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2yeux2oreilles - Page 42

  • Maison du Don : j'ai testé !

    L'antenne EFS de l'hôpital Saint Vincent de Paul, où je donnait mes plaquettes depuis plusieurs années, a fermé au printemps, tout comme celle de l'Hôtel Dieu. Une petite dame blonde m'avait appris la nouvelle, visiblement angoissée à l'idée de perdre ses donneurs réguliers et peu jouasse de rallonger son temps de trajet quotidien.

    En déplacement ce jour-là, j'avais raté, en juin, le pot d'inauguration de la Maison du Don qui réunit ces deux services, dans le quartier de la gare Saint Lazare.

    Vendredi matin, à la faveur d'une RTT, j'avais rendez-vous à 11h30 pour mon tout premier don dans ce nouvel endroit. La Maison du Don se trouve quasi en face de la sortie de métro, au 55 rue de Chateaudun.
    J'y entre et à l'accueil, reconnais une jeune femme de Saint Vincent de Paul. Il y a peu de monde et j'en profite pour discuter avec elle.
    Oui, ils ont perdu beaucoup de leurs donneurs du 14ème arrondissement et pour l'instant, la Maison du Don n'attire pas foule. A Saint Vincent de Paul, ils pouvaient compter sur le personnel de l'hôpital et les jeunes des écoles alentour. Et puis, elle avait sympathisé avec des sages-femmes et le cadre hospitalier lui manque. Ici, dans ce quartier d'affaires, les travailleurs ne prennent pas le temps de s'arrêter. Pourtant, elle préfère ce quartier de Saint Lazare, bien plus vivant, où tout est à porté de main, banques, poste et ... boutiques.

    Je remplis le formulaire habituel et m'entretiens quelques minutes avec un docteur, à laquelle je raconte mes récents malheurs. Après une numération, on va me prélever plaquettes et globules rouges. Je bois un verre de jus de raisin et mange une madeleine avant d'entrer en salle de prélèvement.
    Je demande : « Il doit y avoir encore plus de choix au niveau DVD si vous avez réuni les collections de Saint Vincent de Paul et de l'Hôtel Dieu ?

    - Oui, et maintenant on a même des Ipad », répond une infirmière.

    Dans le meuble, je choisis "Itinéraire d'un enfant gâté" puis entre dans la salle où je reconnais une autre infirmière. Le décor n'a pas changé si ce n'est qu'ici, on bénéficie de la lumière du jour. Ils pourraient en profiter pour tamiser un peu l'éclairage et éteindre quelques-uns des puissants spots. Tiens, maintenant, on peut déposer ses affaires dans un vestiaire fermé à clé. Autre nouveauté, une radio en fond sonore et à niveau raisonnable. Je reconnais Mathilde la cruche de radio Nova, qui m'exaspère bien trop souvent avec sa manie de finir tous les mots par "ch" et sa façon de s'écouter parler (enfin, si vraiment elle s'écoutait parler, ça lui éviterait peut-être de dire autant de conneries) .

    Une jeune Martiniquaise, en métropole depuis 3 ans, me fait une première piqûre sur le bras droit, tout en douceur, pour vérifier mon taux de plaquettes. Visiblement, je suis éligible puisqu'on m'installe sur ZE fauteuil, à côté de la machine à trier les composants.
    « Alors, ça a donné quoi ma numération ?
    - Très bonne : 344.000. Le minimum est à 150.000 et le maximum à 400.000, vous êtes donc dans la fourchette haute. »

    Une autre infirmière me pique le bras gauche, aie, je l'ai sentie, cette fois, l'aiguille ! Ça y est, c'est parti, je regarde le serpent rouge faire son chemin dans le tube transparent, de mon bras au séparateur de cellules. Sur l'écran, un bandeau lumineux indique à quelle phase j'en suis (prélèvement ou retour), puisque lors d'un don de plaquettes, le sang est trié, les plaquettes conservées et les autres composants sanguins restitués au donneur. D'où une possible sensation de froid lorsque le sang est réinjecté.

    Un curseur effectue le compte à rebours de mon don et 3 graphiques affichent le taux de remplissage des pochettes de plaquettes, plasma et hématies. Mon don de plaquettes-globules rouges durera 84 minutes, contre 15 pour un don de sang total.

    On met un casque sur mes oreilles et on dépose devant moi un lecteur DVD ainsi qu'un écran Ipad, sur lequel je peux surfer sur internet ou lire des magazines. Ça c'est une belle nouveauté, qui permet même aux travailleurs de bosser ici.
    J'accroche très vite aux première images d'Itinéraire d'un enfant gâté, entre la magnifique chanson "Qui me dira" de Nicole Croisille, Belondo, vieux loup solitaire secoué au milieu de l'Atlantique et des images de cirque. La machine bipe et me tire de mes rêveries, m'exhortant à presser la balle en mousse pour remonter une pression de prélèvement trop basse. Bon, c'est pas le top pour se plonger dans un film, un oeil sur l'écran et un oeil sur la machine, pour éviter de pomper quand c'est la phase de retour.
    « Sinon, ça claque et c'est l'hématome » rappelle l'infirmière.

    Ça y est, je suis au bout des 84 minutes et je finis tranquillement mon film. A l'espace restauration, devant un plat de pâtes au saumon, un enquêteur veut savoir comment je suis arrivée à la Maison du Don et connaître la porté des campagnes publicitaires. On se charrie, lui sur mon appétit, moi sur sa piètre dextérité au clavier.

    Vous l'avez compris, ce billet n'avait vraiment pour but que de vous encourager, si vous ne le faîtes pas déjà, à donner votre sang. Ce matin, sur Facebook, j'ai appris la mort de l'oncle, que j'ai bien connu, d'une amie d'enfance. Il est mort des suites d'une leucémie, comme son frère. D'autres comme eux survivent, accrochés à ce petit fil qui sort de votre bras, et ce fil fragile peut rompre à tout moment. Entre nous, ça vous coûte quoi ?

  • Je me suis fait un nouveau voisin !

    En cette fin d'été, perdue dans mes pensées, j'arrive au terme de mon voyage métropolitain quand une voix chaude me tire de mes rêveries. Je tourne la tête, croise son regard, mon rayon de soleil souterrain est là, guitare en main. Une après-midi déjà, je l'avais aperçu, sur le quai opposé, grattant les cordes avec des frères de couleur.

    Terminus, le wagon se vide, je m'attarde, le hèle par son prénom africain, qu'il a remplacé par un pseudo d'artiste plus anglophone. Nous cheminons ensemble en bavardant. Peu de concerts à venir, la gloire annoncée se fait désirer et la carrière d'Oumar semble avoir raté son prometteur envol. Je demande pourquoi Oumar est devenu Kinsy, il s'enquièrt de ma préférence : j'ai toujours aimé l'authenticité.  

    La présence d'Oumar en bout de ligne s'explique : il habite mon quartier et effectue régulièrement le voyage en chantant. Chemin faisant, je demande des nouvelles de son (ex) manager, qui m'avait repérée ici-même et comme il se demande comment je connais Thierry, je lui raconte ce soir de 2007.
    "C'était toi, la blogueuse ?" s'écrie Oumar.

    Mon billet, visiblement, l'avait touché. Il donne son numéro de téléphone, m'embrasse et lève le doigt avant de s'éloigner "Surtout, ne me lâche pas, ok ?".

    A l'air libre, je le regarde s'éloigner. Oumar et moi, ça y est, les présentations sont faites !  

  • D'Alain à l'autre

    Dans le train entre Bruxelles et Paris, j'envoie un sms au groupe d'amis que je dois rejoindre à mon arrivée. La belle Nantaise est parisienne pour quelques jours et à la faveur d'une formation annulée par mon client, je vais pouvoir me joindre à eux pour la soirée. Dans ma boite mail, je découvre, éberluée, l'adresse où mes compagnons festoient déjà. D. a osé ! Après l'Oustaou, voilà que mes proches continuent d'investir mes repaires !

    En retrouvant le quartier de ma jeunesse, je regrette un instant que mon ami ait choisi cet endroit car le fils du boxeur ne sera pas là ce soir. C'est oublier qu'une soirée dans le bistrot jaune est toujours riche en surprises.
    Je soulève le heurtoir, un homme m'ouvre et me demande le mot de passe avant de me livrer passage. Calée par les deux St Feullien que je me suis sifflé en terrasse à Bruxelles, je picore dans l'assiette de la piquante Nantaise tout en racontant ma folle journée à mes camarades.

    Un peu plus tard, un homme vieillissant s'approche de notre table, micro en main.
    "Tiens, tu n'étais pas là toi tout à l'heure !" dit-il en me tendant la main. Il  plonge un regard perçant dans les notres et nous offre "J'me voyais déjà", que nous ne tardons pas à entonner avec lui, puis "Je bois". Je découvre que la belle Nantaise est, comme moi, amatrice des mélodies de Charles. Amusée, je fais le deuil de mon espoir de récupérer ce soir de mes nuits trop courtes. On ne "passe" pas chez le boxeur, on s'y installe et on n'a plus envie d'en partir. Minuit, 2 heures, quelle différence, finalement ?

    Après la poignante "Mamma", je demande "Les deux guitares", ma préférée sans doute, puis l'homme qui enchante ma soirée caresse les cheveux de D. sur "Comme ils disent", nous faisant rire, et enfin nous nous époumonons sur La bohème.
    Vers minuit, je suis en train de danser avec D. sur "Ring ring ring" de De La Soul, puis je valse avec l'homme au visage creusé, le laissant essoufflé. Au hasard des conversations, nous découvrons qu'il habite notre quartier. "Vous venez boire un verre à la maison ?" demande-t-il. C'est parti, nous 3 en voiture, les 2 hommes en scooters.

    Dans l'appartement de notre hôte, baigné d'un sensuel halo bleuté, une barre de métal fixée à la rembarde et ornée de lanières en cuir attise ma curiosité et délie ma légendaire spontanéité  :"Dis donc, tu fais dans le sado-maso ou quoi ?"  
    Après une seconde d'hésitation, il avoue une vie sexuelle un peu débridée, qu'il illustre en ouvrant un placard rempli de gadgets sexuels dont un gigantesque godemiché. Nos têtes éberluées auraient mérité à cet instant, je crois, une photo souvenir ...

    Passée la surprise, nous nous installons sur le sofa et D. s'écrie à côté de moi : "Quand je pense que quand j'amène une fille chez moi, je lui montre mon robot Kenwood ! Je suis vraiment à côté de la plaque !"
    - Laisse tomber le Kenwood, D., et trouve-toi un truc qui vibre" lui dis-je en éclatant de rire.
    S'ensuit une bonne demi-heure de déconnades, encouragées par les récits orgiesques de A., libertin depuis plus de 30 ans et inscrit à l'Amicale des Pompiers. Nous nous taquinons et si ça ne vole pas très haut, nous rions de bon coeur. Pourtant, au fil des minutes, son ton se fait plus grave et il se confie à la belle Nantaise :
    " Dans la vie, t'es libertin ou t'es cocu, y'a pas d'autre choix."
    Je renchéris "Tu peux aussi être libertin et cocu". "C'est vrai, l'un n'empêche pas l'autre.
    Il continue, s'adressant à D. : " Tout ce que tu peux imaginer au niveau cul, je l'ai fait. Tu me donnes une feuille, tu écris ce que tu veux, je te coche toutes les cases. Du cul, j'en ai autant que je veux. Je passe un coup de fil, là, j'en ai plusieurs qui arrivent dans la demi-heure. Mais aujourd'hui, je suis comme un con, tout seul, c'est pathétique. Les femmes que j'ai aimées ou épousées, elles se sont toutes barrées.

    Il plonge son regard dans les yeux de la belle Nantaise :
    " Tu sais ce que c'est mon plus grand fantasme aujourd'hui ? Serrer dans mes bras une femme que j'aime, et m'endormir avec elle. Juste la serrer contre moi, même sans cul. C'est triste, hein ?"
    Il narre ses amours défuntes, les morts toujours vivants, ses regrets, ses enfants, les corps s'enchevêtrant, la surenchère de la chair jusqu'à l'écoeurement. Il parle d'amour, nous enjoignant de le vivre à 200%, parce qu'il ne dure pas, jamais, de le dévorer à pleine dents, de savourer le grain d'une peau, d'avaler chaque souffle de vie.

    Je regarde ses mains qui se tordent dans une supplique muette, j'écoute ses mots qui ont perdu leur écho et je suis partagée. Son numéro de clown triste n'est-il pas celui du prédateur espérant attendrir la chair fraîche et si proche ?
    Seul le danger suscite la peur et je ne me sens pas en danger. Je trinque donc au hasard de cette soirée improbable qui nou a tous réunis. Et à cette soif de vivre chaque instant qui me fait dédaigner la raison.
    Il est plus de 2 heures lorsque chacun de nous retourne à sa solitude. Pensive, je regarde le traversin qui orne ma tête de lit. Est-ce qu'un jour moi aussi je dormirai contre lui pour me donner l'illusion d'une présence ?

  • Le Ferdi, bistrot chic et sexy

    Je n'écris pas beaucoup ces dernières semaines mais j'ai de belles adresses gourmandes à partager.
    Jeudi dernier, au coeur du triangle Pyramides-Concorde-Vendôme, je suis enfin entrée dans le restaurant Ferdi, rue du mont Thabor, dont j'avais parcouru la carte avec goumandise, une de ces rares journées ensoleillées de juillet où j'avais pédalé jusque là. Je ne me lasse pas de ce prestigieux quartier, devenu un des miens et inscrit au catalogue de mes balades Parisien d'Un Jour, depuis qe j'y ai rencontré les deux joyeux compères de l'Oustaou
    Le restaurant bar Ferdi, pourvu d'une petite terrasse, est un endroit tout en longueur et baigné de lueurs tamisées, au décor chaleureux.Tout comme l'est l'accueil d'un fort bel homme dont l'invite à nous installer est ponctuée d'un "Bienvenus à la maison".

    Sur la banquette en fond de salle, nous inspectons les murs couverts de photos, jouets d'enfants et clichés pleins d'humour...

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    On nous présente la carte des "envies" en même temps que la liste des plats indisponibles, précaution d'autant plus appéciable qu'elle est souvent oubliée ailleurs. Peu de choses m'agacent autant que le temps passé à choisir un plat pour s'entendre dire qu'il n'est pas disponible.

    Le beau brun ténébreux entreprend avec nous, bons clients que nous sommes, une joute verbale aussi drôle qu'insolente et satisfait notre curiosité en nous contant la reconversion du patron, auvergnat qu'un accident a privé de son emploi manuel. La carte des envies, c'est la cuisine que sa femme vénézuelinenn aime cuisiner et manger, un étonnant cocktail aux saveurs sud-américaines, espagnoles et américaines.
    On y trouve pêle-mêle une salade César (16€), du coeur de filet de saumon fumé norvégien et ses pommes de terre grenailles (26€), un tarama à la truffe noire et toast viennois (15€), du tomaquet (pan con tomate),  des mini sardines de Galice (10€), des burgers, un risotto aux cèpes (17€), du jambon serrano de Trevelez (14€) et même une sobrassada de Mallorca sur pains grillés (10€), la fameuse pâte à tartiner au chorizo que je mangeais à Jerez lors des pauses avec mes stagiaires andalous.
    Le serveur, qui travaille chez Ferdi depuis 5 ans et voue visiblement une admiration sans bornes à ses patrons, se fait l'ambassadeur des produits raffinés, venant de producteurs, comme le sel de noisette et le nuciola, Nutella corse.
    Après un cocktail, nous distribuons aux deux jeunes femmes qui nous accompagnent leurs cadeaux d'anniversaire et nous résignons à faire un choix parmi toutes les envies, optant pour un assortiment à partager.

    Nostalgique de mes soirées espagnoles avec Cesc et Kique, je choisis des poivrons del Piquillo, avec leur toast à l'ail blanc et vieux Manchego (12€). Bons mais quand on est habitué à débourser moins de 5€ pour la même chose en Espagne, ça fait un peu mal au cul ...(excuse my french)

    La jolie brune à ma gauche jette son dévolu sur un ceviche de cabillaud mariné au citron vert et coriandre (16€), et le seul homme de la table, des peppadews, mystérieux fruits sud-africains farcis de fromage frais. Le grand gagnant,à mon goût, de ce premier set, fut le ceviche, frais et acidulé, sur lequel nous nous sommes tous rués.

    Une assiette Bomba Latina (30€), mélangeant viande effilochée, empanadas, boulettes, arepitas, bananes plantains, haricots noirs, riz avec oeuf de caille et guasacaca dans laquelle nous picorerons, complète notre table. .
    Les arepitas, ce sont des petites galettes de mais de la taille d'une hostie. En 2004, au Venezuela, mon frère et moi en mangions à tous les repas ou presque, de ces mervelleuses galettes chaudes et moelleuses, cachées derrière un linge blanc, que nous tartinions généreusement de crème fraîche. Chez Ferdi, elles sont au parmesan. Le guasacaca (10€ à la carte), bien plus fin que son nom, est une mélange rafraîchissant d'avocat, tomates, oignon doux et coriandre, parfaitement assaisonné.

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    Chez Ferdi, les desserts ne sont pas en reste. Si le chocolat chaud qui les accompagnait, trop liquide, n'arrivait pas à la cheville de son cousin espagnol, mes churros(10€) étaient croustillants et aériens à souhait.

    Les mini babas au rhum et limoncello (8€) du seul homme de la table ne valait pas, à mon avis, qu'on s'y attarde et la madeleine tiède au miel de chataîgniers et sa boule de glace café (8€) me paraissait quelque peu surtaxée. En revanche, le dessert de Pao (10€) de ma voisine de gauche, des abricots rôtis au miel, était joliment présenté et visiblement savoureux.

    Mon verdict ? La note est un peu salée (et les cocktails à 12€ la font vite grimper), quartier prestigieux oblige, la carte riche d'envies plus appétissantes les unes que les autres. Mais surtout, on se sent très bien chez Ferdi, comme à la maison en effet, et l'accueil exceptionnel, ponctué de l''humour polisson de son charmant ambassadeur, y est pour beaucoup. J'y reviendrai ! 

    Ferdi au 32 rue du mont Thabor, Paris 1er (01.42.60.82.52)

  • Le Patio, restaurant camarguais à Mauguio

    Ils me gâtent, ces deux-là. A chacun de mes séjours chez eux, je repars ragaillardie et ... très alourdie. C'est qu'on n'est pas au régime chez Lancelot ! Assiette de bulots-crevettes (miam !), tarte au citron maison (re-miam !) parsemée d'amandes effilées (à croire que Lancelot connaît mes petits péchés mignons), tout est bon.

    Le samedi soir, ils m'avaient réservé une surprise. Un dîner au restaurant le Patio, à Mauguio. Au bout d'une impasse, une imposante bâtisse en pierres, ancienne ferme, et un cadre très chaleureux. Au-dessus du comptoir d'accueil, de drôles de maximes donnent le ton.
    Dans l'immense salle à manger, vide à notre arrivée, trône un immense grill en fonte. Au mur, des affiches célèbrent la Camargue et un de ses symboles : le taureau. Les couleurs sont chatoyantes, entre rouge, framboise et vert pastel.

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    J'ai lu de très désobligeantes critiques sur internet et il est vrai que le Patio pratique des prix particulièrement élevés mais je dois dire que pour nous, ce fut un sans faute : nous nous sommes régalés. La côte de taureau (28€) me faisait méchamment saliver mais j'ai opté pour la chair délicate et parfumée de l'incontournable lapin grillé à l'aioli (24€), une merveille. Lancelot avait choisi un tajine de taureau aux amandes (17€) et TiNours, je ne sais plus. A la carte, on trouve aussi le cochon de lait de Bigorre à la broche. Et chanter du bout des lèvres avec les musiciens gitans qui ont accompagné une partie de notre repas ne fut pas le moindre de mes plaisirs de la soirée.

    Le Patio, Grand'Rue, impasse Molière à Mauguio (Tél : 04.67.29.63.90)