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2yeux2oreilles - Page 162

  • Mardis de l'eau

    En amont du festival de l’Oh! qui se tiendra les 24 et 25 mai prochains, les mardis de l’eau vous invitent à des conférences-débats ouvertes au public et accessibles aux malentendants grâce à une boucle magnétique et une retranscription écrite simultanée.

    A l’occasion de l’Exposition internationale sur le thème de l’eau et du développement durable qui se tiendra cette année à Saragosse, en Espagne, les Mardis vous proposent de rencontrer les Témoins de l’eau.

    Mardi dernier, le père José Andrés Tamayo, prix Goldman pour l’environnement 2005 est venu du Honduras pour témoigner de son combat pour l’eau. Il dirige le Mouvement Environnemental pour Olancho (MAO), coalition d’agriculteurs vivriers, de leaders communautaires et de religieux qui défendent leurs terres contre la coupe sauvage des forêts à des fins commerciales.

    Le père Tamayo a évoqué la différence, du simple au double, entre la quantité de bois officiellement exportée du Honduras vers l'Europe et celle réceptionnée par les pays importateurs. Il a également rappelé les pressions et menaces de mort qui pèsent sur lui et ses partisans, les tentatives d'assassinat dont il a déjà été la cible, et ses compagnons assassinés en 2006.

    Ce soir, à Joinville le Pont, "La bataille de la Loire n'est pas finie", particulièrement d'actualité après la pollution par Total dont aurait souffert le fleuve et dont parlait mon ami Oh!91.

    Le programme des conférences à venir est là : %20invitation-mardis-eau.pdfinvitation-mardis-eau.pdf

  • Berlingot givré

    753452772.jpgPuisqu’on en est à parler de berlingots, je vais vous parler du mien, une fois n’est pas coutume. Voilà un billet qui ne manquera pas de réjouir, entre autres, mes amis de la Comète et ma luciole préférée.

    Ce billet est d’utilité publique. En effet, il m’a semblé important de vous mettre en garde contre un produit que j’ai testé récemment et que je vous déconseille.

    Il s’agit du Gel douche rafraîchissant cheveux et corps de René Furterer. Comme je vais souvent à la piscine, ce tube 2 en 1, anti-chlore, m’a semblé pratique et adapté.

    Sous la douche, donc, j’ouvre le tube et commence à me savonner.

    D’abord, ça pue. Aux huiles essentielles de menthol et eucalyptus, j’avais l’impression de me badigeonner de Vicks Vaporub. Le meilleur était à venir. Une douce sensation de fraîcheur sur le visage, les jambes mais mais …

    Après quelques instants, mon berlingot a été saisi (c’est le mot) d’un double-effet Kiss Cool des plus troublants. Un effet glaçon, inhabituel à cet endroit, qui m’a fait passer par toutes les couleurs. Inoubliable, comme expérience, mais pas franchement agréable.

    En plus, ça se rince mal donc il m’a fallu m’asperger pendant de longues minutes pour calmer la petite qui se voyait déjà cryonisée.

    Il y a 2 jours, je décide de vérifier sur ma copine Sophie si ça lui fait le même effet. Après l’avoir faite mourir de rire en lui racontant mes déboires, elle teste le produit. Ca lui a fait moins d’effet qu’à moi, apparemment, mais elle a quand même bien senti l’effet « rafraîchissant ».

    Ce matin, repensant à ça (je ne perds jamais une bonne occasion de partager ma bonne humeur), je lis des avis d’autres utilisatrices :

     "L'effet fraîcheur : trop, trop frais, ça pique !"

    "Un veritable effet glaçon garanti"

    "Attention aux zones intimes, ça pique aïe !"

    Y’en a quand même quelques-unes qui ont apprécié, visiblement. Je vais refiler mon tube à mon ami Oh! 91, tiens … Avoir le zgeg qui se transforme en Mr. Freeze ne devrait pas lui déplaire …

    Quand à moi, la prochaine fois je m'achète un gel douche comestible aux fruits exotiques !

  • Pour Zarxas

    Alors, quel écologiste tu préfères ?

    Yannick ou Fiso ?

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  • La 11ème heure

    863838669.jpg La semaine dernière, j’étais conviée par mon ami O. à la projection du film « La 11ème heure » dans un cinéma d’art et d’essai que j’affectionne, le Luxy à Ivry sur Seine.

    Ce documentaire de Leila Conners-Petersen et Nadia Conners, produit par Leonardo di Caprio présente des images chocs de la planète ponctuées de courts entretiens avec des scientifiques, des intellectuels et des politiques.

    Vous ne verrez pas ce film, distribué par la Warner, dans les salles françaises mais sur Internet, en VOD (vidéo à la demande), avec retranscription télévision.

    J’ai aimé le message de ce film qui nous rappelle notre vulnérabilité.

    L’homme a eu la prétention de se croire en dehors et surtout supérieur à la nature, oubliant que l’arrivée de notre espèce sur la planète est toute récente. Or, il est la nature et une espèce certes humaine, mais avant tout animale, comme les autres. Dépendant des éléments et des ressources pour survivre. Je me suis souvenu de la leçon de « Into the wild », de notre vulnérabilité face à cette nature à laquelle nous appartenons et dont nous nous sommes coupés.

    L’homme n’est pas armé face à une nature qu’il aura rendue hostile. Il la nie, la brutalise et tente de la dominer. Jusqu’ici, son attitude irresponsable et vaniteuse a surtout causé la disparition d’espèces plus fragiles mais déjà, les populations de pays dits pauvres sont victimes des dérèglements climatiques causés par le mode de vie et de consommation des pays riches.

    Dans un avenir qui se rapproche, ces pays, principaux responsables du dérèglement climatique vont devoir faire face à l’afflux de nouveaux réfugiés : les réfugiés climatiques, victimes de la destruction de leur habitat naturel.

    J’ai particulièrement apprécié que le mot de la fin ait été laissé à ce chef indien qui conclue avec un humour grinçant que de toute façon, la Terre était là avant notre arrivée et qu’elle sera toujours là après la disparition de la race humaine. Elle se régénérera, éliminera la pollution et redeviendra verte, bleue et belle.

    Après la projection, le débat a continué avec Bernard Cressens, directeur de campagne de WWF France et Yannick Jadot, directeur de campagne de Greenpeace. Au passage, Yannick Jadot est …. Mmmm !

    Ils ont évoqué la déforestation intensive, notamment celle de l’Indonésie, au profit de la plantation de palmiers à huile, qui entraîne la disparition annuelle de 10 % des orangs-outangs.

    Dénoncé la pression exercée par le récent engagement de l'Union Européenne à utiliser 10% d'agrocarburants dans le secteur du transport à l'horizon 2020.

  • Bande-annonce

    Moins d’un mois plus tard, je pénètre dans un bar intimiste et inconnu. J’ai longtemps hésité sur la tenue à porter. Robe près du corps, jupe ou pantalon moulant ? La première fois, tu m’avais vue en robe. J’avais deviné un goût certain pour les croupes rebondies et les cuisses dénudées, à portée de main. Mes dessous rose et chocolat avaient finalement décidé de mes dessus. Je ne comptais pas les garder longtemps, de toute façon. 

    J’espérais que tu m’effeuillerais lentement, en ne perdant pas une miette de notre communion, pendant que je tenterai de cacher mon émoi derrière un sourire mal assuré. M’embrasserais-tu longtemps, lentement ? Ta bouche m’effleurerait-elle timidement ou laisserait-elle des traces sur ma peau ? Retarderais-tu le moment de me dénuder, goûtant le contraste entre ma peau chaude et blanche et le satin rose ? Ou alors m’arracherais-tu mes vêtements pour t’enfouir dans mon odeur et sentir ma peau palpiter contre la tienne ?

    Tu portais un pull sobre, ajusté sur tes épaules larges. Ces mêmes épaules que j’avais dévorées du regard la première fois. Mon esprit rêveur suivait d’abord du doigt, puis de la bouche la ligne de la clavicule jusqu’à la rondeur de l’épaule. La fente de ton aisselle laisserait remonter jusqu’à moi une odeur de houblon. Je fermerais les yeux pour te respirer quelques instants.

    Nous avons bu, un peu. Tu as choisi un rhum et j’ai salivé en imaginant le goût et la fraîcheur de ta bouche. Il me semblait que chaque geste que nous faisions était terriblement provocateur. Nous avons beaucoup ri, aussi. Il y a eu des silences pensifs au cours desquels je te faisais déjà l’amour. J’ai tellement eu envie de t’embrasser alors. Aimantée par ta présence, je me rapprochais de toi.

    Comme si tu lisais dans mes pensées, tu as soudain fixé ma bouche, à l’instant précis où je faisais crisser sous mes dents une feuille de menthe glacée. Tu as passé ton pouce sur mes lèvres entrouvertes et dit «qu’est ce que c’est sexy une femme qui sourit !».

    J’ai balbutié une ineptie. Ta langue autoritaire et fraîche a aspiré la mienne dans une tornade.  Il n’y avait plus personne, soudain, dans ce bar bondé. Tu as demandé « On part ? » mais c’était déjà un ordre.

    La suite ? Ailleurs, dans un espace réservé aux adultes qui ont encore des yeux d’enfants et aiment les berlingots.