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2yeux2oreilles - Page 92

  • Mission bikini pour soirée d'enfer

    Vendredi soir, 18h45, j’attaque la mission bikini. Longtemps après la fin des soldes, en trouver un qui contienne mes généreuses rondeurs, ça va pas être du gâteau. Cet été, dans les boutiques, on ne trouvait que des soutifs à forme triangle. Ils se baladent dans la rue, des fois, les mecs qui dessinent les collections ? La taille standard des Françaises seraient 90C.

    Laisse-moi te dire, amie lectrice : « Dans un triangle en 90C, t’as intérêt à faire la crêpe sur le sable et à ne pas bouger d’un iota. Oublie les parties de raquettes sur la plage, les plongeons à la piscine et surtout oublie les vagues, si tu t'en prends une, t’auras plus de soutif »(je sais de quoi je parle, hélas, je ne compte plus le nombre de plages dans le monde sur lesquelles je me suis retrouvée les seins à l’air. Au Mexique, c'est rigolo, en Turquie beaucoup moins).

    Bref, pour cette mission, j’étais accompagnée d’une alliée improvisée : Petite Française. On avait 45 minutes pour me trouver un bikini, on en a trouvé 2 ! 2, ma bonne dame, avec l’aide très souriante des vendeuses de la boutique Etam de la rue de Rennes !

    Du coup, comme j’étais d’excellente humeur, je l’ai emmenée dîner au Café d’Enfer, rue Daguerre. Un endroit animé devant lequel je suis passée maintes et maintes fois, car j’aime ce quartier où j’ai vécu dans ma jeunesse, mais que je n’ai découvert que très récemment, en compagnie d’un homme charmant, ès maître du pique-nique au clair de lune.

    Au Café d’Enfer, le meilleur, c’est le patron, sa gueule un peu cassée, ses yeux bleus, son humour et ses mots tendres. Aux murs du restaurant, pour vous mettre en appétit, des clichés de femmes nues. Ce soir-là, il me reconnaît et dit à Petite Française « Je l’adore ». « Moi aussi je vous adore » répondis-je.  

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    La première fois que je suis venue, tandis que nous dégustions, lui un tartare de requin et dorade, moi un filet de dorade à la purée de patates douces, le patron a entraîné sa serveuse dans une danse, au fond du restaurant.

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    Le service est parfait, tout le personnel est drôle et sympa et quelques plats sont saupoudrés d’exotisme. Ce soir-là, nous nous sommes installées sur la terrasse couverte, à côté d’une hollandaise, professeur de français, et de sa nièce. Je demande « C’est quoi, le plat du jour ? ». Le patron hèle un client «  Faîtes goûter le plat du jour à la dame, s’il vous plaît ». Le jeune homme s’exécute et me tend son assiette. Bientôt la pluie s’abat sur les dîneurs  qui fument leur cigarette dans la rue. « Vous allez devoir rapatrier les gens » lui dit notre voisine. « Pensez-vous ! Ils adorent la pluie ! » répond le patron.

    « 2 carpaccios » indiqué-je lors de la commande. « Et pour vous ? » demande-t-il à PF, me lançant un clin d’œil. Les carpaccios aux copeaux de parmesan sont délicieux et après le café, le patron déboule avec une bouteille de rhum arrangé au gingembre. Je siffle mon verre et celui de PF, et le troisième qu’il me ressert. J’ai un truc à fêter : le lendemain, je décolle pour une mission de 15 jours en Martinique.  

  • Photographe a-mateuse

    NDLR : Je sais qu’on dit "amatrice", c’est pour le titre ….

    En ce moment, j'accumule un peu les conneries (je ne m'appelle pas Sophie par hasard), certaines que je préfère garder pour moi et d'autres racontables, comme celle qui suit.

    Il y a quelques mois, les installations électriques des appartements de mon immeuble ont été entièrement changées. Les ouvriers qui sont intervenus ont mal revissé le cordon d'alimentation en eau de ma machine à laver et le soir, en rentrant du boulot, j'ai trouvé une flaque dans ma cuisine. J'ai sollicité un ami pour régler le problème mais après avoir serré le boulon à la pince, ça gouttait toujours. Donc, depuis, je coupe l'eau entre 2 machines et je mets une bassine quand je lance une lessive. Mais ça me gave parce qu'il arrive que j'aille me coucher en oubliant de fermer l'eau.

    Bref, hier soir, ça me prend comme une envie de pisser et je décide de régler le problème.

    J'appelle mon pote Oh!91 et comme il ne comprend pas trop de quoi je parle, ou plutôt je ne suis pas très calée en vocabulaire plombier, j'active le flash sur mon appareil photo et lui envoie un cliché de mon installation. Si vous voulez des nouvelles de ma fuite, et bien, quand j'ai rouvert le robinet, ça giclait comme jamais. Retour à la case départ et je ne sais pas comment je vais laver mes culottes avant mon départ en vacances déplacement sur une île paradisiaque des Caraïbes.

    Ce matin, je prends le métro comme d'habitude mais bien mieux réveillée qu'hier. Ce doit être la perspective de retrouver Boug' et Petite Française, ce soir, qui me remplit d'énergie.

    Avant de vous raconter ma mésaventure, je dois vous confier un de mes travers.

    Je prends beaucoup de photos, ça ce n'est pas une nouvelle. Des photos de ce que je mange, des photos de ma jungle urbaine et, depuis que j'ai trouvé comment désactiver le son de l’appareil photo de mon téléphone portable, des clichés des drôles d'animaux qui la peuplent. Je photographie les jolies femmes, les belles chaussures, les détails raffinés, les situations cocasses, les trucs qui m’agacent.

    Or, depuis peu, je me suis trouvé un nouveau divertissement : je photographie les hommes qui me tapent dans l'œil. C'est toute une technique de diriger l'appareil pour avoir un bon angle de prise sans se faire griller par le modèle malgré lui. Généralement je ne fais rien de ces photos, si ce n'est les envoyer à mon copain Yo qui a les mêmes goûts que moi, assorties d'un "Mignon, hein ?"

    Ça nous amuse, au moins autant que lorsque nous nous posons ensemble à une terrasse de café ou dans un parc. 

    Bref, ce matin, je vois débouler dans mon wagon un brun à la beauté vénéneuse, mat, yeux verts, dans une chemise blanche sous un costume noir un peu trop grand pour lui.  Il reste debout, se tenant au poteau métallique et il ne m'a pas remarquée, assise contre la fenêtre. Je le mate donc à loisir.

    Décidément je l'aime bien ma ligne de métro, on y croise plein de beaux spécimens, mâles ou femelles. Dans mon train de banlieue, par exemple, je n'ai pas trouvé pareil ravissement.

    Mais revenons à nos moutons agneaux.

    Je mate donc mon beau brun qui doit avoir dans les 35 ans voire un peu plus. Je me dis qu'il faut absolument que j'immortalise cet instant de grâce et je sors mon téléphone portable, appuie sur Multimédia puis Appareil photo et, telle une féline tapie dans l’ombre, attend patiemment que mon innocente proie tourne la tête dans ma direction.

    Assis sur la banquette face à moi, il y a un touriste frisé qui me gâche un peu le panorama mais ça ira. Et lorsqu'enfin, le beau brun lance son regard merveilleusement carnassier vers le fond du wagon, hop, j'appuie sur le bouton. Et là, un éclair illumine le wagon, et tout le monde tourne la tête vers moi, y compris le beau brun.

    Et merde ! J'ai oublié de désactiver le flash ! Grillée en flagrant délit de matage, la Fiso !

    Sentant sur moi le regard désormais insistant de ma proie, j’ai essayé de garder un air naturel malgré ma surprise au moins égale à celle des passagers. Je ne pense pas avoir rougi, j’ai fait semblant d’être plongée dans mon téléphone et puis, lorsque tout le monde a repris ses occupations, j’ai nonchalamment tourné le regard vers le tunnel dans lequel j’aurais voulu, à cet instant, disparaître et je suis partie dans un fou-rire solitaire.

    J’envoie un sms à Oh !91 « Je peux t’appeler ? J’en ai une bonne à te raconter ! »

    Arrivée à Châtelet, je me lève et là, le beau brun me remarque (ah quand même !). Il faut dire que mes chaussures Betty Boop sont irrésistibles. Il détaille mes jambes d'une façon qu'il pense discrète. Je fais la gazelle (on est dans une jungle, n'oubliez pas).

    Sur le quai où il est descendu devant moi, il hésite. Dommage, il part à droite, se retourne et moi aussi.     

  • Régime sec

    Djibril, toujours gentleman et un vrai père pour moi si ce n'est la couleur, prend toujours grand soin de ma vertu (hélas!).

    Nicolas vadrouille entre Belgique et Touraine. Je note qu'il n'a pas fait beaucoup d'effort pour trouver de quoi suspendre mon sac à main.

    Tonnegrande lit Top Santé et s'est mis au régime : onglet de veau dans 3 ramequins de sauce normande et frites vapeur.

    A la Comète, rien ne change à part les patrons.

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    Je leur ai filé des devoirs. Z'avez vu comme ils sont studieux ? Et avec le sourire en plus ! On se demande bien ce qui les motive à ce point ....
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    PS : Malgré d'habiles et sournoises tentatives d'attendrissement de ma fermeté légendaire, je suis rentrée en taxi.
  • A., la « chauffeuse » de bus rigolote

    Je suis allée 2 fois à l'Oustaou cette semaine. J'y suis toujours accueillie avec un sourire, voire plusieurs, c'est donc, avec le Shannon et la Comète, un de ces endroits où je suis sûre de passer un bon moment.

    Ce soir, j'y ai donné rendez-vous à Petite Française. Je pensais y être vers 19h30, seulement j'avais oublié mon pass Navigo chez moi et par principe, je ne paie pas un ticket de métro pour 2 stations. J'ai donc décidé de rallier les deux stations à pied. J'avais omis quelques détails :

    1) Suivre la ligne 14 de Saint-Lazare à Pyramides, mon trajet habituel, en passant par Madeleine, était une mauvaise idée et Petite Française me l'a confirmé par la suite

    2) 2 stations sur la ligne 14 ce n'est pas 2 stations sur une ligne de métro normale. A bonne allure et sur talons hauts, ça m'a pris 30 minutes.

    N'empêche, y'a eu quelques trucs vachement sympas sur le trajet.

    D'abord, devant la gare Saint-Lazare, comme je cherchais quelle rue prendre pour rejoindre la place de la Madeleine, un homme s'approche, un peu hésitant, pour me demander si je veux boire un verre. Je refuse avec le sourire et en profite pour mettre à contribution sa connaissance du quartier.

    Je ne me balade jamais dans le quartier de la Madeleine. Boulevard Malesherbes, je reconnais Le Forum, un bar où j'allais régulièrement à une époque et me rpomets d'y revenir un soir.

    Ensuite, dans la rue Saint Honoré, je jette un regard un peu noir à un conducteur au volant d'une belle voiture qui, faisant vrombir son moteur, arrive un peu vite à ma hauteur. Le jeune homme propose de me déposer là où je vais. " Je suis presque arrivée ». Ralenti par la circulation, il me suit un moment avant de remettre les gaz en lancant "En tout cas, vous avez de belles jambes ». Merci monsieur. Quand un homme me fait un compliment, j'ai la Simpère attitude.

    A gauche, j'aperçois la colonne de la place Vendôme puis plus loin, l'Opéra, signe que je ne suis plus très loin. Je bifurque dans la rue des Pyramides et ça c'était une idée à la con parce que j'ai fait un sacré détour.

    Dans la rue Molière, un autre homme propose de m'offrir un verre. Et de trois. Je me dis que décidément, le corail vif sur mes orteils me va bien au teint. Deux femmes aux cheveux argentés discutent sur le pas de la porte de la droguerie Molière, une boutique au charme surrané. J'aimerais bien y entrer mais je ne suis pas en avance (comprenez : je suis en retard).

    Et puis, enfin, la devanture rouge de l'Oustaou, R. et M. qui papotent comme deux petits vieux à la maison de retraite, et Petite Française qui sirote sagement une margarita.

    Je sais désormais où aller me mettre du baume au coeur si j'ai un coup de blues un soir. En plus de faire des cocktails qui déchirent (R., les 2 mojitos de ce soir m'ont fracassée...), ils passent du reggae. Pour un peu, je remontais sur le comptoir mais vas danser sur du reggae là-haut ...

    M. se présente à petite Française en ces termes : "Je me fous à poil et je gère vos comptes, c'est pas royal? » Heureux les innocents aux mains pleines, ils ne sait pas à qui il parle, celui-là ...

    Après un moment, on est parties dîner dans un japonais du quartier. Je suis descendue 2 fois aux toilettes, ce qui, compte tenu de l'escalier en colimaçon, est un bon baromètre de mon état général. Je m'étonne toujours de ma dextérité sur des talons de 10 centimètres. Ce midi à la cantine, j'ai fait un chassé du pied droit et me suis niqué la cheville, mais ni le plateau ni moi n'avons cillé. La classe. Je n'ose imaginer ce que ça aurait donné dans l'hypothèse où ma mini-jupe aurait touché le sol.

    Après le resto, Petite Française m'a raccompagnée à mon arrêt de bus. Le temps qu'on s'embrasse et se dise au revoir, la conductrice lançait un "Bon, ça y est, on peut y aller ?».

    Je décide de rester à côté d'elle, j'aurais peut-être moins le tournis. "Vous restez là, demande-t-elle. Bon c'est bien je vais pouvoir vous raconter plein de conneries ». On est deux, ma chérie. Elle dit que je parle fort et demande si j'ai des médocs parce qu'elle se traîne un p... de mal de crâne. Moi et les médocs, ça fait deux mais je répond "Vous allez voir, je suis royale pour soigne les maux de crâne ».

    Quand ils montent à bord, je dis bonsoir aux voyageurs, comme A. Y'en a un qui tape sur la vitre du bus pour qu'ele l'attende et A. dit qu'elle ne supporte pas qu'on fasse ça, "qu'elle ne supporte pas la violence ». Je m'étonne du choix des mots, je ne savais pas que le fait de toquer sur la vitre du bus faisait de moi un agresseur.

    Quand elle passe sous l'arcade du Louvre, je ne peux m'empêcher de lui dire que je me suis toujours demandée comment un bus faisait pour passer là-dessous. "Y'en a qui touchent » confirme-t-elle. Elle est marrante, A. Elle entreprend de me raconter des histoires drôles à chier et elle veut que j'en fasse de même. Bon, moi je suis nulle pour les histoires drôles, je n'ai aucune mémoire. Je lui raconte des histoires drôles de cul pendant qu'elle me bassine avec Toto.

    Boulevard Raspail, une femme aux reliefs montagneux monte à bord et A. dit "Moi, j'ai juste ce qu'il faut pour occuper les mains d'un honnête homme ». J'aime bien cette expression.

    Elle repart à 23h50 pour la place Clichy. j'en profite pour lui dire que je n'ai jamais trouvé ce putain d'arrêt de bus à la place Clichy.

    "Vous êtes pas douée" qu'elle répond. Je proteste : "Je suis désolée, j'ai même passé 3 quarts d'heure à tourner autour de la place Clichy avec P_o_L, et P_o_L est loin d'être conne, Madame, même après quelques framboises ». Bon de toute façon, on s'en fout, les travaux sont finis paraît-il, et l'arrêt est au même endroit qu'avant. Sauf que ne sachant pas où il était avant, je ne suis pas sortie de l'auberge. A. qui ne perd pas le nord me lance "Ben, repartez avec moi, comme ça vous verrez où est l'arrêt !"

    T'as raison, je vais quand même pas, chaque semaine, me faire une soirée comme celle de lundi dernier à l'Oustaou. J'ai quand même hésité, en plus !

    A. cherche "quelle histoire drôle elle pourait me raconter pour me retenir ». Elle est marrante. Sur l'avenue du Général Leclerc elle chuchote "J'ai besoin de tendresse, moi ». On en est tous là, ma pauvre. A mon arrêt, son mal de crâne s'est estompé. Ele finit sa ènième blague à chier sur Toto, et tant pis pour les voyageurs qui attendent. "Marchez droit » qu'elle me lance, tandis que sur mon téléphone, un sms de Petite Française, qui s'inquiète de savoir si je suis bien arrivée, s'affiche.

    Je traverse le boulevard en courant, juste pour voir. Tout va bien, les filles.

  • Eat'n Cure à Montrouge

    Photo303.jpgUne pièce de théâtre intitulée "Blogueuse" à la Manufacture des Abesses, nous ne pouvions pas rater ça ...

    Ce fut un moment plein de détente même si nous nous attendions à tout autre chose. En effet, la blogueuse n'est pas le thème central de la pièce, parfois même on se demande la raison du choix de ce titre. "Geek" aurait été plus approprié, à la limite.

    J'ai franchement ri aux éclats le dernier quart d'heure, après l'arrivée - trop tardive - sur scène du "mec de la blogueuse" (beau gosse le Adrien Durrmeyer, en plus).

    Il le dit : "En 2000, l'enfer c'était d'être le mec d'une actrice, en 2010, l'enfer c'est d'être le mec d'une blogueuse. Déjà qu'elle racontait vos pannes d'érection à ses copines, maintenant elle donne à lire votre vie privée à des milliers d'internautes, sous le prétexte qu'elle utilise des pseudos et qu'on ne vous reconnaîtra pas".

    Rires aussi en me reconnaissant dans le portrait de la blogueuse qui raconte en détail la composition de la salade qu'elle a mangé le midi (sauf que je mange rarement des salades).

    Quelques pistes qui auraient mérité plus ample développement, comme la consultation frénétique des stats de fréquentation ou la perplexité devant l'arrivée de visiteurs sur son blog via l'expression "fellation à un prêtre".Moi c'était "nonnes délurées", j'ai aussi régulièrement "abricot fendu".

    Dommage, il y aurait vraiment eu de quoi écrire sur les névroses des blogueurs. Boug' et moi, on pourrait en écrire des tartines. Cependant, on ne s'ennuie pas et les trois comédiennes, très différentes, sont pétillantes et talentueuses (et surtout j'ai louché pendant toute la pièce sur la superbe paire de chaussures corail de Céline Espérin).

     

    Après le spectacle, comme j'avais passé la journée à glander plutôt que d'aller acheter de la salade pour le dîner du soir, j'ai proposé à Boug' un dîner dans un restaurant indien au concept novateur : le seul et unique restaurant proposant la spéléothérapie (thérapie au sel naturel).

    En l'absence de mines de sel en région parisienne, on peut profiter, tout en se régalant, de la richesse en ions négatifs du sel qui permet de réduire les problèmes d'asthme, allergies, problèmes respiratoires ou dermatologiques. L'idéal serait donc d'aller dîner en bikini. Je vais d'ailleurs proposer à JC d'offrir une coupe de champagne (pour moi, le digestif maison fera l'affaire) aux jeunes femmes qui oseront. Voilà sans doute le meilleur moyen d'augmenter rapidement la fréquentation de son restaurant, qui le vaut bien.

     

    Eat'n Cure (littéralement "Mange et soigne") se trouve dans une rue très calme de Montrouge, à deux pas de l'hôtel Ibis et à dix minutes à pied du métro Porte d'Orléans.

    Il propose une terrasse mais le plus beau est à l'intérieur : les seules sources lumineuses du restaurant sont diffusées à travers des briques de sel d'un bel orangé, provenant de l'Himalaya. Cela donne une lumière douce et relaxante.

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    La carte n'est pas en reste, on y trouve, outre des plats à moins de 10€, un menu entrée-plat-dessert à 14€90 et le midi, un buffet à volonté pour 12€. Le patron, John Christopher, est venu prendre notre commande et m'a même cuisiné un agneau jalfrezi qui n'est pas sur la carte. C'est un des mes plats préférés et j'en trouve rarement sur les cartes des restaurants parisiens. Eat'n Cure livre à domicile et on peut même commander en ligne sur leur site.

    Et vous savez quoi ? Il est super sympa, John Christopher. Comme nous posions des questions sur les briques de sel, à la fin du repas, il s'est installé à notre table avec son ordinateur, nous a offert un café et montré des sites internet sur la spéléothérapie et des vidéos sur Youtube.

    Il y a pas mal d'endroits en Angleterre où l'on peut se détendre dans des pièces remplies de sel des murs au plafond. Au Pakistan, en plein coeur de l'Himalaya, on peut visiter la mine de Khewra, deuxième plus grande mine de sel du monde, où a été créée une clinique et dans laquelle on a construit une mosquée en briques de sel. On vient y passer une journée en famille, exactement comme dans la mine de sel de Ocnele Mari, en Roumanie, que nous avions visitée avec Dana.

     

    J-C nous a appris que la Pologne était le premier producteur mondial de sel, suivi du Pakistan.En France, s'il existe encore des mines de sel, il semble qu'elles soient fermées au public. On en trouve aussi beaucoup en Allemagne et en Suisse. 

     

    Les derniers clients partis, nous sommes restés tous trois à discuter un long moment, en sirotant le digestif maison à base de litchi, rose et banane et quelques gouttes de liqueur Paan, à base de feuilles de bétel, herbes et épices (ça sent super bon!).

    Et au moment de notre départ, John Christopher nous a offert, à chacune, un autre très beau cadeau. Je m'en lèche encore les doigts.

     

    Eat"n Cure au 7 rue Danton à Montrouge [M° Porte d'Orléans]

    (Tél : 01.46.56.23.40)