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  • Ces petites choses qui changent tout

    Limoncello et carambar, c’est sympa ce que la patronne vous offre avec le café, au Grenier Savoyard de Montpellier, non ?

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    Le Grenier Savoyard, 31 rue de la Méditerranée à Montpellier (04.67.64.22.42)
  • Ces petites choses que j'aime

    Image hébergée gratuitement chez www.imagehotel.net hébergement de photos et d'image

    Les filles d'Avignon sont belles, douces, malicieuses et gourmandes ... et le vin rouge n'a jamais été aussi bon que bu avec elle, dans le noir de la nuit.

    J'ai aussi retrouvé Arles la magnifique, ses couleurs sublimes, les gitanes du patriarche, obligé, un café au bout de la Nuit et ma librairie préférée où on s'est échangé des cadeaux dédicacés d'amour.

    Bi-O-Bi-Ouaille nous a dit « Allez, à quatre pattes, les filles », et on a obéi ... z'avez vraiment l'esprit mal tourné, c'est parce que les sous-sols d'Arles recèlent des trésors mis à jour au hasard des fouilles.

    Les caleçons étaient olé olé eux aussi, j'ai hésité, failli et j'ai souri.

    Au soir couchant, les rues se sont allumées de lanternes violettes en honneur à M. Lacroix, le Rhône scintillait de tous ses feux et je partageai cet instant de grâce, à distance, avec une petite rainette parisienne*.

    Et ce matin, j'ai bu mon café dominical sous les halles d'Avignon, les hommes étaient beaux et les étals colorés, brandade, tapenade verte à l'apéro avant un rougail saucisses venu d'un peu plus au Sud ...

    * C'est à elle que je dois ce sublime montage, j'ai pas la technique ou pas la patience.

  • Seuls face à la bombe

    Ca fait longtemps que je veux écrire un billet sur ce métier méconnu et mystérieux. Celui qu’une personne qui m’est très proche a exercé pendant presque 20 ans. Un dossier du Nouvel Obs m’en a donné l’occasion. On les appelle artificiers ou démineurs. Quand on me demandait sa profession, cela nécessitait toujours une explication. La plupart d’entre eux sont d’anciens militaires. A Paris, ils dépendent de la préfecture de Police et sont une quinzaine. 

    En 1982, 2 ans avant qu’il n’entre au Labo, 2 démineurs sont morts dans l’explosion d’une bombe. Il ne racontait rien ou presque des interventions de la journée. La plupart étaient de fausses alertes, heureusement. Une voiture garée devant une ambassade, un bagage abandonné dans un aéroport. Quand je travaillais à Roissy, j’étais contente parce qu’on pouvait boire un café ensemble parfois. En dehors de ça, on l’apercevait souvent à la télé, au journal, à chaque fois qu’il y avait eu un attentat. Les dernière années ont été plus dures et les nuits courtes après septembre 2001.  

    Et puis, quand on a eu grandi, il a raconté un peu plus. Mes souvenirs sont peut-être inexacts. Un diplomate libanais déchiqueté par une bombe au démarrage de sa voiture. Un collègue policier, sans doute dépressif, qui avait piégé son appart’. Ils avaient dû escalader le balcon pour pénétrer dans l’appartement et l’avait trouvé mort. Dans le salon, des photos de ses enfants.

    Et puis, sans doute ce qui m’a le plus marquée, ce gamin de 16 ans qui surfait sur des sites donnant le mode de fabrication d’une bombe. Son père inquiet du temps passé devant l’ordinateur avait déplacé celui-ci dans le salon familial, pour garder un œil sur le fiston. Mais un soir, une explosion avait retenti. Le gamin avait eu tout le bas du corps arraché. Vous imaginez l’état de la famille. Quand je lui ai demandé « Tu crois qu’il va vivre ? », il avait répondu « Il vaudrait mieux pour lui que non, dans l’état où il est ». L'article du Nouvel Obs évoque d'ailleurs la recrudescence de ces apprentis sorciers.

    J’ai eu souvent peur pour lui. Pas vraiment dans le cadre de son métier, mais plutôt pour ce qu’il représentait et la haine que les 6 lettres écrites sur son camion suscitait. La police. Quand il racontait que des frigos tombaient devant leur camion "Police-Déminage", quand ils intervenaient dans certains quartiers chauds, ou qu’on lui balançait des trucs par les fenêtres quand il rentrait à pied du boulot, j’avais peur qu’on lui fasse du mal, à mon humble héros.

    Je n’ai pas de sympathie particulière pour la police. C'est une particularité française que j'ai bien du mal à m'expliquer, cette haine de l'uniforme. Mais j'ai beaucoup de respect pour ceux qui font un métier ingrat, qui sacrifient nuits et week-ends pour que nous dormions tranquilles, sur lequel beaucoup crachent, mais qu’ils sont les premiers à solliciter quand il y a un problème. Ces hommes et ces femmes, quel que soit l’uniforme qu’ils portent sont des parents, enfants, frères et sœurs.

  • De Palais-Royal à Vavin

    Je déjeune avec le héros de la série préférée de mon enfance. Rencontré sur les blogs, bien qu’il n’en tienne pas lui-même. Il propose une brasserie qu’il connaît bien, qui aurait également été la cantine de « Navarro ».

    Nous entrons au Café de l’Epoque, chaleureusement accueillis par le fringant patron et nous laissons tenter par une côte de sanglier rôtie accompagnée de polenta, parfaite. En dessert, sur les conseils de mon compagnon, un savoureux pot de crème au chocolat. Le service est parfait, quel bonheur, l’endroit me plaît.

    Tandis que mon ami galope vers les tours de la Défense, sur son fidèle destrier noir, je savoure mes vacances et le soleil qui a pointé le bout de ses rayons en flânant dans ce quartier qui m’est quasi-inconnu. J’ai rendez-vous au métro Cité dans 45 minutes, ça me laisse du temps pour remonter la rue Saint-Honoré, fort plaisante. Je tombe en arrêt devant Scoop, un minuscule restaurant-épicerie fine-glacier, tout en longueur, qui promet des granola comme à NY (mmm, rien que de repenser à ceux de Bubby’s...)

    Plus loin, un restaurant thailandais, Livingstone, ce doit être celui dont m’a parlé mon ami. A travers les vitres, je devine un mobilier graphique, dans des tons noirs et crème. J’entre pour récupérer une carte. L’endroit est luxueux et magnifique, un appel à la volupté, et je m‘imagine déjà lovée dans quelque profond sofa en galante compagnie. Je lis sur leur site –très étrange ce site, pour le menu, cliquer sur la fig. 4 - que le propriétaire est également acteur à ses heures.

    Plus loin, des livres de voyages attirent mon attention. Je pousse la porte de la librairie des voyages « Itinéraires » où plus de 12.000 titres (guides, romans etc.) sont classés par pays. De bien belles idées de cadeaux.   

    A l’approche des Halles, l’église Saint-Eustache, pour laquelle j’ai une affection particulière, se découpe dans le ciel bleu. Rue des Halles, j’entre dans une boutique, Angel & Angel, et en ressors avec deux paires de chaussures vertigineuses et drôles, après avoir tapé la discute un bon moment avec Dany, la patronne originaire de Saint-Domingue.

    J'enjambe la Seine et au métro Cité, retrouve ma petite sœur qui vient s’inscrire au permis de conduire en candidat libre. Nous poireautons plus d’une heure devant la porte tout en discutant. Je l’entraîne ensuite au 8 rue de l’Ecole de Médecine, à une adresse qu’on m‘a recommandé, la Pâtisserie Viennoise. L’endroit est exigu mais les pâtisseries (strudel pour moi, chocolat pour elle) fort goûteuses. A la table voisine, un couple, tout deux vêtus de rouge, lui bouclé, hâlé, les lunettes de soleil sur le crâne, on dirait un surfeur. Il est prof, militant écolo, elle éducatrice, ils sont de Bordeaux, changent de table pour se rapprocher de nous et nous discutons pendant plus d’une heure.

    La nuit tombe lorsque nous longeons le jardin du Luxembourg sur les grilles duquel se dandinent des manchots (exposition Terre des Pôles jusqu’au 4 janvier) puis bifurquons dans la rue Auguste Comte, passons devant le lycée Montaigne avant de rejoindre la rue Vavin. Ma petite factrice n’a pas le temps de boire une pinte dans mon pub préféré, le Shannon, ça nous aurait pourtant réchauffées car il caille sérieusement, d’un coup, mais ce n’est que partie remise.   

    Au 154 : Scoop, resto-épicerie fine-glacier (01.42.60.31.84)

    Au 106 : Livingstone, thailandais branché (01.53.40.80.50)

    Au 60 : Itinéraires, librairie des voyages

    Et le Café de l'Epoque au 12 rue Croix-des-Petits-Champs, métro Palais-Royal

  • Poésie à deux balles mais ça me fait rire

    Sur l’arbre le vent s’est abattu

    La foudre m’a pris pour un accu

    M’a balancé un p’tit coup d’jus

    Tu m’as pas vue

    M’a marché d’ssus

    Dans l’cul Lulu !

     

    Tu m’as fait sauter le fusible

    M’a allongée sur le convertible

    Pas de bol, c’était un clic-clac

    Et c'est mon dos qui a fait crac.