de réprobation devant ton non-respect des convenances et puis, un sourire amusé se dessine sur mes lèvres. Tu ne peux ignorer l’érotisme provocant de ta nudité nonchalante posée entre verre et béton. Mon œil de félin profite de ta somnolence pour détailler chaque parcelle de ta peau et je m’avance plus près de façon à te surplomber et découvrir ton torse. Quel délicieux trouble que le ventre d’un homme !
Sans doute conscient de la beauté de ton corps juvénile, tu as baissé un peu le jean trop large, jusqu'à la naissance de l'aine, et le haut de ton boxer apparaît, plaqué sur des abdominaux ombrés d’un léger duvet. Tes bras posés en arrière sur la marche supérieure laissent dépasser la touffe de tes aisselles musquées. Jeune mais si dangereusement sensuel. J’imagine un instant ma patte de velours sur ton épiderme chaud. J’ai abandonné l’idée de t’observer à la dérobée et me délecte du spectacle que tu offres, car je sais que les minutes sont comptées. Bientôt tu remettras ce tee-shirt roulé en boule à tes pieds et tu retourneras dans la poussière de l’entrepôt, mais je ne te regarderai plus jamais de la même façon. Tu as dû sentir la morsure de mes yeux sur toi. Tu ouvres doucement des paupières alourdies de chaleur et surprend mon regard impudique sur ton nombril hypnotisant. Mon sourire carnassier creuse une fossette enfantine sur ta joue satinée. Avec des gestes lents, étudiés, tu te lèves, recouvre ta peau du tissu délaissé et passe à quelques mètres de moi, drapé dans l’arrogance de ta beauté sauvage.
Depuis, quand je te croise, c’est toi qui baisses les yeux.
14:50 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : nuque, boxer
26.12.2007
Awa Y'Okeyi !
En français : "Si tu t'en vas" de l'album "Emotion" de Papa Wemba sur lequel on retrouve aussi Lokua Kanza.
Une de ces voix qui me donnent immanquablement des frissons, dans une langue que je chéris, le lingala.
21:00 Publié dans J'aime, Muzik | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Papa Wemba, Son, Afrique
25.12.2007
Alléluiah !
Je ne sais pas comment s'est passé votre repas de Noël, s'il a fini en pugilat, en étreintes, dans les larmes ou dans la cuvette des chiottes mais figurez-vous que notre discussion familiale a tourné presque exclusivement autour des blogs. J’ai eu beau tenter de détourner la conversation vers un sujet plus intéressant pour tous, vu que c’est un monde qui n’intéresse pas à priori mon frère, mon père, ma soeur et son mec, la discussion a pris un tour passionné, tout le monde avait un avis sur le phénomène, au point même qu’on a frôlé l’incident diplomatique. Parce qu’au delà des blogs, il y a tout un aspect psycho-philosophique sur l’anonymat, la sincérité, le besoin de reconnaissance etc.
Ce billet sera sans doute brouillon, autant que mon esprit l’est après une nuit courte, arrosée et riche en émotions.
D’abord sur l’anonymat. Ce n’est pas l'option que j'ai choisie même si comme le soulignait mon père, utiliser un pseudo c’est déjà avancer à visage masqué. Je répond ok à toute sollicitation pour me rencontrer (sauf quand les intentions sont autres qu'amicales), donc pas de problème pour que les gens puissent vérifier si Sophie vit la vie de Fiso. Mes proches (amis et famille) connaissent mon blog aussi, donc pas de baratin. Mais forcément une censure sur des sujets plus persos. Là encore, ça ne me dérange pas, c'est conforme à ma vie. Je ne parle des détails de ma vie privée ni à des inconnus, ni à ma famille. Exclusivement avec 2-3 ami(e)s.
Sur la sincérité. Epineux débat. On n'est pas totalement sincère sur un blog et ceux qui affirment le contraire se trompent à mon avis. D’abord parce qu’on veut rarement donner une mauvaise image de soi-même. On a besoin d’être accepté par le groupe. Donc à partir du moment où on commence à lier une forme d’amitié, même virtuelle (et ça va vite sur les blogs), on n’a pas envie de vexer les copains. En tout cas pas en public. Les rares fois où je n’ai pas marché dans le sens de la meute, j’ai été cataloguée « anti ». Est-ce que ne pas être « pour » c’est être « contre » ?
« Le véritable ami, c’est celui qui sera à vos côtés quand vous serez dans l’erreur puisque tout le monde sera à vos côtés quand vous aurez raison. » [Mark Twain]
Hier soir, certains disaient que forcément, après quelques mois d’existence, on se retrouve entre gens de même avis et même sensibilité, on s'appalaudit à chaque billet et se congratule mutulellement. L'échange, qui est le but même de l’ouverture de mon blog, ne consiste plus alors qu’en approbations mutuelles. Et c'est vrai que c'est le constat qu'on peut faire en lisant les blogs, y compris le mien. Avisez-vous de contredire avec un peu de virulence un ami blogueur, vous avez 99% de chances qu'il se vexe comme un pou. Idem si vous abandonnez son blog quelque temps ou définitivement. Il vous rendra la pareille à coup sûr. Et ça, ça me gonfle de plus en plus. Ce n'est pas, à mon sens, en discutant entre gens du même avis qu'on avance. (Enfin, y'a quand même des limites à mon envie d'aller vers mes opposés).
Sur mon blog, je rencontre peu de contradictions. Il faut dire que je bascule rarement dans la polémique. J'évite les sujets trop sensilbles parce que j'ai pu constater, sur les blogs ou ailleurs, que l'écrit mène souvent à des malentendus. Une voix laisse déjà passer plus de choses mais pour se faire comprendre, rien ne vaut "les yeux dans les yeux". C’est aussi dans mon caractère, je pense être plutôt en compromis et en nuances, j’ai rarement un avis tranché et immuable (parfois, quand même). Ca en énerve certains, mais c’est comme ça. J’ai toujours trouvé ridicule les empoignades, je préfère l'action aux débats stériles, et rien ne me met plus en colère que d’être rangée dans une case. D’où un certain goût pour le brouillage de pistes.
Mon frère m'a suggéré quelque chose qui m'a intéressé. Il pense qu'un blog doit avoir une durée de vie courte, pour se renouveler. Et que je devrais soit le fermer et en ouvrir un autre, pour ne pas tourner en rond, soit en ouvrir un deuxième. J'avoue que cette discussion m'avait un instant découragée en mettant en lumière la fragilité et la futilité des blogs. Et si, dans ce monde de rapports de forces et de violence, ça faisait du bien de se frotter à un peu de bienveillance ?
Depuis je réfléchis ... La fin de l'année, c'est l'heure des bilans, non ?
18:20 Publié dans Ca m'intéresse | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
23.12.2007
Guêpières
C’est décidé, je me laisse pousser les cheveux pour le même carré court qu'elle et retente les porte-jarretelles. La dernière fois que j’en ai mis un, je sortais avec un adepte des culottes Petit Bateau, et ça n’a eu pour effet que de le faire rire. J’aurais dû comprendre alors que nous ne serions pas en phase sur ce plan-là. J’adore la lingerie et surtout les guêpières, je trouve ça sublime. Pour les adeptes des culottes Petit Bateau, une femme en guêpière ressemble à ça :
Profitez-en, c'est Noël, je me suis dit que ça ferait plaisir à Nicolas et Tonnégrande de voir de belles femmes sur mon blog !
Pourquoi je parle chiffons, tout à coup ? Parce qu’hier, mon ami Olivier m’a emmenée voir « Cabaret » aux Folies Bergères. C’était magique, drôle et sexy. Les filles étaient délicieusement vénéneuses dans leurs porte-jarretelles et leurs culottes froufroutantes ne laissaient que deviner des fesses voluptueuses et fermes.
J’aime beaucoup la mode des années folles, les robes à franges, les bibis, les longs gants, les minois mutins. Je crois même que si j’avais vécu à cette époque-là, j’aurais fumé pour le seul plaisir de tenir un porte-cigarettes entre mes lèvres. Le côté garçon manqué très féminin des années folles me correspond, tout comme la classe des hommes de cette époque. Alors, voilà, c’est décidé, si je n’ai pas la morphologie adaptée à la robe charleston, pour le reste, je me lance ! Le carré court l’est assez pour ne pas me prendre la tête avec un brushing (je déteste ça) et assez long pour protéger ma nuque (comprenne qui pourra). Je compte bien sur les copains pour me dire ce qu’ils en pensent…
17:55 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : guêpière
22.12.2007
Chapultepec

Chapultepec, c'est une grosse guimauve toute blanche qui adore se faire tripoter. La première fois qu'on a été présentés virtuellement, c'est sur la webcam quand Fred lui a écrasé le museau sur l'ordi. Il avait pas l'air traumatisé, le matou. Et puis, quand nous avons débarqué à Mexico, Fred avait un paquet de poils dans les bras et nous a dit : "C'est Kenzo". On a dû l'appeler Kenzo le premier jour. Il est incroyable ce chat. Il adore les câlins, a une confiance totale en l'humain et est d'une patience d'ange. On peut le retourner dans tous les sens sans qu'il bronche ou tente de s'enfuir. Pour vous dire, dans le langage félin, quand on se met sur le dos et qu'on écarte les pattes, si c'est pas de la soumission caractérisée, je m'y connais pas ! Alors, pour une raison que j'ignore mais qui est sûrement liée à notre habitude de rebaptiser gens et animaux de noms saugrenus, on l'a appelé Chapultepec. Fred a eu beau protester en disant que c'était complètement débile de l'appeler comme ça vu que Chapultepec est le nom d'un quartier de Mexico et d'une station de métro (ça veut dire la colline aux sauterelles) et que c'était comme si on appelait un chat français "Ménilmontant" ou "Pernéty", Kenzo lui-même avait l'air d'accord pour ramener sa bouille de meringue à la vanille dès qu'on l'appelait.
Le plus drôle, c'est quand Tania a compris pourquoi "Chapultepec" revenait si souvent dans la conversation. Quand on est partis après 10 jours, Kenzo était définitivement devenu Chapultepec. Alors, vous en pensez quoi ? Kenzo ou Chapultepec ?
[ceci est un sondage tout ce qu'il y a de plus sérieux]
13:10 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : Chapultepec, Mexico
19.12.2007
M'sieu Shik-Chic
On ne s’est plus quittés de tout le séjour. Le soir, entre 2 codes aéroports à apprendre par cœur, on se faisait le répertoire de chansons françaises années 70 en buvant des Bud. Et pendant les cours, on se relayait pour prendre des notes.
Au retour à Paris, de fil en aiguille, on s’est d’abord retrouvés l’un chez l’autre. Un dimanche matin, je l’ai même appelé, en larmes après un chagrin d’amour et j’ai chialé comme un veau dans le bol de chocolat qu’il m’avait préparé. Du coup, en toute amitié, on a pris un appart’ en coloc à Asnières pendant 6 mois jusqu’au jour où j’ai décidé de partir en Irlande pour notre employeur. Il n’a pas mis longtemps à débarquer et on a refait une coloc’ de 6 mois, dans la même chambre cette fois. Moi aussi, je l’ai consolé parfois. Le nombre de bonnes bouffes qu’on s’est fait, tous les 2 !
J’ai rencontré ses parents, ses frères, puis ses cousines. Ben oui, c’est grand une famille vietnamo-indienne … Et puis après, la vie a suivi son cours. Il a été là pour les moments les plus importants, les nouvelles amours, les séparations. Discret mais toujours présent, attentionné. Le genre d’ami qu’on peut appeler à n’importe quelle heure. Quand je suis rentrée en France, il ne m’a pas suivi. Pourtant, à chaque fois qu’il revient, je l’entraîne dans de supers restos en espérant le retenir. Sa famille, je l’adore aussi, et sa mère, ses cousines, je les vois ici. La dernière fois qu’il est venu, on a passé la soirée à danser comme des gosses.
Il m’a toujours dit que son prénom signifiait « Serviteur du prince ». Une boutade à laquelle j’ai toujours cru, pour le désigner, lui le petit dernier, après ses frères Halim (prince) et Malik (roi). Mais je viens de m’apercevoir qu’il s’était trompé.
« Qui a le cœur pur et droit »voilà la signification de son prénom si doux.
C’est tellement lui !
C’est son anniversaire aujourd’hui. Il n’a pas le temps de lire ce blog. Je l’appellerai ce soir en rentrant de la Comète. J’espère qu’il fêtera cette année de plus entouré de tout l’amour qu’il mérite et qu’il boira un coup à notre amitié de 17 ans.
Et maintenant, comme dirait Nicolas, ça s’arrose !
17:45 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Salim
18.12.2007
Savourer l'instant
Au risque de trébucher
Confirmer
Pour s’affirmer ?
S’assurer
Pour se rassurer ?
Se lier
Langues déliées
Acculer
A faire reculer
Embrasser
Sans étreindre
Exploser
Et éteindre
Et mimer
L’amour, feindre
On a pas le temps ?
15:20 Publié dans Jeux de langue | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note


