Réveillée très tôt, je pars me balader dans la jolie ville de Cuernavaca. Pour une fois, la circulation est supportable. Je blogue un peu d'un café internet puis retourne à l' hôtel en espérant que les garcons sont enfin réveillés. Nous petit-déjeunons rapidement puis reprenons la voiture pour Tepoztlan. Le haut de Cuernavaca est bien agréable,fleuri et ensoleillé. Nous traversons le village d' Ocotepec, dont les trottoirs sont envahis par des collégiens en uniformes - chemise, pull, jupe + chaussettes en laine par ce temps ! - bordés de boutiques dont les devantures sont ornées de piñatas. Après quelques kilomètres,le paysage est magnifique, nous sommes entourés de hautes montagnes rocheuses.
Nous parlons des filles-mères au Mexique et Fred nous apprend qu'il y a pas mal de mères célibataires au Mexique d'une part à cause de l'émigration des hommes vers les USA, qui ne reviennent généralement pas, et aussi parce que l'avortement n'a été autorisé qu'il y a 4 mois seulement et uniquement pour la ville de Mexico. Au Mexique, quand tu es enceinte, tu te maries.
Nous arrivons à Tepoztlan vers 13h. On l'appelle la ville des magiciens. On lui confère des propriétés un peu mystiques et elle est prisée des écrivains et astrologues. Deux journalistes francais y vivent en permanence. Je suis littéralement tombée sous le charme de Tepoztlan, de ses rues larges pavées de pierres, de son zocalo charmant. Nous quittons la ville en passant devant l'église et un kiosque ou une fanfare s'époumonne pour entreprendre la grimpette de la montagne et rejoindre les ruines de Tepozteco. La montée est rude mais fort agréable dans la fraîcheur de la flore exhubérante. Des écureuils accompagnent le voyage. Nous arrivons là-haut en sueur mais Fred avait raison. Tepozteco se mérite et la vue de là-haut sur la vallée, les montagnes environnantes et la ville de Tepoztlan est incroyable. Je pourrais rester des heures là-haut.
Peut-être est-ce l'influence mystique de la ville mais je me sens particulièrement bien, assise sur les ruines de la pyramide. L'air est vivifiant et l'endroit particulièrement apaisant.Lorsque nous redescendons, il est trop tard pour que je puisse faire un temazcal - un bain de vapeur mexicain aux plantes - mais cette grimpette nous a donné faim et nous nous attablons devant une parillada au restaurant Las Colorines. Après ce repas gastronomique, nous rentrons à Mexico retrouver Tania et Chapultepec.
Mais .... ?? je ne vous ai pas encore présenté Chapultepec ??

Bien que je rentre des tropiques et ai du mal à réaliser que c'est bientôt Noel, n'empêche, samedi prochain, je pars le fêter en famille. Nous avons discuté hier soir avec Igor et O. des traditions de Noel. Igor pense que nous n'avons pas de traditions en France, or dans le Nord et l'Est, on fête la Saint-Nicolas et en Provence, il y a les santons et les treize desserts. Si je connais assez bien l'Est et le Nord, la Provence, je n'y connais rien ! En Hongrie, Noel est différent apparemment mais j'ai pas trop compris en quoi, à part une histoire de soupe de poissons à 16h. En Allemagne ou j'ai grandi, la tradition veut qu'on confectionne plein de biscuits à l'approche de Noel. Ma mère a conservé cette tradition et chaque année, nous vidons ses boîtes en fer blanc avec une gourmandise non dissimulée. Moi je prépare chaque année des ginger breads que j'offre à mes amis. Ferez-vous partie des chanceux qui en dégusteront ? Sinon, en voici la recette :

J'étais donc là, allongée dans le sable, à me remettre de ma nuit dans un hamac quand un jeune homme de la tente des musiciens de Mexico passe à quelques mètres de moi et se dirige vers l'océan, pour s'y planter jambes écartées. Je réalise qu'il est en train de s'offrir un privilège bien masculin : pisser dans l'océan au lever du soleil. 