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28.03.2008

Moriarty

free music

Moi je travaille, et pas dans le secteur, malheureusement !

Alors, pour ceux qui ont la chance d’être à proximité de la Défense, mardi 1er avril à l’heure du déjeuner, je vous recommande ce son -gratuit- mâtiné de folk, blues et country !

1 avril 2008 à 12h00
MORIARTY
LA DEFENSE - Village du Festival Chorus: Magic Mirror

(concert gratuit)

J'ai repéré Idir à Châtillon le 4 avril et Wax Tailor à Châtenay Malabry le 8 ...

La programmation du festival Chorus dans les Hauts de Seine -du 29 mars au 11 avril- est là :  Programme Chorus.pdf

 

27.03.2008

Feargus, my dearest Irish friend

free music

I miss you so much. I’ve been looking for you all these years and sending mails but G. told me that you could hardly read now. I keep faith, however. I don’t know if you stayed in England , returned to Ireland or moved to the country of your loved one. One day, in Dublin , I hope I’ll bump into you. Tears will then fall down my eyes. We’ll go for a pint in an old and dark pub along the Liffey. Will you see my tears of joy or will the disease have won and made you a blind man?

I never realized how much I cared for you until I lost your trace. You moved me like very few people do. I miss your soft and calm voice, your accent as clear as crystal. I miss the diluted blue of your eyes and the way you looked at things. I remember that wonderful evening when we shared an Indian meal in my apartment. You were sitting on the floor and you started talking about Irish history. You told the british colonization, the brutal oppression of your justice and language, the fight for independence, and all of us were quiet and listening to you. You were speaking slowly to make sure my brother and sister would understand everything, and they did. They were “drinking your words”. I loved the pride that you had about your country and people. I miss your free spirit, your wisdom and your delightful humour.

That evening, you told us why your local pub was called “The Hole in the wall”.  Since then, I’ve been waiting for the day when you’ll take me there and we’ll talk for hours while sipping the black stuff. Like in the old days.

 

26.03.2008

Cherche places pour Wax Tailor

free music

Vous connaissez Jean-Christophe le Saout, alias Wax Tailor, ancien animateur de Radio Cité à Mantes la Jolie, découvert par Nova ?

J’avais prévu d’aller à son concert le 29 mai prochain à l’Olympia mais c’est complet depuis longtemps…. Il y a une semaine, je découvre, ravie, qu'il passe le 8 avril à Châtenay Malabry dans le cadre du festival Chorus et c'est complet aussi !

Alors si vous entendez parler de places à vendre, pensez à la p’tite Fiso, ok ?

Merci d'avance !

25.03.2008

En Arles (1)

Le week-end promettait d'être riche en émotions. Après une visite rapide de l’expo érotico-pornographique « L’Enfer de la Bibliothèque » - prolongée jusqu’au 30 mars-, je rejoignis mon ami O. à la gare de Lyon. Stress extrême jusqu’au moment du départ pour cause d’impossibilité de retirer nos billets aux bornes automatiques.

Nous voilà donc condamnés à voyager debout dans le wagon bar avec la cohorte des resquilleurs. Heureusement un festin libanais que j’avais attrapé au vol nous réconforta grandement et nous permit d’engager la conversation avec nos compagnons d’infortune. Nous avons beaucoup ri et une demi-heure avant l’arrivée, entamé une course poursuite des plus cocasses avec les contrôleurs, qui nous a tenus en haleine jusqu’au moment où les portes se sont ouvertes sur le quai de la gare d’Avignon.

Dans la foule, derrière notre solide gaillard landais que je n'appellerai plus désormais que Bi-O-Bi-Ouaille, tout rieur de nous retrouver après notre rencontre parisienne, deux yeux bleus magnifiques dans un écrin de cheveux noirs qui sautille de joie en nous apercevant. Ma luciole ! Embrassades, étreintes, éclats de voix et rires avant une mauresque bien méritée sur une place d'Avignon, celle là même que ma luciole évoque si souvent. Notre joie d’être ensemble résonne sur les pavés déserts de la place du Palais et nous regagnons Arles.

En Arles (2)

Le lendemain matin, je m'attable devant un petit-déjeuner gargantuesque et retrouve la désormais célèbre confiture de citres. Tandis que je mords avec gourmandise dans les tartines, Bi-O-Bi-Ouaille me tend un paquet. Non pas un, mais deux beaux taureaux en chocolat !

Nous filons au marché et flânons dans les effluves délicats d'olives, de savons et de fougasses à la fleur d'oranger. La ville, parée pour la feria, est en pleine effervescence. Je m'arrête devant chaque stand pour humer savons, lavande et produits locaux. La Camargue doit être, avec le Nord, une des dernières régions de France ou l'on mange du cheval. Je me suis promis de goûter à de la viande de taureau le soir même. Avant de rentrer à la maison, Boby nous emmène sur les bords du Rhône et nous raconte la tragédie du bombardement des Lions. De retour à la maison, après une visite du jardin de Boby, celui-ci m'invite à me pencher sur le généreux contenu d'une cocotte. "Je vous ai fait une gardianne de taureau", dit-il de sa belle voix de calisson. Je saute de joie tandis qu’il rosit de fierté. La viande est fondante à souhait et merveilleusement mise en valeur par un goûteux "Mas des Dames" si fruité que pour ma part, je l'aurais volontiers rebaptisé "Mât" des Dames.

A 16h30, nous voici dans les magnifiques arènes d'Arles pour une corrida. Ma première. J'appréhende un peu, plutôt contre à priori mais j'aime me faire une opinion par moi-même. Nous sommes face au soleil et c'est bien agréable par le froid glacial qui règne. Je ne connais absolument rien à la culture de la corrida et écoute les commentaires passionnés des spectateurs tandis qu’Olivier et Boby, en aficionados, me décrivent les différentes étapes. Cette corrida m'a laissée à la fois déçue et soulagée. Déçue parce que j'imaginais une ambiance bien plus festive avec force « Olé ! », musique et foule déchaînée, et soulagée parce que je m'attendais à des mises à mort cruelles dans un bain de sang et qu'il n'y a rien eu de tout ça. Je n'ai trouvé la corrida ni belle ni horrible. 

Nous avons ensuite erré parmi la foule joyeuse. La ville d’Arles est vraiment belle. Sur la place de la République, nous sommes entrés dans la chapelle Sainte-Anne qui accueillait une exposition des pastels de la série « Tauromachie » de Sergei Chepik. A la sortie, j’ai longuement admiré la façade restaurée de l’église Saint-Trophime puis nous avons rejoint la place du Forum où j’ai enfin vu le café de nuit rendu immortalisé par Van Gogh avant de m'attabler pour une paella. Dans les nombreuses bodegas, j’ai dansé avec O. sur des tubes kitchissimes des années disco. Tard dans la nuit, après quelques derniers pas de danse au son d’un concert live de Kassav’, nous surplombons l’immense site des ateliers SNCF jadis spécialisés dans la réparation des locomotives à vapeur avant de redescendre vers la maison de Bi-O-Bi-Ouaille.

 

En Arles (3)

Dimanche matin. Les quelques secondes de montée des marches dans mon pyjama léger me fait sentir tout le piquant du froid glacial. Ce midi, repas landais de rôti de magrets de canard fourrés de belles tranches de foie gras et surmonté de figues et brocolis arrosés de miel. Après le café qui se prolonge délicieusement, nous allons en ville. Boby nous emmène dans le joli espace fleuri Van Gogh où fut interné l’artiste puis nous furetons longuement dans les rayons de la librairie Actes Sud. Il faudra vraiment que je revienne …  

C’est un bonheur de visiter la ville avec un passionné d’histoire tel que Boby. Malgré le froid mordant, nous ne pouvons résister à sa joie visible de nous faire découvrir un détail dans la façade, une cour cachée recélant des trésors ou de partager des souvenirs de promenade avec Monique. Dans le quartier de l’Hauture, le préféré de Boby, nous admirons la major avant d’emprunter une superbe rue pavée, l’ancienne rue des Baptêmes, pour descendre jusqu’aux Arènes. De là, Boby nous entraîne jusqu’au théâtre antique d’Arles, datant d’avant JC, et nous admirons la représentation de l’édifice imposant et majestueux qu’il fut avant d’être endommagé.

En attendant nos invités, nous retournons au chaud dans la maison accueillante. Notre luciole rayonne de bonheur. Tandis que O. s'entretient avec Gilles, je découvre, troublée, que mon histoire et celle de M. ont des similitudes. Par moments, je surprend le regard un peu distrait de Boby. Largué ou rêveur ? Heureux, je crois, tout simplement du bonheur de voir réunis ce groupe qui est d'abord là pour lui. Au dessert, son regard se voile d'une tristesse qui ne m'échappe pas. Je me penche, le serre, l'embrasse. Je sais. Nous vivons nos derniers instants ensemble. Bientôt, ce sera la dernière nuit ensemble. Le lendemain matin, lever aux aurores pour nous accompagner jusqu'en Avignon. Sur le quai, les conversations se veulent légères mais notre sensible luciole a déjà disparu, elle ne veut pas que nous voyions ses yeux briller. Dans le train, je dors beaucoup et je pense à lui que nous avons laissé. J'ai hâte de le revoir et d'entendre sa voix rugueuse rire comme celle d'un enfant. En septembre, tu as dit ?

 

Mardis de l'eau

En amont du festival de l’Oh! qui se tiendra les 24 et 25 mai prochains, les mardis de l’eau vous invitent à des conférences-débats ouvertes au public et accessibles aux malentendants grâce à une boucle magnétique et une retranscription écrite simultanée.

A l’occasion de l’Exposition internationale sur le thème de l’eau et du développement durable qui se tiendra cette année à Saragosse, en Espagne, les Mardis vous proposent de rencontrer les Témoins de l’eau.

Mardi dernier, le père José Andrés Tamayo, prix Goldman pour l’environnement 2005 est venu du Honduras pour témoigner de son combat pour l’eau. Il dirige le Mouvement Environnemental pour Olancho (MAO), coalition d’agriculteurs vivriers, de leaders communautaires et de religieux qui défendent leurs terres contre la coupe sauvage des forêts à des fins commerciales.

Le père Tamayo a évoqué la différence, du simple au double, entre la quantité de bois officiellement exportée du Honduras vers l'Europe et celle réceptionnée par les pays importateurs. Il a également rappelé les pressions et menaces de mort qui pèsent sur lui et ses partisans, les tentatives d'assassinat dont il a déjà été la cible, et ses compagnons assassinés en 2006.

Ce soir, à Joinville le Pont, "La bataille de la Loire n'est pas finie", particulièrement d'actualité après la pollution par Total dont aurait souffert le fleuve et dont parlait mon ami Oh!91.

Le programme des conférences à venir est là : %20invitation-mardis-eau.pdfinvitation-mardis-eau.pdf

21.03.2008

Berlingot givré

753452772.jpgPuisqu’on en est à parler de berlingots, je vais vous parler du mien, une fois n’est pas coutume. Voilà un billet qui ne manquera pas de réjouir, entre autres, mes amis de la Comète et ma luciole préférée.

Ce billet est d’utilité publique. En effet, il m’a semblé important de vous mettre en garde contre un produit que j’ai testé récemment et que je vous déconseille.

Il s’agit du Gel douche rafraîchissant cheveux et corps de René Furterer. Comme je vais souvent à la piscine, ce tube 2 en 1, anti-chlore, m’a semblé pratique et adapté.

Sous la douche, donc, j’ouvre le tube et commence à me savonner.

D’abord, ça pue. Aux huiles essentielles de menthol et eucalyptus, j’avais l’impression de me badigeonner de Vicks Vaporub. Le meilleur était à venir. Une douce sensation de fraîcheur sur le visage, les jambes mais mais …

Après quelques instants, mon berlingot a été saisi (c’est le mot) d’un double-effet Kiss Cool des plus troublants. Un effet glaçon, inhabituel à cet endroit, qui m’a fait passer par toutes les couleurs. Inoubliable, comme expérience, mais pas franchement agréable.

En plus, ça se rince mal donc il m’a fallu m’asperger pendant de longues minutes pour calmer la petite qui se voyait déjà cryonisée.

Il y a 2 jours, je décide de vérifier sur ma copine Sophie si ça lui fait le même effet. Après l’avoir faite mourir de rire en lui racontant mes déboires, elle teste le produit. Ca lui a fait moins d’effet qu’à moi, apparemment, mais elle a quand même bien senti l’effet « rafraîchissant ».

Ce matin, repensant à ça (je ne perds jamais une bonne occasion de partager ma bonne humeur), je lis des avis d’autres utilisatrices :

 "L'effet fraîcheur : trop, trop frais, ça pique !"

"Un veritable effet glaçon garanti"

"Attention aux zones intimes, ça pique aïe !"

Y’en a quand même quelques-unes qui ont apprécié, visiblement. Je vais refiler mon tube à mon ami Oh! 91, tiens … Avoir le zgeg qui se transforme en Mr. Freeze ne devrait pas lui déplaire …

Quand à moi, la prochaine fois je m'achète un gel douche comestible aux fruits exotiques !

Pour Zarxas

Alors, quel écologiste tu préfères ?

Yannick ou Fiso ?

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19.03.2008

La 11ème heure

863838669.jpg La semaine dernière, j’étais conviée par mon ami O. à la projection du film « La 11ème heure » dans un cinéma d’art et d’essai que j’affectionne, le Luxy à Ivry sur Seine.

Ce documentaire de Leila Conners-Petersen et Nadia Conners, produit par Leonardo di Caprio présente des images chocs de la planète ponctuées de courts entretiens avec des scientifiques, des intellectuels et des politiques.

Vous ne verrez pas ce film, distribué par la Warner, dans les salles françaises mais sur Internet, en VOD (vidéo à la demande), avec retranscription télévision.

J’ai aimé le message de ce film qui nous rappelle notre vulnérabilité.

L’homme a eu la prétention de se croire en dehors et surtout supérieur à la nature, oubliant que l’arrivée de notre espèce sur la planète est toute récente. Or, il est la nature et une espèce certes humaine, mais avant tout animale, comme les autres. Dépendant des éléments et des ressources pour survivre. Je me suis souvenu de la leçon de « Into the wild », de notre vulnérabilité face à cette nature à laquelle nous appartenons et dont nous nous sommes coupés.

L’homme n’est pas armé face à une nature qu’il aura rendue hostile. Il la nie, la brutalise et tente de la dominer. Jusqu’ici, son attitude irresponsable et vaniteuse a surtout causé la disparition d’espèces plus fragiles mais déjà, les populations de pays dits pauvres sont victimes des dérèglements climatiques causés par le mode de vie et de consommation des pays riches.

Dans un avenir qui se rapproche, ces pays, principaux responsables du dérèglement climatique vont devoir faire face à l’afflux de nouveaux réfugiés : les réfugiés climatiques, victimes de la destruction de leur habitat naturel.

J’ai particulièrement apprécié que le mot de la fin ait été laissé à ce chef indien qui conclue avec un humour grinçant que de toute façon, la Terre était là avant notre arrivée et qu’elle sera toujours là après la disparition de la race humaine. Elle se régénérera, éliminera la pollution et redeviendra verte, bleue et belle.

Après la projection, le débat a continué avec Bernard Cressens, directeur de campagne de WWF France et Yannick Jadot, directeur de campagne de Greenpeace. Au passage, Yannick Jadot est …. Mmmm !

Ils ont évoqué la déforestation intensive, notamment celle de l’Indonésie, au profit de la plantation de palmiers à huile, qui entraîne la disparition annuelle de 10 % des orangs-outangs.

Dénoncé la pression exercée par le récent engagement de l'Union Européenne à utiliser 10% d'agrocarburants dans le secteur du transport à l'horizon 2020.

 

Mais surtout, ils m’ont appris une nouvelle tellement effroyable que j'ai eu peine à y croire.
Saviez-vous qu’une plaque de déchets flottants, d’une superficie supérieure à celle de la France, a été découverte par Greenpeace en novembre 2006 dans l’océan Pacifique, entre Hawaï et la Californie ? Pour plus d’informations, c’est ici
Ca fait froid dans le dos.

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