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2yeux2oreilles - Page 88

  • Fiso doudou

    Photo020.jpgA mon retour de Martinique, j'ai lancé des invitations, à la fois pour fêter mes nouveaux meubles, gracieusement réceptionnés par Iggy en mon absence, et faire goûter à mes amis quelques spécialités antillaises. C'est un petit rituel auquel je me plie avec beaucoup de plaisir. Le prochain voyage prévu, c'est le Maroc, tenez-vous prêts, mes chéris !

    Mes collègues avaient insisté : « Non, j’t’assure prends leur tête en photo quand tu leur feras goûter. Avant/après. » Ma boss m’avait même donné des conseils pour endormir leur méfiance : «Ils risquent de trouver ça louche. Dis leur que ta chef organise un concours photo « Le plaisir de manger » sur son blog »

    A la cantine, le midi, je les avais beaucoup faits rire en leur racontant le menu de mon dîner du soir. J’avais cuisiné jusqu’à minuit passé, la veille, coachée par Bibiche dans la réalisation de mon dombré crevettes. Il m’avait demandé de lui envoyer la photo de mon plat pour voir « si ça ressemble à quelque chose ». Visuellement, au moins, c’était concluant.

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    Même le dessert, un pastel de queso mexicain nappé de confiture de lait, moins risqué qu’un flan coco, était prêt. Et en entrée, outre un féroce avocat, le fameux produit mystère que j’avais évoqué ici. Mon plan était parfaitement orchestré. « Mais, et s’ils te demandent ce que c’est ? » Des rillettes de bœuf épicées.

    « Je donnerais cher pour voir leur tête après l’entrée quand tu vas leur annoncer ce qu’ils ont mangé ! » s’écria le petit nouveau.

    « T’es fou, je ne vais pas leur dire après l’entrée, ils seraient capables de refuser de manger quoi que ce soit d’autre, et en l’occurrence, si l’entrée est étonnante, il n’y a rien de suspect dans le reste du repas. Je leur dirai après le dessert. »

    « Je serais toi, j’attendrais 48 heures parce qu’ils risquent de tomber malades. C’est psychologique. » avait dit ma boss.

    On avait bien rigolé et échangé diverses conneries sur le sujet. « Moi j’en ai mangé au Honduras » avait dit un développeur. « Ca s’appelle des frivolités dans la région lyonnaise » avait ajouté le petit nouveau.

    « J’espère juste que je ne vais pas perdre mes potes » avais-je conclu.

    Le samedi, j’ai appelé ma petite sœur et lui ai raconté ma dernière connerie. Faut savoir que ma petite soeur, elle ne mange que des trucs absolument identifiés et encore ...« Fiso, c’est dégueulasse de leur faire bouffer un truc sans leur dire ce que c’est ! » « Mais non ! C’est psychologique, ptite ». « Après ça, tu seras pas emmerdée par des gens qui vont s’inviter à bouffer chez toi » conclut-elle.

    Le soir venu, j’ai tartiné mes toasts et planqué le bocal coupable tout en bas de mon frigo. Quand j’ai déposé les toasts sur la table basse, on m’a demandé ce que c’était. « Des rillettes de bœuf, mais faîtes gaffe, elles sont un peu pimentées ». Hervé a failli me cramer « Ah c’est ça la surprise ? »

    Oh!91 m’a jeté un regard mi-interrogateur, mi-inquiet mais quand j’ai répondu « Non, la surprise, c’est le dessert », il a mordu dans le carré de pain. « Alors vous trouvez ça comment ? » « C’est bon » ont-ils crié en chœur. C’est vrai que c’est savoureux, et bien pimenté. J’ai même dû refaire une assiette et j’ai embarqué Hervé dans la cuisine, pour le mettre dans le secret. Et comme promis, j’ai pris des photos, y compris de moi! Il ne manque que Yo mais tous pourront témoigner : il en a mangé aussi.

    Ici on sent une pointe de réticence :

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    Là on reconnaît la gourmande :

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    Le tee-shirt approprié pour cette soirée :

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    Journée à thème pour le provincial ! Après une découverte perplexe des sex toys du Passage du Désir :

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    Le mardi suivant, au bureau : « Alors ? Ta bouffe ? » « Ils ont beaucoup aimé ». « Tu leur as dit ? » « Ah non, j’ai un autre groupe qui vient samedi prochain, et ils se connaissent alors je ne veux pas me faire cramer ». Je souris en pensant à Igor, ce veinard, qui va avoir double portion.

    Le samedi suivant, ils sont beaucoup plus nombreux. Il y a Bibiche, que tous accueillent en criant « Ah c’est toi, le fameux Bibiche ! », accompagné de ses 2 ados et des 3 bouteilles de punch coco que j’ai dû abandonner en quittant la Martinique, Boug’, JM qui vient de fêter ses 15 ans de mariage avec sa douce et ravissante épouse, D. et F., mes voisins avec lesquels je partirai bientôt en week-end à Berlin, et R. collègue et ami de ma petite sœur, et lecteur assidu et silencieux de mon blog.

    Bibiche est dans la confidence depuis la Martinique. Au menu cette fois, toujours un féroce d’avocat et mes toasts mystère, puis un colombo de poulet accompagné de riz basmati et bananes plantain - j'ai manqué de temps pour faire le gratin de bananes initialement prévu -, pour terminer sur un gâteau de patates douces (ma fameuse recette réunionnaise).

    A l’apéro, quand j’apporte mes toasts pour accompagner le punch coco, Fifille s’écrie « Me dis pas que c’est ce que je crois que c’est ? »« Qu’est ce que tu crois que c’est, S. ? » demandé-je. « Des testicules de bœuf ». « Non non, pas du tout, ce sont des rillettes de bœuf pimentées ». Boug’ hésite et m’interroge du coin de l’oeil. C’est beau l’amitié et ce regard confiant qu’elle me jette avant de mordre, rassurée, dans le petit carré de pain pimenté. « Où est le problème si c’est bon ? » demande Bibiche en rigolant. « Ah non, j’aimerais pas manger des couilles de bœuf » s’écrie Boug’. « Moi non plus !» renchérit Iggy. Hypocrite !

    Bibiche ajoute « C'est un truc de bonhomme, les testicules de boeuf». Je me retiens difficilement de rire. L’assiette est vidée en un clin d'oeil et je confie un tartinage supplémentaire aux ados, hilares. Personne ne pourra dire que ce n’était pas bon …

    Et avant de retrouver P_o_L, je poste ce billet et leur envoie le lien. Courageuse mais pas téméraire, la Fiso ! Je ris déjà en imaginant la tête de Iggy et de Boug’. Elle dit souvent qu'avec moi, elle vit des choses étonnantes. A mon tour d'éprouver la force de leur amitié ... 

    Inspiration : Le blog Passion Culinaire de Minouchkah

    Photo-vignette : Les très belles roses oranges (ma couleur préférée) et le bouquet tropical offerts par Igor et D., hier.

  • Belle dehors grâce à Rionms

    bague_49d5b2a78e_minia.jpgBon, alors en tant que grande soeur préférée (facile, diront certaines mauvaises langues), je peux témoigner de la beauté de ses créations et de la dextérité de ses petites mains.

    Comme d'autres ont été fortement imprégnés de leurs premières années chez les Kanaks, ma petite soeur a, comme le peuple allemand qui l'a vue naître, le goût - et le don - de créer. Elle sait faire plein de choses, jongler, danser le oula oup, parler gaélique et après s'être fait la main sur la pâte à sel, elle crée depuis plusieurs années déjà de très belles bagues et bijoux en perles.

    PS : Elle fait aussi de la super cuisine et des rhums arrangés qui déchirent mais ça n'est pas à vendre (pour goûter, il faut m'épouser et je suis contre le mariage).

    Elle a créé une boutique en ligne, vous pouvez aller la visiter, l'encourager et bien sûr acheter ses créations. Pour la boutique de Rionms, cliquez ici !

    (merci pour elle)

  • Voulez-vous goûter avec moi, ce soir ? (4)

    Iggy'style.jpg.jpgC'est la rentrée et nous avons sûrement plein de choses à nous raconter. Je suis un peu à la bourre pour annoncer le prochain jeudi de Fiso, le 9 septembre (jeudi prochain, quoi) !

    La dernière fois, je l'ai annoncé longtemps à l'avance pour que tout le monde puisse prendre ses dispositions et les annulations se sont succédées les unes après les autres, le jour même. Pas très cool de réserver une table de 15 dans mon QG pour finir à 4, heureusement qu'ils sont cools et ne m'en ont pas voulu.

    Voilà pourquoi je ne l'annonce que quelques jours avant, cette fois-ci, comme ça, soit vous êtes dispo jeudi prochain et vous le resterez, soit vous ne l'êtes pas et ça ne changera rien. Je sais, ça ne convient pas à tout le monde une soirée un jeudi mais c'est comme ça, le jeudi est mon jour préféré. 

    Afin de réserver, merci de confirmer votre venue mercredi au plus tard, en commentaire ou par mail (voir plus haut sous ma photo). N'ayant pas pu tester la restauration de l'Oustaou, je m'en tiens encore aux valeurs sûres: le dîner se fera donc dans un resto du 14ème.

    Je le rappelle à toute fins utiles : cette soirée n'est pas réservée aux blogueurs. A jeudi !

  • Laval-Paris

    Fin de formation, nous cavalons jusqu’au parking. Il est 17h30, il nous reste 45 minutes pour rejoindre Laval, rendre la voiture de loc.’ et prendre notre train à 18h18.

    Ma voiture est une injection toute neuve mais il y a pas mal de bouchons autour de Laval. Je dépose les clés sur le comptoir de l’agence à 18h05. Dans le hall de la gare, le petit nouveau en formation lève les yeux sur le tableau d’affichage et annonce : « Paris, voie 3 ».  

    Le train arrive quelques minutes plus tard, nous nous installons à nos places, j’ouvre mon ordi et commence mon rapport. Bosser en train me file vite la nausée et j’arrête après environ 30 minutes. Le contrôleur passe, poinçonne nos billets, drague gentiment notre jeune voisine.

    Environ 45 minutes après notre départ retentit une annonce : « Ce train est à destination de Vannes. Prochain arrête, Rennes ». Mon collègue et moi nous regardons subitement. Moi, sûre de mon coup : « Il s’est planté le mec, on ne va pas à Vannes ! » Mon collègue semble perplexe. J’insiste « Ben non, le contrôleur a vu nos billets à destination de Paris, il aurait tiqué, quand même ! »

    Cependant, les voyageurs autour de nous n’ont pas l’air perturbé le moins du monde par l’étrange annonce faite. Mon collègue se penche vers la voisine « Excusez-moi, madame, ce train va bien à Paris ». « Ah non, répond-elle, nous venons de Paris. Ce train va à Vannes »

    Nous nous regardons et éclatons de rire. On a passé les 10 minutes suivantes à être pliés en deux de rire et à s’essuyer les yeux. J’entendais les passagers autour de nous se marrer, faut dire qu’on foutait un sacré boucan. « C’est bien, on l’a eu notre train. Mais pas dans le bon sens. Tu vas me payer un coup de chouchen, mon pote », je lui dis.

    Heureusement, à Vannes Rennes (je ne sais plus où je suis, moi, avec tout ce bordel !), un train pour Paris est annoncé 15 minutes plus tard. « Qu’est ce que je vais raconter à ma femme » dit mon collègue avec un sourire, en faisant semblant d’être inquiet. « Moi si je racontais ça à la mienne, elle ne me croirait pas » dit le contrôleur qui nous a pris sous son aile pour nous recaser dans le bon train. « Ca arrive plusieurs fois par jour » dit-il. Du coup, dans le train, après que j’aie dormi pendant une bonne heure, on a bu une bière.

    Cette anecdote n’a eu que peu de conséquences, finalement : nous sommes arrivés à la gare Montparnasse à 21h au lieu de 20h.

  • Dernier jour en Martinique

    Photo124.jpgCe matin, la lumière du soleil me réveille. Le ventilateur a beau faire, j’ai la peau moite. Je me lève, Bibiche est déjà debout, il est 6h58. Je m’assois un moment au salon puis retourne me coucher, mon masque sur les yeux.

    J’émerge de nouveau à 8h20, en même temps que S. les yeux lourds de sommeil. Bibiche me montre où est le café avant de filer acheter du pain. Lorsqu’il revient, nous nous attablons devant mon premier petit déjeuner martiniquais : une tartine de rillettes de hareng saur aux carottes râpées, bien pimenté, préparé par Tatie, que nous mélangeons à des dés d’avocat. Bibiche pose aussi devant moi un verre de jus de coco frais qu’il a ouverte ce matin, ainsi qu’une briquette de jus de prune de cythère. C’est délicieux, je me régale et regrette que mon hôtel ne m’ait proposé que des viennoiseries.  

    Les ingrédients :

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    Le résultat :

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    Ensuite, nous attaquons mes valises. Et là, y'a du boulot. Heureusement, Bibiche est un pro de l’emballage des bouteilles de rhum. Sa cousine lui a conseillé de couper le cul de bouteilles en plastique et de mettre les bouteilles de rhum dedans, après en avoir scotché le goulot. Le relief des bouteilles en plastique évite les chocs directs sur le verre. Il insère également du papier journal entre les bouteilles pour qu’elles ne s’entrechoquent pas. J’ai bien fait d’amener 2 valises quasi-vides : j’ai 4 bouteilles de punch coco, 3 de punch cacahuètes, 2 de liqueur de banane, 1 de liqueur de gingembre, cadeau de mes 3 Martiniquaises, 3 de rhum + 2 cubis de 3 litres chacun. Ajoutez à ça 6 avocats, des citrons verts, goyaves et un corossol, les bocaux de confiture et souskay, les fleurs d’atoumo, la citronelle, les citrons verts spécial punch. Nous pesons les valises  et sommes obligé d’ôter 3 bouteilles et 3 avocats, que W. l’aîné de Bibiche, transportera pour moi au retour. Je dois encore enlever 3 avocats que je case dans mon sac d’ordinateur, pourvu qu’on ne me les confisque pas aux rayons X !

    Pendant que je prends en photo les très belles fleurs d'atoumo offertes par S., Bibiche cuisine (j'ai toujours trouvé sexys les hommes aux fourneaux, pas vous?)

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    Vers 11h30, nous prenons la route de la plage pour mon dernier bain de mer. Dernier arrêt à la cabane de canne à sucre, à l'entrée du Lamentin, la coco calée entre les pieds, c'est parti. Je regarde tout comme le premier jour, ce trajet entre FDF et le Robert qui m'est devenu familier au fil des jours et dont le souvenir s'estompera moins vite grâce à 2yeux2oreilles, ma béquille mémorielle.

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    Aujourd'hui passagère, je découvre la presqu'île de la Caravelle.

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    Puis la plage de Tartane, que je n’ai vue que de nuit, ses barques abandonnées au fil des vagues, les frégates qui tournoient dans le ciel, à l’affût de poisson à chaparder et les familles, assises à l’ombre des arbres, avec hamacs, tentes, marmites et tables.

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    Bibiche emprunte une machette et fend la coco, si crémeuse que je la déguste à la cuillère.

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    Elle est vachement bien, la plage de Tartane ! Les enfants m’entraînent jusqu’au ponton de bois. Je saute dans l’eau avec eux, envie les voltiges et saltos de J., qu’on croirait monté sur ressorts. Je suis restée très souple mais désormais j’appréhende les poiriers, roues et ponts auxquels je soumettais mon corps élastique, jusqu’à l’adolescence. L’autre jour, au bureau, j’ai bien fait le pont devant les yeux écarquillés de J., la commerciale qui m’avait accompagnée sur l’île de Ré, mais la roue du haut d’un ponton, c’est autre chose …. Pourtant là j’ai envie de me lancer, de faire un pied de nez à cette trouille de se faire mal que les enfants ignorent. « J’ai envie de faire la roue sur le ponton pour tomber dans l’eau » je dis aux trois gosses. Ils m’encouragent bien sûr, je n’en attendais pas moins. Dans 3 heures, tu montes dans l’avion de retour. Manquerait plus que tu te pètes un truc le jour du départ.   

    J’hésite quelques minutes, vérifie mes amarrages (on n’est jamais trop prudente) et puis hop, 1, 2, 3, S. m’accompagne, je prends mon élan, pose la main droite sur le ponton de bois mouillé, puis la gauche et hop, à l’eau ! Rien de cassé, me suis pas fracassé la tête sur le bois, alors c’est reparti, je me sens des ailes, p’tain quand même, ça a quelque chose de jouissif de faire l’andouille avec des gosses à presque 40 piges.

    Quand Bibiche sonne le rappel et que nous le rejoignons sur la plage, il me lance « C’est bien tes pieds que j’ai vus en l’air tout à l’heure ? »

    Nous ne sommes pas en avance et retournons tambour battant à Fort-de-France. Sur la route, je retrouve ces quartiers que j'ai découverts, au fur et à mesure de mon séjour, et mon hôtel, perché au-dessus de la rocade.

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    Je charge mes lourdes valises dans ma petite 107, embrasse tout le monde et file à l’aéroport où grâce à la carte d’embarquement imprimée par mon client la veille, je n’ai plus qu’à rendre la bagnole et déposer mes bagages au comptoir.

    En une demi-heure, après avoir fendu la foule amassée devant le sas des départs (on dirait un hall d’arrivée en métropole, ça s’embrasse et se fait des grands signes « A dans 3 ans ! », ça pleure aussi de voir partir un enfant, un frère ou une sœur), je suis en salle d’embarquement. Mes trois énormes avocats ont passé l’épreuve rayons X sans se faire repérer dans la sacoche de mon ordi. L’arrivée en tongs au petit matin, dans la grisaille parisienne, va être douloureuse.