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2yeux2oreilles - Page 44

  • Dans un village de Paris : mémoires

    Il y a quelques mois, un homme avec lequel j'avais échangé quelques mails sur un site de rencontres m'avait fixé rendez-vous. Il faisait commerce de vins rue de Vouillé, non loin du quartier de ma jeunesse et c'est là que je le retrouvai, à l'heure de la fermeture.

    Après dégustation d'un bon rouge, il propose de dîner dans un restaurant de ses habitudes. Chemin faisant, nous évoquons ce quartier, si empreint de la présence d'un de ses illustres habitants, Georges Brassens. Atteignant le bas de la rue Brancion, je mentionne ce bistrot mythique et privé, dans lequel je rêve d'entrer.


    "Ce sont des amis, on y va, si tu veux !" s'écrie R.

    Quelques minutes plus tard, il frappe à la porte, on ouvre et je pénètre dans ce temple de la boxe, que m'avait décrit mon père. L'éclairage est tamisée et la salle sombre laisse entrevoir de nombreux visages qui scrutent ceux des nouveaux arrivants, à la recherche d'un ami. Sur les murs, de grands miroirs piquetés disputent la place à des dizaines de photos d'acteurs, boxeurs et affiches noir et blanc vantant leurs exploits.   
    A une des tables, un homme au visage rond se tourne vers nous et serre la main à mon compagnon.
    "Installez-vous" dit-il, poussant quelques chaises. Je devine qu'il s'agit du fils de Walczak.
    A ma gauche, sur la banquette, un homme blond à lunettes me sourit franchement et me sert un coup de rouge.

    Ce soir, trois hommes vont rendre hommage à Eddy Mitchell. Le visage du chanteur m'est assez familier, R. me donne son nom, il s'agit de Béjo, compagnon de Renaud et Bashung. En attendant les premières notes, R. me présente à JL comme étant une enfant du quartier. Je parle de mon père, copain du sien disparu il y a déjà de longues années. Mon Pap's et JL ont exactement le même âge et JL est certain de l'avoir croisé.

    J'ai fait la connaissance de mon voisin de gauche, un ami de Renaud, et déjà abondamment trinqué quand le concert commence. Je redécouvre le répertoire de Eddy, parfaitement interprété par Béjo en imaginant Brassens, Piaf, Cerdan et Brel sous le même plafond que moi, il y a des années, à l'époque où les abattoirs étaient encore là.

    Accrochés tout en haut d'un pilier central, des chaussures et gants de boxe prennent la poussière. Face à moi, Lino Ventura, Edith Piaf, Belmondo et bien sûr, Brassens qui pose avec ses chats témoigne de l'incroyable rendez-vous que fut le bar de Walczak, et de l'atmosphère encore si particulière qu'y entretient son fils qui n'a rien changé au décor surrané du père.

    Lorsque je referme la porte sur la devanture jaune vif, c'est après avoir promis de ramener mon père, si j'arrive à le convaincre de venir à Paris.

    Depuis, je suis retournée 2 fois chez Walczak. Un midi ensoleillé de mai, où mon coeur était lourd et en demande de chaleur humaine, j'ai garé mon vélo pour déjeuner avec JL d'une délicieuse entrecôte. Une nouvelle photo ornait le mur, celle de Belmondo aux cheveux blancs, venu peu auparavant parler avec JL de son père.
    "Tu fais partie de la famille", m'a -t-il dit, tout en se plaignant que la veille, un groupe de 20 l'avait planté 30 minutes avant leur réservation :
    "Qu'est ce qu'ils ont à me casser les couilles, ils ont qu'à aller chez Hippopotamus" avait râlé JL dans un franc-parler qui plante le personnage.

    Chez Walczak, on se délecte d'anecdotes croustillantes et de soirées arrosées, toujours sous le signe de l'amitié. On y croise un Michel Bouquet, arrivé là par hasard, qui après s'être inquiété que tout le monde se serve dans son pinard, repart en lâchant "Je n'ai jamais mangé dans un bordel pareil mais qu'est-ce-que je me suis éclaté !"

    Hier soir, c'est en comité très restreint, pour cause de match de foot et météo humide, que j'y ai écouté, avec mon frère, un concert donné par Serge, grand gaillard basque au regard bleu et Martine, petit piaf à la voix cristalline.
    "J'ai commencé ma vie à 51 ans, quand j'ai rencontré ma femme" nous confie Serge qui s'est installé, entre deux morceaux, à notre table.
    Un peu plus tard, un homme entre, au physique de Hugues Aufray en plus jeune (je trouve que Hugues Aufray est un vieillard absolument magnifique). Je le dissuade de s'installer seul au bar et désigne une chaise à notre table.  Une heure plus tard, il a pris ses aises, chante avec nous "Les copains d'abord" et déclare être au paradis.

    Je sais désormais où aller quand j'ai envie de me sentir comme à la maison, en moins seule : chez Chichi et Kamel, à l'Oustaou, ou chez JL, au bar des Sportifs Réunis.

  • Un changement s'opère

    Selon un vieux conte japonais, un jour un samouraï belliqueux somma un maître zen de lui expliquer ce qu'étaient le paradis et l'enfer. Le moine lui répondit avec mépris :
    - Tu n'es qu'un rustre, je n'ai pas de temps à perdre avec des gens de ton espèce.
    Se sentant insulté, le samouraï devint furieux et tirant son épée, s'écria :
    - Je pourrais te tuer pour ton impertinence.
    - Voilà ce qu'est l'enfer, répliqua le moine calmement.
    Surpris par la vérité de ses paroles, le samouraï se calma, rengaina son épée, salua le maître et le remercia de l'avoir éclairé.
    - Et voilà le paradis, ajouta celui-ci.

    Dans le train vers Montpellier, j'ai occupé mes 5 heures de trajet à lire. Des livres apaisants et empreints de la sagesse dont j'ai besoin actuellement, des esquisses de billets, initiées sur des pensées. J'en ai retrouvé un où je décrivais une femme appartenant à mon groupe de théâtre. Elle me sortait par les yeux, cette femme. Mon ton alors était moqueur et méprisant. J'ai réécrit le billet en adoptant un angle différent.
    Je ne sais si cela ressort de mon blog. Peut-être retient-on plutôt ma bonne humeur, pourtant je suis une personne qui se met souvent en colère. Et rarement pour des rasions valables, à supposer qu'il y en ait. Mon existence alterne entre des moments où j'aime profondément les êtres que je croise et des moments où je les déteste, avec une intensité au moins aussi forte. Ma colère nait souvent de révoltes contre le manque de respect, la moquerie ou la méchanceté gratuite et encore plus souvent de messages implicites que je leur attribue et dont je suis pourtant l'unique créatrice.

    Depuis quelques jours pourtant, mes lectures me font penser que je pourrais m'abandonner de moins en moins souvent à ce sentiment épuisant et stérile.

    " La colère est le mouvement de l'âme le plus difficile à maîtriser. Elle est en effet la plus séduisante des émotions négatives; le monologue intérieur qui la déclenche fournit à l'esprit les arguments les plus convaincants. A l'inverse de la tristesse, la colère procure de l'énergie, voire de l'euphorie.
    Puisque la colère trouve son origine dans la réaction de préparation au combat, son détonateur est le sentiment d'être menacé, le plus souvent de façon symbolique, par une menace pesant sur son amour-propre ou sa dignité : le fait d'être traité injustement ou avec brutalité, d'être insulté ou humilié, d'être contrecarré lorsqu'on poursuit un but important.
    Cette perception a un double effet sur le cerveau. D'une part, il libère de la catécholamine, génératrice d'un afflux d'énergie brusque et passager, préparant le corps à combattre ou à fuir, selon la façon dont le cerveau évaluera les forces de l'adversaire.
    D'autre part, une autre onde issue de l'amygdale dispose également à l'action en procurant une tonicité de fond, qui perdure bien plus longtemps que le coup de fouet de la catécholamine. Cette excitation peut se prolonger pendant des heures, voire des jours, maintenant le cerveau émotionnel en état d'alerte et fournissant la base à partir de laquelle d'autres réactions pourront se développer avec une rapidité particulière. Cet état d'instabilité explique que les gens voient rouge si aisément lorsqu'ils ont déjà été provoqués ou irrités par autre chose. Des tensions de toutes sortes déclenchent cette excitation et abaissent par là-même le seuil à partir duquel une "agression" provoque la colère.

    Apaiser la colère
    L'un des moyens d'intervention possibles consiste à désamorcer la colère en contestant les pensées qui déclenchent sa montée en puissance. En d'autres mots, visualiser la situation en adoptant un point de vue différent amoindrit instantanément la colère.

    [NDLR : On a tous un exemple d'un de ces instants où on s'est énervé avant de se rendre compte, un peu honteux, que l'objet de notre courroux était absolument innocent, voire en difficulté. Un ralentissement soudain sur le quai du métro qui nous fait trépigner d'impatience jusqu'à ce que nous apercevions une mémé qui avance péniblement sur sa canne. Ou encore un automobiliste qui roule lentement et contre lequel nous actionnons klaxon et appels de phares, avant de réaliser qu'il arbore une plaque d'immatriculation étrangère et est complètement paniqué, au volant de sa voiture.]
     
    La seconde méhode permettant de provoquer la décrue de la colère est de se calmer physiologiquement en laissant passer la poussée d'adranaline dans un cadre propice. La distraction est un procédé extrêmement efficace pour modifier son humeur, et ce pour une raison simple : il est difficile de rester en colère lorsqu'on prend du bon temps.

    [Extrait de "L'intelligence émotionnelle" de Daniel Goleman]

    [NDLR : La musique a cet effet sur mes humeurs. J'ai, par exemple, cessé d'écouter du rap en voiture lorsque je me suis aperçue que cela me rendait agressive. Et si l'écoute de mélodies mélancoliques n'altère en rien ma gaieté, elle renforce mon désarroi si je suis en proie à la tristesse. En revanche, aucune colère ne résiste à "Let's get it on" de Marvin Gaye.]

    Depuis quelques jours, je mets en pratique mes lectures et m'amuse, lorsque je sens poindre une irritation, à envisager mon ressenti d'une agression sous un autre angle. Ça fonctionne plutôt bien et je suis beaucoup plus sereine.

    Ainsi, un sms au ton allumeur reçu de quelqu'un qui a déclenché de la souffrance en moi a transformé l'ébauche de la pensée "Il va falloir qu'il arrête de se foutre de ma gueule" en "Cet homme a peur de la solitude et recherche l'amour en suscitant le désir".

    Un autre sms transforme un "Putain qu'est-ce qu'elle me veut encore ?" en un "Elle est malheureuse et espère que je vais atténuer sa souffrance".

    Ces changements de perspectives ne m'obligent pas à répondre à ces sollicitations. En tout cas pas d'une façon qui rendraient ces personnes - et moi - plus malheureuses encore. Elles me permettent d'être plus sereine, de couper à la racine tout ressentiment et c'est tout ce dont j'ai besoin actuellement : m'apaiser.

  • Carnets de voyage

    J’ai un copain qui aime les voyages, depuis tout petit. Je lui ai consacré un billet, une fois.

    Quand il part, il envoie à sa liste d’amis des mails très réguliers où il raconte son voyage. Je trouve ça charmant et me suis prise au plaisir de lire ses cartes postales virtuelles, d’autant plus que l’homme a beaucoup d’humour.

    Extraits avec ajouts des accentuations qui font défaut sur son clavier :

    « Moi qui n aime pas comparer, j’ai quand même a chaque fois le Japon qui fait de l’ombre. Mais les Coréens sont plus souriants, plus ouverts sur les autres, plus détendus. On peut certainement plus sympathiser avec eux. Mais je ne pars pas en voyage pour me faire des amis, j en ai suffisamment (c’est vous, comme quoi je me contente de peu). Je pars pour que le monde prenne toute la place dans mes yeux.

    Les Coréens adorent se prendre en photo ou être pris en photo. A présent surtout avec des smartphones. Bien souvent ils ne regardent même pas le monument. Ils arrivent, la belle se met en position, figée comme un piquet, monsieur cadre madame au centre, et ils repartent jusqu’au spot suivant.

    Un truc que je ne supporte pas c est quand ils font le V avec leurs doigts en posant. Rien que d’en parler ca m’énerve et j ai envie de casser quelque chose [NDLR : oh comme je le comprends !]

    Question fringues les Coréens s habillent en gros comme nous. Mais les vieux portent encore des chapeaux, genre panamas.

    Les jeunes ont souvent des coupes de Playmobil copiées sur les chanteurs ou acteurs préférés. Pas de raison que les jeunes d ici soient moins cons que chez nous. »

     

     

     

  • Un verre à Barcelone avec un pilote de l'US Air Force

    C’était le soir de ma toute première course, à Barcelone. Après une sieste régénératrice, enfouie dans les édredons tandis qu’un déluge s’abattait sur la ville, j’avais vaincu ma paresse et repris le bus pour aller dîner dans le centre. Le réceptionniste marocain m’avait conseillé un restaurant où il avait ses habitudes, à côté de la boutique du FC Barcelona.

    Dans le bar au décor américanisé, je me hisse sur un tabouret, au comptoir. Après avoir commandé un verre de Rioja, je scrute la vitrine et fais mon choix : fèves au jambon, asperges à la croque au sel, calamars à l’andalouse. Les haut-parleurs distillent « I want you » de Marvin Gaye et je me détends, tout en discutant avec le serveur, marocain lui aussi.

    Face à moi, de l’autre côté de l’immense comptoir, un séduisant jeune homme s’est installé, seul lui aussi, devant une pinte de bière. Il dîne, les yeux rivés sur l’écran de télé qui diffuse un concert de Rod Stewart. Nos regards se croisent, des sourires s’esquissent et après plus d'une heure et quelques formules de politesse, nos verres tintent.

    Mon compagnon d’un soir est portoricain et pilote dans l’US Air Force. Il est basé en Allemagne depuis plusieurs années et profite de quelques jours de congés pour parcourir l’Europe, et ce week end, Barcelone, avec des copains pilotes qui se remettent mal de la cuite de la veille.  

    P. raconte sa solitude, loin des siens, ses nièces et neveux qui grandissent loin de lui, les larmes que verse, à chacun de ses retours a Porto Rico, son père vieillissant et terrifié de perdre son petit dernier régulièrement envoyé en mission en Afghanistan. Je lui dis mon opposition à cette guerre stupide et injuste. « Je suis contre cette guerre aussi, dit P., mais je suis un soldat et je dois obéir ».

    Nous nous racontons nos voyages. P. est un homme sacrément cultivé et intéressant. Il parcoure l’Europe et est même allé à Paris « mais je n’ai pas aimé, je dois le dire ». P. s’y est heurté, comme tant d’autres, au mépris des « professionnels du tourisme ». Mais ce qui m’amuse particulièrement, ce soir-là, c’est le portrait sans complaisance que P. dresse des Européennes qu’il a observées :

    -          Les Espagnoles ? Elles ressemblent à mon frère, elles ont un visage trop masculin.

    -          Les Françaises ? Elles donnent l’impression que ce qu’elles portent est plus important que ce qu’elles sont.

    -          Les Scandinaves ? Symétriques et … inhumaines.

    Nous discutons géopolitique et musique. Après que P. m’ait raconté ses nombreuses vies, le doute se fait en moi. Je lui donne 30 ans tout au plus. P. me remercie et arbore un large sourire : il a 38 ans. Il me prend à son tour pour une gamine, je le mets K.O : 1-0, balle au centre.

    Sur le trottoir, P. me serre virilement la main. Nous avons échangé nos coordonnées car j’ai promis de lui montrer une autre facette de Paris, lors de son retour en juin, au gré d’une de mes balades. Et aussi de l'emmener danser la salsa, ce qui m'emmerde, entre nous, mais il aime les danses latinos et Paris en est un des meilleures ambassadrices.

    Qui m’aurait dit que je partagerais avec grand plaisir un verre avec un type qui bombarde l’Afghanistan ? L'humour et l'acuité de P. m'ont enchantée et sa solitude m'a émue. Je repars dans les rues glacées et désertes, conversant maintenant avec une jeune Colombienne qui vit ici depuis des années.

    Quelle belle surprise que cette soirée ! J’en ai même oublié mon parapluie dans le bar.

  • Les éternelles adolescentes

    Où l’on se demande si, finalement, faire plus jeune que son âge est si enviable que cela …

    Les éternelles adolescentes abdiquent leur pouvoir dans le but de plaire aux hommes. Qu’elles soient femmes mariées ou femmes fatales, qu’elles deviennent de parfaites maîtresses de maison ou des muses au destin tragique, elles ont en commun le point suivant : l’éternelle adolescente se trahit elle-même et fabrique son identité à partir des images que les autres, en particulier les hommes, projettent sur elle. Elle éprouve de grandes difficultés à prendre des initiatives et des décisions.

    On distingue 4 types d’éternelles adolescentes :

    On retrouve le plus souvent la petite poupée chérie, « petite chose adorable à regarder », au bras d’un homme qui a du succès. Elle paraît fière et confiante, qualités qui peuvent même susciter l’envie des autres femmes, mais elle-même sait que c’est une façade. Ce comportement reflète la plupart du temps la détresse d’une femme qui a été négligée par son père. Il n’a apprécié sa fille que pour son charme et sa beauté, alors que ses talents et ses qualités l’ont laissé indifférent.

    La fille de verre prend prétexte de sa fragilité et de son hypersensibilité pour se réfugier dans les livres ou dans des mondes de sa propre imagination, devenant ainsi une sorte de fantôme d’elle-même.

    La séductrice vit dans le monde de l’imprévu et dans la joie du moment présent. Elle veut vivre de manière instinctive et sans aucune contrainte. Carburant à l’amour, elle refuse toute forme de responsabilités et d’obligations et, tout comme le don Juan masculin, éprouve énormément de difficulté à s’engager dans une relation durable. Cette existence improvisée, c’est la révolte d’une femme qui a été asservie par sa mère et négligée par son père. Mais elle n’a pas acquis le sens de sa propre valeur et sa révolte l'empêche d'établir une relation véritable avec l'homme qu'elle aime.

    La marginale s’identifie à un père devenu objet de honte, un père qui s’est révolté contre la société ou en a été rejeté. La mère a pris en charge l’organisation familiale mais la petite fille a été émue par le drame de son papa. Parce qu’elle a souvent le même caractère autodestructeur, son destin et celui de son père se ressembleront. En toute occasion, elle a besoin de critiquer et d’affirmer sa différence. Elle a de la difficulté à changer quand elle ne refuse pas carrément de le faire. Elle sombre souvent dans la dépression et le masochisme, pleurant ses vies ratées et ses relations avortées.

    L’éternelle adolescente a besoin de plaire à tout prix. Sa stratégie se résume à peu près ainsi : se faire voir, se faire valoir, se faire vouloir et … se faire avoir !

    [Source : Extrait de "N'y-a-t-il pas d'amour heureux ?" de Guy Cormeau]