28.10.2008
Ces petites choses qui changent tout
11:35 Publié dans Fiso fait sa gourmande | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : y'a pas d'mal à s'faire du bien
26.10.2008
Ces petites choses que j'aime
Les filles d'Avignon sont belles, douces, malicieuses et gourmandes ... et le vin rouge n'a jamais été aussi bon que bu avec elle, dans le noir de la nuit.
J'ai aussi retrouvé Arles la magnifique, ses couleurs sublimes, les gitanes du patriarche, obligé, un café au bout de la Nuit et ma librairie préférée où on s'est échangé des cadeaux dédicacés d'amour.
Bi-O-Bi-Ouaille nous a dit « Allez, à quatre pattes, les filles », et on a obéi ... z'avez vraiment l'esprit mal tourné, c'est parce que les sous-sols d'Arles recèlent des trésors mis à jour au hasard des fouilles.
Les caleçons étaient olé olé eux aussi, j'ai hésité, failli et j'ai souri.
Au soir couchant, les rues se sont allumées de lanternes violettes en honneur à M. Lacroix, le Rhône scintillait de tous ses feux et je partageai cet instant de grâce, à distance, avec une petite rainette parisienne*.
Et ce matin, j'ai bu mon café dominical sous les halles d'Avignon, les hommes étaient beaux et les étals colorés, brandade, tapenade verte à l'apéro avant un rougail saucisses venu d'un peu plus au Sud ...
* C'est à elle que je dois ce sublime montage, j'ai pas la technique ou pas la patience.
19:10 Publié dans Globe-trotting | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : m. me comprendra c'est sûr, y'a pas d'mal à s'faire du bien, bi-o-bi-ouaille, quand fiso fait du bougrenett' style
23.10.2008
De Palais-Royal à Vavin
Je déjeune avec le héros de la série préférée de mon enfance. Rencontré sur les blogs, bien qu’il n’en tienne pas lui-même. Il propose une brasserie qu’il connaît bien, qui aurait également été la cantine de « Navarro ».
Nous entrons au Café de l’Epoque, chaleureusement accueillis par le fringant patron et nous laissons tenter par une côte de sanglier rôtie accompagnée de polenta, parfaite. En dessert, sur les conseils de mon compagnon, un savoureux pot de crème au chocolat. Le service est parfait, quel bonheur, l’endroit me plaît.
Tandis que mon ami galope vers les tours de la Défense, sur son fidèle destrier noir, je savoure mes vacances et le soleil qui a pointé le bout de ses rayons en flânant dans ce quartier qui m’est quasi-inconnu. J’ai rendez-vous au métro Cité dans 45 minutes, ça me laisse du temps pour remonter la rue Saint-Honoré, fort plaisante. Je tombe en arrêt devant Scoop, un minuscule restaurant-épicerie fine-glacier, tout en longueur, qui promet des granola comme à NY (mmm, rien que de repenser à ceux de Bubby’s...)
Plus loin, un restaurant thailandais, Livingstone, ce doit être celui dont m’a parlé mon ami. A travers les vitres, je devine un mobilier graphique, dans des tons noirs et crème. J’entre pour récupérer une carte. L’endroit est luxueux et magnifique, un appel à la volupté, et je m‘imagine déjà lovée dans quelque profond sofa en galante compagnie. Je lis sur leur site –très étrange ce site, pour le menu, cliquer sur la fig. 4 - que le propriétaire est également acteur à ses heures.
Plus loin, des livres de voyages attirent mon attention. Je pousse la porte de la librairie des voyages « Itinéraires » où plus de 12.000 titres (guides, romans etc.) sont classés par pays. De bien belles idées de cadeaux.
A l’approche des Halles, l’église Saint-Eustache, pour laquelle j’ai une affection particulière, se découpe dans le ciel bleu. Rue des Halles, j’entre dans une boutique, Angel & Angel, et en ressors avec deux paires de chaussures vertigineuses et drôles, après avoir tapé la discute un bon moment avec Dany, la patronne originaire de Saint-Domingue.
J'enjambe la Seine et au métro Cité, retrouve ma petite sœur qui vient s’inscrire au permis de conduire en candidat libre. Nous poireautons plus d’une heure devant la porte tout en discutant. Je l’entraîne ensuite au 8 rue de l’Ecole de Médecine, à une adresse qu’on m‘a recommandé, la Pâtisserie Viennoise. L’endroit est exigu mais les pâtisseries (strudel pour moi, chocolat pour elle) fort goûteuses. A la table voisine, un couple, tout deux vêtus de rouge, lui bouclé, hâlé, les lunettes de soleil sur le crâne, on dirait un surfeur. Il est prof, militant écolo, elle éducatrice, ils sont de Bordeaux, changent de table pour se rapprocher de nous et nous discutons pendant plus d’une heure.
La nuit tombe lorsque nous longeons le jardin du Luxembourg sur les grilles duquel se dandinent des manchots (exposition Terre des Pôles jusqu’au 4 janvier) puis bifurquons dans la rue Auguste Comte, passons devant le lycée Montaigne avant de rejoindre la rue Vavin. Ma petite factrice n’a pas le temps de boire une pinte dans mon pub préféré, le Shannon, ça nous aurait pourtant réchauffées car il caille sérieusement, d’un coup, mais ce n’est que partie remise.
Au 154 : Scoop, resto-épicerie fine-glacier (01.42.60.31.84)
Au 106 : Livingstone, thailandais branché (01.53.40.80.50)
Au 60 : Itinéraires, librairie des voyages
Et le Café de l'Epoque au 12 rue Croix-des-Petits-Champs, métro Palais-Royal
02:08 Publié dans Le Paris de Fiso | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : je vous ai croisé, paris
17.10.2008
Le jour où ... ils m'ont eue !
Les bizutages, chez nous, ont donc lieu le dernier jour.
J'ai bien cru que je leur échapperais, mais à 3 contre 1, c'était mal barré ...
Ce matin, en arrivant pour ma dernière journée, j'ai demandé à mon boss
"Si je t'appelle au secours, aujourd'hui, tu viens me secourir ou tu vas leur dire qu'ils auraient pu faire mieux ?"
Il a répondu "Ca dépend de mes disponiblités, au pire, je viendrai faire le guet pendant qu'ils s'occupent de toi".
La solidarité masculine a joué contre moi, définitivement.
J'y suis passé ce midi, après le déjeuner. Digne jusqu'au bout, la Fiso. Mon père aurait été fier de moi.
Je repars allégée de quelques centaines de grammes, mais avec un bouquet de tulipes.
Ils ont accroché leur trophée au tableau d'affichage du service. Mais moi aussi je leur réservais une surprise et je leur en ai mis plein la vue, ce midi. Hé, hé ... je suis pas une dégonflée, moi !...
15:50 Publié dans Fiso déconne, Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : on se marre au taf'
16.10.2008
Le jour où ça a failli ...
C’était il y a 4 ans.
A l’époque, je bossais au rez-de-chaussée, au bout d’un couloir triste éclairé aux néons. A côté de moi, de l’autre côté de la baie vitrée, ma boss qui ne perdait pas une miette de mes faits et gestes (l’inverse était surtout vrai puisqu’elle me tournait le dos) et dans le bureau voisin, JJ et L., les Mac Gyver du bâtiment, responsables de la sécurité et de la maintenance.
Un matin où ma boss était absente et m’avait donné quelques dossiers à gérer pour elle, je m’installe face à son assistante pour bosser. Une fille qui est tombée en dépression peu de temps après et qu’on n’a jamais revue. Ma boss avait le chic pour faire tomber ses collaborateurs dans la dépression …
Donc, nous bossons. La veille, j’étais allée faire les soldes. J. me demande ce que j’ai acheté de beau, je lui réponds que je me suis lâchée sur la lingerie, un de mes péchés mignons (pas très original pour une femme, j’avoue).
Elle demande de lui décrire mes achats, ce que je fais, et puisque j’en porte justement un sur moi et que nous sommes seules, je tourne la tête à droite, à gauche, pas de L. ni JJ à l’horizon, je me lève, soulève mon pull et lui montre mon dernier achat.
Nous nous remettons au travail, un moment se passe.
Ce n’est qu’une heure plus tard que levant la tête pour réfléchir, mon regard avise une caméra dans le couloir, pointée droit sur moi. J’avale ma salive.
« Heu …J., y’a une caméra en face de moi, tu sais si elle fonctionne ? »
Elle se retourne, éclate de rire : « Oh, putain, t’es dans la merde ! »
J’appelle L. et lui demande, le plus innocemment possible, si la caméra qui se trouve dans le couloir de notre service fonctionne.
« Ben ouais, pourquoi ? »
« Non, non, comme ça »
…
« Toi, ma vieille, t’as encore fait une connerie … Ma parole, ce soir à 17 heures, je me visionne le film »
Je lui raconte ma mésaventure, il est hilare. Moi aussi.
Le soir, à 17h, L. et moi nous plantons devant l’écran de sécurité. Il visionne la bande. Et peste. « T’as de la chance ma vieille »
En effet, sur le film, on me voit me lever, le film se coupe quelques secondes (LES quelques secondes) et je me rassieds.
Depuis, cette anecdote me suit.
Et pour une raison qui m'échappe, lorsque notre siège social a déménagé, L. a équipé le bâtiment de caméras qui filment en continu.
19:20 Publié dans Fiso déconne, Les malheurs de Fiso | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : on se marre au taf'
15.10.2008
Myriam
Il y a de ces rencontres qui changent votre vie. Myriam est de celles là.
Myriam, c’est la consultante avec laquelle j’ai réalisé mon bilan de compétences en 2005. Cheveux courts, grisonnants, peu expansive, elle doit approcher la soixantaine.
Jamais je n’aurais imaginé qu’un bilan de compétences m’apprendrait autant sur moi-même. J’avais entrepris cette démarche sur les conseils de mon ami JM.
Coach en entreprise et consultante en communication, j’ai tout de suite aimé l’approche de Myriam, qui croise le professionnel et le personnel. C’était autant le bordel dans une sphère que dans l’autre, pour moi à l’époque, de toute façon. Myriam l’a senti et elle m’a aidée à me poser les bonnes questions. La suite s’est mise en place toute seule.
La conclusion à laquelle nous étions arrivées ensemble, après 2 mois de travail, avait été « profil RH à utiliser dans un environnement international ». Alors quand en août, c’est précisément ce type de poste que j’ai décroché, elle est la première personne à laquelle j’ai pensé.
« J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer, Myriam » lui ai-je dit quand j’ai enfin réussi à la joindre. « Tu passes quand ?» a-t-elle demandé.
Pourtant, hier soir, en poussant le portillon de sa maison de banlieue, je l’ai trouvée soucieuse.
Tout en partageant les pâtisseries que j’avais chopées au vol et qui avaient un peu fait la culbute sur mon vélo, je lui expliquai en quoi consistait mon futur poste. Bien qu’elle fasse des efforts et répète que ça lui faisait très plaisir que je revienne lui donner de mes nouvelles (nous nous envoyons des mails régulièrement), je la sentais ailleurs. Mon enthousiasme fût définitivement calmé quand je m’enquis de sa forme : « J’ai de graves problèmes familiaux ».
Mais revenons au bilan de compétences.
Une merveilleuse occasion de faire le bilan de sa carrière, à travers un prisme extérieur, de réaliser tout le chemin parcouru, les compétences acquises, dont on ne se rend pas compte, généralement. Et toutes les possibilités qui s’offrent encore à nous, notamment celle de se réaliser vraiment en changeant d’orientation.
Le choix du consultant est personnel et doit avant tout être une question de feeling; je vous conseille d'en rencontrer plusieurs avant de faire votre choix.
En moyenne, la durée d'un bilan peut s'étendre sur 4 à 8 semaines (pour un total de 24 heures maximum), au cours desquelles vous aurez des entretiens périodiques avec un consultant et un travail personnel à fournir (réflexion, recherches, prises de contact)
Le bilan professionnel explore vos différentes facettes : expériences, connaissances, valeurs, motivations professionnelles, traits de caractère, activités extra-professionnelles.
Il permet au fur et à mesure d'identifier les éléments nécessaires à votre épanouissement professionnel (poste, secteur d'activité, environnement hiérarchique) et les moyens d'y parvenir (formation, réseaux). Pensez-y, ça n’est jamais inutile ni trop tard !
Il y a 3 ans, le bilan de compétences me redonnait confiance en moi. D’ici peu, je vais en récolter les fruits. Et ça, je me le dois, mais je le dois aussi à Myriam.
20:15 Publié dans Femme active | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : je vous ai croisé, boulot
13.10.2008
Un dimanche comme je les aime
Prendre un café, sous la halle qui abrite le marché de ma ville, le dimanche, est un plaisir solitaire que je m’offre parfois.
D’ailleurs, quand je débarque dans une ville inconnue, je profite des jours de marché pour m’y imprégner de son caractère. Et lorsque je me suis expatriée, nos marchés sont sans doute les moments de bonheur qui m’ont manqué le plus cruellement. Un de mes plus beaux souvenirs de marché, c'est celui de Saintes dans lequel je me perdais avec un monsieur qui n'eût pas le temps d'être vieux. Nonchalant, la casquette vissée sur la tête, il me demandait invariablement, pour la forme puisqu'il connaissait la réponse, "Tu veux des céteaux ?"
Je débarque toujours au marché de ma ville dans la dernière demi-heure précédant la fermeture. J’ai en tête une vague liste de victuailles, généralement composée de poissons et primeurs, mais bien souvent, je me perds entre bavardages et rêveries, je flâne, régale mes yeux d’un festival de couleurs et mes oreilles des bribes de conversation saisies ici ou là, et je repars le panier vide.
J’aime particulièrement l’ambiance de fin de marché, les maraîchers se lâchent, déconnent et se charrient, dans de grands fracas de chariots et bacs en plastique.
Les salades étalent leur chevelure, frisée ou soyeuse, tentant d’aguicher les derniers flâneurs, les fromages font de la crème, les étals du poissonnier dégoulinent et moi, je palpe et hume, vacarme, lisse et velouté.
Je me dirige droit vers le comptoir en formica, entre la boulangère, le stand de thés en vrac et les primeurs, je commande un espresso et me positionne de façon à avoir une vue d’ensemble. Il m'est arrivé de regretter de ne pas vivre dans une ville de province où je pourrais donner rendez-vous à mes amis pour le café dominical et puis, je réalise qu’alors, j’aurais les yeux rivés sur eux et pas sur le monde qui m’entoure, et je chéris ma solitude.
Au marché, il y a aussi un petit plaisir que toutes mes lectrices partagent, sans doute. C’est celui de se faire gentiment draguer, avec une légèreté et un humour tels qu’on ne peut y répondre qu’avec le sourire.
Mon petit plaisir du dimanche, à moi, c’est ce poissonnier aux cheveux noirs et magnifiques yeux bleus qui me demande à chaque fois ce qu’il doit ramener pour le déjeuner. Hier, un de ses collègues l’a pris de vitesse et s’est chargé de préparer les quatre dorades qui me faisaient de l’œil, échouées sur leur lit de glace. Mon poissonnier me guettait du coin de l’œil
« Mademoiselle, on s’occupe de vous ? »
« Oui, oui, merci »
« Faut pas croire, hein, je m’inquiète … »
« Je sais, je sais, je vous connais »
« Pas assez à mon goût », répond-il
« Laissons-nous un peu de mystère », lui lançai-je avec un clin d’œil.
Avant que je ne me sauve, le coquin m’a désigné son tablier, sur lequel on peut lire son prénom et son numéro de portable.
S’il avait vu comment j’ai pété la carapace au dernier tourteau qui a croisé mon chemin, pas sûre qu’il ferait autant le malin …
15:48 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : c'est plus marrant qu'la messe, je vous ai croisé
11.10.2008
Libre à vous
12:55 Publié dans Gens (d'ici et d'ailleurs) | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : j'ai envie de faire du char à voile, les hommes de ma vie
10.10.2008
Vicky Cristina Barcelona
J’ai toujours été réfractaire à Woody Allen. Sans doute par pur snobisme. Je n’ai vu qu’un film de lui et je n’en ai même pas retenu le titre.
Cependant, hier, quand une copine m’a proposé son dernier film, « Vicky Cristina Barcelona », j’ai accepté, dubitative. J’avais envie de me changer les idées et cette comédie romantique, entièrement tournée en Espagne, affichait un casting prometteur : Scarlett Johansson et Javier Bardem, que j’avais savouré dans « The dancer upstairs »
Ca a fonctionné. Ce film est délicieusement sensuel, il célèbre le vin, les soirées d’été en terrasse, les chants et la guitare, les amours plurielles, et surtout, la sororité, à travers de sublimes échanges entre les 3 actrices.
Bardem, sa force virile, sa voix, ses rides : très troublant. Scarlett, toujours aussi émouvante et pulpeuse. Et Penelope, vénéneuse.
L’atmosphère de "Vicky Cristina Barcelona" m’a plongée dans un état particulier. Alors, à la sortie, j’ai eu envie d’un verre de vin rouge. Entre autres choses.
13:46 Publié dans J'aime | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : ciné
08.10.2008
Parce qu'elle bat au rythme de mon coeur
Parce qu’elle est un trésor et mon refuge, parce que je l’ M., et que les soirs où je la lis, ma gorge se serre, mes yeux se brouillent et je voudrais être près d’elle, ma petite sœur aux cheveux noirs, ma luciole provençale, mon elfe des landes de pierre.
Parce qu’elle me l’a demandé, alors, aujourd’hui, je vais ôter le masque, quelques instants, et ça va pas être drôle, parce que j’aime les chansons triste, en fait.
D'abord, il me faut rappeler le règlement :
- Choisir cinq chansons qui vous ressemblent et expliquer pourquoi
- Faire une playlist des cinq titres
- Rajouter, en sixième position, La chanson (j'avoue, j'ai triché, y'en a 7, mon chiffre, mais j'aime pas les règles)
- Et taguer 5 personnes de votre choix
“Awa y’Okeyi” (Si tu t’en vas) par papa Wemba
Parce que l’Afrique et surtout le Zaïre, parce que le lingala est une langue magnifique, comme une musique, qui fait battre motema na ngai,et que Papa Wemba est un grand musicien.
« Let’s get it on » par Marvin Gaye
Parce que s’il n’y en avait qu’un ce serait lui, Marvin.
Parce qu’à chaque fois, je rugis et ça me fait rire « Ahhhhhhhh Babe! » parce que come on and get it on, putain ! la vie est belle ! et que je finis toujours en tapant dans mes mains, vous rigoleriez de me voir, je suis Marvin et les chœurs, mon corps bat le rythme du cœur.
Parce que « Let’s get it on » c’est l’amour universel, charnel et fraternel, et moi je suis sous perfusion, faut pas en perdre une goutte, ça urge, question de vie ou de mort.
We’re all sensitive people, with so much to give,understand me, sugar,
Since we got to be, let's live, I love you
There’s nothin' wrong with me lovin' you, baby no,no,no
And givin' yourself to me can never be wrong if the love is true
Don’t you know how sweet and wonderful life can be?
“The Scientist” par Coldplay
Come up to meet you, tell you I'm sorry, you don't know how lovely you are
I had to find you, tell you I need you, tell you I'll set you apart
Tell me your secrets, ask me your questions, oh let’s go back to the start
Parce que ma blessure secrète, parce qu’il m’avait quittée avant que je ne parte, parce qu’il a menti ce soir-là et que depuis, je ne crois plus aux serments d’amour, je crois à aujourd’hui et maintenant, et ta peau contre la mienne, et c’est tellement mieux.
“If I was your girlfriend” par Prince
Would you run 2 me if somebody hurt u,
Even if that somebody was me?
[…]
Would u let me wash your hair
Could I make u breakfast sometime
Or then, could we just hang out, I mean
Could we go 2 a movie and cry together
Cuz 2 me baby, that would be so fine
Parce que le masculin dans le féminin, et vice-versa, parce que ce sont les gestes simples qui me bouleversent, et l’amour sans dire je t’aime, et que si je répondais oui, un jour, alors ce serait toi et pas un autre, pour la vie.
Et puis, parce que c'est la chanson idéale pour un strip-tease ! ;)
« Les deux guitares » par Charles Aznavour
Je veux rire et chanter
Et soûler ma peine
Pour oublier le passé,
Qu'avec moi je traîne
Apportez-moi du vin fort
Car le vin délivre
Oh versez, versez-m'en encore
Pour que je m'enivre
Parce que c’est la guitare qui a bercé mon enfance, parce que déjà les fêtes me rendaient tristes, parce que la musique tzigane, parce que j'ai l'âme nomade, parce que l’arrachement, l’exil ou la fuite.
Parce que les yeux fermés, je tournerai comme une toupie, dans une robe aussi légère que mon cœur sera lourd, et peu à peu, le sourire se figera et mes joues seront mouillées, mais je dirai : « Je suis heureuse » et ce sera vrai, et faudra faire semblant d’y croire.
« Many rivers to cross” par Jimmy Cliff
Many rivers to cross,
But I can't seem to find my way over
Wandering I am lost
As I travel along the white cliffs of dover
pour les soirs où dans un ciel noir, je plane, je crie, mais personne n’entend alors je plonge d’une falaise, grisée par la vitesse, j’écrase l’accélérateur, fenêtres ouvertes, le vent me gifle, je rêve que je m’envole, suffirait d’un coup de volant, « tapera, tapera pas », le dernier grand frisson, à quoi bon …
Et LA chanson :
“Wild is the wind” par Nina Simone
“For my love is like the wind … and wild is the wind
Give me more than one caress
Satisfy this hungriness …
Let the wind blow through your heart […]
Like a leaf clings to a tree … oh, my darling, cling to me”
Parce que sauvage et affamée, oui.
Parce que ce fut la première fois que la musique a embrasé mon corps, comme une caresse, comme quand on fait l’amour, doucement d’abord et puis la sueur, les cris et la tornade qui emporte et qui te jette loin, les frissons, le cœur qui s’emballe, les tripes qui tricotent, j’en ai pleuré des rivières.
Parce que sa voix me déchire, et son histoire aussi, parce que je suis émue quand elle implore « Ne me quitte pas ».
Mais surtout, surtout, parce qu’elle, Nina, je l’ai croisée, au 7ème ciel, elle m’a pris les mains, je lui ai dit que je l’aimais, depuis toujours et à genoux devant elle, émue aux larmes, j’ai contemplé son visage de statue africaine, ces lèvres épaisses qui avaient tant aimé et crié leur désespoir, ces yeux noirs de colère, parce que « si j’avais eu le choix, j’aurais rendu coup pour coup, j’aurais été une tueuse ».
Ce jour-là, dans le bel oiseau de métal, quelque part au-dessus de l'océan, j’ai plongé dans le reflet de ses yeux et j’ai vu une petite fille.
Mon club des 5, (pour la musique, siou plaît !) :
16:46 Publié dans Muzik | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : le son de fiso, m.


