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2yeux2oreilles - Page 203

  • Paris Carnet

    Hier soir, j'ai rejoint Paris Carnet au métro Couronnes, dans un quartier métissé que j'aime beaucoup. 

    Quand, en remontant la rue Jean-Pierre Timbaud, je suis entrée dans un rade pour demander où était l'Assassin, on m'a répondu "C'est après le Cannibale". Moi : "Oh la la je sens que je vais finir en marmite ce soir".

    J'arrive donc à l'Assassin, qui n'a rien d'un coupe-gorge. Le patron est très sympa et efficace (presqu'autant que le délicieux Monsieur Jean). Ne connaissant personne, à part Fauvette qui m'a invitée à venir la rencontrer et n'est pas encore là, j'aborde une table en terrasse. Oui, ils sont blogueurs, me font assoir et et me présentent leurs blogs.

    Il y a là Goon, beau comme tout, que même que si j'étais plus jeune ..., Adrian, regard vif, contact facile, 4 blogs à son actif, et Pierre, que j'ai d'abord pris pour son père. Le nom du blog de Pierre faisant allusion à un comptoir, je me suis dit "Chouette ! un pote à Nicolas !" mais non. Adrian et Pierre sont partis pour un périple en auto-stop, l'été dernier, autour de l'Europe. Cela, en plus de leur lien de parenté, explique sans doute leur joyeuse complicité. Adrian a aussi passé plusieurs mois en Chine et nous a raconté ce périple.

    En terrasse, il y avait aussi Oxygène, venue de Guyane et qui était ravie d'être débarrassée de cette chaleur tropicale qui la fait gonfler. J'en connais un autre, de Guyane, qui n'a pas besoin de la chaleur pour être gonflé. Et puis Fauvette est arrivée et on a commencé à parler de Charentes, cagouilles, théâtre etc.

    Petit à petit, l'endroit s'est rempli, bientôt s'est installé à côté de moi, discrètement, sans bruit, un jeune homme d'origine asiatique, Richard. C'était sa première à lui aussi. Comme il commençait à faire frisquet, nous sommes rentrés pour nous restaurer. Richard nous a pris en photo avec son super ordinateur portable sous Mac. J'ai fait le tour des tables en demandant si Martin, qui s'était inscrit sur le site, était là. Plusieurs se sont proposés pour le remplacer (???) et ensuite, à chaque fois que je passais, on me disait en riant "Ah non Martin n'est toujours pas arrivé". Pas facile de trouver quelqu'un quand on sait juste qu'il ressemble à un homme. M'est avis que Sauce est tombé dans une embuscade du côté du Kremin-Bicêtre.

    A l'intérieur, Fauvette m'a présentée à Luciole et son compagnon. Une belle rencontre et une belle histoire. Luciole a un magnifique sourire, son compagnon aussi, avec un seul gros défaut : un blog informatique. Ce joli couple de blogueurs s'est rencontré à la première de Paris Carnet. Parents d'une petite fille de 6 mois, ils me racontent leur rencontre avec une émotion toute neuve. S'est ensuivie une discussion à bâtons rompus sur la profondeur des liens créés à travers les blogs. Car le compagnon de Luciole, après avoir flashé sur elle, et sans qu'ils se soient adressés un mot, a lu entièrement son blog le soir-même. Après le coup de foudre physique, les mots de la belle le rendirent alors follement amoureux de la luciole qui illumine désormais ses jours. Fauvette, toujours elle, qui en était à sa deuxième soirée, me présenta aussi la joviale Ada que j'avais croisée chez Scheiro. Et Traou, belle bretonne aux boucles brunes, très classe. J'espère que je ne me trompe pas de personne, j'ai un doute d'un coup entre Traou et Anita.

    C'était une belle soirée, quand j'ai quitté le bistrot, tout bruissant de rires et de paroles, j'ai dit "à bientôt" à beaucoup de monde. 

  • Samson le hérisson

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    Depuis 2 ans, dès l'arrivée des beaux jours, un visiteur nyctalope descend chaque soir la rampe de béton du jardin de Pap's et Mère Mi et plonge son museau dans les écuelles à croquettes de Spok, Marilou et Berlioz.

    Sur la photo, Samson est éveillé mais on l'a déjà surpris en train de pioncer, le menton posé sur la gamelle. Un peu comme certains clients de la Comète à partir de 22 h.

    L'adresse commence à devenir célèbre, car cette année, ce n'est plus 1 mais 2 hérissons qui débarquent chaque jour. 

    * Merci à p'tit Bounia pour la photo.

  • Afrikabidon

    1b4aad02eb2932233dd88a6c53f0e4ed.jpgDu 19 juillet au 12 août, l'Afrique s'invite à Bidon !

    http://www.afrikabidon.com/

  • Larmes du ciel

    Suis pas d'aussi mauvaise humeur que jeudi dernier mais presque.

    J'ai dû m'arracher à ma couette moelleuse et accueillante ce matin pour affronter un temps de chiotte. Sans compter que mon coloc' faisait la gueule aussi parce qu'il avait pas de quoi s'acheter un ticket de métro.

    Il pleut une pluie fine et froide sur Paris, mes collègues sont moroses aussi. Seul perspective enthousiasmante : une bonne soirée avec JM ce soir, un restaurant grec apparemment, vais peut-être grimper sur la table pour un sirtaki, comme Anthony Quinn dans "Zorba le grec", qui sait ?

    Mais ce matin, j'ai reçu 2 mails sympas.

    L'un, d'un ami du Sud qui a retrouvé le sourire et recommence à m'appeler "sa vieille parigote", signe indubitable de sa bonne humeur revenue.

    L'autre, d'un ami du KB qui fréquente le même coiffeur que Nicolas ET depuis peu l'Aéro, qui m'écrit ceci :

    Avant d’aller me coucher, je lance un sonore et perfide « au fait, j’ai acheté du chocolat !! »
    Je me couche, j’éteins la lumière et j’attends. Et quelques minutes plus tard, on entend le déplacement d’un gros bestiaux nyctalope (toutes lumières éteintes), se dirigeant vers la cuisine, le bruit crissant du papier aluminium qu’on maltraite à la hâte et celui, caractéristique, suave et mat, du chocolat que l’on brise.
    Je me propose de soumettre l’expérience aux spécialistes d’éthologie de l’institut français, qu’en penses-tu ?
    *nyctalope : J'ai d'abord cru qu'il manquait une syllabe, mais non, nyctalope existe bien et ce n'est pas une insulte, en voici la définition :
    "Qui voit la nuit"
    D'un coup, ça me remonte le moral de fréquenter des gens aussi cultivés !
  • Ivry sur Seine

    Un quartier coincé entre les voies ferrées du RER C et les quais de Seine, un quartier populaire de tôles et de pierres, d'entrepôts, de sociétés en construction. Un quartier principalement célèbre pour sa déchetterie, dont on aperçoit les cheminées depuis le périphérique, son lugubre centre commercial Plein Ciel, son magasin de construction Batkor devant lequel, le matin, des ouvriers d'Europe de l'Est attendent qu'on les ramasse pour un boulot au noir.

    Dans cet environnement gris et froid, j'ai rencontré deux femmes lumineuses. 

    Marie, je la connais depuis l'année dernière. C'est une "gueule", comme on dit. Je me suis tout de suite sentie bien dans son resto-bistrot aux couleurs provencales. J'ai aimé sa gouaille, sa simplicité, sa façon de me claquer la bise, son allure un peu masculine qui cache une grande sensibilité.

    Mireille, c'est tout l'inverse. Un joli accent du Sud, des origines orientales, un débit calme et posé, un condensé de douceur. La première fois que j'ai poussé la porte de son bout de campagne à Paris, j'ai découvert de grandes maisons dans un paradis de verdure. Mireille vit et travaille dans la rue Elizabeth qui abrite de grands lofts, anciennes usines désaffectées, dans lesquels des artistes ont élu domicile.

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    La semaine dernière, donc, un bus nous a déposées, Honey Bunny (à qui je dois les photos de ce billet) et moi, dans le centre ville d'Ivry, en fête, qui embaumait des odeurs de grillades et de crêpes. J'enjambai les voies du RER C et les longeai ensuite pour rejoindre Mireille qui m'avait invitée à un brunch champêtre. Dans sa jolie petite maison, elle avait préparé un magnifique buffet orné des créations pleines de fraîcheur de Laurent.

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    Parmi les invités, Laurent Hartmann, un talentueux sculpteur sur fruits et légumes.

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    Il y avait aussi une artiste peintre du coin, Sylvie Sarrazin, dont les toiles colorées ornent l'atelier d'esthétique de Mireille. 

    J'ai bu des litres de café en papotant sous la tonnelle avec Gerd, un sympathique allemand qui a longtemps travaillé pour la ZDF dans plusieurs endroits du monde. On a parlé de l'Allemagne, d'écologie, de vélo, de New York, de ce quartier d'Ivry lentement envahi par les bobos. 

    Un beau moment gourmand et poétique, sous le soleil.

    Merci Mireille.