30.11.2008
Du bon reggae roots qui réchauffe, c'est Fundé !
Depuis que les Starloozes se sont séparés (à mon plus grand regret, snif!) je n’ai plus de petits concerts festifs aux accents afro reggae à me mettre sous la dent pour réchauffer ma jungle urbaine. Alors, hier soir, je suis allée pour la deuxième fois danser sur le son de Fundé, un group français de reggae roots.
Faut pas le répéter, mais l’un des zikos est le fils d’un ami. En plus, il porte le même prénom que le fils de mon prof de français que je smackais quand j’étais en 6ème, à l'époque où je kiffais les petits blonds aux yeux bleus.
C’était sur une jonque chinoise amarrée face à la Bibliothèque F. Mitterrand, l’ancienne Guinguette Pirate rebaptisée La Dame de Canton. Dehors il faisait 4 degrés mais à l’intérieur quelle chaleur ! Et je ne parle pas seulement du charmant jeune homme qui ne m’a pas lâchée de la soirée …
Fundé, donc, ce sont des rastas avec des dreads jusqu’aux fesses ou presque, c’est du bon reggae roots, enfin pour ceux qui aiment le reggae, comme moi. Fundé fait partie d'une compilation qui rassemble plusieurs groupes de reggae français, "Reggae d'ici : la relève". Et puis, ce que j'aime dans les concerts reggae, c’est qu'il y a toujours une bonne ambiance, et désormais sans effluves de techi. Enfin, c’est pas ce qui me gênait le plus, j’ai toujours aimé cette odeur.
Hier soir, en chaloupant sur les cuivres de Fundé, j’ai pensé à un petit jeunot fan de reggae. Oui, toi le petit provençal, ramène ton cul à Paname vite fait, que je te sorte un peu. Tu vas voir qu’il n’y a pas que des bouches en cul de poule ici ;) Elle va t’en remontrer, la vieille !
En attendant, vous pouvez écouter Fundé ici et puis là aussi. Et consulter la programmation de la Dame de Canton, moi j’ai repéré d’autres concerts de reggae, mais aussi du jazz manouche, de l’afro-beat et du trip-hop.
Qui a dit qu’on allait se les geler, cet hiver ?
20:01 Publié dans Muzik | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : y'a pas d'mal à s'faire du bien, le son de fiso
29.11.2008
Bilan de compétences (1)
J’avais promis de faire quelques billets sur le bilan de compétences que j’ai réalisé en 2005. Ca en intéressait visiblement plusieurs d’entre vous et j'ai reçu, la semaine dernière encore, un mail d'une - discrète - lectrice qui évoquait le sien. Si vous avez un nombre conséquent d’années d’expérience pro derrière vous, et que vous vous interrogez sur la suite de votre carrière, je ne saurais trop vous conseiller d’entreprendre cette démarche très constructive et valorisante. C'est une formidable occasion de mener une réflexion sur le chemin parcouru et sur les possibilités qui s'offrent encore à vous.
Comme je l’ai déjà précisé, Myriam, ma consultante, avait une approche assez psycho du bilan de compétences et c’est cette approche qui m’a séduite lors de notre premier entretien. Au même titre que notre personnalité se construit sur les bases de l’enfance, nos rêves d’enfants, réalisés ou pas, sont rarement le fruit du hasard. Je me souviens par exemple d’une amie dont les grands-parents avaient été déportés. Leurs trois petits-enfants exerçaient tous un métier qui valorisaient le beau : elle était passionnée de couleurs et conseillaient les gens pour améliorer leur image, son frère était musicien et sa sœur peintre. Comme s’ils avaient voulu gommer la noirceur et la laideur de ces années-là. Je pense aussi à ma mère qui aurait voulu se consacrer aux enfants. A ceux qui après avoir assisté, impuissants, à la souffrance d’un proche embrassent la vocation de médecin. Peut-être avez-vous dans votre entourage des exemples d’évènements ayant conditionné, consciemment ou non, une vie.
Myriam a d’abord voulu se faire une idée de ce qui me motivait et me démotivait, de mes valeurs et de ma sensibilité. J’ai donc dans ce but rempli une page intitulée « Motivations » et répondu à quelques interrogations. Vous jouez ?
1) Ce que je rêvais, enfant, de faire plus tard et pourquoi :
2) Ce que je regrette de ne pas avoir fait :
02:27 Publié dans Ca m'intéresse | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : bilan de compétences, notre avenir est entre nos mains
Ne pas laisser l'autre pénétrer son périmètre de sécurité
Ce matin, petit déj’ autour de mon nouveau PDG pour fêter les 20 ans de ma nouvelle boîte.
Dans l’après-midi, c’était la paperasse habituelle du vendredi, seul jour où nous sommes au bureau. C’est un moment sympa où on se retrouve tous et on se raconte notre semaine. J’ai retrouvé la jeune femme avec laquelle j’étais la première semaine (celle des restos à thème "je prépare ma deuxième couche pour l'hiver").
Jules, le mec qui a été embauché le même jour que moi s’est installé à ma gauche. L’assistante de ma boss s’est assise entre lui et moi. Je vous replace le contexte.
Cette fille, que j’appellerai Daniela, est une copine à lui mais ça, personne ne le sait. A ce titre, elle répète à mon collègue tout ce que ma boss peut dire de lui et dans la mesure où il s’est loupé plusieurs fois, c’est plutôt négatif. Pas très pro comme attitude, je trouve, du coup Jules s’est braqué et veut déjà quitter la boîte. La semaine dernière, il me glisse que l’assistante lui aurait dit, dès mon deuxième jour, qu’elle ne pouvait pas me saquer. J’aurais bien répondu « Ca m’en touche une sans faire bouger l’autre » mais j’ai juste répliqué : « Si ça lui fait du bien, ça me fait pas de mal ». C’est marrant parce que c'est la même qui me fait un compliment à chaque fois que je viens au bureau. Mercredi, c’était « Ca te va bien aussi le vert ». Inutile de préciser que je ne lui ai pas dit merci.
Je déteste qu'à peine débarquée dans une boîte, on me fasse un topo sur les uns et les autres. Déjà, au troisième jour, un des formateurs me prédit que je ne vais pas m’entendre avec « Sabine, la grande gueule de la boîte ». Je l’ai rencontrée aujourd’hui, la Sabine en question, non seulement elle est très jolie mais en plus elle a l’air pro et constructive, elle. Mais quand même, malgré que j’essaie de rester neutre, j’ai pris mes distances avec Daniela l’assistante. Trop gentille pour être honnête. Les compliments en cascade, venant d’une inconnue, je m’en méfie comme de la peste.
Jules, quand à lui, m’a l’air d’être un sacré fouteur de merde, et un tantinet chouineur, c’est le moins qu’on puisse dire. Il a passé toute la semaine dernière à m’envoyer des sms de commère « J’ai encore appris des choses ». Y’en a qu’on vraiment rien à foutre de leurs soirées, moi je dis.
Cet après-midi, il désigne un type et me chuchote « Ce mec est allé balancer à Noémie (ma boss) qu’il me trouvait distant ». Il tenait ça bien sûr de sa copine l’assistante. A croire qu’elle a envie qu’il se casse, sa copine. Je lui réponds « Ben, pourquoi tu parles de balance, on lui demande son avis, il le donne, c’est normal ». Il n’avait pas l’air d’accord. « Je marche trop à l’affect », me dit-il. « Ben mon pote, t’es mal barré, faut oublier l’affect au boulot, tu mélanges tout, là. On est nouveaux, c’est normal qu’un manager demande à ses collab’ ce qu’ils pensent des nouveaux, j’en ferais autant ».
J’étais en train d’essayer de me démerder avec ma paperasse et je demande à l’assistante à quel endroit, sur le réseau, je peux trouver la procédure à suivre. Elle me dit d’une voix doucereuse « Dans tel et tel dossier, mais pose tes questions, je suis là pour ça ». Je pense « Tu rêves, ma vieille, je ne suis pas prêt de te solliciter » et je réponds « Non, c’est bon, je vais trouver ».
« Ouh, toi tu es timide ! » dit-elle. Je me marre intérieurement mais je lui lance un regard un peu noir, disons. « Moi timide ?? Ah non, pas du tout ». « Ben si, t’oses pas me demander, c’est ça ? » « Non, pas du tout, c’est juste que s’il y a une procédure écrite quelque part, je la lis d’abord, et c’est seulement si je ne comprends pas que je pose des questions ». Elle a insisté « Je vais le faire avec toi, si tu veux ». Là j’ai été plus sèche « Non, c’est bon, je le fais seule, comme ça j’apprends ».
Faut pas qu’elle me colle de trop près, celle-là, parce que je vais pas tarder lui mettre un coup de sabot …
01:43 Publié dans Femme active | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26.11.2008
Une étoile m'est tombée sur la tronche
Il est minuit, je viens de récupérer ma connexion internet pour découvrir que j’ai un nouvel ami sur myspace.
Tout en surfant sur quelques blogs, j’écoute distraitement d'abord. Mais pas longtemps.
Il paraît que c’est une musique qui s’écoute à l’arrière d’une voiture, non pas version CUI, mais en laissant défiler devant ses yeux les lumières de la ville.
Et là, tout de suite, mes pieds tapent le sol au rythme de la musique et j’ai une envie folle de m’évader en voiture, d'ignorer que le périph’ est limité à 80 km/h et d’en faire le tour jusqu’au bout de la nuit.
"As the stars fall", merci,
elles ont brillé dans mes yeux ce soir.
00:31 Publié dans Muzik | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : le son de fiso
22.11.2008
Aigues-Mortes, mais pas de faim !
A l’approche de la Camargue, mercredi soir, j’ai eu une pensée émue en voyant les directions d’Avignon et Arles. Il est presque 22h quand nous partons à la recherche d’un restaurant encore ouvert dans Aigues-Mortes. Le patron de l’hôtel nous a dit « Dépêchez-vous ». Pas le temps de réfléchir donc, j’avise sous les arcades (d’où son nom), un restaurant ouvert, saute de la voiture pour vérifier qu’ils servent encore, mmm, il fait chaud à l’intérieur, un feu flambe dans la cheminée de pierre, je vérifie quand même l’éventail des prix sur la carte qui est prometteuse, me gare et nous entrons. A l’intérieur, 2 couples.
Je n’ai pas précisé. Ce soir-là, nous avions décidé de manger léger. J’opte pour le menu, oubliant mes bonnes résolutions. Hé, merde quoi, en Camargue, on bouffe pas de la salade verte !!!
J’opte pour une soupe de poissons maison. Servie à la soupière, s’iou plaît, avec croutons et rouille.
Mais avant ça, un jeune serveur nous apporte une mise-en-bouche : une verrine de mousse de betteraves à l’huile d’olive avec filet d’anchois sur toast, posé sur la verrine. Une pensée pour Oh ! et Lancelot qui m’auraient sans aucun doute filé leur part.
La soupe est divine et la serveuse nous en propose une nouvelle louchée. Ma collègue s’arrêtera là. Moi je continue avec la suite du menu, bien sûr. Je renonce à la côte de taureau rôtie (miam) et choisis une galette de ris d’agneau aux légumes, sauce crémeuse aux champignons, parfaite. Raisonnable, quand même, non ?
Et puis, en dessert, une brochette d’ananas sur une mousse de noix de coco, sauce pain d’épice. Là, E. ne résiste pas et picore dans mon assiette. L’ananas est juste caramélisé, la mousse de coco très parfumée.
Quand c’est fini, ça continue, le charmant serveur pose devant nous une dernière douceur : une verrine étroite (heureusement !) contenant une crème au chocolat accompagnée d’un physalis façon pomme d’amour.
Le restaurant s’est vidé, je bavarde avec la serveuse, fort sympathique. Le service était chaleureux, parfait, la grande classe avec ramassage des miettes avant le dessert, et la cuisine d’une fraîcheur exquise.
Les Arcades,c’est 23 boulevard Gambetta à Aigues-Mortes, donc (y’a même une recette sur leur site)
Le lendemain, au petit-déjeuner, le patron de l’hôtel me demande où nous avons dîné. « Ah, les Arcades, ah oui, c’est une très bonne table ».
Nos stagiaires ne nous accompagnent pas pour le déjeuner, nous choisissons l’auberge des 4 vents (ça y est, CUI va encore faire un jeu de mots foireux) et en souvenir de Bi-O-Bi-Ouaille, je déguste une gardianne de taureau. Je te rassure, elle était bonne mais la tienne est meilleure, Boby. Le soir, après avoir appris pourquoi on appelle les Aigues-Mortais les « ventres bleus », je chope au vol, avant d’attraper le mien, des fougasses d’Aigues-Mortes. Arrivée tardive, départ précipité, je n’ai quasi rien vu d’Aigues-Mortes, même pas les salants, aperçus ensuite sur la route vers Montpellier, sous un soleil couchant de toute beauté. Heureusement que j’ai des copains dans la région …
12:52 Publié dans Fiso fait sa gourmande | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : y'a pas d'mal à s'faire du bien, les endroits que j'aime
20.11.2008
Bouffer à Grenoble (2ème essai)
Mardi soir, je dépose E. à l'hôtel et reprends la voiture pour m’offrir un peu de détente dans une piscine proche. Je programme le GPS mais avant que j’aie pu réagir, TomTom me fait prendre l’autoroute et je réalise qu’il m’envoie à Grenoble. Les gens conduisent comme des barjos dans le coin, de vraies furies, j’avais déjà remarqué cette furieuse tendance aux coups de klaxon et accélérations excédées et je pique un coup de sang sur l’autoroute. Après quelques essais infructueux, je mets une claque à TomTom, cet andouille ne connaît pas la piscine de Seyssinet et je m’en remets à des passants pour m’indiquer la route à suivre.
Même s’il ne s’agit que d’une première impression, je trouve les Grenoblois assez peu chaleureux. La comparaison sera encore plus cruelle avec les Aigues-Mortais que nous rencontrerons le lendemain.
Après ma séance de nage, je récupère E. à l’hôtel et nous rejoignons les quais de Grenoble, mais cette fois, après avoir hésité entre camerounais et antillais, nous nous arrêtons dans un petit restaurant mauricien repéré la veille, avec des loupiotes rouges qui clignotent. Le patron est assis tout seul au fond de son joli restaurant aux couleurs des îles. Nous nous installons et partageons une assiette de bonbons piment, samossas, accras et beignets d’aubergine, puis je déguste un rougail d’espadon. Un vrai moment de détente sur fond de zouk et reggae. Nous papotons avec le patron qui va souvent à Paris et pour finir, il nous offre un rhum arrangé au comptoir. Rien à voir avec l’expérience désastreuse de la veille. Je vous recommande ce restaurant, ça s’appelle le Blue Bay, et c’est situé 1 quai Créqui à Grenoble.
Le lendemain, dernier regard vers le panorama montagneux. La veille, Lucette m'a expliqué comment reconnaître les montagnes alentour. J'essaie de me rappeler : le Vercors est plat, la Chatreuse en pic et le massif de Belledonne dentelé. Au déjeuner, dernier repas tartiflette à la brasserie du Rondeau, décidément excellente même si le service est un peu désordonné, avant de prendre l’autoroute jusqu’en Camargue. Je vous recommande chaleureusement cette brasserie « bonne franquette » de Seyssins mais attention, elle est fermée le soir (de toute façon, la tartiflette, c’est trop lourd à digérer le soir, non?)
23:43 Publié dans Fiso fait sa gourmande | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : y'a pas d'mal à s'faire du bien, les endroits que j'aime
Sur le terrain
Ca y est, ma première semaine est – presque – finie. J’étais ravie de ce premier contact avec les clients et de ces 3 jours passés avec ma collègue.
Je pense que ce poste va me plaire. Après avoir travaillé dans les bureaux, je découvre le terrain et la réalité des magasins. Je suis aussi confrontée à la complexité de l’être humain, et ceux qui me connaissent savent à quel point ça me passionne. En effet, les deux clients que nous avons visités cette semaine étaient très différents.
A Grenoble, il s’agissait d’une première formation, suivie par une responsable de caisses visiblement récalcitrante, son adhérent et la responsable paie. Je l’appellerai Carole. Elle a l’attitude typique de la femme, pourtant jeune, qui fait le même métier, dans la même société, depuis 24 ans et voit la nouveauté comme une menace. Heureusement l’adhérent, lui, est très enthousiaste. Jeune, il est sympa, dynamique et déconne pendant la formation en nous lançant des clins d’œil. Les deux autre râlent et soupirent quand on les invite à utiliser le logiciel. A la fin de la première journée, ma collègue se plaint de la négativité des deux femmes.
Le lendemain, au déjeuner, je pose des questions, leur demande s’ils sont tous de la région. Comme je m’en doutais à son accent, l’adhérent est chtimi. Lucette, la responsable paie, embraie avec moi sur des recettes de cuisine et à la brasserie, me conseille des petits plats. Elle me parle de son fils et nous conseille pour le soir un resto en montagne. Lucette marche à l’affectif. Elle a besoin d’attention. L’après-midi, elle est beaucoup plus motivée et fait volontiers les exercices. Je me dis dans ma tête qu’il faudra que je relise mon bouquin sur la formation et les façons de gérer les différents profils de stagiaires, le « je sais tout », le « grincheux », le « piégeur », le « bavard » etc.
Lucette demande quand on va utiliser le module « stimulation ». L’adhérent la charrie « Simulation, pas stimulation ! Ben, alors, z’avec pas honte à votre âge, Lucette ? » Elle glousse en me jetant des coups d’œil goguenards.A la pause café, elle profite que le patron aie disparu pour me confier qu’elle est confrontée à la misère comme elle ne l’a jamais vue. « Des caissières en contrats de 22h, 23 ans d’ancienneté, et payées le SMIC, vous vous rendez compte ? ». Ca y est, nous nous en sommes fait une alliée.
Carole, quand à elle, finira la formation en étant à peine moins réfractaire que quand elle l’a commencée. Elle a de forts problèmes d’absentéisme dans son équipe et se plaint que personne ne veut la dépanner en cas de besoin. Elle dit que pour le patron, elles ne sont que des numéros, mais c’est bien elle qui râle parce que ses caissières pourront désormais avoir 2 jours de repos continus (?). Elle anticipe déjà des problèmes à venir, et ce faisant, elle va les créer. En effet, comment vendre l’outil à son équipe si elle-même n’y croit pas ?
Entre deux pauses café, j’en profite pour faire mes courses et lire les notes de service affichées sur un tableau, où on promet par exemple des primes en cas d’alerte sur un vol. En discutant avec les stagiaires, j’apprends qu’il y a de plus en plus de maladies liées au travail pénible de caissière, principalement des tendinites à cause de la répétitivité des gestes.
A li’ssue des 3 jours, l’adhérent est ravi. Il nous demande ce que nous pensons de ses 2 collaboratrices. « Un peu négative, vous êtes gentilles ! » dit-il lorsque nous parlons de Carole. J’espère être envoyée sur la formation complémentaire, à l’issue de quelques mois de pratique, pour savoir comment les changements ont été accueillis par l’équipe de Carole.
Le jeudi, nous dispensons justement une formation complémentaire à une responsable de caisses et son adhérente, dans la région de Montpellier. Une jeune femme très dynamique et volontaire qui utilise le logiciel depuis 4 ans. Elle en est très satisfaite et lorsque son adhérente s’absente et que nous discutons un peu de son poste et son équipe, elle se réjouit de la bonne ambiance et et du volontarisme de ses caissières pour la dépanner si besoin. « C’est donnant-donnant », dit-elle.
2 femmes, 2 attitudes, 2 atmosphères tellement différents …
22:59 Publié dans Femme active | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : on est pas là pour se faire chier hein ?
18.11.2008
Chez les mousquetaires
Ce matin, réveil à 5h15. Je n’ai pratiquement pas dormi, j’avais peur de me louper. La journée promet d’être longue.
Dans le taxi qui m’emmène à la gare de Lyon, je songe à ces mêmes matins brumeux où les sympathiques chauffeurs de la compagnie Near Cabs s’arrêtaient devant ma maison géorgienne à la porte verte, dans le quartier de Drumcondra, pour m’emmener à l’aéroport, dans mon tailleur vert à boutons dorés. Ce matin, j’ai repensé à l’Irlande, encore, au type qui prenait ma résa au téléphone et m’accueillait d’un « How ya doin’ french girl ? » et à notre vieux voisin, John, si beau représentant de cette bienveillance irlandaise. Il doit être mort aujourd’hui.
Voiture 8, j’ai rencontré la collègue que j’accompagnerai cette semaine. Nous parlons peu pendant les 3 heures qui nous emmènent à Grenoble, elle tente de finir sa nuit tandis que je vais boire un café dans la voiture-bar. J’aime bien passer mon voyage dans les voitures-bar des trains.
Quelques heures plus tard, nous avons garé notre voiture sur le parking d’un supermarché, entouré de montagnes. L’air était vif mais le soleil radieux. La seule fois où je suis venue à Grenoble, c’était dans le ventre de ma mère, juste avant qu’elle ne prenne l’avion pour Nouméa.
La matinée fut courte. Le midi, nos 3 stagiaires nous ont entraîné à la brasserie du Rondeau, à Seyssins, que je vous recommande fortement. Spécialité : les ravioles, que j’ai mangées avec un civet de sanglier, pour finir sur une crème brûlée aux noix.
Ce soir, nous dormons dans un hôtel sur les hauteurs de Seyssins. Nous sommes allées dîner à Grenoble, et après avoir longtemps hésité, sommes entrées dans un restaurant indien où le type qui noius a reçues était absolument infect. Il nous a aboyé dessus quand ma collègue lui a demandé si les samossas étaient à la viande et a passé tout le repas à lever les yeux au ciel. Pour clore le tout, la nourriture était médiocre, les beignets réchauffés, le cheese nan pauvre en cheese. Le nom de cet endroit à éviter ? Royal Tandoori.
00:06 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : carte postale
15.11.2008
Au boulot, Fiso !
J’ai commencé dans ma nouvelle boîte mercredi.
Une société à la taille très familiale (50 salariés) en comparaison des 800, rien qu’au siège, de l’empire de la grande distribution pour lequel j’ai travaillé pendant ces 6 dernières années.
Le premier jour, j’étais en intégration avec un jeune homme de 29 ans, seul germanophone de l’équipe. Nous avons vite sympathisé. Ma nouvelle boss nous a présenté aux différents services. Moyenne d’âge : la trentaine. On nous a remis nos ordinateurs portables, ce sera donc sur celui-là que je bloguerai désormais et maintiendrai le lien avec vous, d’où que je sois.
Première surprise, sur ma boîte mail, le premier jour, des blagues du PDG. Ca me change du G. où certains directeurs faisaient mine de ne pas voir les « non-cadres » quand ils les croisaient.
Notre embauche était attendue et urgente. Sur les 7 collab’ de l’équipe Formation, seuls 2 parlaient anglais. Avec les 4 dernières recrues, nous sommes maintenant 6 anglophones, 3 hispanophones et 1 germanophone. Pendant mes 11 semaines de formation, je vais me déplacer sur la France. La semaine prochaine, je serai à Grenoble 3 jours et finirai près de Montpellier le jeudi. Sur mon planning, y’a des villes (villages ?) dont je n’ai jamais entendu parler. J’espère bien que mes déplacements m’amèneront à rencontrer certain(e)s d’entre vous.
Normalement, début février, je m’envolerai toute seule. On m’a demandé de remplir une fiche « voyageur » pour indiquer où je souhaitais plutôt être envoyée … dans la mesure où je travaillerai en anglais et espagnol, le choix est large, et si on pouvait souvent m’expédier au Japon, ce serait génial … (mais je suis pas la seule sur le coup).
PS : Ah si ! Une (autre) bonne nouvelle. Normalement, je serai présente aux 2 prochains Paris-Carnet J
14:10 Publié dans Femme active | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : ça pouvait pas durer, hein ?
12.11.2008
Finies les vacances !
Les vacances sont finies, elles furent belles et pleines d’émotions, de baisers, de sourires, de repas partagés. J’en ai bouffé du train et des kilomètres, et traîné dans des halls de gare !
Et puis, j’ai aussi …
Lu :
« Des désirs et des hommes » de Françoise Simpère.
Depuis le temps que je souhaitais découvrir ses écrits, j’ai trouvé un ouvrage d’elle au Virgin de Montpellier où je furetais avec Lancelot, juste avant mon départ. Dévoré dans le train entre Montpellier et Bordeaux, moins cru que je ne l’aurai cru, sensuel et très tendre, et amusant car Françoise n’obéit pas aux standards de l’érotisme « classique » (elle porte des culottes et des collants, par exemple).
« Loxandra » de Maria Iordanidou
Ce roman grec qui raconte la vie de la grand-mère de l’auteur, je l’avais lu dans ma jeunesse et j’avais trouvé que ma mère ressemblait par certains aspects à Loxandra, maîtresse de maison hors pair, personnage haut en couleurs et au langage « pas piqué des hannetons ».
Je l’avais recherché en vain pendant toutes ces années, et puis, il y a quelques mois, je flânais dans les rayonnages de ma médiathèque municipale quand mon doigt se posa sur la tranche beige de Loxandra. J’ai vieilli, sans doute, car j’ai trouvé Loxandra moins drôle que dans mes souvenirs, mais quand même, c’est un beau livre.
« Maria avec et sans rien » de Joan Didion
Des questions sans point d’interrogation qui disent la lassitude.
Vu :
« Emmanuelle » (enfin, une demi-heure, j’ai coupé, c’est d’un cucu-la-praline !)
« Le fate ignorati » de Oztepek (depuis le temps qu’il m’en parlait)
« La fleur du mal » de Chabrol
« La femme d’à côté » de Truffaut
« Quantum of Solace »
L’expo-hommage à David Seidner, où j’ai reluqué à loisir les corps recto-verso d’hommes nus, avec elle.
Les halls des gares d’Avignon, Arles, Montpellier, Bordeaux, Saintes, Cognac, Angoulême, Poitiers, Châtellerault et Tours … et Paris, bien sûr !
Entendu :
Un homme faire la cuisine (et quelle cuisine) en chantant à tue-tête. Si ça c'est pas le bonheur ...
Prodigy (encore)
Osunlade
Sporto Kantès
Gnarls Barkley
(et ça n’a pas calmé mes envies de danser tout ça !)
Bon ok, j'ai d'autres rimes en "u" mais ...
00:56 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
